Asa’ib Ahl al-Haq

  • Irak : Des partisans des factions irakiennes pro-iraniennes prennent d'assaut l'aéroport de Bagdad

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    Des dizaines de partisans de factions irakiennes proches de l'Iran, dont Kataeb Hezbollah, Asa'ib Ahl al-Haq, Harakat al-Nujaba et Kata'ib Sayyid al-Shuhada, ont pris d'assaut la porte n°1 de l'aéroport international de Bagdad samedi 25 décembre 2021.

    Ils se sont rendus sur les lieux du meurtre de l'ancien chef adjoint du Hashd al-Chaabi (mobilisation populaire), Abu Mahdi Al-Muhandis, et de l'ancien haut responsable de la force al-Qods, des Gardiens de la révolution islamique d'Iran, Qassem Soleimani. Les miliciens protestaient contre l'arrêt des travaux de construction d'un monument aux deux hommes.

    On ne sait pas immédiatement pourquoi les travaux sur le mémorial avaient été interrompus.

    Un officier de police de Bagdad a déclaré : « Les forces de l'ordre ont essayé d'empêcher les manifestants d'atteindre l'aéroport, mais ils ont pris d'assaut l'endroit par la force.

    La source a ajouté que "les forces du service antiterroriste ont encerclé l'aéroport international de Bagdad par mesure de précaution en prévision de la violence".

    Des dizaines de manifestants se sont également rassemblés place Al-Firdaws dans le centre de la capitale irakienne, Bagdad, de vendredi soir à samedi, pour empêcher la suppression d'une immense fresque murale de l'ingénieur.

    Un grand nombre de citoyens se sont répandus sur la place après l'annonce de l'intention d'enlever l'image de l'ingénieur, ce qui a conduit à la fermeture de la place à la lumière de la propagation des forces de sécurité de la mobilisation populaire pour contrôler la situation dans la région.

    Ces développements surviennent à l'approche du deuxième anniversaire de l'assassinat d'Al-Muhandis et de Suleimani à l'aéroport international de Bagdad par une frappe aérienne lancée par des avions américains le 3 janvier 2020.

    Trois jours après l'assassinat, le parlement irakien a voté une résolution qui inclut l'expulsion de toutes les forces étrangères du pays.

    Bagdad et Washington sont ensuite parvenus à un accord pour retirer les forces de combat de la coalition internationale contre l'Etat islamique d'Irak d'ici la fin de cette année.

     

  • Irak : Attaque de drones contre la résidence du premier ministre au coeur de la zone verte ultra-protégée de Bagdad

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    Une roquette s'est abattue à 02H15 dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 novembre 2021 sur la résidence du Premier ministre irakien dans la Zone verte à Bagdad, sans que ce dernier ne soit blessé dans l'attaque, a-t-on appris auprès de deux sources sécuritaires. Vidéo.

    al-Kazimi 2.jpeg"Une roquette est tombée sur la maison" du premier ministre Moustafa al-Kazimi (photo ci-contre) a déclaré une source, sous couvert de l'anonymat, tandis qu'une autre a indiqué que ce dernier était "indemne" après l'attaque.

    Le premier ministre indemne
    Le Premier irakien Moustafa al-Kazimi "n'a pas été blessé" lors d'une "tentative d'assassinat ratée" commise dans la nuit de samedi à dimanche au moyen d'un "drone piégé" qui a visé sa résidence dans la Zone verte à Bagdad, a indiqué son bureau.

    Le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi a confirmé aller "bien" et a appelé "au calme et à la retenue'" dimanche après l'attaque au "drone piégé" contre sa résidence dans la Zone verte à Bagdad. "Je vais bien, Dieu soit loué, et j'appelle au calme et à la retenue de la part de tous pour le bien de l'Irak", a écrit M. Kazimi sur Twitter. Rappelons qu'en novembre 2020, un de ses conseillers avait révélé que « Kazimi était certain qu'il serait assassiné »

    L'attaque a été menée par trois drones kamikazes, dont deux ont été abattus
    La tentative d'assassinat contre le Premier ministre irakien dimanche à Bagdad a été menée par "trois drones, dont deux ont été abattus" par la garde rapprochée de Moustafa al-Kazimi, a-t-on appris auprès de deux sources de sécurité.

