Asa’ib Ahl al-Haq

  • Irak : l'Etat islamique continue de semer la mort dans le pays

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    Trois membres d'une même famille ont été tués samedi 31 juillet à la suite d'une attaque menée par l'État islamique dans le gouvernorat d'al-Anbar, dans l'ouest de l'Irak. La veille, le 30 juillet , une attaque de la même organisation jihadiste a fait 8 morts et 19 blessés dans le gouvernorat nord-ouest de Salahuddin.

    À propos de l'incident du 31 juillet, des sources sécuritaires ont rapporté que des combattants de l'Etat islamique avaient attaqué une maison située dans la localité d'al-Akaba, dans la province sunnite d'al-Anbar, entraînant la mort d'un homme et de ses deux fils. Les assaillants, a-t-on précisé, ont ensuite fui vers une destination inconnue, tandis que les forces de sécurité locales se lançaient à leur recherche. Le même jour, une bombe a explosé près d'un véhicule appartenant au Hashd al-Chaabi, une coalition de groupes paramilitaires chiites  dans la région de Salahuddin, tandis qu'une autre a touché une ambulance dans la région de Zarkah. Ces explosions ont causé la mort d'un membre du Hashd al-Chaabi  et blessé 4 autres personnes.

    Les attaques du 31 juillet sont survenues après une autre attaque de l' Etat islamique dans le district de Yathrib la veille, dans la province de Salahuddin. Des hommes armés ont ouvert le feu sur un cortège funèbre, touchant un véhicule appartenant au personnel de secours chargé de protéger le cortège. Le dernier bilan, rapporté par des sources médicales, se monte à 8 morts, mais le nombre pourrait augmenter, compte tenu de l'état grave de certains des blessés. 

    Les provinces de Salahuddin et al-Anbar, avec celle de Kirkouk, font partie d'une zone qui en Irak a été surnommée le "triangle de la mort" et qui, depuis 2020, a connu une escalade croissante de la menace terroriste, en particulier contre les forces Forces irakiennes de sécurité et du Hashd al-Chaabi . Bien que le 9 décembre 2017 le gouvernement de Bagdad ait annoncé la défaite de l'État islamique, l'organisation terroriste est active notamment dans les zones désertiques et montagneuses plus reculées, ainsi que dans la région du Kurdistan, où les conflits territoriaux ont affaibli les systèmes de sécurité.

    La périphérie de Yathrib abriterait un certain nombre de caches des terroristes, étant donné la nature de la zone, qui regorge de vergers. Dans le même temps, la milice pro-iranienne Asaib Ahl al-Haq bénéficie d'une forte présence dans la ville, un facteur qui a exacerbé les tensions au sein de la communauté locale à majorité sunnite. Le 3 janvier 2020, les États-Unis ont sanctionné le groupe pour de graves violations des droits humains, notamment le meurtre de milliers de civils sunnites pendant la période d'occupation américaine et de lutte contre l'Etat islamique et, depuis 2019, de centaines de manifestants chiites. Enfin et surtout, les analystes avertissent sur les risques d'avoir un si grand nombre de groupes responsables de la sécurité, des milices à la police locale en passant par l'armée.

     

  • Irak : Attaque à la roquette sur une base hébergeant les forces américaines

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    Un porte-parole de la coalition dirigée par les États-Unis a déclaré que la base aérienne irakienne d'Ain al-Asad, qui héberge des forces américaines et internationales, a été attaquée par un missile lundi 24 mai 2021, mais qu'il n'y apas eu de victimes.

    Le colonel américain, porte-parole de la coalition, a déclaré sur Twitter que les premiers rapports indiquent que l'attaque a eu lieu à 13 h 35 (10 h 35 GMT), ajoutant que les dégâts étaient en cours d'évaluation.

    De son côté, la Cellule d'information de sécurité du ministère irakien de la Défense a ajouté, dans un bref communiqué, qu '"un missile de type Katyusha a atterri un endroit proche de la base aérienne d'Ain Al-Asad sans pertes importantes".

    "L'attaque fait l'objet d'une enquête", a déclaré Maruto, notant que "toute attaque contre le gouvernement irakien et le gouvernement régional du Kurdistan ... porte atteinte à l'autorité des institutions irakiennes, à l'état de droit et à la souveraineté nationale irakienne".

