Asayish (forces de police kurdes)

  • Syrie : De violents affrontements font cinq morts dans le camp d'Al-Hol

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    L'agence officielle syrienne Sana a déclaré qu'au moins cinq civils avaient été tués dans ces affrontements qui ont éclaté lundi soir 28 mars 2022.

    Pour sa part, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a déclaré que trois personnes avaient été tuées dans les affrontements qui ont eu lieu dans le camp du gouvernorat de Hasakeh, qui abrite environ 56 000 personnes, dont plus de la moitié ont moins de 18 ans, selon les Nations Unies. 

    Une dizaine de milliers de familles de combattants étrangers de l'Etat islamique se trouvent dans ce camp. Les combattants jihadistes sont, eux, dans une section spéciale sous haute sécurité. 

    Le camp est témoin de temps en temps d'incidents de sécurité, y compris des tentatives d'évasion, des attaques contre des gardes ou des travailleurs humanitaires, ou des meurtres affectant les résidents, notamment contre ceux qui ne respectent pas scrupuleusement la charia.

    L'OSDH fait état de tensions dans le camp d'al-Hol depuis lundi, sur fond d'affrontements qui ont éclaté entre les forces de sécurité kurdes (Asayish) chargées de la sécurité du camp, et des "cellules" affiliées à l'Etat islamique.

    Les affrontements, au cours desquels des grenades autopropulsées (RPG) ont été utilisées, ont coûté la vie à une femme et un enfant, ainsi qu'à un combattant jihadiste. Quatre femmes et six enfants ont également été blessés.

    L'Etat islamique reprend des forces
    La Coalition internationale et les Forces démocratiques syriennes ont imposé un couvre-feu dans le camp et ses environs, selon l'OSDH, tandis que des hélicoptères et des avions de reconnaissance de la coalition surveillent la zone.

    Dans un communiqué publié mardi 29 mars, les forces de sécurité kurdes ont rapporté qu'une de leurs patrouilles, "alors qu'elle patrouillait dans le camp d'al-Hol, a été la cible de tirs de kalachnikovs, de pistolets et d'obus", provoquant '"un affrontement entre nos forces et les membres de la cellule ."

    Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) avaient mis en garde la semaine dernière, affirmant que  l'Etat islamique avait réorganisé ses rangs et tentait de « faire revivre ses rêves » en reprenant le contrôle de zones en Syrie et l'Irak voisin.

  • Syrie : Toujours des combats à Qamishli entre forces de sécurité kurdes et miliciens pro-régime

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    105733_dsc_0016-768x512.jpegL'assassinat d'un chef de tribu arabe a provoqué une reprise des affrontements entre les Forces de défense nationale (FDN) pro-gouvernementales et les Asayish, l'aile de sécurité des Forces démocratiques syriennes (FDS), dans la ville de Qamishli dans le nord-est de la Syrie. 

    Le chef, Hayis Al-Jaryan (photo ci-contre), a été abattu  quelques minutes seulement après avoir quitté une réunion des leaders trivaux avec les dirigeants des FDN dans le district de Tayy, vendredi 23 avril. Les violents affrontements se poursuivent depuis trois jours dans le district.

    Al-Jaryan, un chef éminent de la tribu Bani Sab'a, participait aux efforts visant à négocier un accord de cessez-le-feu à Qamishli.

    Les Asayish ont accusé les FDN d'avoir assassiné al-Jaryan, qui était un partisan des FDS. Cependant, pour la tribu Tayy, ce sont les Kurdes qui sont responsables de cet assassinat. 

    La mort de Hayis Al-Jaryan a provoqué une reprise des affrontements. Les Asayish ont lancé une nouvelle attaque contre les combattants des FDN dans le district de Tayy. Les kurdes ont capturé dans la matinée du vendredi 23 avril les écoles Fadel Hassan et Ibn Sina situées dans le district.

    La veille, une délégation de la police militaire russe et de l'armée arabe syrienne s'était rendue sur les lignes de front à Tayy et rencontré des officiers des Asayish. Un cessez-le-feu avait été négocié mais il s'est effondré en quelques heures.

    Les Forces Démocratiques Syriennes (kurdes) dont font partie les Asayish, sont accusées par leurs adversaires de vouloir profiter du conflit pour renforcer leur influence à Qamishli. Le conflit est présenté comme une lutte contre le régime, tandis que les forces kurdes sont en fait confrontées à des tribus arabes locales qui défendent leur territoire.

    Pour l'instant, les affrontements se limitent toujours au district de Tayy. Cependant, la situation pourrait bientôt devenir incontrôlable. Les tribus arabes du nord-est de la Syrie pourraient rejoindre le conflit et prêter main forte aux membres de la tribu Tayy aux prises avec les forces kurdes.

