Armée du Mahdi (Moqtada Sadr)

  • Irak : L'imam Moqtada Sadr dissout la "Brigade du Jour Promis" après son appel aux milices à remettre leurs armes

    Imprimer

    Muqtada-al-Sadr.jpgLe chef du mouvement sadriste en Irak, Moqtada Sadr (photo ci-contre), a annoncé vendredi 19 novembre 2021, la dissolution de la milice « Brigade du Jour Promis », qui a été décrite comme l'unité d'élite de son mouvement « l'Armée du Mahdi », exprimant son espoir que cette étape marquerait le début de la dissolution du reste des milices armées du pays.

    La décision de Moqtada Sadr est intervenue moins de 24 heures après avoir appelé les factions chiites armées fidèles à l'Iran à se dissoudre si elles voulaient rejoindre le prochain gouvernement.

    Le leader chiite, grand vainqueur des dernières élections, a déclaré dans un tweet que la décision de dissoudre la "Brigade du Jour Promis" et de fermer son siège était un "geste de bonne volonté", appelant les militants de la faction à remettre leurs armes dans les 48 heures.

    Moqtada Sadr a exprimé son espoir que cette étape constituerait "le début de la dissolution des factions armées, de la remise de leurs armes et de la fermeture de leur quartier général".

    Sadr avait appelé les factions chiites armées irakiennes fidèles à l'Iran à se dissoudre si elles voulaient rejoindre son prochain gouvernement, et avait également exigé qu'elles remettent leurs armes aux Forces de mobilisation populaire (Hashd al-Chaabi), qui sont affiliées au gouvernement.

    Moqtada Sadr a demandé aux Forces de mobilisation populaire de "purifier" leurs rangs des "éléments indisciplinés" et de remettre les "individus corrompus" à la justice.

    Il a également réitéré son affirmation de former un "gouvernement politique majoritaire", dans un message clair à ses opposants, dans lequel il les a également appelés à reconnaître leur défaite aux élections.

    L'Alliance Fattah, un puissant allié de Téhéran, n'a remporté qu'une quinzaine de sièges aux élections, selon les résultats préliminaires, après avoir été la deuxième force du parlement précédent avec 48 sièges.

    Les dirigeants de l'Alliance Fattah ont condamné la "fraude" dans le processus électoral, et leurs partisans, qui représentent des factions pro-iraniennes au sein des Forces de mobilisation populaire (Hashd al-Chaabi), ont organisé un sit-in devant les entrées de la "zone verte".