Armée Syrienne Libre

  • Syrie : L'un des dirigeants de l'État islamique en Syrie s'est suicidé en déclenchant sa "ceinture du shahid"

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    L'édition en langue arabe Al-Arabi al-Jadid, publiée à Londres, a révélé , mardi 9 août , qu'un des dirigeants de l'État islamique s'était suicidé dans le sud de la Syrie.

    Selon la publication, Abu Salem al-Iraqi s'est suicidé en activant la "ceinture de shahid" lorsque sa maison dans la province de Dar'a a été prise d'assaut par les rebelles de l'Armée syrienne libre, un groupe rebelle très actif en Syrie. Deux autres personnes ont été tuées avec lui, dont l'une négociait avec al-Iraqi pendant le siège.

  • Syrie : Affrontements entre Forces Démocratiques Syriennes et rebelles syriens pro-turcs au nord de Manbij

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    Tard lundi 27 décembre 2021, de nouveaux affrontements ont éclaté entre les forces du Conseil militaire de Manbij et l'Armée syrienne libre (TFSA) soutenue par la Turquie au nord-ouest de Manbij . Vidéo.

    La bataille s'est poursuivie pendant plusieurs heures. Aucune victime n'a été signalée jusqu'à présent.

    Selon des informations locales, le Conseil militaire de Manbij, affilié aux Forces Démocratiques Syriennes (FDS), a déjoué une tentative d'infiltration par des factions rebelles syriennes soutenues par la Turquie.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), le 27 décembre, des affrontements ont été enregistrés dans les villages de Sayad, Arab Hassan et Tukhar au nord-ouest de Manbij, dans l'est de la province d'Alep.

    Mardi 28 décembre, l'agence de presse North Press a rapporté que les forces turques avaient bombardé plusieurs villages  proches de la ville de Manbij . Les cibles comprenaient les villages de Cheikh al-Nasir, Jamousiya, al-Sayyada, al-Yalanli et les fermes al-Fawaris farm dans le nord-ouest de Manbij.

    Manbij est contrôlée par les Forces Démocratiques Syriennes (SDF) dirigées par les Kurdes, tandis que des militants soutenus par la Turquie occupent de vastes zones au nord et à l'ouest de la ville.

    Certains rapports ont révélé que la Turquie et ses alliés rebelles syriens se préparaient à lancer une opération à grande échelle contre les FDS dans le nord et le nord-est de la Syrie. Manbij serait censé être l'une des cibles principales de l'opération. 

    Face à la menace turque, les forces gouvernementales syriennes et leurs alliés ont également renforcé leurs positions autour de la ville.

  • Syrie : Un groupe mystérieux revendique la responsabilité de l'attentat meurtrier contre un bus à Damas

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    Un groupe mystérieux se faisant appeler « Saraya Qasioun » [les régiments de Qasioun] a revendiqué la responsabilité de l' attentat à la bombe du 20 octobre à Damas .

    L'attentat, qui visait une navette militaire, a coûté la vie à 14 personnes. De nombreuses victimes étaient des employés civils du ministère syrien de la Défense.

    Dans un communiqué, le groupe a déclaré que le bombardement était une réponse à ce qu'il a appelé des « massacres quotidiens » dans les zones tenues par l'opposition dans le nord et le nord-ouest de la Syrie. Le groupe a également partagé une photo montrant le bus ciblé dans un endroit non divulgué avant l'attaque.
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    Saraya Qasioun a émergé il y a environ deux ans. Les cellules du groupe ont mené plusieurs attentats à la bombe à Damas, ciblant principalement des militaires et des partisans connus du gouvernement.

    Plusieurs membres du groupe ont été appréhendés par les autorités syriennes l'année dernière. Selon les informations disponibles, le groupe est proche des commandants de l'Armée Syrienne Libre (ASL) de la région sud, principalement de la ville de Kanakir.

    Le groupe peut être également l'avatar d'un groupe terroriste comme l'Etat islamique,  Hay'at Tahrir al-Sham ou Horas al-Din, affilié à al-Qaïda. Une autre possibilité est que le groupe soit affilié à la branche syrienne du parti des Frères musulmans, dont la branche militaire a mené des attaques similaires à Damas dans les années 70 et 80.

    Les récents attentats terroristes à Damas visaient clairement à perturber la sécurité dans la capitale syrienne et à intimider les partisans du gouvernement.

    Les autorités syriennes sont à la recherche des auteurs de l'attentat à la bombe. Le ministre de l'Intérieur, Mohamad Rahmoun, s'est engagé à les poursuivre où qu'ils soient.

  • Syrie : 4 agents des services de renseignement et d'anciens rebelles tués dans diverses attaques dans la province de Deraa (Sud) 

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    Trois attaques ont visé des agents des services de renseignement syriens et d'anciens rebelles dans le gouvernorat de Deraa, au sud du pays.

