Armée russe en Syrie

  • Syrie : Le groupe Jeich al-Ezza affirme avoir tué des militaires russes dans la province d'Edleb

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    Vendredi 20 novembre. Jeich al-Ezza a affirmé avoir tué un certain nombre de membres des services russes qui opéraient près de Kafr Roma, dans le sud de la province d'Edleb.

    Fajir Ismail, chef du bureau des médias de la faction, a déclaré à Enab Baladi que les membres des services russes avaient été visés par un missile antichar TOW de fabrication américaine.

    "Après avoir observé et surveillé les forces du régime, le régiment anti-tank a ciblé un groupe de personnel russe qui essayait de construire des fortifications sur l'axe séparant les zones de l'opposition de celles du régime", a déclaré Ismail, ajoutant que le groupe entier avait été "tué".

    Dans une brève déclaration, Jeich al-Ezza a déclaré que l'attaque était une réponse aux frappes continues du régime et de la Russie sur les "civils" dans le Grand Edleb.

    Jeich al-Ezza, qui a perdu la plupart de ses équipements et de ses combattants au cours des deux dernières années, tente de faire son retour depuis quelques mois. Le groupe reçoit le soutien de son allié, le groupe jihadiste Hay'at Tahrir al-Sham, anciennement affilié à Al-Qaïda, qui règne sur le Grand Edleb.

    Au début de ce mois, le groupe a été la cible d'un tir de missile guidé de l'armée arabe syrienne qui a tué et blessé huit de ses militants.

    La revendication de Jeich al-Ezza est probablement un coup de propagande pour obtenir le soutien de bailleurs de fonds locaux et peut-être étrangers.

  • Syrie : Un tir de missile et des frappes aériennes menés par les forces aérospatiales russes prennent pour cibles la périphérie ouest de la ville d'Edleb

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    Vendredi 13 novembre, dans l'après-midi, un missile a frappé la périphérie ouest de la ville d'Edleb, au nord-ouest de la Syrie, qui est occupée par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS), une organisation anciennement affiliée à Al-Qaïda.

    Des sources locales ont confirmé que le missile avait été lancé depuis la base aérienne russe de Hmeimim, située au sud de Lattaquié.

    Le missile a probablement été lancé depuis le complexe de missiles Iskander, dont on sait qu'il est déployé sur la base aérienne de Hmeimim. Le complexe peut lancer une variété de missiles balistiques et de croisière.

    Fin octobre, deux missiles Iskander présumés avaient été lancés depuis la base aérienne de Hmeimim contre des installations de stockage de carburant exploitées par des trafiquants illégaux dans la partie nord d'Alep occupée par la Turquie. La frappe du missile avait infligé de lourdes pertes humaines et matérielles.

    Suite au tir du missile, les avions de guerre des forces aérospatiales russes ont effectué une série de frappes aériennes sur la même zone à l'ouest d'Edleb.

    On ne dispose toujours pas d'informations sur la nature exacte de la cible ni sur les pertes infligées par les frappes russes. Les prochaines heures pourraient révéler de nouveaux détails.

    Le groupe jihadiste HTS, qui est allié à un certain nombre d'autres groupes affiliés à Al-Qaïda et à des factions soutenues par la Turquie, maintient une mainmise étroite sur le Grand Edleb.



  • Syrie : Un blindé russe frappé par un IED à Daraa

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    Jeudi 12 novembre, un véhicule de la police militaire russe a été touché par un engin explosif improvisé (IED) alors qu'il passait sur une route reliant les villes d'al-Musayfrah et al-Sahoah dans la partie orientale de la province de Daraa.

    Selon plusieurs sources locales, le véhicule revenait de la ville de Karak, où les forces gouvernementales syriennes ont mené une opération de sécurité. La police militaire russe soutenait l'opération.

    La Ligue Libre de Horan a partagé une photo du véhicule ciblé, un Tigre GAZ. Le véhicule blindé n'a pas subi de dommages sérieux.

    Aucun membre des forces armées russes n'a été tué ou blessé lors de l'attaque. Les forces de sécurité syriennes ont arrêté plusieurs suspects. Cependant, ils ont été rapidement relâchés.

    Jusqu'à présent, aucun groupe n'a revendiqué l'attentat. Néanmoins, l'Etat islamique, dont les cellules sont actives dans l'est de la province de Daraa, reste le principal suspect.

