Assassinats de journalistes

  • Afghanistan : Derniers incidents sécuritaires

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    Province de Herat
    Plusieurs talibans ont été tués lors d'opérations de l'armée afghane à Parsi, selon la police locale.
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    Province de Kapisa : 5 talibans mis hors de combat
    Le ministère afghan de la Défense affirme que 13 talibans, dont quatre membres du réseau al-Qaïda, ont été tués dans la province de Kapisa.

    Selon le communiqué du ministère, une opération conjointe a été menée aujourd'hui (2 mars) avec le soutien des commandos et des forces aériennes dans la «vallée afghane» à proximité du district de Nejrab dans la province de Kapisa.

    Selon le ministère afghan de la Défense, à la suite de l'opération, "13 combattants talibans, dont trois Pakistanais, ont été tués, et un autre blessé".

    Province de Nangarhar : Trois employées d'une chaîne de télévision tuées par balles
    Trois employées de la chaîne de télévision afghane "Enekaas TV" ont été abattues mardi à Jalalabad (est), moins de trois mois après le meurtre similaire d'une de ses présentatrices, les médias continuant à payer un lourd prix aux assassinats ciblés.
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    "Cet après-midi, trois de nos collègues, des jeunes femmes âgées de 17 à 20 ans, ont été tuées par balles par des hommes armés dans la ville de Jalalabad", a déclaré à l'AFP Zalmai Latifi, le directeur de la chaîne Enekaas TV. Selon la police, un assaillant, appartenant aux talibans, a été arrêté.

    Kayhan Safi, chef du département de doublage à Enekaas TV, au sein duquel les trois victimes travaillaient, a confirmé l'attaque. Il a précisé que les trois jeunes femmes, prénommées Shahnaz, Sadia et Mursal, ont été tuées alors qu'elles quittaient leur bureau pour rentrer chez elles à pied. "Elles travaillaient avec nous depuis plus de deux ans (...) Nous sommes tous sous le choc ici", a-t-il réagi.

    Début décembre, une présentatrice de télévision et activiste travaillant pour Enekaas TV, Malalai Maiwand, avait été tuée par balles avec son chauffeur à Jalalabad en se rendant à son bureau. "Nous avons arrêté (un assaillant) alors qu'il tentait de s'échapper au volant d'un rickshaw. Son nom est Qari Basir et il a avoué avoir mené l'attaque. Il est membre des talibans", a indiqué Juma Gul Hemat, le chef de la police du Nangarhar, province où l'incident a eu lieu.

    L'attaque a été revendiquée par l'Etat islamique.
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    Zahir Adel, le porte-parole de l'hôpital du Nangarhar, a confirmé que les corps des trois employées avaient été amenés dans son établissement, ainsi que deux autres femmes qui ont été blessées. "Avec ces lâches attaques et en causant la terreur, les talibans ne peuvent pas faire taire les voix qui s'expriment avec force pour défendre la République et les réussites de ces deux dernières décennies", a réagi le président afghan, Ashraf Ghani.

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    Sept membres des médias ont été tués en 2020, selon le Comité pour la protection des journalistes afghans (AJSC). Un autre a également été assassiné au début 2021.

    Des attaques de plus en plus fréquentes
    "Ces assassinats ciblés doivent s'arrêter. Le gouvernement doit mener des enquêtes approfondies sur ces attaques contre des journalistes et membres des médias, et prendre toutes les mesures pour assurer (leur) sécurité", a estimé mardi l'AJSC.

    Les assassinats ciblés de journalistes, juges, médecins, personnalités politiques ou religieuses et défenseurs des droits humains sont devenus de plus en plus fréquents ces derniers mois en Afghanistan. Les victimes sont souvent tuées par balles ou dans l'explosion de bombes fixées sur leurs véhicules, aux heures de grande affluence sur les routes des grandes villes. Les talibans nient toute responsabilité dans les attentats ciblés et l'organisation jihadiste État islamique en a revendiqué certains.

    Etat islamique
    L'Etat islamique a notamment revendiqué celui de Mme Maiwand. Le groupe jihadiste, bien qu'affaibli ces dernières années, maintient une présence dans l'est du pays. Le gouvernement afghan et les États-Unis continuent cependant à en imputer la responsabilité aux insurgés talibans.

    Des négociations de paix dans l'impasse
    Les violences n'ont fait qu'augmenter à travers le pays depuis quelques mois, malgré les pourparlers de paix en cours entre Kaboul et les talibans. Débutées en septembre à Doha, ces négociations sont pour l'instant au point mort. Pas une journée en Afghanistan ne se passe sans l'explosion d'une bombe, des attaques contre les forces gouvernementales ou une tentative d'assassinat ciblé contre une personnalité de la société civile.