    La première attaque a visé Yasin Juma'a al-Aboud. Des hommes armés non identifiés ont abattu  l'ancien rebelle, connu sous le nom d '«al-Nisr» [l'aigle], sur une route reliant les villes d'Om Elmiathin et d'Elnaymah, dans l'est de Deraa, le 16 avril. Al-Aboud, ancien combattant de l'Armée Syrienne Libre (ASL), avait rallié le processus de réconciliation en 2018. Depuis, il dirigeait une unité de la 4 e division de l'armée syrienne .

    La deuxième attaque a visé deux officiers de la Direction du renseignement militaire (photos ci-dessous). Les officiers, identifiés comme Wassim Mahmood Na'im de Masyaf et Sakhr Fou'a Suliman de Jableh, ont été abattus par des hommes armés non identifiés près de la ville de Nawa dans l'ouest de la province de Deraa le 16 avril.
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    Une troisième attaque a pris pour cible l'ancien rebelle Amir al-Nasar. Un kamikaze a attaqué l'homme dans la ville de Namar, dans le nord de Deraa. Al-Nasar, qui a été blessé dans l'attaque, avait rejoint la réconciliation en 2018 et travaille maintenant pour la Direction générale des renseignements.

    Aucun groupe n'a encore revendiqué la responsabilité d'aucune des attaques. Les trois attaques n'étaient probablement pas liées ou menées par le même camp. L'Etat islamique reste l'un des principaux suspects, en particulier pour ce qui concerne l'attentat suicide contre al-Nasar à Namar.

    La situation à Daraa est devenue incontrôlable depuis plus d'un an maintenant. Les forces gouvernementales et les combattants locaux ont fait d'immenses efforts pour sécuriser la région. Néanmoins, on ne constate aucune amélioration à ce jour.

  • Syrie: 2 civils tués dans une attaque dans la province d'Alep

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    Un policier affilié à des groupes d'opposition et son fils sont morts à la suite d'une attaque dans la ville d'al-Bab, dans le nord-ouest de la Syrie, le mercredi 17 février. 

    L'attaque n'a pas encore été revendiquée et on ignore qui est derrière cette attaque. Cependant, la ville d'al-Bab, placée sous le contrôle de l'Armée turque et de ses alliés syriens, connaît depuis un certain temps un état de chaos et des conditions de sécurité de plus en plus précaires. Selon des sources locales, le policier et son fils ont été agressés alors qu'ils se trouvaient à proximité d'une clinique située dans le centre-ville, quelques heures après que la population ait rapporté avoir entendu deux fortes explosions. La veille, le 16 février, une autre personne avait été tuée et 3 autres blessées suite à l'explosion d'une voiture piégée dans la même ville. Selon le journal, il y a eu plusieurs attaques perpétrées à al-Bab contre les membres de groupes rebelles syriens alliés à la Turquie et qui combattent  l'Armée Arabe Syrienne fidèle au président Bashar al-Assad. Les civils sont souvent victimes de ces attaques

    La Turquie accuse les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une alliance multiethnique et multireligieuse, composée principalement de Kurdes, mais aussi d'Arabes, de Turkmènes, d'Arméniens et de Tchétchènes, dont le bras armé principal, sont les Unités de protection du peuple kurde (YPG). Les combattants kurdes du YPG se sont retirés d'al-Bab à la suite des différentes opérations menées par la Turquie. Pour Ankara, en effet, il n'y a pas de différence entre les combattants du YPG et les "terroristes" du PKK, le parti indépendantiste kurde de Turquie.

    Dans le même temps, le même journal a rapporté qu'entre le 15 et le 16 février, des milices alliées au gouvernement syrien et soutenus par la Russie ont envoyé des renforts à Alep Est, mais on ne sait pas quelle est la raison de cette mobilisation. Selon ce qui a été précisé, des centaines de véhicules militaires, environ 300 et près de 1200 soldats ont été transférés des fronts de combat dans les zones au sud d'Edleb, de la zone de Masyaf et de Hama vers les environs de la ville d'al-Bab, dans la périphérie orientale d'Alep. Selon des sources militaires, Damas et Moscou voudraient accroître leur présence dans la province d'Alep même si l'hypothèse d'une nouvelle opération militaire contre les groupes rebelles pro-turcs dans la région doit être exclue. Selon certains analystes, l'objectif du gouvernement syrien pourrait être également de protéger le point de passage situé près d'al-Bab,

     

  • Syrie : Affrontements au sud de Damas - des éléments armés attaquent des postes de l'armée syrienne à Kanakir

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    Tard samedi 6 février, des hommes armés ont attaqué un certain nombre de postes et de points de contrôle de l'armée arabe syrienne (AAS) dans la ville de Kanakir, au sud de Damas.

    Des sources de l'opposition ont déclaré que les attaques avaient été menées en réponse au meurtre de Naim Abdul Rahim al-Zamil, un ancien rebelle de Kanakir. Selon les sources, al-Zamil a été tué par balle par un groupe local pro-gouvernemental dirigé par Walid Hafez, affilié à la 4 e division de l' AAS .