    Les trois appareils "ont été lancés depuis un site proche du pont de la République", sur la rive orientale du fleuve Tigre. Ils se sont ensuite dirigés vers la Zone verte, sur la rive occidentale, où se trouve la résidence du Premier ministre, a indiqué l'une de ces sources. "Deux drones ont été abattus" en vol, a précisé ce responsable qui a requis l'anonymat. Le troisième a pu faire exploser sa charge contre la maison, blessant deux gardes du corps de M. Kazimi qui s'en est, lui, sorti indemne. La source sécuritaire a affirmé que les batteries de défense C-RAM de l'ambassade américaine, également située dans la Zone verte, n'étaient "pas entrées en action", sans pouvoir expliquer pourquoi.

    L'opération n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.

    Les attaques au drone piégé se sont multipliées ces derniers mois en Irak, notamment contre des sites abritant des intérêts américains. Ces opérations sont rarement revendiquées mais très souvent saluées par les pro-Iran en Irak.

    L'attaque contre Moustafa al-Kazimi, condamnée par les Etats-Unis et plusieurs pays voisins de l'Irak, est la première à viser la résidence du Premier ministre. Elle survient au moment où les partis mènent des tractations en vue de former des coalitions parlementaires sur la base des résultats préliminaires des législatives du 10 octobre. L'Alliance de la conquête, vitrine politique du Hachd al-Chaabi, une influente coalition d'anciens paramilitaires pro-Iraniens, a vu son nombre de sièges fondre à l'issue du vote et dénonce une "fraude" électorale. Certains partisans du Hachd accusent M. Kazimi d'être "complice" de cette "escroquerie". Plusieurs d'entre eux ont entamé des sit-in à proximité de deux entrées de la Zone verte pour protester contre les résultats des élections. Des heurts ont eu lieu vendredi avec les forces de sécurité près de l'une des entrées de la Zone verte. Selon une source sécuritaire, un manifestant a été tué, tandis qu'une source au sein du Hachd al-Chaabi a évoqué "deux morts".

    L'affrontement entre les forces de sécurité irakiennes et les milices pro-iraniennes est inévitable
    La confrontation entre les forces irakiennes et les milices pro-iraniennes est inévitable. Si le Premier ministre ne prend pas la décision de les affronter, les milices, elles, prendront la décision. La survie des milices pro-iraniennes en Irak dépend du résultat de cet affrontement armé.

    Les menaces des miliciens pro-iraniens ont été faites publiquement comme en témoigne cette vidéo montrant le chef de la milice pro-iranienne Asa’ib Ahl al-Haq proférant des menaces contre le Premier ministre irakien Mustafa al-Kazimi, quelques heures avant l'attaque de drone.

    Principaux leaders des milices pro-iraniennes liées à Ismaïl Qa'ani, le chef du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran (CGRI) :
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  • Irak : Heurts entre forces de sécurité et partisans de groupes pro-Iraniens

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    Des heurts ont opposé, vendredi 5 novembre 2021 à Bagdad, les forces de sécurité irakiennes à plusieurs centaines de partisans de groupes pro-Iraniens, qui manifestaient contre les résultats des législatives, selon une source sécuritaire et des journalistes de l'AFP.

    Les partisans du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires chiites, ont lancé des objets en direction de la police et "bloqué trois des quatre accès à la zone verte", où se trouvent des bâtiments gouvernementaux, avant d'être "repoussés" par les forces de l'ordre, a indiqué une source au sein des forces de sécurité, ajoutant que la police "a tiré en l'air". Selon des journalistes de l'AFP sur place, les forces de sécurité étaient déployées en nombre aux abords de la zone verte.
    Certains manifestants "lancent des pierres et toutes sortes d'objets" vers les policiers équipés de boucliers, a précisé la source au sein des forces de sécurité.

    Les forces de sécurité irakiennes ont riposté en tirant à balles réelles pour empêcher les manifestants de prendre d'assaut la zone verte. Les affrontements auraient fait des victimes des deux côtés (le nombre n'a pas été précisé), et la situation sécuritaire est toujours tendue dans le secteur.

    La zone verte de Bagdad, qui abrite notamment l'ambassade américaine et la commission électorale irakienne, est ultra-sécurisée.

    Selon la source sécuritaire, "les manifestants soutiennent Assaïb Ahl al-Haq et les brigades du Hezbollah", deux factions pro-Iraniennes réunies au sein du Hachd al-Chaabi. Le Hachd est une coalition pro-Iranienne d'anciens paramilitaires intégrés aux forces régulières, dont l'un des leitmotivs est le départ des troupes américaines d'Irak.