    Il s'agit de la troisième attaque de ce type contre les forces russes à Daraa. Le 13 juillet 2019, un IED avait frappé un véhicule de la police militaire russe à l'est de Daraa. Le 11 octobre de la même année, une autre attaque par IED avait visé une patrouille conjointe des forces de sécurité syriennes et de la police militaire russe dans la partie occidentale du gouvernorat de Daraa.

     

  • Turquie : Erdogan s'en prend à Moscou et menace une nouvelle opération en Syrie

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    Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a menacé de lancer une nouvelle opération militaire dans le nord de la Syrie si les groupes kurdes ne se retirent pas des zones frontalières de la Turquie.

    Erdogan a prononcé ces menaces le 28 octobre , lors d'un discours au Parlement, lors d'une réunion de son Parti de la justice et du développement. Le chef de l'Etat a tout d'abord condamné le rôle de la Russie sur le théâtre syrien et les opérations qu'elle a menées, avec une référence particulière à l'attaque du 26 octobre , au cours de laquelle plus de 78 rebelles appartenant à des groupes armés pro-turcs ont perdu la vie, dans la province d'Edleb, au nord-ouest de la Syrie. Selon Erdogan, Moscou ne veut pas d'une «paix durable» et le fait qu'elle ait frappé un centre de formation de l'Armée Nationale Syrienne à Edleb est une indication de son manque de soutien à la paix et à la stabilité dans la région.

    Se référant alors aux groupes kurdes, à nouveau définis comme des «terroristes», Erdogan a déclaré que la Turquie a le droit d'agir dans le cas où ils ne seraient pas écartés des frontières syro-turques comme promis précédemment. Ankara, en particulier, "est capable de nettoyer toute la Syrie des organisations terroristes si nécessaire", et tous ceux qui ne combattent pas Daech doivent cesser ce qu'on peut appeler une "comédie" . Selon le président turc, il y a des pays qui justifient leur présence en Syrie dans le cadre de la lutte contre l'État islamique, mais, en réalité, c'est un simple prétexte. La Turquie, a déclaré Erdogan, est le seul pays qui s'engage à contrer l'organisation terroriste. Last but not least, selon le chef de l'Etat turc, «l'entité» que Washington tente d'établir le long de la frontière irako-syrienne est un signe avant-coureur de nouveaux conflits, de douleurs et de tragédies. Dans ce contexte, a-t-il souligné, c'est le peuple syrien qui paie de son sang "le prix des jeux stratégiques du régime et des organisations terroristes qui viennent de l'extérieur de la région".

    Le 5 mars 2020, le président russe, Vladimir Poutine, et son homologue turc, Erdogan, avaient convenu d'une trêve dans la région d'Edleb. Le but était d'éviter un bain de sang et de favoriser le retour des personnes déplacées. Un autre point de l'accord prévoyait l'organisation d'opérations de patrouilles conjointes entre Moscou et Ankara, à effectuer principalement sur l'autoroute M4, à environ 30 km de la frontière sud de la Turquie.

    De son côté, la Turquie, qui soutient des groupes rebelles syriens, a établit une soixantaine de postes militaires dans le nord de la Syrie, répartis dans les provinces d'Edle, d'Alep, de Hama et de Lattaquié. Quinze postes ont été établis dans des zones qui sont tombées sous le contrôle des forces fidèles au président syrien, Bashar al-Assad. C'est pourquoi le président turc Erdogan a, à plusieurs reprises, exhorté l'armée syrienne à reculer et à abandonner les zones qu'elle a occupées depuis avril 2019, menaçant une intervention de ses forces.

    Dans le même temps, Erdogan s'oppose à la présence de groupes kurdes, avec une référence particulière aux Forces Démocratiques Syriennes (FDS), dans une vaste zone qui s'étend sur 480 km de l'Euphrate à la frontière avec l'Irak. Pour cette raison, Ankara a mené plusieurs opérations dans la région du nord de la Syrie. Le but était d'expulser ces groupes de cette région. La dernière, "Source of Paix", remonte au 9 octobre 2019 et a commencé un jour après le retrait des troupes américaines de la région. Les combats ont duré jusqu'au 22 octobre de la même année, date à laquelle Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine sont parvenus à un accord à Sotchi, dans le sud de la Russie. Les deux parties ont convenu de la nécessité de repousser les forces kurdes de la "zone de sécurité" à la frontière entre la Syrie et la Turquie, sur une profondeur d'environ 30 km et une longueur de 120 km.

