Armée burkinabé

  • Burkina Faso : l'armée lance une opération de sécurisation dans l'Est

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    L'armée burkinabè a annoncé, vendredi soir 22 octobre 2021, dans un communiqué que suite à la recrudescence des actes de terrorisme dans la région de l'Est, des opérations de ratissage sont actuellement conduites dans le but de rétablir la sécurité au sein des populations.

    Selon le communiqué de l'Etat major général, des unités de l'armée de terre et de la gendarmerie, appuyées par l'armée de l'air, sont engagées depuis quelques jours dans ces opérations qui prévoient, notamment, des actions de sécurisation d'axes, des bouclages et des fouilles.

    L'armée précise qu'à ce stade des opérations, "plusieurs individus suspects ont été appréhendés et transférés pour des investigations".

    Elle a ajouté que plusieurs engins explosifs improvisés avaient été décelés et neutralisés.

    Le chef d'état-major général des Armées à, quant à lui, invité les populations à faire confiance aux Forces armées nationales et à leur prêter main forte en collaborant "franchement" avec elles.

    Un enseignant a été enlevé, jeudi, dans la localité de Matiakoali dans l'Est du pays et plusieurs écoles ont suspendu les cours, selon l'agence d'information du Burkina (AIB).

    Vendredi lors d'une conférence de presse tenue à Ouagadougou, des habitants de cette région ont dénoncé la situation sécuritaire précaire avant d'appeler à la résistance.

    Depuis 2015 le Burkina Faso est confronté à une montée des attaques terroristes qui ont fait de nombreuses victimes et plus de 1,4 million de déplacés internes, selon le gouvernement.

    A la date du 28 mai 2021, 2 244 établissements scolaires étaient fermés affectant 304 564 élèves dans plusieurs régions du pays, selon les chiffres du ministère de l'Education communiqués début octobre à l'occasion de la rentrée scolaire.

    En outre, les violences ont poussé quelque 17 500 personnes à quitter le pays depuis le début de l'année en cours selon l'ONU.

    A ce jour, l'état d'urgence est décrété dans 14 des 45 provinces que compte le pays, afin de faciliter la lutte contre le terrorisme.

  • Burkina Faso : deux militaires tués dans l'explosion d'une mine dans l'ouest

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    Deux militaires ont été tués samedi 2 octobre 2021, par l'explosion d'une mine sur l'axe Mangodara-Noumoutiédougou dans la province de la Comoé à l'Ouest du pays près de la frontière avec la Côte d'Ivoire.

    Selon l'agence d'information du Burkina (AIB), l'armée s'est déployée massivement dans cette zone forestière pour faire face à la montée du terrorisme.

    "Une patrouille de l'armée en mission de sécurisation a sauté ce samedi sur une mine dans la province. Le bilan provisoire est de deux de nos éléments tués", a expliqué un officier militaire sous couvert d'anonymat.

    L'attaque de ce samedi intervient alors que l'armée a annoncé avoir "neutralisé" la veille, dans des frappes aériennes, "plusieurs terroristes" dans la localité de Mansila dans le Sahel.

    Depuis quelques semaines la région de l'ouest du Burkina Faso, notamment la frontière avec la Côte d'Ivoire enregistre des incidents liés au terrorisme.
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    Dans la commune de Mangodara, située dans la province de la Comoé, des milliers de personnes apeurées ont fui les villages environnants, selon le Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR).

    Dans une note publiée le 23 septembre dernier, le HCR soulignait, qu'à la date du 19 septembre le Conseil National de Secours d’Urgence et de Réhabilitation (CONASUR) avait déjà dénombré 835 ménages de 6 302 personnes déplacées internes dans cette commune.

    La même source indiquait que l'enregistrement des personnes déplacées internes était en cours et que le ministère de l’Action Humanitaire avait convoyé 40 tonnes de vivres dont 20 tonnes de riz et 20 tonnes de mil pour répondre aux besoins alimentaires urgents de ces populations.

    Depuis 2015 le Burkina Faso est confronté à une montée des attaques terroristes qui ont des nombreuses victimes et plus de 1,4 million de déplacés internes, selon le gouvernement.

    En outre, les violences ont poussé quelque 17 500 personnes à quitter le pays depuis le début de l'année en cours selon l'ONU.

    A ce jour, l'état d'urgence est décrété dans 14 des 45 provinces que compte le pays, afin de faciliter la lutte contre le terrorisme.
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  • Burkina Faso : L'armée burkinabé se dote d'équipements et de véhicules de défense turcs pour la lutte antiterroriste

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    Le Burkina Faso se dote d'équipements et de véhicules de défense turcs pour la lutte antiterroriste.

    Le Burkina Faso qui souhaite renforcer son armée pour mieux lutter contre les organisations terroristes, a approfondi sa coopération avec la Turquie dans le domaine militaire, ces dernières années.

    La valeur des exportations turques de matériel de défense et aéronautique réalisées vers le Burkina Faso pendant les huit premiers mois de 2020, a été de 277 mille dollars.

    Ce chiffre est passé à 6 934 000 dollars dans la même période de 2021. Il s'agit donc d'une hausse de 2 403%.

    Le Burkina Faso utilise depuis un certain temps le véhicule blindé tactique Cobra, produit par l'entreprise turque Otokar.

    Le pays a ensuite cherché à diversifié les produits turcs qu'il importe : lors de sa visite en Turquie en 2019, le Président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré a signé un accord de coopération d'industrie de défense.