    Plusieurs centaines de leurs partisans ont entamé le 19 octobre un sit-in à proximité de la zone verte pour dénoncer les résultats préliminaires des élections législatives du 10 octobre, marquées par un fort recul de la vitrine politique du Hachd al-Chaabi. Après le scrutin, les dirigeants du Hachd ont crié à l'"escroquerie" et annoncé qu'ils feraient appel des résultats définitifs, qui doivent être publiés dans les prochaines semaines. Vendredi encore, certains manifestants brandissaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : "Non à la fraude !". 

    Jeudi 4 novembre, le "comité préparatoire des manifestations de rejet des résultats des élections" a menacé de recourir à l'escalade  si les résultats annoncés étaient maintenus.

    Dans un communiqué, le comité a appelé à "des manifestations pacifiques sous le slogan (Vendredi de la dernière chance) avant qu'elles n'entament une autre étape d'escalade (non précisée).

    Le "Comité préparatoire des manifestations de rejet des résultats des élections" a été constitué la semaine dernière, avec l'organisation, devant les entrées de la Zone verte, d'un sit-in ouvert aux partisans des forces politiques rejetant les résultats du scrutin.

    De son côté, la Commission électorale en Irak a commencé la semaine dernière à recompter les votes de 2 000 bureaux électoraux en réponse à environ 1 400 appels soumis par des candidats et des blocs politiques.

    La commission a indiqué que les résultats du dépouillement manuel sont pour l'instant totalement identiques aux résultats électroniques. La commission n'a pas donné de date pour l'achèvement de l'ensemble du re-comptage.

  • Irak : l'Etat islamique continue de semer la mort dans le pays

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    Trois membres d'une même famille ont été tués samedi 31 juillet à la suite d'une attaque menée par l'État islamique dans le gouvernorat d'al-Anbar, dans l'ouest de l'Irak. La veille, le 30 juillet , une attaque de la même organisation jihadiste a fait 8 morts et 19 blessés dans le gouvernorat nord-ouest de Salahuddin.

    À propos de l'incident du 31 juillet, des sources sécuritaires ont rapporté que des combattants de l'Etat islamique avaient attaqué une maison située dans la localité d'al-Akaba, dans la province sunnite d'al-Anbar, entraînant la mort d'un homme et de ses deux fils. Les assaillants, a-t-on précisé, ont ensuite fui vers une destination inconnue, tandis que les forces de sécurité locales se lançaient à leur recherche. Le même jour, une bombe a explosé près d'un véhicule appartenant au Hashd al-Chaabi, une coalition de groupes paramilitaires chiites  dans la région de Salahuddin, tandis qu'une autre a touché une ambulance dans la région de Zarkah. Ces explosions ont causé la mort d'un membre du Hashd al-Chaabi  et blessé 4 autres personnes.

    Les attaques du 31 juillet sont survenues après une autre attaque de l' Etat islamique dans le district de Yathrib la veille, dans la province de Salahuddin. Des hommes armés ont ouvert le feu sur un cortège funèbre, touchant un véhicule appartenant au personnel de secours chargé de protéger le cortège. Le dernier bilan, rapporté par des sources médicales, se monte à 8 morts, mais le nombre pourrait augmenter, compte tenu de l'état grave de certains des blessés. 

    Les provinces de Salahuddin et al-Anbar, avec celle de Kirkouk, font partie d'une zone qui en Irak a été surnommée le "triangle de la mort" et qui, depuis 2020, a connu une escalade croissante de la menace terroriste, en particulier contre les forces Forces irakiennes de sécurité et du Hashd al-Chaabi . Bien que le 9 décembre 2017 le gouvernement de Bagdad ait annoncé la défaite de l'État islamique, l'organisation terroriste est active notamment dans les zones désertiques et montagneuses plus reculées, ainsi que dans la région du Kurdistan, où les conflits territoriaux ont affaibli les systèmes de sécurité.

    La périphérie de Yathrib abriterait un certain nombre de caches des terroristes, étant donné la nature de la zone, qui regorge de vergers. Dans le même temps, la milice pro-iranienne Asaib Ahl al-Haq bénéficie d'une forte présence dans la ville, un facteur qui a exacerbé les tensions au sein de la communauté locale à majorité sunnite. Le 3 janvier 2020, les États-Unis ont sanctionné le groupe pour de graves violations des droits humains, notamment le meurtre de milliers de civils sunnites pendant la période d'occupation américaine et de lutte contre l'Etat islamique et, depuis 2019, de centaines de manifestants chiites. Enfin et surtout, les analystes avertissent sur les risques d'avoir un si grand nombre de groupes responsables de la sécurité, des milices à la police locale en passant par l'armée.