    Les Forces Démocratiques Syriennes sont une alliance multi-ethnique et multi-religieuse, composée de Kurdes, d'Arabes, de Turkmènes, d'Arméniens et de Tchétchènes. La principale branche armée, ainsi que la force prépondérante, est représentée par les Unités de protection du peuple kurde (YPG). Depuis leur formation le 10 octobre 2015, les FDS ont joué un rôle fondamental dans la lutte contre l'État islamique en Syrie, contribuant à la libération progressive des bastions occupés par les jihadistes. Leurs opérations étaient principalement soutenues par la coalitions internationale dirigée par les États-Unis, qui fournit des armes et une couverture aérienne.

  • Syrie : Bombardement turc au nord de Raqqa - un enfant tué

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    Vendredi 16 octobre, l'armée turque et les groupes armés syriens pro-turs ont bombardé plusieurs zones contrôlées par les Forces Démocratiques Syriennes (majoritairement kurdes), dans le nord de la province de Raqqa.

    Les bombardements turcs ont visé la ville d'Ain Issa, un camp de réfugiés proche, ainsi que les villes d'Abu Surah, Hushan et al-Khalediyah. Une base de la police militaire russe et plusieurs positions de l'armée arabe syrienne sont situées dans la région.

    Selon l'agence de presse Hawar, les tirs d'artillerie ont coûté la vie à un enfant de 13 ans. Plusieurs autres personnes auraient été blessées.

    Des drones de combat turcs ont été aperçus au-dessus de Ain Issa et de sa périphérie après les frappes d'artillerie. Les forces turques pourraient renouveler leurs frappes sur la région d'ici quelques heures.

    Les frappes d'artillerie sur le nord de Raqqa constituent une violation flagrante des accords que la Turquie a elle-même conclus avec les États-Unis et la Russie sur le nord-est de la Syrie.

    Les forces turques prévoient peut-être de lancer une nouvelle offensive dans cette région syrienne. Une telle action déstabiliserait davantage la région, qui connaît déjà une crise humanitaire et une augmentation des attaques de l'Etat islamique..


  • Syrie: L'armée américaine est intervenue pour contrer une tentative d'expansion de l'armée russe

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    Un groupe de manifestants a empêché un détachement de l'armée russe d'installer un poste militaire dans la province de Hassaké, dans le nord-est du pays. L'épisode, survenu le 11 octobre, a provoqué l'intervention des forces américaines dans le secteur où les soldats de Moscou tentaient de se déployer.

    Un militant local, Ahmed Al-Khalil, a déclaré au journal Al-Araby Al-Jadeed que les habitants du village d'Ain Dewar, situé dans la zone rurale d'Al-Malikiyah, une ville située à la frontière entre la Syrie et la Turquie, après avoir intercepté le convoi russe composé de 11 véhicules militaires, ont obstrué les accès à la zone où l'armée russe avait l'intention d'établir un nouveau poste militaire. Un hélicoptère russe, volant à basse altitude, a survolé le convoi, probablement dans l'intentin de faire céder les civils. Les militaires russes ont tenté de convaincre les habitants d'Aïn Dewar en leur assurant qu'ils ne resteraient dans la zone que pendant une période de deux semaines pour former les forces locales. Cependant, la population d'Ain Dewar n'a pas accepté l'entrée du convoi russe qui, grâce également à l'intervention des forces américaines, a été contraint de se retirer.

    Selon al-Araby al-Jadeed, des avions américains sont intervenus pour pourchasser les hélicoptères russes alors qu'ils survolaient Hassaké, tandis que les soldats américains fermaient les voies d'accès pour empêcher les patrouilles de l'armée russe de tenter de rentrer dans la zone. Ni le ministère russe de la Défense ni les forces de Moscou stationnées sur la base de Hmeimim n'ont commenté l'incident.

    Selon le journal Asharq al-Awsat, ce qui s'est passé le 11 octobre fait partie des frictions entre la Russie et les États-Unis, tous deux souhaitant établir une présence militaire dans les régions à l'est de l'Euphrate. Cependant, il apparaît que la population civile est de plus en plus opposée à la présence de l'armée russe dans le nord-est de la Syrie. Les forces américaines, même dans le passé, ont intercepté et entravé à plusieurs reprises les patrouilles russes à Qamishli ou d'autres régions à l'ouest de la province de Hassaké. Moscou, pour sa part, se base sur ses accords avec la Turquie, pour renforcer sa présence militaire autour des zones appartenant aux Forces Démocratiques Syriennes (FDS), près des frontières turco-syriennes, provoquant une réaction des forces américaines.

