armée iranienne en Syrie

  • Syrie : Les forces iraniennes se retirent du point de passage de Boukamal, fuyant Daech et les raids israéliens

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    Des sources syriennes ont affirmé que les forces iraniennes et leurs milices affiliées soutenant les forces du président Bashar Al-Assad se sont retirées de Boukamal, à la frontière irako-syrienne.

    Selon ces sources,  les frappes américaines presque quotidiennes sur les forces iraniennes qui se trouvent à cet endroit sont à l'origine du retrait. Les avions américains et israéliens ont lancé des raids et des frappes quotidiennement sur les positions iraniennes. Par ailleurs,  il semble que le danger ait augmenté avec l'accélération du rythme des attaques menées  par les membres de l'Etat islamique dans le désert syrien. Les forces iraniennes ont donc décidé d'évacuer la zone. 

    Téhéran s'attend à ce que la fréquence des raids américains augmente encore après la victoire de Joe Biden, tout le monde s'attendant à ce que le nouveau président américain adopte un nouveau style et de nouvelles méthodes différents de la politique menée par Donald Trump dans le traitement du dossier syrien. On peut ajouter que Téhéran souhaite également présenter une image de «bonne volonté» vis)-à-vis du nouveau président américain.

    De son côté, le président américain Joe Biden aurait l'intention de revenir à l'accord nucléaire avec l'Iran, mais avec de nouvelles conditions concernant le dossier des missiles iraniens et la présence iranienne dans certains pays, dont la Syrie et l'Irak.

    L'Iran a eu du mal à faire pression sur Damas et Bagdad pour qu'ils ouvrent le poste frontière de Boukamal et c'est la raison pour laquelle il s'était empressé de prendre le contrôle de cette région frontalière pour faire passer son personnel et ses armes. 

    Comme on l'a déjà indiqué précédemment, les forces russes ont remplacé les forces iraniennes, tandis que le cinquième corps, soutenu par la Russie, a commencé à se déployer en plusieurs endroits sur la frontière syro-irakienne près de la ville de Boukamal.

    Les forces du Cinquième Corps ont pris le contrôle de plusieurs positions occupées jusqu'ici par les milices pro-iraniennes, telles que «Harakat Hezbollah al-Nujaba, le Hezbollah irakien et al-Abd», suite à  un accord russo-iranien dont les caractéristiques n'ont pas été clairement annoncées et dont la mise en oeuvre a commencé il y a une semaine avec l'ouverture d'un QG des forces russes dans la ville de Boukamal. Les forces russes occupent le bâtiment de l'hôtel touristique au centre de la ville de Boukamal, après plusieurs tentatives qui avaient été repoussées par les milices iraniennes qui contrôlent la ville.

  • Syrie : L'armée israélienne frappe des cibles militaires iraniennes et syriennes

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    Mercredi soir 18 novembre, les forces de défense israéliennes ont attaqué des installations militaires en Syrie appartenant à la force iranienne al-Qods et à l'armée syrienne, a rapporté le service de presse de Tsahal.

    L'armée israélienne a annoncé avoir ciblé le "quartier général iranien" en Syrie, un "site secret" accueillant des "délégations de hauts responsables iraniens", la 7e division de l'armée syrienne et des batteries de missiles sol-air.

    Selon la déclaration de Tsahal, l'attaque a été menée en réponse au placement d'engins explosifs à la frontière avec Israël. Selon les renseignements israéliens, le sabotage a été préparé par des militants syriens, agissant sous la direction des Iraniens.

    "Ce que l'Iran et la Syrie ont fait: ils ont mis des engins explosifs improvisés près de la ligne Alpha pour frapper les troupes israéliennes. Ce que nous avons fait: nous venons de frapper des cibles de la Force iranienne Qods et des forces armées syriennes en Syrie", a écrit l'armée d'Israël sur Twitter.

    Le commandement de l'armée israélienne souligne que la responsabilité de toute tentative d'actions hostiles depuis le territoire syrien incombe au régime de Bachar al-Assad.

    "Nous espérons que le message est bien clair et qu'il est inacceptable pour le régime syrien de permettre, de tolérer et de faciliter l'usage par les forces iraniennes de la Syrie comme rampe de lancement pour des attaques contre Israël", a ajouté M. Conricus, précisant que les frappes s'étendaient de la frontière à la périphérie de Damas.

