Armée turque en Syrie

  • Syrie : La Turquie se prépare à lancer une nouvelle opération militaire dans le nord de la Syrie

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    Des sources bien informées sur le terrain ont confirmé que les forces turques se préparaient à une nouvelle opération militaire dans le nord de la Syrie, après une série d'opérations des combattants kurdes dans le gouvernorat d'Edleb, qui ont entraîné la mort de soldats turcs.

    Les sources ont indiqué que les forces turques attendaient de recevoir le feu vert de la Russie et des États-Unis pour commencer leurs opérations militaires.

    Vendredi soir 14 octobre 2021, deux soldats turcs ont été tués et 5 autres blessés par une explosion visant un convoi militaire turc sur l'autoroute Maaret Mesrin dans le gouvernorat d'Edleb, dans le nord-est de la Syrie.

    Plusieurs unités turques ont été ciblées par des éléments kurdes. L'organisation "Brigades Baqer" est particulièrement active dans le gouvernorat d'Edleb. Elles ont tué et blessé en octobre un certain nombre de soldats turcs, dont deux membres de la police turque, dans la zone du "Bouclier de l'Euphrate" dans le nord syrien. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé à cette occasion que c'était la « dernière goutte », promettant une réponse appropriée.

    Rappelons que les forces turques ont mené trois offensives majeures au cours des cinq dernières années, capturant une bande du territoire syrien, tout le long de la frontière turque, sur des centaines de kilomètres de long et 30 kilomètres de profondeur.

     

  • Syrie : Attaques à la frontière syrienne: Ankara accuse les Etats-Unis et la Russie

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    Cavusoglu Mevlut (ministre des AE).jpegLa Turquie a accusé, mercredi 13 octobre 2021, les Etats-Unis et la Russie d'avoir une part de "responsabilité" dans les récentes attaques conduites contre ses forces en Syrie et à la frontière, se réservant le droit de riposter.

    "La Russie et les Etats-Unis ont une responsabilité dans les dernières attaques visant des civils et des policiers" lancées depuis la Syrie, a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu lors d'une conférence de presse. "Nous ferons ce qui est nécessaire pour nettoyer ces régions des terroristes", a ajouté M. Cavusoglu.

    Selon lui, les Etats-Unis ont "failli à leurs promesses" en formant et armant les combattants kurdes de Syrie. "Qui fournit des armes à ces terroristes? Qui les forme? C'est vous", a-t-il dit en dénonçant "l'insincérité" américaine. "Puisqu'ils ne tiennent pas leurs promesses, nous ferons le nécessaire pour [garantir] notre sécurité", a-t-il ajouté.

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'était dit prêt lundi à "prendre les mesures nécessaires" pour éliminer rapidement les menaces contre ses forces. "Les récentes attaques et le harcèlement visant nos forces de police ont atteint leur limite", a déclaré le président Erdogan.

    Ankara a rapporté depuis le week-end dernier plusieurs attaques visant ses forces, dont trois tirs de missiles tirés lundi dans la province de Gaziantep (sud-est), depuis une zone du nord de la Syrie contrôlée par les combattants des Unités kurdes de protection du peuple (YPG).

    Les YPG, principale milice kurde en Syrie, sont considérés par Ankara comme une émanation du Parti des travailleurs kurdes (PKK), classé comme une organisation terroriste par les États-Unis et l'Union européenne.

    Cette attaque n'a fait aucun mort, selon le bureau du gouverneur local. L'agence de presse turque officielle, Anadolu, a par ailleurs fait état d'une autre attaque dimanche, attribuée aux YPG dans le nord de la Syrie, qui avait fait deux morts et deux blessés dans les rangs des forces spéciales turques.

    L'ambassade américaine en Turquie a présenté mardi via Twitter ses condoléances à Ankara pour cette attaque.

    Depuis le début de la semaine, les craintes d'une opération militaire turque en Syrie font plonger la monnaie nationale face au dollar à des niveaux inédits.

  • Syrie : Au moins 5 morts dans une explosion à Afrin sous contrôle turc

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    Au moins 5 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées par l'explosion d'un camion piégé dans  la ville d'Afrin, au nord d'Alep.

    Le véhicule piégé était garé près du marché d'al-Hal qui est généralement très fréquenté. Ce secteur est sous le contrôle de rebelles syriens pro-turcs du groupe Armée Nationale Syrienne (ANS). L'explosion a eu lien non loin du siège de Jaysh al-Islam (Armée islamique).

    Afrin a été le théâtre de nombreuses attaques, soit aux engins explosifs improvisés (IED), ou aux voitures et motos piégées. 

    Plus tôt dans la matinée, les forces kurdes auraient tiré plusieurs obus de mortier visant les positions turques situées près de la ville frontalière de Karkamysh. Aucune victime n'a été signalée.