     

  • Irak : Attaque à la roquette sur une base hébergeant les forces américaines

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    Un porte-parole de la coalition dirigée par les États-Unis a déclaré que la base aérienne irakienne d'Ain al-Asad, qui héberge des forces américaines et internationales, a été attaquée par un missile lundi 24 mai 2021, mais qu'il n'y apas eu de victimes.

    Le colonel américain, porte-parole de la coalition, a déclaré sur Twitter que les premiers rapports indiquent que l'attaque a eu lieu à 13 h 35 (10 h 35 GMT), ajoutant que les dégâts étaient en cours d'évaluation.

    De son côté, la Cellule d'information de sécurité du ministère irakien de la Défense a ajouté, dans un bref communiqué, qu '"un missile de type Katyusha a atterri un endroit proche de la base aérienne d'Ain Al-Asad sans pertes importantes".

    "L'attaque fait l'objet d'une enquête", a déclaré Maruto, notant que "toute attaque contre le gouvernement irakien et le gouvernement régional du Kurdistan ... porte atteinte à l'autorité des institutions irakiennes, à l'état de droit et à la souveraineté nationale irakienne".

    Aucune des factions armées n'a encore revendiqué sa responsabilité.

    La base "Ain Al-Assad" est située dans le district d'Al-Baghdadi, à 90 km à l'ouest de Ramadi (la capitale de la province sunnite d'Anbar). C'est la plus grande base militaire des forces américaines en Irak.

    La dernière attaque contre la base a eu lieu le 8 mai et a été exécutée à l'aide d'un drone piégé qui n'a fait aucune victime.

    Ces attaques sont intervenues après que des factions armées irakiennes aient menacé les États-Unis, samedi 23 mai, de lancer des attaques croissantes contre leurs forces en Irak dans le but de les forcer à quitter le pays.

    Cela est apparu dans une déclaration du "Comité de coordination pour la résistance irakienne", qui comprend des factions armées liées à l'Iran, dirigées par les "Brigades irakiennes du Hezbollah", "Asa'ib Ahl al-Haq", les "Brigades Sayyid al-Shuhada »et« Harakat al-Nujaba ».

    Au cours des derniers mois, des bases militaires abritant des forces américaines en Irak ont ​​été soumises à des attaques de missiles, dont Washington a accusé les factions armées fidèles à l'Iran d'être responsables.

    Environ 3 mille soldats des forces de la coalition internationale, dont 2 500 soldats américains, sont déployés en Irak pour combattre l'Etat islamique.

     

  • Irak : Situation sécuritaire

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    Affrontement Etats-Unis - Iran en Irak
    Il y a des signes d'escalade de la tension en Irak de la part des milices pro-iraniennes, dites de la "résistance" (Muqawama en arabe). 

    L'interview de Qais al-Khaz'ali jeudi soir, couplée à la déclaration du comité de coordination de la Résistance (muqawama), indique que les groupes paramilitaires pro-iraniens Kata'ib Hezbollah et Asaib Ahl al-Haq se sont mis d'accord sur une stratégie pour mener une escalade contre la présence militaire américaine dans le pays.

    Poursuite de la lutte contre l'Etat islamique
    Dans le même temps, les actions de recherche et de destruction des cellules de l'Etat islamique encore actives en Irak se poursuivent. Dans la province de Ninive, 9 engins explosifs appartenant aux jihadistes de Daech ont été découverts et neutralisés. Dans la province de Kirkouk, l'armée a récupéré 21 balles, 67 engins explosifs et découvert 4 tunnels, 10 ceintures explosives et 3 bidons en plastique de 20 litres remplis de plastic militaire  C4,. L'armée a détruit à l'explosif plusieurs abris et tunnels utilisés par les jihadistes..

  • Irak : 14 roquettes visent une base aérienne abritant des soldats américains à Erbil - un contractuel étranger tué

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    Une salve de quatorze roquettes a visé tard lundi soir la capitale du Kurdistan, région autonome du nord de l'Irak, ont indiqué les autorités, tandis que des sources sécuritaires ont précisé qu'un complexe militaire où sont stationnés des soldats de la coalition menée par les Etats-Unis avait été atteint. C'est la première fois que de tels tirs prennent pour cible des installations militaires ou diplomatiques occidentales en Irak depuis presque deux mois.