    Une source militaire syrienne a déclaré dans un communiqué: «Vers 3 h 11 ce jour-là, l'ennemi sioniste a lancé une agression aérienne en direction du Golan syrien occupé sur la région sud, et nos défenses aériennes l'ont affronté et ont détruit un certain nombre de missiles.

    L'agence d'État syrienne SANA a confirmé que des forces de défense aérienne avaient été déployées pour repousser l'attaque israélienne. Il est allégué que plusieurs missiles ont été abattus par la défense aérienne syrienne.

    Au moins dix combattants, parmi lesquels cinq Iraniens de la force al-Qods et quatre miliciens chiites libanais, ont été tués, selon des sources à Téhéran. La Force al-Qods est une unité d'élite des gardiens de la révolution iraniens chargée des opérations extérieures.

    Les frappes israéliennes ont visé deux positions de la défense antiaérienne de l'armée syrienne, près de l'aéroport de Damas et au sud-ouest de la capitale, a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. Les bombardements ont aussi visé des positions et des entrepôts d'armes et de munitions des forces iraniennes et pro-iraniennes près de la capitale, notamment dans les environs de Sayyidah Zeinab et Kiswah.

    A noter que la Russie refuse de fournir une couverture aérienne aux forces iraniennes.

    Images des objectifs visés :

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    Vidéo de la frappe israélienne

  • Syrie : Un général russe appelle à la réduction de la présence iranienne en Syrie:

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    Chvarkov.jpgAncien chef du centre russe pour la réconciliation des belligérants en Syrie, le lieutenant général Sergueï Chvarkov (photo) s'est opposé à l'expansion de la présence iranienne sur le sol syrien, rapporte RIA Novosti.

    "Une nouvelle pénétration à grande échelle de l'Iran en Syrie créera un certain nombre d'obstacles assez sérieux à l'avancement des réformes et au développement du processus politique en Syrie et entraînera des complications dans les relations avec Israël, les États-Unis, la Turquie et les pays arabes sunnites", a déclaré le chef militaire.

    Chvarkov estime que la présence iranienne compliquera également le financement étranger de projets de reconstruction de la Syrie, compliquera le règlement politique et le retour des réfugiés chez eux. Le général note que l'assistance russe et iranienne ne suffira pas à résoudre ces problèmes.

    Chvarkov a ajouté que les activités de l'Iran empêcheront également la levée des sanctions américaines contre la Syrie.

    On a noté depuis quelque temps de plus en plus de signes d'un conflit d'intérêts entre Russes et Iraniens en Syrie. Dans ce contexte, l'ancien commandant des milices pro-russes, Muhammad al-Masri, a été tué début septembre dans la province de Daraa, dans le sud-ouest de la Syrie.

    Le journal Al-Sharq al-Awsat a affirmé qu'il avait été tué par les autorités syriennes et qu'il ne s'agissait pas de la première tentative d'assassinat de miliciens pro-russes sur le terrain. Une tentative précédente avait eu lieu le 20 juin, lorsqu'un engin explosif avait été placé à bord d'un bus transportant des soldats d'une unité pro-russe revenant d'une base d'entraînement russe à proximité de Lattaquié. 12 soldats ont été tués et25 blessés.

    Chvarkov,, cité par le journal, a déclaré qu'en juin, al-Masri avait été arrêté par les autorités syriennes, mais que la partie russe avait obtenu sa libération.

    Selon les analystes cités par al-shark al Awsat, l'élimination du chef de l'unité pro-russe est à inscrire dans le cadre de la lutte d'influence entre la Russie et l'Iran dans le sud-ouest de la Syrie, une région stratégique en raison de sa proximité avec Israël. D'autres pensent que les meurtres sont le résultat de l'anarchie dans la région provoquée par les affrontements larvés entre Russes et Iraniens.

  • Syrie : Le président Vladimir Poutine apprécie peu la présence iranienne dans le sud de la Syrie

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    Jeudi 27 août, l'analyste militaire israélien Yoni Ben Menachem a déclaré que le président russe Vladimir Poutine n'était pas satisfait de la présence militaire de l'Iran en Syrie et des efforts iraniens pour contrôler les ressources naturelles de ce pays.

    Selon l'article de Menahem, Poutine considère l'activité iranienne, qui vise, entre autres, à ouvrir un nouveau front contre Israël sur les hauteurs du Golan syrien, comme une menace majeure pour la stabilité que la Russie travaille à établir en Syrie.

    La Russie cherche à récolter les fruits de son investissement en Syrie , et notamment en participant à la reconstruction du pays, affirme Menahem.