    L'administration Biden veut réexaminer l'accord de paix avec les Talibans
    De son côté, l'administration du président américain Joe Biden a ordonné un réexamen de l'accord signé en février 2020 à Doha avec les talibans, qui conditionnait le retrait des forces étrangères d'Afghanistan d'ici mai 2021 à des garanties sécuritaires de la part des insurgés et à leur engagement à couper tout lien avec les organisations jihadistes comme el-Qaëda. Mais les talibans ont prévenu que si Washington devait revenir sur l'accord, ils reprendraient leurs attaques contre les forces américaines, suspendues depuis lors.



  • Afghanistan : Trois morts, dont un dignitaire religieux, dans une série d'attentats

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    Kaboul
    Un éminent dignitaire religieux et deux autres personnes ont été tués mardi 2 février dans une série d'attentats à la bombe en Afghanistan, dont quatre dans la capitale Kaboul, ont indiqué des responsables.

    Ces attentats commis avec des bombes fixées sur les véhicules de leurs cibles sont devenus l'une des tactiques privilégiées des insurgés, notamment aux heures de grande affluence sur les routes de la capitale.

    Mohammad Atif, un religieux afghan réputé faisant partie d'une association caritative basée à Kaboul, a été tué ainsi qu'une autre personne dans l'explosion d'une bombe (photo ci-dessus) qui visait leur voiture dans le centre de la capitale, selon des responsables. Ferdaws Faramarz, le porte-parole de la police de Kaboul, a précisé que deux autres civils ont été blessés dans cette explosion.

    Le président Achraf Ghani a condamné l'attentat, l'imputant aux talibans qui ont démenti être impliqués dans l'assassinat du religieux. "Les talibans doivent comprendre qu'ils ne pourront pas réaliser les mauvaises intentions de leurs maîtres à travers la violence et la terreur, ni échapper à la responsabilité de tels crimes", a affirmé le chef de l'Etat dans un communiqué.

    Une deuxième explosion qui visait un véhicule du ministère de l'Intérieur à Kaboul a blessé deux personnels de sécurité, et une autre personne a été blessée dans un troisième attentat dans la capitale.

    Une quatrième bombe qui visait la voiture d'un député a explosé également à Kaboul, faisant deux blessés. Le député ne se trouvait pas dans le véhicule au moment de l'explosion. 

    Jalalabad
    Dans la ville instable de Jalalabad (est), un policier a été tué et deux autres blessés dans une attaque à la bombe similaire.

    Province de Herat
    Les autorités locales de Herat ont déclaré avoir arrêté 11 combattants talibans. 

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    Province de Kunduz
    Dans la nuit du 1er au 2 février, au moins 4 policiers ont été tués et 3 autres ont été blessés dans une attaque des talibans dans la province nord de Kunduz, selon Fawzia Yaftali, membre du Conseil provincial. Les affrontements se sont produits dans le PD1 de la ville lorsque les talibans ont attaqué un avant-poste de sécurité. Trois assaillants ont également été tués et deux autres blessés, selon la source. L'attaque est intervenue quelques heures après la visite du chef d'état-major de l'armée afghane, le général Yasin Zia, qui s'est rendu à Kunduz pour enquêter sur la situation et élaborer un plan pour lancer de nouvelles opérations dans la région, selon le ministère de la Défense. 

    Province de Nangarhar
    Le ministère afghan de l'Intérieur annonce que deux combattants talibans ont été tués lors d'affrontements avec les forces de police dans le village de Khair Abad, district de Surkh Rod dans la province de Nangarhar.  Deux fusils d'assaut AK-47, plusieurs grenades à main et un véhicule ont été récupérés par la police.
    retrait total des troupes américaines d'ici mai.
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    Province de Parwan
    Un véhicule de la police a été visé dans la province de Parwan, au nord de la capitale, sans que l'explosion fasse de victime, selon la police. La série d'attentats de mardi n'ont pas été revendiqués.

    Recrudescence des assassinats ciblés
    Les assassinats ciblés de journalistes, personnalités politiques et défenseurs des droits, sont devenus de plus en plus fréquents ces derniers mois en Afghanistan. Même si l'organisation État islamique a revendiqué certaines de ces attaques qui ont semé la peur et le chaos dans le pays, Kaboul et Washington les imputent aux talibans.

    Pourparlers de paix de Doha au point mort
    Les pourparlers de paix ouverts en septembre à Doha entre les talibans et le gouvernement afghan pour mettre fin à deux décennies de guerre sont au point mort. La recrudescence des violences à Kaboul et dans plusieurs provinces afghanes a conduit l'administration du président américain Joe Biden à annoncer un réexamen de l'accord signé en février 2020 à Doha avec les insurgés, qui prévoit le retrait total des troupes américaines d'ici mai.