    L'attaque d'Afrin intervient après que deux officiers turcs aient été tués lors d'une attaque à la roquette guidée dans le nord d'Alep le 10 octobre.

    Des groupes de guérilla kurdes, dont les Forces de libération d'Afrin, mènent des insurrections à Afrin et dans d'autres zones occupées par les Turcs dans le nord de la province d'Alep depuis plusieurs années, depuis l'invasion des forces turques.

     

  • Syrie : Un soldat turc tué lors d'une attaque des miliciens kurdes dans le nord de la Syrie

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    Jeudi 7 octobre, un militaire turc a été tué dans une attaque contre un poste près du village d'al-Twais dans la partie occupée par les Turcs dans la province d'Alep, dans le nord de la Syrie. 

    Selon des sources de l'opposition syrienne, l'attaque au missile contre le char turc a été menée par les Forces de Libération d'Afrin (Kurdes) qui contrôlent une bande de terre au sud des zones occupées par les Turcs dans le nord de la province d'Alep. L'attaque semble avoir été menée avec missile anti-char Konkurs 9M113 [ou 9K115 (-2) Métis (-M ). L'armée arabe syrienne et la police militaire russe maintiennent des troupes dans la poche détenue par les Kurdes.

    L'agence kurde "Hawar" a rapporté avoir reçu des informations sur la destruction d'un char dans une base de l'armée turque dans le village d'al-Twais dans les environs de la ville d'Al-Bab.

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    Quelques heures après l'attaque au missile contre la localité d'al-Twais des avions de combat des forces aérospatiales russes ont effectué trois frappes aériennes à la périphérie d'al-Twais. Les frappes aériennes n'ont occaionné ni blessés ni pertes matérielles.

    La situation dans le nord de la province d'Alep est instable depuis quelques mois. Un accord de désescalade russo-turc conclu après l'invasion turque d'Afrin en 2018 est régulièrement violé.

    Le mois dernier, un officier turc a été tué et quatre militaires ont été blessés dans le nord de la province d'Alep lors d'un attentat à la bombe dans un tunnel mené par des miliciens Kurdes.

    Les frappes aériennes russes sur al-Twais ont peut-être été un avertissement adressé aux rebelles syriens pro-turcs.

    Le militaire tué a été identifié par le ministère de la Défense nationale de Turquie comme étant le soldat du Corps des Marines Tayfun Özköse.
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  • Syrie : La Russie reprend ses frappes aériennes sur le Grand Edleb - La Turquie place ses troupes dans la région en état d'alerte

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    Vendredi 1er octobre 2021, les forces aérospatiales russes ont repris leurs frappes aériennes sur la région nord-ouest du Grand Idlib où plusieurs groupes rebelles sont présents et actifs.

    Des avions de combat russes ont effectué une série de frappes aériennes à la périphérie de la ville d'al-Zeyarah dans les plaines d'al-Ghab, dans le nord-ouest de la province de Hama. La région est un bastion connu de Hay'at Tahrir al-Sham (HTS), anciennement affilié à al-Qaïda, qui contrôle de facto le Grand Edleb, et du Parti islamique du Turkestan (TIP).

    À peu près au même moment, l'armée arabe syrienne (AAS) a bombardé aux missiles lourds le village de Batitiyah dans l'est de la province d'Edleb.

    Les frappes russes et syriennes sont intervenues deux jours seulement après une rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et le président turc Recep Tayyip Erdogan. Les deux dirigeants ont discuté de la situation instable dans le Grand Edleb sans parvenir à un nouvel accord pour la région.

    Un accord de cessez-le-feu négocié l'année dernière par la Russie et la Turquie est violé quotidiennement par les islamistes de HTS et ses alliés. Ankara n'a rien fait pour arrêter ces violations.

    Des sources officielles turques ont prétendu que les deux dirigeants avaient convenu de maintenir le statu quo dans le Grand Edleb. Cependant, les nouvelles frappes dans la région confirment que ce n'était pas le cas.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), la Turquie a placé ses troupes dans le Grand Edleb en état d'alerte élevé. Des missiles guidés antichars et des mortiers ont été déployés dans plusieurs postes militaires turcs de la région.

    Les développements récents indiquent que la Russie et la Turquie ne sont pas sur la même longueur d'onde en ce qui concerne le Grand Edleb. La question est de savoir si Ankara irait jusqu'à risquer ses relations avec la Russie en confrontant l'AAS dans la région.

    Frappes de l'armée de l'air russe :
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  • Syrie : Des rebelles syriens pro-turcs tirent sur des hélicoptères russes dans le nord-est de la Syrie

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    Dimanche 26 septembre, dans l'après-midi, des militants syriens pro-turcs dans le nord-est de la Syrie ont ouvert le feu sur deux hélicoptères militaires russes qui effectuaient une patrouille dans la région.