    Déjà, selon nos informations, la zone des affrontements entre Asayish et FDN s'est élargie pour inclure également le quartier de Hilko, après avoir été confiné au quartier d'al-Tai.

    Une source militaire au sein des Asayish a déclaré que leurs forces avaient avancé d'environ 300 mètres lors des affrontements du jeudi et qu'elles étaient maintenant très proches du rond-point d'al-Tayy.

    La source a ajouté que les Asayish avait trouvé une grande quantité d'armes et de munitions dans le détachement de Lilo, dont les Asayish ont pris le contrôle tard dans la nuit de mercredi.

    Dernière nouvelle : 
    L'Administration autonome vient d'annoncer vendredi soir 23 avril un accord sur un cessez-le-feu humanitaire à Qamishli. Malheureusement, en début de nuit, malgré le cessez-le-feu, un poste de contrôle des Asayish près du rond-point d'al-Shabab a été la cible de tirs depuis des zones contrôlées par le régime. Les nouveaux affrontements ont duré très peu de temps et le calme est revenu presqu'aussitôt. Ils démontrent cependant la fragilité de la situation sur le terrain.



     

  • Syrie : Une dispute privée déclenche plusieurs heures de combats entre les forces pro-régime et les forces de sécurité kurdes à Qamishli

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    Tard dans la soirée du 20 avril 2021, de violents affrontements ont éclaté entre les Forces de défense nationale syriennes (FDN) pro-gouvernementales et les Asayish, l'aile de sécurité des Forces démocratiques syriennes (SDF) soutenues par les États-Unis dans la ville de Qamishli, dans le nord-est de la Syrie.

    Les Asayish ont affirmé que les FDN avaient attaqué l'un de leurs points de contrôle près du district de Tayy dans la ville. Un officier connu sous le nom de Khaled Haji a été tué et quatre autres ont été blessés dans l'incident. Les Asayish ont répliqué en lançant une attaque contre les positions des FDN à Tayy. 

    Les affirmations des Asayish ont été réfutées par le cheikh Mohamad al-Fars, chef de la tribu Tayy à Qamishli, qui a fourni des détails sur ce qui s'est exactement passé.

    Al-Fars a déclaré à l'agence U-News que des membres des 'Asayish avaient ouvert le feu sur le chef des FDN à Tayy alors qu'il conduisait une personne malade à l'hôpital. Le chef des FDN était accusé d'avoir violé un couvre-feu imposé par les FDS dans le cadre de mesures préventives contre la COVID-19.

    Vidéo de Khaled Haji (tué au cours des affrontements) parlant ici du couvre-feu dans le cadre de la crise sanitaire de la Covid-19

    Au cours des affrontements, qui ont duré jusqu'au matin du mercredi 21 avril, les unités Asayish ont capturé un certain nombre de postes des FDN. Quatre membres de la force pro-gouvernementale ont été blessés.

    Les affrontements à Qamishli sont juste entre les Asayish et les Forces de Défense Nationale (FDN - milice pro-régime). Les forces des Forces Démocratiques Syriennes (FDS - kurdes)  et de l'Armée Arabe Syrienne (l'armée du régime) n'ont pas pris part aux combats.

    Les affrontements se sont calmés suite à une intervention de la police militaire russe, qui maintient une base sur l'aéroport de Qamishli. Les FDN et les Asayish seraient actuellement en pourparlers pour désamorcer la crise et rétablir la stabilité à Qamishli.

    Ce ne sont pas les premiers affrontements entre les FDN et les Asayish à Qamishli, mais ce sont les combats les plus violents. La ville, qui est divisée entre les forces gouvernementales et les Forces Démocratiques Syriennes (kurdes), est encore loin d'être stable.

     

  • Syrie : Echec d'une tentative d'évasion de 13 femmes jihadistes du camp d'al-Hol 

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    Les unités de la sécurité kurde, Asayish ont déjoué une vaste tentative d'évasion de femmes de Daech du camp d'al Hol. 13 femmes ont été arrêtées après qu'elles aient été détectées se cachant dans un camion-citerne.
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  • Syrie : Les FDS concluent la première phase de la fouille du camp d'al-Hol et publient les résultats

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    Vendredi 2 avril, les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont conclu la première phase de leur opération de sécurité à grande échelle dans le camp d'al-Hol, dans le nord-est de la Syrie.

    L'opération lancée le 28 mars visait à sécuriser le camp, situé dans la partie orientale de la province de Hasakeh. Environ 60 000 personnes, dont des proches de combattants de l'Etat islamique, et des membres présumés du groupe jihadiste y sont détenus.

    Des milliers de combattants des FDS, des forces de sécurité kurdes Asayish et des femmes des Unités de protection du peuple kurde (YPJ)  ont pris part à la première phase de l'opération.