    Aucune des factions armées n'a encore revendiqué sa responsabilité.

    La base "Ain Al-Assad" est située dans le district d'Al-Baghdadi, à 90 km à l'ouest de Ramadi (la capitale de la province sunnite d'Anbar). C'est la plus grande base militaire des forces américaines en Irak.

    La dernière attaque contre la base a eu lieu le 8 mai et a été exécutée à l'aide d'un drone piégé qui n'a fait aucune victime.

    Ces attaques sont intervenues après que des factions armées irakiennes aient menacé les États-Unis, samedi 23 mai, de lancer des attaques croissantes contre leurs forces en Irak dans le but de les forcer à quitter le pays.

    Cela est apparu dans une déclaration du "Comité de coordination pour la résistance irakienne", qui comprend des factions armées liées à l'Iran, dirigées par les "Brigades irakiennes du Hezbollah", "Asa'ib Ahl al-Haq", les "Brigades Sayyid al-Shuhada »et« Harakat al-Nujaba ».

    Au cours des derniers mois, des bases militaires abritant des forces américaines en Irak ont ​​été soumises à des attaques de missiles, dont Washington a accusé les factions armées fidèles à l'Iran d'être responsables.

    Environ 3 mille soldats des forces de la coalition internationale, dont 2 500 soldats américains, sont déployés en Irak pour combattre l'Etat islamique.

     

  • Irak : Situation sécuritaire

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    Affrontement Etats-Unis - Iran en Irak
    Il y a des signes d'escalade de la tension en Irak de la part des milices pro-iraniennes, dites de la "résistance" (Muqawama en arabe). 

    L'interview de Qais al-Khaz'ali jeudi soir, couplée à la déclaration du comité de coordination de la Résistance (muqawama), indique que les groupes paramilitaires pro-iraniens Kata'ib Hezbollah et Asaib Ahl al-Haq se sont mis d'accord sur une stratégie pour mener une escalade contre la présence militaire américaine dans le pays.

    Poursuite de la lutte contre l'Etat islamique
    Dans le même temps, les actions de recherche et de destruction des cellules de l'Etat islamique encore actives en Irak se poursuivent. Dans la province de Ninive, 9 engins explosifs appartenant aux jihadistes de Daech ont été découverts et neutralisés. Dans la province de Kirkouk, l'armée a récupéré 21 balles, 67 engins explosifs et découvert 4 tunnels, 10 ceintures explosives et 3 bidons en plastique de 20 litres remplis de plastic militaire  C4,. L'armée a détruit à l'explosif plusieurs abris et tunnels utilisés par les jihadistes..

  • Irak : 14 roquettes visent une base aérienne abritant des soldats américains à Erbil - un contractuel étranger tué

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    Une salve de quatorze roquettes a visé tard lundi soir la capitale du Kurdistan, région autonome du nord de l'Irak, ont indiqué les autorités, tandis que des sources sécuritaires ont précisé qu'un complexe militaire où sont stationnés des soldats de la coalition menée par les Etats-Unis avait été atteint. C'est la première fois que de tels tirs prennent pour cible des installations militaires ou diplomatiques occidentales en Irak depuis presque deux mois.

    L'attaque a été revendiquée par une milice "fantôme" nouvellement apparue qui se fait appeler "Awlya al Dam" (Gardiens du sang).

    Aux environs de 21H30 locales (18H30 GMT), un correspondant de l'AFP a entendu plusieurs puissantes explosions dans la banlieue nord-ouest d'Erbil. Des sources sécuritaires irakiennes et occidentales ont expliqué à l'AFP que quatorze roquettes avaient été tirées en direction de l'aéroport de la ville. Quatre d'entre elles sont tombées sur le complexe militaire utilisé par l'armé américaine. Les dix autres sont tombées à l'extérieur de la base sur des zones résidentielles de la périphérie de la ville. Un employé civil étranger a été tué et cinq autres blessés, ainsi qu'un soldat américain

    Le ministère de l'Intérieur du Kurdistan a confirmé dans un communiqué que "plusieurs roquettes" avaient frappé la ville. Il a précisé que les agences chargées de la sécurité avaient lancé "une enquête minutieuse" et il a appelé les civils à rester chez eux jusqu'à nouvel ordre. Des forces de sécurité ont été déployées autour de l'aéroport après l'attaque tandis que le bruit d'hélicoptères en vol pouvait être entendu à la périphérie de la ville, selon un correspondant de l'AFP. Il n'y a eu aucune revendication dans l'immédiat. Des médias de propagande pro-iraniens ont été les premiers à annoncer l'attaque.