    Le sud de la Syrie est considéré comme l'un des fronts qui inquiète le président Poutine, en particulier le Golan, dans lequel le Hezbollah, avec l'aide militaire de la Syrie et de l'Iran, a mis en place une infrastructure opérationnelle et de renseignement pour attaquer Israël.

    Cette zone pourrait conduire à un affrontement militaire majeur avec Israël.

    C'est pour résoudre ce problème que "Moscou a mis en place une force militaire qui lui est fidèle dans le sud de la Syrie", explique Yoni Ben Menachem.

    Il a ajouté: "Il y a quelques jours, un cours de formation militaire s'est achevé avec la participation de plusieurs centaines de combattants de la 8e brigade dans la ville de Busra al-Sham dans la région de Daraa au sud de la Syrie."

    Il a souligné que "ceux qui ont participé au stage ont scandé des slogans contre le régime de Bachar al-Assad, et ont brandi une banderole sur laquelle on pouvait lire : la Syrie appartient à son peuple".

    La huitième brigade est dirigée par Ahmed al-Awda, un haut commandant du cinquième corps d'assaut, qui a annoncé la création de «l'armée unie», ou encore «l'armée de Houran».

    Ahmed al-Awda est né à Busra al-Sham, province de Daraa. Il a d'abord combattu dans les rangs du groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Sham (anciennement Jabhat al-Nusra, la fiiale d'al-Qaïda en Syrie), mais il a ensuite fait défection.

    En 2013, la force militaire mise en place par Al-Awda était soutenue par les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Jordanie et une partie des États du Golfe.

    En 2017, «il s'est rapproché des Russes, et en 2018 il a rejoint le Cinquième Corps qui est directement placé sous le commandement de l'armée russe. Il a alors été nommé commandant de la région sud», écrit Menachem.

    Le 23 juillet, Ahmed al-Awda a annoncé que l'armée de Houran "deviendrait une seule unité militaire qui sera assez forte, non seulement pour défendre le Houran, mais aussi pour défendre toutes les parties de la Syrie".

    Selon des sources syriennes, al-Awda «tente depuis longtemps de recruter les jeunes hommes de la région qui refusent de rejoindre l’armée de Bachar al-Assad et se rebellent contre son régime», ajoute Menachem.

    Il a expliqué que "l'armée unifiée" que les Russes sont en train de mettre en place sera constituée "de rebelles contre le régime syrien, qui ont intérêt à maintenir le calme et la stabilité dans le Golan syrien sans affrontements avec Israël".

    Il y a un dialogue politique et militaire entre Israël et la Russie, et les deux pays veulent maintenir le calme dans le sud de la Syrie et ne pas provoquer d'escalade militaire.

    Si l '«armée de Houran» voyait effectivement le jour, elle pourrait constituer une force qui serait utilisée pour contrecarrer les intentions de l'Iran et du Hezbollah d'ouvrir un nouveau front contre Israël depuis le plateau du Golan, selon des estimations stratégiques à Tel Aviv.

    Néanmoins, l'analyste militaire israélien Yoni Ben Menachem soutient dans son article qu'Israël ne devrait pas interférer par le biais de ses unités de renseignement dans ce qui se passe dans la région.

    "Il devrait laisser les Russes faire le travail", a-t-il ajouté. L'objectif des Russes est de parvenir au calme et à la stabilité dans la région, et cela constitue également un intérêt israélien », selon Ben Menachem.

  • Syrie : Un groupe inconnu menace les forces syriennes, russes, iraniennes et kurdes dans la province de Deir ez-Zor

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    Un groupe inconnu, se baptisant "Rassemblement des rebelles au pays de Deir Ezzor" (GRLD) a menacé de lancer une vague d'attaques contre les forces syriennes, russes, iraniennes et kurdes dans la province orientale.

    Dans une déclaration publiée le 18 août, le groupe a appelé la population locale à se tenir à l'écart des positions et installations militaires à Deir Ezzor.

    Le groupe a également déclaré les zones suivantes "zones militaires" :
    Les villes de Deir Ezzor, Mayadin et Boukamal.
    Les villes d'Abu Hamam, al-Tayyana, al-Asharah, al-Suwar, al-Shheell (Shuhayl), Jadeed Ekedat, al-Hisan, al-Kasrah et al-Shaddadi.
    Les autoroutes al-Khurafi et Abu Khashab.
    Le GRLD, qui est apparu pour la première fois l'année dernière, a revendiqué l'attaque du 18 août contre les troupes russes à Deir Ezzor. Un major-général russe a été tué et deux militaires ont été blessés lors de cette attaque.

