Armée turque en Syrie

  • La Turquie élimine des dizaines de membres du PKK kurde en Syrie et en Irak

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    Dimanche 20 septembre, l'armée de l'air turque a frappé le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) dans la région de Sinjar, dans la province de Ninive, en Irak.

    La cellule de sécurité des médias a annoncé qu'un véhicule dans lequel voyageaient des membres du PKK avait été bombardé par un drone turc.

    Une déclaration de la cellule a indiqué que l'attentat visait une voiture "Opel Omica", contenant trois membres du PKK, près du sanctuaire de Sharaf al-Din dans le district de Sinjar.

    Aucun autre détail n'a été révélé.

    Devant la recrudescence des affrontements entre les membres du PKK et l'armée turque en Iran, les habitants de la région du Kurdistan irakien exigent désormais que le PKK quitte la région, afin de retrouver la paix.

    "Les responsables de la région du Kurdistan et les Yazidis exigent que le PKK quitte la région de Sinjar pour permettre aux citoyens de la région de rentrer chez eux, et les dirigeants kurdes disent que la présence du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) déstabilise la ville à majorité yazidie (Sinjar) et entrave la reconstruction et l'établissement des bases de la stabilité".

    Par ailleurs, les avions de guerre turcs ont également frappé des cibles dans la ville irakienne de Duhok.

    En outre, le ministère turc de la défense nationale a rapporté que dans le nord-est de la Syrie, trois membres du PKK avaient tenté d'infiltrer la zone d'opération turque "Bouclier de l'Euphrate", mais ils ont été éliminés.

    "Trois terroristes du PKK/YPG qui ont ouvert le feu et tenté de s'infiltrer dans la région de l'opération Bouclier de l'Euphrate pour perturber la paix et la sécurité ont été neutralisés par nos commandos héroïques", a déclaré le ministère sur Twitter. "Nous ne permettrons pas que la paix et la sécurité dans la région soient gâchées", a-t-il ajouté.

    Au cours de l'autre opération des forces armées turques en Syrie, baptisée "Peace Spring" (Source de paix), 4 membres du PKK ont été éliminés dans une zone non révélée du nord-est de la Syrie.

    Le jour précédent, le 19 septembre, 8 autres membres du PKK avaient été éliminés. Ils tentaient également d'infiltrer la zone d'opération "Peace Spring" en Syrie.

     

  • Syrie : Vers un bras de fer entre la Russie et la Turquie en Syrie

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    Moscou a intensifié les pressions sur Ankara lors du dernier cycle de négociations mercredi 16 septembre pour que les Turcs réduisent leur forte présence militaire dans la région d'Edleb.

    Selon des sources au sein de l'opposition en contact avec l'armée turque, Ankara compte plus de dix mille soldats stationnés dans des dizaines de bases dans cette région située au nord-ouest de la Syrie.

    Des témoins affirment que les bombardements intermittents des bases turques depuis les positions de l'armée syrienne se sont intensifiés au cours des deux dernières semaines. Les combattants de l'opposition affirment que l'armée syrienne et les factions armées alliées acheminent des forces sur les lignes de front.

    Selon des témoins, un convoi militaire turc composé d'au moins 15 véhicules blindés a été vu entrer en Syrie pendant la nuit par le poste frontière de Kafr Lusin pour gagner une base principale dans la campagne d'Edleb.

  • Syrie : 4 Françaises de Daech exfiltrées du camp d'al-Hol

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    Quatre "épouses françaises de Daech" ont été exfiltrées clandestinement du camp d’al_Hol et sont arrivées samedi à Tal Abiad, une ville syrienne occupée par les Turcs, où elles ont été accueillies par la 20ème brigade, une faction armée syrienne pro-turque.

  • Syrie : Des blindés turcs endommagés par des tirs de l'armée syrienne dans le Grand Edleb

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    Vendredi 18 septembre au matin, l'armée arabe syrienne (AAS) a pris pour cible deux blindés des forces armées turques dans la partie sud du Grand Edleb.

    Les troupes syriennes ont tiré plusieurs obus sur deux véhicules qui passaient près de la ville de Marzaf. L'attaque a été menée depuis une position dans la ville de Kafr Battikh. Selon certaines sources de l'opposition, les véhicules ont été visés par des obus d'artillerie. Cependant, des missiles guidés antichars auraient pu également être utilisés.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les véhicules blindés ont été endommagés. D'autres sources ont affirmé qu'un membre des forces turques a été blessé. Cela n'a pas encore été confirmé par le ministère turc de la défense.

    L'attaque était probablement une réponse aux récentes provocations des rebelles soutenus par la Turquie, qui violent régulièrement le cessez-le-feu dans le Grand Edleb.

    Dans le cadre de l'accord du 5 mars avec la Russie, la Turquie s'est engagée à neutraliser les rebelles radicaux dans le Grand Edleb. Mais les forces turques n'ont pas rempli cette obligation. De plus, certaines des factions de la région reçoivent toujours le soutien d'Ankara.

    Le cessez-le-feu du Grand Edleb semble être au bord de l'effondrement. Il y a deux jours, le ministre turc des affaires étrangères a révélé que les derniers pourparlers russo-turcs sur la région n'avaient pas été productifs. La raison est que la Turquie a refusé de répondre favorablement à la demande pressante de la Russie d'évacuer ses postes d'observation installés dans le nord syrien. Ce refus d'Ankara à Moscou laisse présager une nouvelle escalade militaire dans la région.