  • Afghanistan : Assassinat d'un activiste célèbre à Kaboul

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    Un activiste afghan de renom, à la tête d'une organisation indépendante d'observation des élections, a été tué mercredi 23 décembre à Kaboul dans une embuscade menée par des hommes armés, a-t-on appris auprès d'un de ses collègues et de la police.

    Mohammad Yousuf Rasheed, le directeur exécutif du Forum afghan pour des élections libres et équitables (Fefa), a été attaqué dans le sud de la capitale, alors qu'il se rendait en voiture à son travail. "Il a été blessé et est décédé plus tard à l'hôpital", a indiqué à l'AFP l'un de ses collègues, Abdul Wahab Qarizada. Le chauffeur de M. Rasheed a été blessé dans l'attaque, a-t-il précisé.

    Le porte-parole de la police de Kaboul, Ferdaws Faramarz, a confirmé les circonstances de ce meurtre. Les assassinats ciblés de journalistes, personnalités politiques et défenseurs des droits sont devenus de plus en plus fréquents ces derniers mois en Afghanistan.  Lundi, un journaliste reconnu, Rahmatullah Nekzad, avait été tué en se rendant à la mosquée, par des hommes armés d'un pistolet muni d'un silencieux, à Ghazni (est). Il est le quatrième journaliste assassiné en deux mois en Afghanistan, et le septième cette année.

    Depuis quelques mois, Kaboul et plusieurs provinces afghanes sont en proie à une recrudescence des violences, en dépit des pourparlers de paix entre les talibans et le gouvernement en cours depuis septembre à Doha. Fondé en 2004 par Nader Naderi, l'un des actuels négociateurs du gouvernement à Doha, le Fefa a pour objectif de promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance.

  • Afghanistan : Au moins 5 morts, dont 4 médecins, dans un attentat à Kaboul

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    Au moins cinq personnes, dont quatre médecins travaillant dans une prison où sont détenus des centaines de talibans, ont été tués mardi à Kaboul dans l'explosion d'une bombe placée sous leur voiture, a annoncé la police afghane.
     
    "Cinq personnes ont été tuées dans l'explosion et deux blessées", a indiqué le porte-parole de la police de Kaboul, Ferdaws Faramarz. Quatre des victimes sont des docteurs qui se rendaient à la prison de Pul-e-Charkhi, où ils travaillaient. Un passant a également été tué dans l'explosion d'une "bombe magnétique" fixée sous la voiture de ces médecins, dans un quartier du sud de la capitale, a-t-il précisé.
     
    Située en périphérie est de Kaboul, la prison de Pul-e-Charkhi abrite des centaines de combattants talibans et autres criminels.
     
    Depuis quelques mois, la capitale afghane est en proie à une recrudescence des violences en dépit des pourparlers de paix entre les talibans et le gouvernement en cours depuis septembre à Doha. Le groupe Etat Islamique (EI) a assumé la responsabilité ces dernières semaines de plusieurs attentats sanglants dans la capitale, dont ceux contre l'université et un autre centre éducatif, qui avaient fait près de 50 morts, ainsi que d'une récente série d'attaques à la roquette également meurtrières.
     
    Dimanche, 10 personnes ont été tuées et une cinquantaine blessées à Kaboul dans l'explosion d'une voiture piégée visant un député, Mohammad Wardak, qui a lui-même été blessé. 
     
    Plusieurs provinces connaissent aussi une hausse des violences, les talibans ayant mené récemment des attaques quasi-quotidiennes contre les forces gouvernementales, principalement dans les zones rurales. Les assassinats ciblés de journalistes, personnalités politiques et défenseurs des droits sont également devenus de plus en plus fréquents ces derniers mois en Afghanistan. Un troisième journaliste est mort en deux mois, mardi à Ghazni (est). Rahmatullah Nekzad a été tué près de chez lui en se rendant à la mosquée, par des hommes armés d'un pistolet muni d'un silencieux.
     
    Le gouvernement afghan accuse les talibans d'être à l'origine de ces attaques et meurtres souvent non revendiqués, et de chercher à peser ainsi sur les négociations à Doha, qui ont été suspendues jusqu'au 5 janvier.

    Découvertes de bombes et arrestation d'un terroriste
    Des agents de la police afghane et des services de renseignement (NDS)  ont arrêté un terroriste qui plantait des mines (IED) près de la ville de Pul-e-Alam, dans la province de Logar. Deux bombes destinées à être posées en bord de route ont également été saisies sur le détenu. 

