Armée Nationale Syrienne (ANS)

  • Syrie : Une manifestation anti-turque violemment réprimé par les forces pro-turques dans la ville d'al-Bab

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    Les forces turques ont  violemment réprimé, mercredi 3 mars,  une manifestation anti-turque dans la ville d'al-Bab, dans le nord de la Syrie,. Les manifestants protestaient  contre l'occupation turque, selon le contre-amiral Alexander Karpov, chef adjoint du Centre de réconciliation russe en Syrie.

    "Dans la localité d'al-Bab, environ 150 personnes se sont rendues à un rassemblement appelant au retrait des unités pro-turques et au retour des territoires sous le contrôle de Damas", a déclaré Kaprov dans un communiqué.

    Selon le commandant russe, cinq habitants ont été blessés lorsque la manifestation, a été «violemment réprimée» par des miliciens pro-turcs.

    Kaprov a déclaré que la manifestation avait été déclenchée par la crise humanitaire dans la ville d'al-Bab et dans d'autres zones occupées par la Turquie dans le nord et le nord-est de la Syrie.

    La déclaration du Centre de réconciliation russe a été rapidement rejetée par l'Armée Nationale Syrienne (ANS),, soutenue par la Turquie. Un porte-parole de l'ANS a affirmé que la déclaration était remplie de «mensonges» et était une «fabrications».

    L'armée turque et ses mandataires ont occupé la ville d'al-Bab après une bataille avec l'Etat islamique il y a plus de trois ans. Depuis, la ville est dans un chaos permanent.

    Le mois dernier, plusieurs sources pro-gouvernementales et d'opposition syriennes avaient affirmé que l'Armée Arabe Syrienne (l'armée du régime) se préparait à lancer une opération à grande échelle pour libérer al-Bab. Auparavant, l'armée avait déployé de gros renforts près de la ville occupée par la Turquie.

    La Russie surveille étroitement al-Bab, tout comme les forces gouvernementales syriennes. Tout mouvement des habitants contre les forces turques encouragera probablement Damas et ses alliés à entreprendre des actions plus actives pour libérer la ville.

  • Syrie : Des rebelles syriens pro-turcs prétendent ramener la sécurité dans les zones contrôlées par la Turquie

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    Le ministère de la Défense du soi-disant gouvernement intérimaire syrien a lancé le 27 février une vaste opération de sécurité contre les «terroristes» et les «criminels» dans les zones occupées par la Turquie dans le nord et le nord-est de la Syrie.فصائل-الجيش-الوطني-السوري-750x430.jpgDans un communiqué, le ministère a déclaré que l'Armée nationale syrienne (ANS)(photo ci-dessus) ciblerait «les cellules terroristes, les gangs criminels et les restes de groupes terroristes» pendant l'opération.

    «Le slogan de l'ANS dans cette opération est d'éradiquer le terrorisme, d'étendre la sécurité et la stabilité, de préserver les droits de l'homme et d'adhérer aux dispositions du droit international», indique le communiqué.

    Le ministère de la Défense a affirmé que l'opération avait été lancée à la suite d'une réunion entre le gouvernement intérimaire et les commandants de l'ANS.

    Cependant, des problèmes sont rapidement apparus en raison du manque de réelle coordination. Le Jabhat al-Shamiya (Front du Levant)(photo ci-dessous), l'une des factions les plus importantes de l'ANS, a empêché toute force participant à l'opération d'entrer dans ses zones. Une autre faction de l'ANS, Ahrar al-Sharqiyah, a pris une position similaire.
    فصائل-موالية-لتركيا-الجبهة-الشامية.jpgL'opération, qui semble être un échec complet, a été vivement critiquée par les militants de l'opposition. L'ANS a mené plusieurs opérations similaires au cours des dernières années, qui ont toutes échoué.

    Les zones occupées par la Turquie dans le nord et le nord-est de la Syrie ont subi une série d'attentats à la bombe au cours des trois dernières années. Des centaines de personnes ont été tuées ou blessées.

    La nouvelle opération est davantage un coup de propagande. Selon certains militants, les membres de l'ANS  faciliteraient eux-mêmes les attentats à la bombe et les activités criminelles dans les zones occupées par la Turquie en échange de pots-de-vin.photo_2021-02-27_11-45-14-2-768x580.jpg

  • Syrie : L'Armée Arabe Syrienne (régime) sur le pied de guerre pour reprendre la ville d'al-Bab aux forces turques et leurs alliés

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    L'Armée arabe syrienne (AAS) se prépare à lancer une grande opération militaire pour libérer la ville d'al-Bab dans le nord d'Alep des forces turques et pro-turques, ont rapporté plusieurs sources pro-gouvernementales le 19 février.
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    D'importants renforts de la 5e division et de la 25e division des forces de missions spéciales de l'armée sont arrivées près d'al-Bab. Selon des sources pro-gouvernementales, plus de 300 chars de combat, véhicules blindés et artillerie y ont été déployés.

    Le major Youssef Hammoud, un porte-parole de l'Armée Nationale Syrienne (ANS) soutenue par la Turquie, a déclaré qu'un certain nombre d'unités de l'AAS ont été déployées dans quatre zones proches de la ville d'al-Bab.

    Le porte-parole de l'ANS n'a pas exclu la possibilité que l'AAS et ses alliés, y compris les forces russes, lancent une attaque terrestre surprise sur la ville.

    "Nous ne faisons pas confiance à la partie russe parce qu'elle n'est pas digne de confiance, et tous les accords qui ont été conclus avec elle n'étaient pas basés sur une confiance mutuelle", a déclaré Hammoud.

