Armée Nationale Syrienne (ANS)

  • La Turquie annonce la neutralisation de plus de deux mille "terroristes" (kurdes) dans le nord de la Syrie et de l'Irak

    Imprimer

    Le ministre turc de la Défense Hulusi Akar a annoncé samedi 9 juillet 2022 que les forces de son pays avaient neutralisé plus de 2.000 "terroristes" dans le nord de la Syrie et de l'Irak depuis le début de l'année.

    Il a revendiqué ces chiffres dans un discours  lors d'une vidéo-conférence avec les commandants des unités turques aux frontières syrienne et irakienne et à l'extérieur du pays, sur la base de Dareja dans la province orientale de Hakkari.

    Les forces turques "ont neutralisé 1 999 terroristes dans le nord de la Syrie et de l'Irak depuis le début de cette année, ainsi que 277 terroristes dans le cadre de l'opération Claw - Lock".

    Le 18 avril, la Turquie a lancé l'opération "claw-lock" contre les bastions de l'organisation kurde "PKK" dans les régions de Matina, Zab et Afshin-Basian dans le nord de l'Irak.

    Akar a souligné que les forces turques continueront à combattre le terrorisme à l'intérieur et à l'extérieur du pays jusqu'à ce que le dernier "terroriste" soit éliminé et que la sécurité et la sûreté des frontières turques soient établies.

    Il a souligné la récente augmentation des attaques terroristes dans le nord de la Syrie, en particulier dans les régions de Manbij et de Tal Rifaat, soulignant que l'armée turque répondrait aux terroristes si nécessaire.

    Akar a indiqué que les forces turques avaient neutralisé 35 268 "terroristes" depuis le 24 juillet 2015.

    Il est à noter que les forces turques, en coopération avec l'armée nationale syrienne (ANS - rivale de l'armée du régime), ont mené les opérations « Bouclier de l'Euphrate », « Rameau d'olivier » et « Printemps de la paix » dans le nord de la Syrie, contre l'Etat islamique et les unités de défense du peuple kurde,  YPG.

    Les opérations ont "nettoyé" des milliers de kilomètres2 de terres des terroristes et ont permis à des milliers de Syriens de retourner sur leurs terres et d'y vivre en sécurité.

  • Syrie : 3 enfants tués dans attaques des forces du régime à Edleb

    Imprimer

    Trois enfants ont été tués dans la ville d'Edleb, au nord-ouest de la Syrie, à la suite d'attaques menées par les forces du régime et des milices iraniennes, dans les zones de désescalade.

    Les forces du régime et les milices iraniennes alliées ont ouvert le feu depuis leurs positions dans le village de Kafr dans la province d'Alep, contre le village de Maaret Elnaasan, au nord-ouest d'Edleb, dans une nouvelle violation de l'accord de cessez-le-feu.

    Ces attaques coïncident avec le lancement de 4 raids aériens russes sur des zones au sud d'Edleb.

    En mai 2017, la Turquie, la Russie et l'Iran avaient annoncé avoir conclu un accord pour établir une "zone de désescalade" à Edleb, dans le cadre des réunions d'Astana liées à la question syrienne, mais des bombardements ont lieu par intermittence malgré l'accord de cessez-le-feu signé le 5 mars 2020.

  • Ukraine : Les services secrets turcs auraient rencontré al-Joulani, chef du groupe jihadiste Hayat Tahrir ash-Sham, pour transférer des combattants en Ukraine

    Imprimer

    Julani-768x428.jpegDimanche soir, une réunion s'est tenue entre des officiers des services de renseignement turcs et Abou Mouhammad al-Joulani (photo), le chef de l'organisation « Hayat Tahrir ash-Sham », ancienne branche d'al-Qaïda en Syrie. Ils ont évoqué au cours de la réunion l'accélération du processus de transfert de militants pour combattre en Ukraine .

    Le conseiller du Centre de réconciliation syro-russe, le professeur Fadi Ismail, a expliqué que la réunion s'était tenue près du point de passage "Deir Ballout", qui sépare les provinces d'Alep et d'Edleb. Au cours de la réunion,  Al-Joulani » a demandé aux officiers de renseignement turcs d'accélérer le processus de transfert, notamment des militants de « l'Armée nationale » qui sont stationnés dans les régions du nord d'Alep et qui ont de graves divergences avec Hayat Tahrir ash-Sham.

    Il a également déclaré que l'objectif de la demande d'al-Joulani d'accélérer le transfert de «l'armée nationale syrienne» en Ukraine est en ligne avec les efforts de Hayat Tahrir ash-Sham  et de la Turquie de se débarrasser des combattants indésirables dans le nord d'Alep. Le but est d'affaiblir l'influence et la force de l'armée nationale syrienne, et ainsi faciliter le contrôle par Hayat Tahrir ash-Sham des zones au nord de la province d'Alep et les annexer à leurs zones d'influence à Edleb.