  • Syrie : Manifestations autour de deux postes de l'armée turque assiégés par l'armée syrienne dans le sud de la province d'Edleb

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    Mercredi 16 septembre, des dizaines de civils ont protesté autour de deux postes d'observation turcs assiégés par l'armée arabe syrienne (AAS) dans le Grand Edleb. Les manifestants exigent le retrait des forces turques de la région.

    Les manifestations ont débuté mercredi matin autour des postes de Murak et d'Alsurman dans le sud et le sud-est d'Edleb. Le poste turc de Murak est assiégé depuis août 2019, tandis que celui d'Alsurman est assiégé depuis décembre 2019.

    Les manifestants, qui brandissaient des drapeaux syriens et des photos du président Bachar al-Assad, ont exigé le retrait des forces turques du Grand Edleb. De nombreux manifestants étaient apparemment des habitants de la région, principalement des villes de Murak, Alsurman et Tell Touqan.

    Les membres des services turcs du poste de Murak ont repoussé les manifestants à coup de gaz lacrymogène. Plusieurs manifestants ont été intoxiqués.

    Selon plusieurs sources de l'opposition, les manifestations ont été organisées par le parti Baas au pouvoir pour faire pression sur les forces turques afin qu'elles abandonnent leurs postes.

    L'armée turque a établi les deux postes et de nombreux autres en 2018 et 2019 dans le cadre du processus d'Astana. Les postes étaient censés surveiller le cessez-le-feu dans le Grand Idlib. En 2019, l'Armée syrienne a libéré les zones où étaient installés les postes. Cependant, Ankara a refusé de retirer ses troupes.

    Les protestations ont eu lieu le jour même où les parties russe et turque entamaient des discussions sur les questions libyennes et syriennes. Selon plusieurs sources, la Russie, pour sa part, a proposé à la Turquie de réduire le nombre de postes d'observation turcs dans la province syrienne d'Edleb, mais Ankara aurait refusé.

    Les protestations d'aujourd'hui sont le signe de la frustration croissante de Damas face à la présence militaire turque dans le Grand Edleb. De son côté, Ankara semble avoir l'intention de rester dans le nord syrien à long terme.

  • Syrie : La guérilla kurde revendique la responsabilité d'une attaque contre un poste turc dans le "grand Edleb"

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    Les Forces de libération d'Afrin (ALF) ont revendiqué la responsabilité de la récente attaque d'un poste d'observation militaire turc dans le "Grand Edleb".

    Un certain nombre de roquettes ont visé le poste, qui est situé près de la ville de Xezwe dans le nord-ouest d'Alep, le 12 septembre dans l'après-midi. L'attaque a causé de graves dégâts matériels. Plusieurs membres des services turcs ont été blessés.

    "Le 12 septembre, nos forces ont mené une opération visant un poste de l'armée d'occupation turque dans la ville de Xezwe, dans le district de Jandaris", a déclaré l'ALF dans un bref communiqué publié le 13 septembre.

    Le groupe de guérilla kurde a déclaré qu'il révélerait les résultats de l'attaque du poste de Xezwe et qu'il diffuserait une vidéo de l'opération.

    L'armée turque a répondu à l'attaque de l'ALF en bombardant les villes d'Aqiybah, Sughanka et Burj al-Qas, tenues par les Kurdes. Plus tard, une deuxième attaque a visé le même poste militaire turc. Cette fois, cependant, aucune perte n'a été signalée.

    L'ALF a été formé après l'occupation d'Afrin par les forces turques en 2018. Depuis lors, le groupe kurde a mené des dizaines d'attaques contre l'armée turque et les rebelles syriens pro-turcs dans le nord-est, le nord et le nord-ouest d'Alep. Des dizaines de combattants soutenus par la Turquie ont été tués par le groupe.

    L'attaque du poste de Xezwe a été l'une des opérations les plus audacieuses de l'ALF. Le succès de cette attaque prouve que le groupe kurde s'efforce de développer ses capacités.

    Vidéo de l'attaque d'un poste turc dans la province d'Alep (12 septembre)

     

  • Syrie : Une voiture piégée a explosé près d'un poste d'observation turc à Jisr al-Shoughour

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    Vendredi 28 août au soir, une voiture piégée a explosé près d'un poste d'observation turc situé à proximité de la ville de Jisr al-Shoughour, tenue par les rebelles, dans le sud de la province d'Edleb

    Selon les rapports, la voiture piégée a explosé après que les forces turques déployées sur place aient ouvert le feu sur elle, empêchant la voiture piégée d'atteindre sa cible. Malgré cela, au moins un rebelle soutenu par la Turquie a été tué par l'explosion.

    Il y a également des rapports selon lesquels plusieurs soldats turcs auraient été blessés. Cependant, cela reste à confirmer.

    Par ailleurs des sources pro-rébellion affirment que l'armée syrienne a bombardé des positions de Hayat Tahrir al-Sham (anciennement la branche syrienne d'Al-Qaida) près de la ville de Kinsafa dans la région de Jabal Zaouiyah.

    Quelques jours auparavant, les islamistes radicaux d'Edleb avaient attaqué une patrouille turco-russe sur l'autoroute M4 dans le sud d'Edleb, endommageant un véhicule russe. C'était la deuxième attaque contre une patrouille turco-russe en une semaine environ.