    Photo d'un véhicule utilisé pour tirer les roquettes :
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    Dizaines d'attaques
    Des installations militaires et diplomatiques occidentales ont été prises pour cibles depuis l'automne 2019 par des dizaines de roquettes ainsi que par des attaques à la bombe sur le réseau routier, mais la plupart de ces actions étaient menées à Bagdad. Des missiles iraniens avaient malgré tout étaient tirés vers l'aéroport d'Erbil en janvier 2020, quelques jours après le meurtre du général iranien Qassem Soleimani par une frappe de drone américain à Bagdad. Des roquettes ont ensuite été tirées régulièrement contre l'ambassade américaine dans la capitale irakienne, des responsables américains et irakiens en attribuant la responsabilité à des milices pro-iraniennes, telles que le groupe Kataeb Hezbollah ou Asaïb Ahl al-Haq. 

    Ces groupes luttent contre la coalition menée par les Etats-Unis, qui opère depuis 2014 en Irak pour aider les forces locales dans leur combat contre le groupe jihadiste Etat islamique. Depuis que l'Irak a déclaré victoire face à l'EI fin 2017, les troupes étrangères ont été réduites à 3.500 militaires dont 2.500 sont américains.

    La quasi-totalité de ces unités étrangères sont stationnées dans le complexe militaire à l'aéroport d'Erbil, a indiqué à l'AFP une source de la coalition.

    Malgré le retrait progressif des troupes étrangères, les attaques à la roquette se sont poursuivies au grand dam des Etats-Unis. Washington avait menacé en octobre de fermer son ambassade si ces attaques ne cessaient pas, après quoi plusieurs factions irakiennes pro-Iran ont accepté une trêve négociée sous l'égide du gouvernement irakien. Les tirs de roquette se sont quasiment arrêtés.Il y a néanmoins eu plusieurs violations, la plus récente avant l'attaque de lundi soir à Erbil ayant été le tir de plusieurs roquettes contre l'ambassade américaine fin décembre.

    Les tirs de lundi se sont produits dans un contexte de tensions croissantes dans le nord de l'Irak, où la Turquie voisine mène des combats intenses contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qualifié de "terroriste" par Ankara. La Turquie mène régulièrement des attaques dans les zones montagneuses du nord de l'Irak contre les bases arrières du PKK, qui livre depuis 1984 une sanglante guérilla sur le sol turc ayant fait plus de 40.000 morts.

    Arrestation de deux suspects le 4 mars 2021
    Deux suspects ont été arrêtés le jeudi 4 mars 2021. Ils sont soupçonnés d'être responsables des tirs de missiles en direction de la base aérienne abritant les soldats américains. Les auteurs de l'attaque à la roquette d'Erbil étaient affiliés aux brigades Said al-Shuhada,  dirigées par Abu Ala al-Walai et soutenu par l'Iran.
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  • Irak : Alerte sécuritaire à Bagdad

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    L'armée irakienne a annoncé vendredi 1er janvier 2021que ses forces seraient déployées dans des zones identifiées comme «des rampes de lancement pour des attaques de missiles». Ls autorités ont décidé de renforcer la sécurité dans la zone verte en raison de craintes sécuritaires
     
    Le porte-parole du commandement des opérations conjointes, le général de division Tahsin Al-Khafaji,  a déclaré: "Le Commandement des opérations conjointes a travaillé au déploiement des forces et à l'augmentation de leur nombre dans les zones qui ont été diagnostiquées et utilisées pour lancer des missiles. Les efforts de renseignement et de surveillance aérienne ont été intensifiés, les patrouilles de contrôle ont été intensifiées et des équipements et dispositifs modernes ont été mis en place."
     
    L'alerte coïncide avec le premier anniversaire du meurtre du commandant de la Force iranienne al-Qods, Qassem Soleimani, et du chef adjoint des forces de mobilisation populaire, Abu Mahdi Al-Muhandis, le 3 janvier 2020, lors d'un raid américain près de l'aéroport international de Bagdad.
     