    «Nous nous tenons devant vous aujourd'hui pour annoncer la fin de la première phase de l'opération humanitaire de sécurité, qui a duré cinq jours consécutifs et a été menée de manière professionnelle», a déclaré Ali al-Hassan, un porte-parole d'Asayish, dans un communiqué.

    Al-Hassan a révélé que 125 membres de l'Etat islamique avaient été arrêtés au cours de l'opération. 20 d'entre eux sont des chefs qui commandaient des cellules du groupe et ordonnaient des assassinats à l'intérieur du camp d'al-Hol.

    Le porte-parole a reconnu que la menace de l'Etat islamique est toujours présente dans le camp. Il a appelé la communauté internationale à soutenir le travail des FDS pour sécuriser le camp.

    «Bien que nous ayons arrêté de nombreuses cellules dormantes du camp, y compris des commandants, le danger n'est pas encore terminé», a déclaré al-Hassan. «La communauté internationale doit considérer le camp d'al-Hol comme un dilemme international, et elle doit trouver des solutions appropriées qui verraient tous les États récupérer leurs citoyens résidants au camp.»

    Les FDS n'ont fourni aucun détail sur le moment où ils pourraient lancer la deuxième phase de l'opération de sécurité dans le camp d'al-Hol.

    L'opération ne mettra pas fin à l'influence de l'Etat islamique dans le camp d'al-Hol, comme le SDF lui-même l'a reconnu. Pourtant, la situation dans le camp s'améliorera probablement à court terme.

  • Syrie : 125 "membres" de l'Etat islamique arrêtés dans le camp d'Al-Hol

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    Les forces kurdes en Syrie ont annoncé vendredi avoir arrêté 125 membres présumés du groupe Etat islamique (Daech) à l'issue de leur opération dans le camp de déplacés d'Al-Hol, récemment secoué par une série de meurtres et d'incidents sécuritaires.

    Les Forces démocratiques syriennes (FDS) et la police kurde des Assayish ont lancé dimanche une opération sécuritaire à Al-Hol, véritable cité de tentes où vivent près de 62.000 personnes, en grande majorité des femmes et des enfants, dans le nord-est de la Syrie en guerre. En cinq jours, "125 membres des cellules dormantes de l'Etat islamique ont été arrêtés", a annoncé vendredi le porte-parole des Assayish, Ali al-Hassan. Parmi eux se trouvent une vingtaine de "responsables" des cellules à l'origine d'assassinats ayant eu lieu dans le camp, a précisé le porte-parole lors d'une conférence de presse depuis la localité d'Al-Hol, retransmise par plusieurs chaînes de télévision. Depuis le début de l'année, "plus de 47 meurtres" ont été perpétrés dans le camp, a indiqué M. Hassan.

    Al-Hol accueille les femmes et les enfants étrangers de jihadistes de l'Etat islamique, mais aussi des familles syriennes et irakiennes. L'ONU a maintes fois mis en garde contre une détérioration de la situation sécuritaire à Al-Hol, secoué par des tentatives d'évasion et des attaques contre des gardes et des employés d'ONG.

    "De nombreux éléments de l'Etat islamique ont infiltré" le camp d'Al-Hol en se faisant passer "pour des civils dans le but d'y mener leurs activités et de se réorganiser", selon M. Hassan. Malgré les arrestations, "le danger n'a pas encore été éliminé", a-t-il averti. 

  • Syrie : Les rebelles pro-turcs déjouent une attaque de deux femmes kamikazes à Afrin, une ville syrienne sous contrôle turc

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    Jeudi 1er avril, l'Armée Nationale Syrienne (SNA), un groupe de rebelles pro-turcs, a déjoué un attentat suicide au cœur de la zone d'Afrin, occupée par la Turquie, dans le nord de la Syrie.

    Les unités de sécurité de l'ANS ont appréhendé deux femmes kamikazes qui se déplaçaient dans le centre-ville d'Afrin dans un SUV Hyundai Santa Fe. Les femmes portaient des ceintures explosives, qui ont été démontées par des démineurs appelés sur place.
    Al-Mohrar, un média affilié à l'ANS, a affirmé que les deux kamikazes étaient affiliés aux Forces Démocratiques Syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes.

    Les unités de protection du peuple et d'autres factions des FDS sont connues pour avoir mené des attaques à Afrin. Cependant, ces forces n'effectuent pas d'attentats suicides, ce qui suscite le doute quant à l'exactitude des accusations.

    Les attentats-suicides pourraient être liés à l'Etat islamique, dont les cellules sont connues pour être actives dans les zones occupées par la Turquie dans le nord et le nord-est, y compris Afrin.

    Afrin connaît un état d'anarchie depuis que la région a été occupée par l'armée turque et ses alliés syriens au début de 2018. Ankara n'a pas encore fait de sérieux efforts pour sécuriser la zone.

    Deux vidéos impressionnantes de l'arrestation des deux femmes kamikazes