    L'armée turque et ses mandataires ont occupé la ville d'al-Bab après une bataille féroce avec l'Etat islamique, qui a eu lieu entre 2016 et 2017. Depuis lors, un état d'anarchie règne dans la ville.

    La ville d'Al-Bab est située sur l'autoroute M4, qui relie le nord-est de la Syrie aux régions septentrionales et côtières du pays. Cela rend la ville du nord d'une grande importance pour Damas. Les forces turques n'abandonneront probablement pas la ville sans livrer un combat acharné.

  • Syrie : 10 morts et 24 blessés dans des attentats terroristes à Azaz et à Al-Bab

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    10 personnes ont été tuées et 24 autres blessées lors d'un attentat terroriste visant les localités d'Azaz et d'Al-Bab, contrôlées par la Turquie et ses alliés, dans la province d'Alep, au nord de la Syrie.

    Une voiture piégée a explosé près du bâtiment gouvernemental provisoire et du centre culturel de la ville d'Azaz.

    L'attaque a fait 10 morts et 24 blessés, selon un bilan préliminaire.

    L'attentat terroriste a causé des dégâts matériels importants aux maisons et aux voitures situées à proximité. 4 personnes ont péri dans cette première explosion et 20 autres ont été blessées.


    Peu de temps après l'attaque terroriste à Azaz, un poste de contrôle dans la zone de «Zarzour», à 5 km à l'est de la ville d'Al-Bab a lui aussi été la cible d'une attaque terroriste.

    L'attentat à la bombe a fait 6 morts et 4 blessés, selon un bilan préliminaire qui risque de s'alourdir. Parmi les morts, on compte cinq militants syriens de Hamza Davison, un groupe rebelle syrien pro-turc membre de l'Armée Nationale Syrienne. Plus de sept autres personnes ont été blessées.

    Aucune partie n'a encore revendiqué la responsabilité de l'attaque. Les militants kurdes YPG/ sont généralement accusés par les autorités turques.

    Rappelons quau moins six civils ont été tués et 25 autres personnes blessées, samedi, dans l'explosion d'une bombe sur un site industriel du district d'Afrin, une localité également sous contrôle turc.

    Pour les Turcs et leurs alliés syriens, les auteurs de ces attentats viennent des régions adjacentes de Tal Rifaat et Manbij, en Syrie. Ils visent souvent les zones de Jarabulus, Aazaz, Afrin et al-Bab, contrôlées par l'opposition syrienne alliée à la Turquie.

  • Syrie : Des miliciens pro-turcs tués et blessés dans un nouvel attentat à Afrin

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    Vendredi 6 novembre, un nouvel attentat a visé des militants pro-turcs dans la zone d'Afrin occupée par la Turquie dans la province d'Alep.

    Des hommes armés non identifiés ont ouvert le feu sur un véhicule de la brigade Sultan Murad alors qu'il passait sur une route dans le district de Ma'batli. Un militant a été tué et deux autres ont été blessés dans l'attaque, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

    La brigade Sultan Murad est une faction clé de l'Armée Nationale Syrienne, qui règne sur les zones occupées par les Turcs dans le nord et le nord-est de la Syrie.

    L'embuscade à Ma'batli a très probablement été tendue par l'un des groupes de guérilla kurdes actifs dans la région, comme les Forces de libération d'Afrin ou la Salle d'opérations de la Colère des olives.

    Un état de chaos règne dans les zones occupées par les Turcs dans le nord et le nord-est de la Syrie. Des attaques y ont lieu régulièrement.

    L'Etat islamique également actif dans la région
    Il y a deux jours, un haut commandant d'une milice soutenue par la Turquie a été assassiné dans la ville d'al-Bab, dans la province d'Alep. L'Etat islamique a revendiqué la responsabilité de cet attentat dans une déclaration publiée par son agence de presse Amaq le 6 novembre.

    Le même jour, un attentat à la bombe a frappé un poste de contrôle dans la partie occupée par les Turcs dans la province de Raqqa. Un militant a été tué et plusieurs autres ont été blessés.

  • Syrie : Un mort et des blessés lors de l'explosion d'un vélo piégé à Tal Abyad contrôlée par les Turcs

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    Une personne a été tuée et d'autres blessées, mardi, lorsqu'un vélo piégé a explosé dans la ville de Tal Abyad dans le gouvernorat de Raqqa, dans le nord-est de la Syrie.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, le véhicule a explosé dans le village d'Ali Bajlia dans la ville de Tal Abyad, tuant une personne âgée et blessant 3 personnes, dont un enfant.

    Lundi, l'observatoire a déclaré qu'un homme était mort de ses blessures, et 5 autres avaient été blessés par l'explosion d'une bombe sur le marché aux légumes de Ras Al-Ain.

    Il est à noter que Ras al-Ain et Tal Abyad font partie des zones sous le contrôle des factions de l'Armée Nationale Syrienne alliées à la Turquie.

    Ces factions accusent le régime syrien et les milices kurdes d'essayer constamment de menacer la sécurité du nord de la Syrie

  • Syrie : Après les frappes russes contre des rebelles pro-turcs, Erdogan affirme que Moscou ne veut pas d'une "paix durable"

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    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a condamné mercredi les frappes russes en Syrie qui ont fait des dizaines de morts parmi les rebelles pro-turcs, accusant Moscou de ne pas vouloir d'une "paix durable" dans le pays ravagé par le conflit.

    "Le fait que la Russie a attaqué un centre d'entraînement de l'Armée Nationale Syrienne dans la région d'Idleb est le signe qu'une paix et une stabilité durables ne sont pas désirées", a déclaré M. Erdogan lors d'un discours à Ankara.