    Al-Khafaji a déclaré: "Le Commandement des opérations conjointes dispose d'informations indiquant que les terroristes tentent de commettre un acte criminel."
     
    Il a souligné que «le commandement des opérations conjointes a le droit de modifier ses plans et de mobiliser les forces de sécurité», notant que ce déploiement «fait partie d'un plan de sécurité pour faire face aux défis à venir».
     
    Une source sécuritaire à Bagdad a précisé que la mise en alerte des forces de sécurité à Bagdad «avaient pour but de dissuader toute tentative de lancer des attaques de missiles contre l'ambassade américaine dans la zone verte en conjonction avec le premier anniversaire du meurtre de Soleimani et de Muhandis».
     
    Le 20 décembre, des inconnus ont tiré 8 missiles sur la zone verte, dont la plupart sont tombés sur des bâtiments résidentiels, tandis qu'une des roquettes est tombée près d'un poste de contrôle de sécurité, blessant une personne, selon le communiqué du ministère irakien de la Défense.
     
    Le président américain Donald Trump a accusé l'Iran d'être derrière l'attaque, tandis que les autorités irakiennes ont déclaré qu'elles avaient arrêté un "hors-la-loi", qui s'est avéré plus tard être un membre de la faction armée "Asaib Ahl al-Haq" affiliée aux Forces de mobilisation populaire  (Hashed al-Chaabi), proche de l'Iran.  La personne arrêtée est soupçonnée d'être impliquée dans l'attaque au missile. .
     
    Et le Premier ministre irakien Mustafa Al-Kazimi s'est engagé la semaine dernière à une "confrontation" si nécessaire, après le déploiement d'éléments armés de "Asaib Ahl al-Haq" dans différentes zones de Bagdad, pour protester contre l'arrestation d'un de ses dirigeants.

  • Irak : Des factions pro-iraniennes ont acheminé des missiles à Bagdad pour frapper l'ambassade américaine

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    Le journal londonien Asharq Al-Awsat, citant des sources irakiennes, a révélé que des milices pro-iraniennes avaient introduit en secret des missiles dans la capitale, Bagdad, dans le but de bombarder l'ambassade américaine à l'occasion du premier anniversaire de l'assassinat de Qassem Soleimani, le chef de la Force al-Qods, l'unité d'élite du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran. 

    La source a déclaré: "Des informations ont été détectées sur un groupe armé transportant des missiles (Grad) vers le quartier Al-Maamel, à l'est de la capitale, afin de cibler la (Zone verte) le soir du Nouvel An". La source a ajouté que "des directives de sécurité ont été émises pour surveiller et inspecter les zones susceptibles d'être atteint par les missiles, ainsi que pour suivre tout mouvement suspect".
     
    Le journal a déclaré que le Premier ministre Mustafa al-Kazimi avait exhorté Téhéran à freiner les milices qui lui sont fidèles.
     
    Et, de son côté, e général de division Yahya Rasoul a déclaré, dans une interview accordée à Al-Arabiya TV, que la situation sécuritaire restait sous contrôle à Bagdad et que nos forces faisaient leur devoir de la meilleure façon.
     
    Il a également souligné qu'il était du devoir des forces irakiennes de sécuriser les missions diplomatiques, notant qu'il y avait beaucoup de tentatives d'intimidation dans le pays.
     
    "Nous respectons la souveraineté des pays voisins, et les pays doivent respecter notre souveraineté", a-t-il déclaré.
     
    Pour le Commandement des opérations conjointes  la situation sécuritaire est sûre dans la capitale et 'il n'y a pas de menace, ajoutant qu'il continue de poursuivre les lanceurs de roquettes qui menacent la sécurité de la région.
     
    Concernant les tirs de roquettes précédents, il a confirmé que certains des auteurs de ces attaques étaient en cours d'arrestation.
     
    Une source judiciaire a révélé que la justice irakienne avait émis 4 mandats d'arrêt contre des personnalités militantes et civiles liées à des groupes ayant tiré des roquettes sur des bâtiments diplomatiques et militaires à Bagdad et dans d'autres gouvernorats.
     
    Une source sécuritaire a déclaré que "les personnes impliquées sont 3 chefs des Brigades du Hezbollah irakien et une personnalité civile", qui est liée à Abu Ali Al-Askari.
     