    Le groupe s'identifie comme une unité de l'armée nationale syrienne (ANS) soutenue par la Turquie. L'ANS a cependant nié cette affirmation.

    Le ministère syrien accuse les Forces démocratiques syriennes (FDS), majoritairement Kurdes, d'avoir créé le GRLD et d'autres groupes fictifs afin de discréditer l'ANS et de promouvoir ses propres intérêts à Deir Ezzor.

    Le GRLD ressemble en effet à un groupe en sous-main au profit d'autres agendas. Les FDS sont peut-être derrière tout cela. Cependant, il n'y a aucune preuve pour étayer cette accusation.

  • Syrie : Le drapeau russe est hissé à Boukamal, à la frontière irakienne où des positions pro-iraniennes sont souvent attaquées

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    La semaine dernière, les forces du 5e Corps d'assaut des volontaires de l'armée syrienne et de la police militaire russe sont arrivées dans la région de Boukamal, dans l'est syrien, près de la frontière irakienne, et ont hissé le drapeau russe
    Les soldats du 5e corps et la police militaire russe sont logés dans des bâtiments où se trouvaient auparavant des militants du Hezbollah et d'autres milices pro-iraniennes. Les combattants des milices chiites pro-iraniennes ont, elles, quitté Boukamal.
    La zone de Boqamal, où les Iraniens ont construit un nouveau poste frontière entre l'Irak et la Syrie, ainsi que de nombreuses installations militaires, ont été soumises à plusieurs reprises à des frappes aériennes. Les médias arabes ont déclaré que ces attaques avaient été menées par l'armée de l'air israélienne et la coalition occidentale. L'apparition de l'armée russe dans cette zone peut s'expliquer par le désir de Moscou de limiter l'influence de l'Iran dans l'est de la Syrie. Mais le même temps, cela pourrait créer de sérieux problèmes dans l'éventualité de nouvelles attaques aériennes israéliennes contre des cibles militaires iraniennes à Boukamal.

     

  • Syrie : La Russie annonce l'arrestation de militants entraînés par les Américains pour recueillir des informations sur des cibles russes et iraniennes

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    L'agence d'État russe RIA Novosti a rapporté que trois combattants du groupe Maghayir al-thawra (Commandos de la révolution - photo ci-dessus) avaient été arrêtés près de Palmyre. Ils étaient an mission pour recueillir des informations sur les installations militaires russes, iraniennes et syriennes. Le groupe venait d'Al-Tanf, où se trouve la base militaire américaine.
    Deux des détenus, Jasem al-Ali et Abdullah al-Mishuat ont reconnu être membres du groupe Maghayir al-thawra. Le groupe était composé de huit personnes: sept soldats et un guide, un contrebandier qui servait également de guide pour les membres du groupe. "Nous sommes partis en motocyclette et nous sommes entrés dans un champ de mines ... Nous nous sommes perdus et ne savions pas où aller, parce que le guide était mort. Nous cherchions une issue, mais, nous avons été capturés et les troupes syriennes nous ont emmenés ici (à Tadmor) ... Nous avions été envoyés pour effectuer des missions de renseignement dans la province de Rakka, dans la ville d'Al-Mansoura ... Nous devions réunir des informations sur les sites russes, iraniens et syriens ... Nous avons reçu des milliers de dollars pour cette tâche, mais tout l'argent a été perdu dans l'explosion de la mine."
    Le troisième détenu, Muhammad Taeshmellan a révélé qu'il était boulanger dans le camp de réfugiés de Rukban avant de rejoindre le groupe Maghayir al-thawra. Les détenus étaient en possession de mitrailleuses, de grenades, une grande quantité de munitions, de l'argent et même de la drogue, selon l'agence russe.
    RIA Novosti révèle également que l'un des détenus, Abdullah al-Mishuat, a déclaré avoir été entraîné sous la supervision d'instructeurs américains: "Les instructeurs américains nous ont appris à manipuler tous les types d'armes. Toutes les armes étaient de fabrication américaine. J'ai vu des instructeurs américains qui venaient se former." Mais les séances d'entraînement étaient dirigées par les Syriens. Les Américains observaient, vérifiaient et évaluaient le déroulement des entraînements à distance. Les entraînements étaient difficiles. Ils duraient deux à trois heures au moins."

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    Base américaine d'al-Tanf