    Il y a quelques jours, les forces turques ont commencé à recruter les militants des factions pro-turques pour les envoyer combattre en Ukraine contre les forces russes. Les autorités turques ont donné l'ordre aux chefs des groupes armés pro-turcs de préparer des listes de noms de militants qui pourraient être transférés dans un premier lot.

    Comme dans le cas du conflit libyen et à la guerre entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, les services de renseignement turcs ont promis des offres financières pour attirer les combattants, leur promettant des salaires mensuels allant jusqu'à 6000 dollars. 

  • Syrie : Le chef d'une faction syrienne pro-turque tué par l'explosion d'une voiture piégée à Azaz, sous contrôle turc 

    Imprimer

    Mardi 22 février 2022, le chef de l'une des factions de l'Armée Nationale Syrienne (ANS) soutenues par la Turquie a été tué par l'explosion d'un engin piégé placé dans sa voiture dans la ville d'Azaz, dans le nord de la province d'Alep.

    Une source locale a mentionné que l'engin piégé avait pris pour cible un chef de la faction al-Jabha al-Shamieh connu sous le nom d'Abu-Husain Isharah devant sa maison dans le quartier d'al-Asyanieya dans le centre d'Azaz, le tuant immédiatement.

    La source a précisé que l'explosion était survenue alors que les militants de la faction avaient découvert un autre engin piégé planté dans une voiture appartenant à la faction, mais ils n'ont pas été en mesure de le désamorcer. Il est probable que les attaques, qui visaient la faction, soient planifiées par d'autres factions de la milice de l'Armée Nationale Syrienne à la lumière de la rivalité persistante entre les factions soutenues par Ankara.

    Le 4 février, le village de Bir Maghar situé près de Jarabulus au nord-est d'Alep avait été le théâtre d'une autre explosion à la voiture piégée qui avait visé un véhicule appartenant aux factions de l'Armée Nationale tuant le chef de la salle d'opération de la Brigade du Nord, Mohammad al-Mustafa, ainsi qu'un militant administratif de la même faction qui était dans la même voiture que Mustafa.

    Un membre des soi-disant relations publiques de la faction de la troisième légion soutenue par la Turquie a également été tué il y a quelques jours dans une autre attaque à l'engin piégé dans la ville d'Al-Bab, dans le nord-est de la campagne d'Alep.

    Les factions d'Ankara accusent les Forces Démocratiques Syriennes  d'être responsables de ces explosions dans les zones sous leur contrôle. Cependant, les FDS réfutent ces accusations tandis que des sources bien informées parlent des différends entre les militants soutenus par la Turquie comme étant les principales raisons conduisant à de telles attaques.

  • Syrie : affrontements entre les FDS (kurdes) et les forces pro-turques, au moins 6 victimes

    Imprimer

    Les Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis se sont heurtées à des militants soutenus par la Turquie à Tal Tamr, dans le nord-est de la Syrie, dans la matinée du mercredi 22 décembre. Au moins quatre civils et deux combattants ont été tués.

    Aram Hanna, porte-parole des FDS, a révélé au journal que les violences avaient commencé la nuit précédente, expliquant que les forces turques, ainsi que des milices locales pro-turques, avaient participé aux affrontements. « La campagne occidentale de [Tal Tamr] a été ciblée hier soir. Ce matin, les régions du Nord, les villages de Tal Juma', Um Al-Keif et Tal Taweel ont été bombardés », a déclaré Hanna, ajoutant que des affrontements au sol dans les mêmes villes avaient également commencé dans la matinée du 22. Les FDS n'ont signalé aucune victime, a ajouté le porte-parole. On ne sait pas quelles forces soutenues par la Turquie participaient aux combats, mais la zone est contrôlée par l'Armée nationale syrienne (ANS), qui sont des forces pro-turques composées d'anciens éléments de l'opposition syrienne. Dans ce contexte, Il est important de souligner que Tal Tamr est un sous-district de la province d'Al-Hasakeh, et est placé sous le contrôle des SDF. Cependant, il y a des affrontements fréquents avec les combattants pro-turcs, qui contrôlent le territoire environnant.

    En octobre 2019, l'ANS, avec le soutien de l'armée turque, avait pris le contrôle de vastes zones dans le nord-est de la Syrie, notamment Ras Al-Ayn et Tall Abyad. L'opération militaire, baptisée Opération "Source de Paix" par la Turquie, avait provoqué le déplacement de plus de 275 000 civils. 