    Face à la tension persistante entre le gouvernement Al-Kazemi et les milices du Hezbollah irakien et de Asaib Ahl al-Haq, le Premier Ministre irakien a dépêché un envoyé spécial en Iran pour mettre fin aux menaces proférées contre lui par des milices pro-iraniennes et a transmis le message que le gouvernement irakien était à bout de patience face aux actions de ces milices.
     
    L'envoyé d'Al-Kazemi, Abu Jihad Al-Hashemi, a livré le message aux Iraniens, confirmant que le gouvernement irakien manquait de patience face aux récentes actions des milices et que l'Iran serait le premier à perdre en cas d'affrontements armé.
  • Irak : Les brigades du Hezbollah irakien menacent le premier ministre Al-Kazemi: "Ne testez pas notre patience"

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    Les Brigades du Hezbollah irakien (Kataëb Hezbollah) ont menacé samedi 26 décembre le Premier ministre Mustafa Al-Kazemi, l'appelant à "ne pas tester" leur patience.
     
    Asaib Ahl al-Haq et Kataib Hezbollah sont deux factions puissantes sous l'égide des Forces de mobilisation populaire (Hashed al-Chaabi), et elles entretiennent des liens étroits avec l'Iran.
     
    Le responsable de la sécurité des Brigades du Hezbollah, "Abu Ali Al-Askari", a déclaré dans un tweet : "La région bouillonne aujourd'hui dans une marmite chaude, et la possibilité d'une guerre totale existe, qui appelle à la retenue pour gaspiller l'opportunité sur l'ennemi (se référant à l'Amérique), et Son parti initiateur. "
     
    Il a ajouté: "Peut-être que les bombardements de ces derniers jours ne servent que l'intérêt de notre ennemi insensé, Trump, et cela ne doit pas être répété."
     
    Il poursuit "Notre alliance avec les frères des factions de la résistance, qu'elles soient locales ou étrangères, est une alliance solide, et tout ce qui les touche nous touche, et nous nous engageons à les défendre dans les cadres définis et établis entre nous."
     
    Il a conseillé à Al-Kazemi de "ne pas tester la patience de la résistance  aujourd'hui", menaçant Al-Kazemi en disant: "Ni "Etellaat" (les services de renseignement iraniens), ni la CIA américaine, ni les soumissionnaires ne le protégeront dans l'intérêt de la patrie."
     
    L’Irak se trouve plongée dans une atmosphère de fortes tensions depuis le bombardement de la Zone verte, où se trouve l’ambassade américaine, mercredi. Cela coïncide avec l’approche du premier anniversaire de l’assassinat par les Etats-Unis  du commandant de la Force iranienne al-Qods, Qassem Soleimani, accompagné du chef adjoint du commandant du Hashed al-Chaabi, Abu Mahdi al-Muhandis.
     
    Les services de sécurité irakiens ont arrêté plusieurs personnes soupçonnées d’être impliquées dans l’attaque, dont un dirigeant de premier plan de la faction «Asa'ib Ahl al-Haq», qui a déployé ses hommes armés vendredi soir dans les rues de Bagdad pour faire pression pour sa libération.
     
    Cependant, le ministère irakien de l'Intérieur a refusé de le libérer, et Al-Kazemi a menacé dans un tweet que le gouvernement était prêt pour une confrontation «décisive» si nécessaire.
     
    Mercredi, le président américain Trump a averti l'Iran, dans le contexte de l'attaque au missile contre l'ambassade, des risques si un Américain était tué..
     
    Washington accuse les factions irakiennes armées liées à l'Iran d'être derrière les attaques, qui visent son ambassade et ses bases militaires en Irak.
     
    Des factions chiites armées, notamment les brigades du Hezbollah irakien et Asa'ib Ahl al-Haq, liées à l’Iran, ont menacé de cibler les forces américaines en Irak si elles ne se retiraient pas conformément à la décision du Parlement de mettre fin à sa présence militaire dans le pays.
     
    Le Parlement a voté à la majorité, en janvier dernier, pour mettre fin à la présence militaire étrangère dans le pays, à la suite de l'assassinat de Soleimani et de Muhandis lors d'une frappe aérienne américaine près de l'aéroport international de Bagdad.

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    Al-Arabiya affirme que les forces de l'ordre irakiennes ont émis un mandat d'arrêt contre Abu Ali al-Askari (photo), chef du Hezbollah irakien.