    L'attaque a été revendiquée par une milice "fantôme" nouvellement apparue qui se fait appeler "Awlya al Dam" (Gardiens du sang).

    Aux environs de 21H30 locales (18H30 GMT), un correspondant de l'AFP a entendu plusieurs puissantes explosions dans la banlieue nord-ouest d'Erbil. Des sources sécuritaires irakiennes et occidentales ont expliqué à l'AFP que quatorze roquettes avaient été tirées en direction de l'aéroport de la ville. Quatre d'entre elles sont tombées sur le complexe militaire utilisé par l'armé américaine. Les dix autres sont tombées à l'extérieur de la base sur des zones résidentielles de la périphérie de la ville. Un employé civil étranger a été tué et cinq autres blessés, ainsi qu'un soldat américain

    Le ministère de l'Intérieur du Kurdistan a confirmé dans un communiqué que "plusieurs roquettes" avaient frappé la ville. Il a précisé que les agences chargées de la sécurité avaient lancé "une enquête minutieuse" et il a appelé les civils à rester chez eux jusqu'à nouvel ordre. Des forces de sécurité ont été déployées autour de l'aéroport après l'attaque tandis que le bruit d'hélicoptères en vol pouvait être entendu à la périphérie de la ville, selon un correspondant de l'AFP. Il n'y a eu aucune revendication dans l'immédiat. Des médias de propagande pro-iraniens ont été les premiers à annoncer l'attaque.

    Photo d'un véhicule utilisé pour tirer les roquettes :
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    Dizaines d'attaques
    Des installations militaires et diplomatiques occidentales ont été prises pour cibles depuis l'automne 2019 par des dizaines de roquettes ainsi que par des attaques à la bombe sur le réseau routier, mais la plupart de ces actions étaient menées à Bagdad. Des missiles iraniens avaient malgré tout étaient tirés vers l'aéroport d'Erbil en janvier 2020, quelques jours après le meurtre du général iranien Qassem Soleimani par une frappe de drone américain à Bagdad. Des roquettes ont ensuite été tirées régulièrement contre l'ambassade américaine dans la capitale irakienne, des responsables américains et irakiens en attribuant la responsabilité à des milices pro-iraniennes, telles que le groupe Kataeb Hezbollah ou Asaïb Ahl al-Haq. 

    Ces groupes luttent contre la coalition menée par les Etats-Unis, qui opère depuis 2014 en Irak pour aider les forces locales dans leur combat contre le groupe jihadiste Etat islamique. Depuis que l'Irak a déclaré victoire face à l'EI fin 2017, les troupes étrangères ont été réduites à 3.500 militaires dont 2.500 sont américains.

    La quasi-totalité de ces unités étrangères sont stationnées dans le complexe militaire à l'aéroport d'Erbil, a indiqué à l'AFP une source de la coalition.

    Malgré le retrait progressif des troupes étrangères, les attaques à la roquette se sont poursuivies au grand dam des Etats-Unis. Washington avait menacé en octobre de fermer son ambassade si ces attaques ne cessaient pas, après quoi plusieurs factions irakiennes pro-Iran ont accepté une trêve négociée sous l'égide du gouvernement irakien. Les tirs de roquette se sont quasiment arrêtés.Il y a néanmoins eu plusieurs violations, la plus récente avant l'attaque de lundi soir à Erbil ayant été le tir de plusieurs roquettes contre l'ambassade américaine fin décembre.

    Les tirs de lundi se sont produits dans un contexte de tensions croissantes dans le nord de l'Irak, où la Turquie voisine mène des combats intenses contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qualifié de "terroriste" par Ankara. La Turquie mène régulièrement des attaques dans les zones montagneuses du nord de l'Irak contre les bases arrières du PKK, qui livre depuis 1984 une sanglante guérilla sur le sol turc ayant fait plus de 40.000 morts.

    Arrestation de deux suspects le 4 mars 2021
    Deux suspects ont été arrêtés le jeudi 4 mars 2021. Ils sont soupçonnés d'être responsables des tirs de missiles en direction de la base aérienne abritant les soldats américains. Les auteurs de l'attaque à la roquette d'Erbil étaient affiliés aux brigades Said al-Shuhada,  dirigées par Abu Ala al-Walai et soutenu par l'Iran.
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