    Selon l'agence de presse Hawar, affiliée aux Forces démocratiques syriennes (FDS), l'incident s'est produit près de la ville de Tell Tamr, dans le nord de la province de Hassakeh. Les hélicoptères ont riposté puis se sont retirés dans les zones tenues par les FDS. La police militaire russe et l'Armée Arabe Ayrienne (AAS) maintiennent plusieurs positions autour de la ville.

    L'incident était probablement une réponse aux récentes frappes aériennes russes sur la zone d'Afrin, occupée par les Turcs, qui ont coûté la vie à 11 militants syriens pro-turcs.

    Quelques heures après l'incident, des avions de combat russes ont visé une position des forces turques près du village d'al-Dardarah au nord de Tell Tamr. L'AAS a également bombardé la périphérie du village occupé par les Turcs.

    La situation devrait encore dégénérer dans les prochaines heures. Les forces aérospatiales russes ne laisseront probablement pas l'incident impuni.

    L'attaque contre des hélicoptères militaires turcs est une violation flagrante de l'accord de désescalade russo-turc de 2019 sur le nord-est de la Syrie. En vertu de l'accord, les forces russes sont chargées de surveiller le cessez-le-feu dans la région.

  • Syrie : Onze combattants pro-turcs tués dans des raids russes

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    Au moins onze combattants d'un groupe syrien pro-turc ont péri dimanche 26 septembre 2021 dans des raids russes, ce qui est rare dans une zone contrôlée par la Turquie et ses alliés locaux dans le nord de la Syrie, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    "Onze combattants de la division Hamza ont péri et treize autres ont été blessés dans des frappes menées par l'aviation russe sur les villages de Basofan et Berrad (Brad) dans la région d'Afrine" située dans la province septentrionale d'Alep, a indiqué l'OSDH. Les raids ont visé une école faisant office de siège et de lieu d'entraînement pour le groupe rebelle, détruisant certains de ses murs. Des efforts sont en cours pour retirer d'éventuels survivants ou cadavres, coincés sous les décombres, d'après l'Observatoire.

    La veille, samedi 25 décembre déjà, au moins cinq frappes aériennes avaient touché des positions appartenant à « Jabhat al-Shamyyah » (Front levantin) soutenu par la Turquie à Basofan et Basalehiyah dans le district de Sherawa, dans le sud-ouest d'Afrin.
    FAMj0OEXIAAUmZF.jpegCe n'est pas la première fois que la Russie bombarde des groupes soutenus par la Turquie dans le nord-ouest de la Syrie, mais la Russie s'était généralement abstenue de les cibler à Afrin, une zone occupée par la Turquie.

    A noter que tous les points ciblés par la Russie dans la région d'Afrin se trouvent dans des zones où des éléments de l'armée turque et ses alliés syriens sont en contact avec les miliciens kurdes des YPG.
    FAMjF3gVUAoVbQ0.jpegLa Russie, alliée indéfectibles du régime syrien, et la Turquie, qui appuie des groupes rebelles, sont deux acteurs majeurs du conflit syrien et ont parrainé en 2020 un accord de cessez-le-feu dans la région d'Edleb, dans le nord-ouest de la Syrie, qui échappe toujours au contrôle de Damas. 

    Située dans la province d'Alep, la région kurde d'Afrin avait été conquise en mars 2018 par des forces turques et leurs alliés syriens, qui en avaient délogé la principale milice des kurdes dans le cadre d'une opération portant le nom de code « Branche d'olivier ». À l'époque, la Russie avait autorisé la Turquie à utiliser l'espace aérien pour bombarder Afrin et avait retiré la police militaire russe de la région. Depuis lors, il y a eu des bombardements et des affrontements entre les forces soutenues par les YPG dans le nord d'Alep (y compris dans certains villages près de Sherawa) et les groupes soutenus par la Turquie à Afrin.

    Le secteur, comme tous les territoires tenus par les rebelles pro-turcs, est régulièrement secoué par des assassinats ciblés, des attentats ou des explosions, imputés généralement par Ankara aux milices kurdes.

    Les frappes aériennes russes ont eu lieu quelques jours avant une rencontre prévue entre le président turc Recep Tayyip Erdoğan et le président russe Vladimir Poutine à Sotchi le 29 septembre.

    Lors d'une réunion le 13 septembre entre Poutine et le président syrien Bachar al-Assad à Moscou, les deux avaient appelé les forces étrangères à quitter la Syrie, une déclaration considérée comme un message à la Turquie et aux États-Unis, qui ont tous deux des troupes dans le pays déchiré par la guerre. Il est clair que les frappes aériennes russes soient destinées à faire pression sur la Turquie.