    Dans ce contexte, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait précédemment mis en garde contre le comportement de Washington et l'approche adoptée à l'égard des Kurdes syriens, qualifiée de dangereuse, ou de « catastrophique» pour toute la région. Il a accusé les forces américaines de favoriser les tendances séparatistes des kurdes, les incitant à s’opposer au gouvernement syrien et empêchant ainsi l'ouverture de canaux de dialogue avec Damas. Par conséquent, selon Lavrov, les actions des États-Unis pourraient conduire à une situation "explosive", ainsi qu'à un chaos généralisé, qui pourrait avoir des répercussions dans les pays voisins.

    Parallèlement, on assiste également à un renforcement de la présence de l’armée américaine dans le nord-est de la Syrie. Des sources locales ont déclaré qu’un convoi militaire américain, composé d’environ 25 véhicules, était entré dans la ville de Tal Kujer par le poste frontière d’al-Walid ces derniers jours. Les médias moscovites accusent les Etats Unis de « voler » le pétrole syrien de la région. Ainsi, le 10 octobre, un convoi de 20 camions citernes a été observé quittant la province de Hassaké pour se diriger vers les territoires irakiens. Des sources russes ont également observé 54 chars américains sur la route M4 entre Qamishli et Hassaké, dans le nord-est de la Syrie.

    Les accusations russes sont reprises par Damas qui accuse Washington de voler les ressources pétrolières syriennes et de maintenir à cet effet 500 membres des forces spéciales américaines dans la région contrôlée par les kurdes des Forces Démocratiques Syriennes.

    Depuis leur formation le 10 octobre 2015, les Forces Démocratiques Syrienns (FDS) ont joué un rôle fondamental dans la lutte contre l'État islamique en Syrie, contribuant à la libération progressive des bastions occupés par les jihadistes. Leurs opérations militaires ont été largement soutenues par les États-Unis, qui fournissaient des armes et une couverture aérienne. En octobre 2019, Washington avait annoncé qu'il retirerait la plupart de ses troupes du nord-ouest de la Syrie, tout en laissant un «petit nombre» pour protéger les champs pétrolifères.

    Le conflit syrien a commencé le 15 mars 2011 et se poursuit toujours. Les forces du régime, affiliées au président syrien, Bashar al-Assad affrontent les groupes rebelles, qui souhaitent renverser le gouvernement. Les combats actuels sont principalement concentrés dans la province d’Edleb, le dernier bastion encore contrôlé par des groupes d'opposition, où un cessez-le-feu conclu entre la Russie et la Turquie le 5 mars 2020 est actuellement en vigueur. Mais ce cessez-le-feu reste très fragile et on s’attend à une reprise des affrontements à grande échelle.

    La Russie est intervenue dans le conflit le 30 septembre 2015, bombardant les régions de Homs et Hama, alors contrôlées par la rébellion. Selon certaines sources, Ankara et Moscou ont décidé de préserver le statu quo actuel à Edleb et à Hassaké. Selon certains observateurs, la Russie cherche à empêcher une nouvelle offensive turque contre les Kurdes des Forces Démocratiques Syriennes et autres groupes armés kurde, afin d'éviter une plus grande intervention de Washington qui les soutient.

  • Syrie : Un avion russe aurait tué le commandant de Daech responsable de la mort du général russe Gladkhikh

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    Mardi 6 octobre, les forces aérospatiales russes ont lancé des frappes aériennes sur des postes de commandement souterrains de l'Etat islamique dans un théoriquement territoire contrôlé par les États-Unis dans le nord de la province syrienne de Deir ez-Zor.

    Il est fait état que pendant les frappes aériennes, l'un des abris abritait le commandant jihadiste Abu Qatada, qui avait été impliqué dans la préparation d'un acte terroriste contre le personnel militaire russe le 18 août dans le "désert blanc", où un général russe, un traducteur militaire et des soldats syriens avaient été tués.

    Deux avions Su-34 ont détruit les deux abris où s'étaient réfugiés les jihadistes, tuant environ 30 combattants, dont le commandant Abu Qatada.

    Comme mentionné précédemment, le 18 août en Syrie, le général de division russe Vyacheslav Gladkikh et son traducteur avaient été tués lors d'une attaque de l'Etat islamique.

    Il a été tué par l'explosion d'une mine près du champ pétrolier d'At-Taym, au sud de Deir ez-Zor. Le commandant des forces de défense nationale de la région d'Al-Meyadin, Muhammad Taysar Az-Zahir, avec quatre de ses subordonnés, avait également été tué, et trois autres soldats avaient été blessés.

    Vidéo de la mort du général russe