    Tal Tamr est soumis à des bombardements relativement fréquents par l'ANS, malgré un cessez-le-feu chaotique entre la Turquie et les FDS. La Turquie considère les FDS comme une extension du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe séparatiste kurde considéré comme terroriste par la Turquie,  l'Union européenne et les États-Unis. 

    Les Forces démocratiques syriennes sont une alliance multi-ethnique et multi-confessionnelle, composée de Kurdes, d'Arabes, de Turkmènes, d'Arméniens et de Tchétchènes. La principale branche armée, ainsi que la force prépondérante, est représentée par les Unités de protection du peuple kurde (YPG). 

    Depuis leur formation le 10 octobre 2015, les FDS ont joué un rôle fondamental dans la lutte contre l'État islamique en Syrie, contribuant à la libération progressive des bastions occupés par les djihadistes. Leurs opérations ont été majoritairement soutenues par les États-Unis, qui fournissent des armes et une couverture aérienne. La Turquie, pour sa part, s'oppose à la présence des FDS dans la zone frontalière syro-turque. 




  • Syrie : Les rebelles syriens pro-turcs bombardent des villes contrôlées par les Kurdes en représailles à une attaque meurtrière à la roquette contre Afrin

    Imprimer

    Samedi 20 novembre 2021, la salle des opérations unifiées -Azm, soutenue par la Turquie, a annoncé qu'elle avait bombardé les positions des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes dans le nord de la province d'Alep en réponse à la récente attaque à la roquette sur la ville d'Afrin.

    L'attaque à la roquette, qui a eu lieu tard vendredi 19 novembre, a coûté la vie à trois personnes, dont une femme, et en a blessé 17 autres.

    Des responsables turcs ont déclaré que les unités de protection du peuple kurde, affiliées aux FDS étaient à l'origine de l'attaque, qui a été menée depuis une poche détenue par les Kurdes située au sud d'Afrin.

    Azm a partagé des vidéos de ses frappes de représailles. Les vidéos montrent des militants soutenus par la Turquie tirant des roquettes Grad de 122 mm et des roquettes de type 63 de 107 mm sur la poche tenue par les Kurdes.

    La salle des opérations unifiées est une coalition au sein d'une autre coalition. Elle a été fondé par plusieurs factions de l'Armée Nationale Syrienne soutenue par la Turquie en juillet.

    L'agence de presse Hawar, proche des FDS, a déclaré que les bombardements avaient pris pour cibles les villes de Bergagas, Miyasa, Horsh Soganki, Marnaz, Malikiyah, Shawargha, Qal'at Shawargha, Tanab, Irshadiyah et Tell Rifaat. Aucune victime n'a été signalée.

    Le moment choisi pour l'attaque meurtrière à la roquette sur Afrin soulève de sérieuses questions. L'attaque, qui n'a encore été revendiquée par aucune partie, est survenue au milieu des informations faisant état d'une opération militaire menée par la Turquie contre les FDS dans le nord et le nord-est de la Syrie.

     

  • Syrie : 3 morts dans la frappe d'un drone turc contre un véhicule à Qamishli

    Imprimer

    Trois personnes ont été tuées, mardi 9 novembre 2021, dans l'attaque d'un drone perpétrée par l'armée turque, et qui a visé un véhicule appartenant aux « Forces démocratiques Syriennes » dans la ville de Qamishli, dans le nord-est du pays. Vidéo.

    Les médias locaux ont rapporté que l'attaque avait eu lieu dans le quartier d'Al-Hilaliya dans la ville, tuant trois personnes.

    L'agence Hawar, qui est proche des Forces Démocratiques Syriennes, a publié sur sa page Facebook une vidéo  de la voiture ciblée, et l'agence a déclaré que la voiture avait pris feu avant d'exploser.

    Les « Forces démocratiques syriennes », connues sous le nom de « FDS », sont une alliance de combattants kurdes et arabes soutenue par les États-Unis.

    Pour la Turquie, les Forces Démocratiques Syriennes sont une organisation "terroriste".

    L'armée turque, ainsi que les forces de l'Armée Nationale Syrienne (rebelles)  qui lui sont fidèles, ont lancé deux offensives militaires contre les FDS, baptisées  « Branche d'olivier » en 2018 dans la région d'Afrin, au nord-ouest d'Alep, et  « Printemps de la paix » à l'est de la Euphrate en octobre 2019.

    La Turquie continue de bombarder les positions des FDS, avec la menace d'une prochaine opération militaire, dans le nord de la Syrie.FDxA7IRXsAEsLbC.jpeg