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    Par ailleurs, l'unité de déminage de la police a découvert et désamorcé deux bombes (IED) placées en bord de route par des terroristes dans les provinces de Daikundi et Kunduz.
  • Afghanistan : Assassinat d'un présentateur de la télévision ARIANA

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    Fardin Amini.jpegL'animateur de la chaîne de télévision afghane ARIANA, Fardeen Amini, est décédé dans des circonstances mystérieuses, rapporte TOLO News , citant une déclaration d'un collègue journaliste.

    "Le présentateur d'ARIANA News a été tué dans une mystérieuse attaque vendredi, a déclaré le collègue journaliste", selon TOLO News.

    La police de Kaboul a confirmé la mort d'Amini, mais les détails de l'incident, selon des responsables du ministère de l'Intérieur, ne sont pas encore clairs.

    La veille, Malala Maiwand, journaliste et présentatrice de la chaîne d'information afghane Enikass TV, avait été tuée. Elle et son chauffeur ont été tués lors d'une attaque armée dans la province de Nangarhar, dans l'est de l' Afghanistan .

    Au moins 80 professionnels des médias ont été tués dans 30 pays depuis le début de l'année, selon la Press Emblem Campaign (PEC), un groupe de défense des journalistes indépendant, en hausse de 10% par rapport à l'année dernière.

  • Afghanistan : Une présentatrice de télévision assassinée par balles

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    Une présentatrice de télévision et activiste a été tuée par balles avec son chauffeur jeudi à Jalalabad (est), a-t-on appris de source officielle, ce qui constitue le troisième meurtre d'un journaliste en Afghanistan depuis le début novembre.

    "A 07h10 ce matin (02h40 GMT jeudi), des hommes armés non identifiés ont abattu la journaliste et activiste Malalai Maiwand ainsi que son chauffeur" à Jalalabad, a déclaré à l'AFP Attaullah Khogyani, porte-parole du gouverneur de la province du Nangarhar, dont Jalalabad est la capitale. Mme Maiwand se rendait aux bureaux de la chaîne de télévision privée Enekaas TV, pour laquelle elle travaillait, quand l'attaque a eu lieu, a-t-il précisé. Ces informations ont été confirmées par Engineer Zalmai, le directeur d'Enekaas. 

    Sa mère, elle-même une activiste, avait été tuée par des hommes armés inconnus il y a cinq ans. Mme Maiwand s'était par le passé exprimée sur les difficultés d'être une femme journaliste dans une société afghane très patriarcale et conservatrice.

    Les attaques ciblées visant des personnalités - journalistes, hommes politiques ou religieux, défenseurs des droits de l'homme - ont augmenté ces derniers mois, malgré les pourparlers de paix en cours à Doha entre le gouvernement afghan et les talibans. Il s'agit du troisième meurtre d'un journaliste afghan depuis le début novembre. Aliyas Dayee, 33 ans, qui travaillait pour Radio Liberty, un média financé par les États-Unis, est mort le 12 novembre dans l'explosion d'une bombe placée sous sa voiture à Lashkar Gah (sud). Il avait été menacé par les talibans, qui lui reprochaient sa couverture de leurs opérations, a rapporté Human Rights Watch (HRW). Le 7 novembre, Yama Siawash, un ancien présentateur de télévision, avait également été tué à Kaboul dans les mêmes circonstances.

    Les attaques ciblées dans le pays sont rarement revendiquées, et le meurtre de Mme Maiwand ne l'a pour l'instant pas été.

    Il a suscité une vague de condamnations. "Qui a un problème avec les femmes dans la société afghane", s'est demandée sur Twitter Fatima Murchal, la porte-parole adjointe du président Ashraf Ghani. "Ces lâches coupables ne seront pas pardonnés, même après la paix", a-t-elle ajouté.

    La vie quotidienne des femmes afghanes s'est améliorée par rapport à ce qu'elles ont connu sous le régime des talibans, au pouvoir de 1996 à 2001, mais selon l'ONU elles restent les victimes d'une violence généralisée.

    Le Comité pour la protection des journalistes afghans (AJSC) a estimé que le niveau actuel de violence à l'égard des journalistes menaçait d'annuler les progrès enregistrés ces dernières années pour les médias. "Si les meurtres de journalistes ne s'arrêtent pas, l'Afghanistan perdra l'une de ses plus grandes réussites qui est la liberté de la presse", a-t-il déclaré sur Twitter, tout en appelant à une enquête sur la mort de Mme Maiwand.

    Située à une centaine de kilomètres de la frontière avec le Pakistan, la ville de Jalalabad est souvent le théâtre d'attaques sanglantes. La province du Nangarhar abrite de nombreux groupes jihadistes, dont les talibans et l'État islamique. Les violences continuent de ravager l'Afghanistan, malgré les pourparlers de paix qui ont débuté le 12 septembre à Doha  et avancent lentement. Les deux camps ont annoncé au début décembre un accord fixant le cadre des discussions.