    Al-Zamil était un membre des Brigades al-Furqan de l'Armée Syrienne Libre, qui étaient actives dans le sud de Damas et à Quneitra au cours des premières années de la guerre syrienne.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, l'AAS a déployé des renforts à Kanakir après les attaques qui n'ont pas fait de victimes.  

    Les attentats constituent une violation de l’ accord de réconciliation conclu en octobre de l’année dernière. L'accord a épargné à Kanakir une opération de l'AAS, qui prévoyait de traquer les radicaux armés dans la ville.

    La situation à Kanakir serait maintenant calme. Cependant, l'armée ne laissera probablement pas passer les récentes attaques. Une escalade militaire semble probable.

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  • Syrie: les FDS (Kurdes) prêts à remettre la ville d'Ain Issa menacée par les forces turques et pro-turques

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    Les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont accepté de remettre Ain Issa, une ville du nord de la Syrie, aux forces du président Bashar al-Assad.
     
    C'est ce qu'a rapporté le quotidien al-Araby al-Jadeed , lundi 28 décembre, après des violents affrontements, qui ont débuté le 18 décembre entre les FDS et les rebelles syriens pro-turcs de  l'Armée syrienne libre (ESL ). Cette dernière reçoit le soutien de la Turquie, et est considérée comme l'un des groupes d'opposition armés les plus importants luttant contre les forces du président syrien, Bachar al-Assad.
     
    Ain Issa est une ville stratégique, située dans la province de Raqqa. Elle est située sur la route internationale M4, considérée comme une voie de communication particulièrement importante pour le nord de la Syrie et qui court parallèlement à la frontière avec la Turquie. C'est pourquoi, ces dernières semaines, la Russie, qui soutient Assad a exhorté les FDS à quitter la zone, afin d'éviter une nouvelle opération militaire turque dans le nord du pays.
     
    Bien que les FDS n'aient pas encore fait de commentaires officiels sur l'accord, un membre de la "Réconciliation nationale", Omar Rahmoun, affilié au gouvernement de Damas, a déclaré que, le soir du 27 décembre, une réunion avait eu lieu à la fin de la quelle les FDS avaient accepté de remettre Ain Issa aux forces d'Assad et à la police militaire russe. Les Forces Démocratiques Syriennes ont déclaré qu'elles commenceraient à se retirer de la ville d'ici quelques heures. Cependant, les termes de l'accord ne sont pas encore clairs et on n'a pas noté de signes concrets d'un retrait sur le terrain. 
     
    Entre temps, les tensions ne se sont pas encore retombées. Dans la matinée du 28 décembre, les rebelles pro-turcs ont encore effectué de nouveaux bombardements à l'artillerie lourde. Les bombardements ont pris pour cible les postes des FDS à Al-Mushairefah et Jahbel, près de la route internationale à l'est d'Ain Issa, ainsi que la zone d'Al-Silouma.
     
    Les Forces démocratiques syriennes sont une alliance multi-ethnique et multi-confessionnelle, composée en majorité de Kurdes, mais aussi d'Arabes, de Turkmènes, d'Arméniens et de Tchétchènes. La principale branche armée, ainsi que la force prépondérante, est représentée par les Unités de protection du peuple kurde (YPG). Depuis leur formation le 10 octobre 2015, les FDS ont joué un rôle fondamental dans la lutte contre l'État islamique en Syrie, contribuant à la libération progressive des bastions occupés par les jihadistes. Leurs opérations ont été principalement soutenues par les États-Unis, qui fournissent des armes et une couverture aérienne. De son côté, la Turquie refuse la présence des FDS à la frontière syro-turque, prétextant qu'elles sont affiliées au PKK, un mouvement indépendantiste kurde de Turquie. Les FDS ont pris Ain Issa en 2016 aux combattants de l'Etat islamique et la localité est depuis un avant-poste militaire des FDS.
     
    La Turquie, comme on l'a dit plus haut, s'oppose à la présence des FDS à sa frontière. C'est pourquoi, au fil des années, Ankara a mené plusieurs opérations. La dernière, surnommée «Source de la paix», remonte au 9 octobre 2019 et a permis à des groupes pro-turcs de prendre le contrôle de plusieurs localités du nord-est de la Syrie, notamment Tell Abyad et Ras al-Ain.
     
    Pendant ce temps, le conflit syrien en cours, qui a éclaté le 15 mars 2011, est maintenant entré dans sa dixième année. L'armée du régime syrien est assistée par Moscou et Téhéran, tandis que les rebelles reçoivent le soutien de la Turquie. La trêve annoncée par Moscou et Ankara le 5 mars pour la région du grand Edleb a été presque respectée ces derniers mois, à l'exception des violations sporadiques principalement commises par les forces gouvernementales syriennes et des attaques contre des patrouilles conjointes russo-turques sur la route internationale M4. Cependant, le cessez-le-feu a été accueilli avec scepticisme par les résidents, qui ont vu d'innombrables initiatives échouer ces dernières années, et craignent de voir bientôt de nouvelles offensives et une reprise des combats à grande échelle, Damas n'ayant jamais caché son intention de reprendre le contrôle de l'ensemble du territoire syrien.