Assadabad

  • Afghanistan : Explosion dans une mosquée chiite de Kandahar (au moins 63 morts - dernier bilan)

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    Un attentat complexe a été perpétré, vendredi midi 15 octobre 2021, dans une mosquée chiite de la ville de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, a rapporté un journaliste de l'AFP. les explosions ont pris pour cible la mosquée Imam Bargah, située dans le centre de Kandahar, au moment de la grande prière hebdomadaire du vendredi. Un bilan provisoire fait état d'au moins 63 morts et plus de 83  blessés. 

    Un kamikaze a commencé par tirer avant d’activer sa veste explosive pendant que le deuxième s’enfonçait au milieu de la foule avant d’activer sa veste.

    Province de Kunar

    L'Etat islamique-Khorasan a revendiqué l'attentat contre la mosquée et identifié les deux kamikazes, un Ouïghour et un Baloutch. Il s'agit d'Anas al-Khorasani et d'Abu Ali al-Balouchi. L'EI-K signifie ainsi qu'il entend s'afficher aux côtés des Islamistes luttant en Chine et au Pakistan.
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  • Afghanistan : Plusieurs explosions ont pris pour cible des talibans

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    A Asadabad, ans la province de Kunar, trois explosions ciblant des talibans ont été rapportées.

    A Jalalabad, capitale de la province de Nangarhar, deux talibans ont été tués dans une attaque revendiquée par l'Etat islamique-Khorasan.
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  • Afghanistan : Derniers développements sécuritaires (mis à jour au fur et à mesure des évènements)

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    forward_2.gifA part la zone de l'aéroport de Kaboul, il est très difficile de savoir avec certitude ce qui se passe dans le reste de la capitale, et à fortiori, dans le reste du pays. De nombreuses informations sont fausses, que ce soit volontairement ou involontairement ou n'émanent pas de sources sûres. Les forces hostiles aux talibans à travers le monde ont bien l'intention de ternir l'image du mouvement islamiste afghan. Les talibans, de leur côté, ont tendance à se présenter plus respectables et soucieux des droits de l'homme qu'ils ne le sont.
    Nous ne donnerons que les informations pour lesquelles nous avons un degré de confiance suffisant.

    Le fils du commandant Massoud réclame des armes à Washington
    Ahmad Massoud.jpegLe drapeau de l"Alliance du Nord" (photo ci-dessus) du commandant Massoud flotte à nouveau dans la vallée du Panjshir.
    Ahmad Massoud (photo ci-contre), fils du commandant Ahmed Shah Massoud assassiné en 2001 par el-Qaëda, réclame un soutien américain en armes et munitions pour sa milice en Afghanistan afin de résister aux talibans qui ont repris le pouvoir à Kaboul, dans une tribune publiée mercredi par le quotidien Washington Post. "L'Amérique peut encore être un grand arsenal pour la démocratie" en soutenant ses combattants moujahidines "qui sont à nouveau prêts à affronter les talibans", assure-t-il.

    Son père était un héros de la résistance antisoviétique qui lutta ensuite contre les talibans. Il a été élevé en 2019 au rang de héros national en Afghanistan par décret présidentiel, même si les troupes du "Lion du Panjshir" ont aussi laissé des souvenirs mitigés aux habitants de Kaboul, piégés au début des années 1990 dans les combats entre moudjahidines rivaux.

    Ahmad Massoud, qui dirige une formation politique baptisée "Front pour la résistance", avait déjà publié lundi une tribune dans la revue française La Règle du jeu fondée par l'écrivain Bernard-Henri Lévy, affirmant vouloir faire "sien" le combat de son père et appelant les Afghans à le rejoindre "dans notre bastion du Panjshir, qui est la dernière région libre de notre pays à l'agonie". Dans sa tribune publiée par le Washington Post, il assure avoir été rejoint dans le Panjshir par des soldats de l'armée afghane "dégoûtés de la reddition de leurs commandants" ainsi que par d'anciens membres des forces spéciales afghanes.
    Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent l'ancien vice-président Amrullah Saleh et Ahmad Massoud ensemble dans la vallée du Panjshir, semblant poser la première pierre de ce qui serait une rébellion contre le nouveau régime en place.

    Cette vallée, difficile d'accès, n'est jamais tombée aux mains des talibans pendant la guerre civile des années 1990, ni une décennie plus tôt durant l'occupation du pays par les Soviétiques. 
    "Mais nous avons besoin de plus d'armes, plus de munitions, plus d'équipements", insiste Ahmad Massoud, assurant que les talibans constituent une menace également à l'extérieur du pays. "Sous le contrôle des talibans, l'Afghanistan deviendra sans nul doute une base du terrorisme radical islamiste; des complots contre les démocraties seront à nouveau ourdis ici".

    Depuis leur retour au pouvoir dimanche, vingt ans après en avoir été chassés en 2001 par une coalition internationale menée par les Etats-Unis suite aux attentats du 11 septembre, les talibans ont fait étalage de stocks d'armements et d'équipements saisis auprès des forces afghanes, la plupart fournis par les Etats-Unis. Ahmad Massoud estime que durant ces vingt années, Américains et Afghans ont partagé "des idéaux et des combats". Il demande à Washington de continuer à soutenir "la cause de la liberté" et de ne pas abandonner l'Afghanistan aux talibans. "Vous êtes notre dernier espoir", assure-t-il.

    Des soldats de l'ancienne armée afghane auraient rejoint le Panjshir 
    Des soldats afghans, qui avaient réussi à se cacher des troupes talibanes, arriveraient au Panjshir à l'appel d'Ahmad Massoud.
    Selon les informations, des soldats de l'armée afghane, des unités des forces spéciales et des combattants armés fidèles au maréchal Abdul Rashid Dostum, au nombre d'environ 10.000, ont gagné la province du Panjshir pour rejoindre la résistance.

    Des morts suite à des tirs de talibans et une bousculade à Assadabad
    Plusieurs personnes ont été tuées jeudi 19 août à Assadabad, dans le Nord-Est de l'Afghanistan, lorsque des talibans ont tiré sur des manifestants brandissant le drapeau national lors d'un rassemblement à l'occasion de la fête nationale célébrant l'indépendance du pays, a déclaré un témoin sur place.

    Selon ce témoin, Mohammed Salim, habitant d'Assadabad, capitale de la province de Kunar frontalière du Pakistan, il n'était pas clair dans l'immédiat si les victimes étaient tombées sous les tirs ou lors de la bousculade qu'ils ont déclenchée.

    Des informations sur des manifestations similaires dans d'autres villes du pays nous sont parvenues mais nous n'avons pu encore certifier leur authenticité.

    Arrestation de Salima Mazari, l'une des 3 femmes gouverneurs de district
    Les talibans ont placé en détention Salima Mazari, l'une des trois femmes gouverneurs de district en Afghanistan. Mazari, qui appartient à la communauté hazara de confession chiite, était connue pour avoir parlé contre les talibans et rallié les habitants pour les combattre. Vidéo.

    Les combattantes kurdes de Syrie soutiennent leurs soeurs d'Afghanistan
    Les femmes des Unités de protection du peuple kurde - section féminine (YPJ ) ont lancé un message de solidarité à la résistance des femmes d'Afghanistan : « Les femmes afghanes organisées peuvent jouer un rôle de premier plan dans la lutte pour la liberté. Les femmes afghanes doivent être déterminées à faire partie de l'avenir du pays » (ANHA)
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