    L'une des principales entreprises turques actives dans ce secteur est l'entreprise ASELSAN. L'entreprise ASFAT a également signé un contrat pour exporter des équipements mécaniques de déminage.

    Le ministre burkinabè de la Défense, Aimé Barthélemy Simporé a participé au 15ème Salon international de l'Industrie de la défense (IDEF'21) à Istanbul, au mois d'août 2021.

    Un contrat a été signé en marge du salon, entre les entreprises turques et les forces du G5 Sahel (formé par le Mali, la Mauritanie, le Tchad, le Burkina Faso et le Niger).

    Suivant ce contrat, la Société anonyme turque de l'Industrie mécanique et chimique livrera au G5 Sahel des fusils et des munitions.

    La Direction de l'Industrie de la défense de la Présidence de la République de Turquie et le G5 Sahel ont en outre signé une déclaration de volonté visant à renforcer la coopération dans le domaine.

    Selon les estimations, le Burkina Faso a dépensé 1,3 milliard de dollars pour la lutte antiterroriste depuis 2018.

    Les groupes affiliés à l'al-Qaïda et Daech, actifs au Mali, mènent fréquemment des attaques dans le nord et l'est du Burkina Faso, depuis 2015.

  • Burkina Faso : huit terroristes neutralisés en une semaine par l’armée

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    L’armée burkinabè a affirmé, lundi soir 31 mai 2021, avoir tué, dans la semaine du 24 au 30 mai, huit terroristes et capturé trois autres dans des opérations anti-terroristes dans plusieurs localités du pays.

    Dans son rapport d’activité de la semaine écoulée l’armée a indiqué que le 28 mai dernier, le bataillon G5 Sahel du Burkina Faso a effectué une mission de reconnaissance offensive dans la zone de Tasmakat dans la province de l'Oudalan dans le Sahel.

    "Au cours de cette action, cinq terroristes ont été neutralisés. Trois suspects appréhendés ont été remis à la gendarmerie pour des investigations. De l’armement et divers matériels ont été également récupérés", lit-on dans le document.

    Dans la même semaine, suite à l'attaque contre des populations à Tialboanga dans la province de la Tapoa (Est), des opérations de ratissage ont été exécutées par les unités d’intervention pour retrouver les assaillants. Ces opérations ont permis de neutraliser deux assaillants et de récupérer leur armement, selon la même source.

    Trois jours après, un assaillant a été abattu en riposte à une attaque ayant visé une patrouille mixte de volontaires et de forces de défense et de sécurité dans la localité de Kelbo dans l’Oudalan dans le Sahel, indique l’armée burkinabè.

    Le bilan de cette attaque est passé, lundi, de deux supplétifs de l’armée tués à 7 morts dont quatre volontaires et trois civils, selon une source sécuritaire.

    La fin de la semaine dernière a été marquée par une recrudescence des attaques terroristes dans le Sahel et l’Est du Burkina Faso.

    Selon l’Agence d’information du Burkina (AIB, officielle), une dizaine d’écoles ont été pillées dans la province de la Gnagna (Est) par une "colonne d’hommes armés" qui se livrent également à chacune de leur visite, à des prêches radicaux à visage découvert.

    Vendredi soir, le couvre-feu instauré depuis 2019, a été prolongé de 45 jours dans le Sahel et de 30 jours dans l’Est du pays.

    Depuis 2015, le Burkina Faso vit au rythme d'attaques terroristes qui ont fait de nombreuses victimes parmi les civils et les militaires, et des milliers de déplacés, confrontés à une crise humanitaire.

  • Burkina Faso : Frappe aérienne contre un groupe jihadiste

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    L'armée de l'air du Burkina Faso a mené une frappe aérienne contre des membres du groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), un groupe affilié à al-Qaïda, samedi 24 avril près du village de Banga (Mansila), province de Yagha. On ignore s'il y a des victimes.

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  • Burkina Faso : Au moins 4 soldats tués dans une embuscade dans le centre-nord

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    Au moins quatre soldats burkinabè ont été tués mercredi 21 avril 2021, dans une embuscade tendue par des individus armés non identifiés, dans la province du Sanmantenga, dans le centre-nord du Burkina Faso.

    "Des hommes armés non identifiés ont tendu mercredi, une embuscade contre une patrouille du détachement militaire de Yirgou dans la province du Sanmantenga dans le centre-nord du Burkina Faso faisant 4 morts", a déclaré un officier militaire dans un message envoyé à l’Agence Anadolu.

    Une source hospitalière a déclaré que l’attaque a fait également deux blessés dans les rangs de l’armée burkinabè.

    L'attaque n’avait été revendiquée par aucune partie mercredi, à 15H00 GMT.

    Depuis 2015, le Burkina Faso fait face à des attaques terroristes dans plusieurs de ses régions. Ces attaques ont fait de nombreuses victimes parmi les civils et les militaires, et des milliers de déplacés sont confrontés à une grave crise humanitaire.
    Plusieurs provinces du pays, notamment dans les régions de l'est, du nord, du Sahel, de la boucle du Mouhoun, et du centre-est, où les attaques et les enlèvements sont réguliers, sont placées en état d’urgence, depuis 2019.
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  • Burkina Faso : six morts dont un militaire dans une embuscade au Sahel

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    Six personnes dont un militaire ont été tués, samedi 6 mars, dans une embuscade tendue par des "individus armés non identifiés", dans la localité de Gaskindé dans la province du Soum (Sahel) dans le nord-est du Burkina Faso.

    "Des individus armés non identifiés ont attaqué samedi une position des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Une patrouille de l’armée qui venait en renfort est tombée dans une embuscade, faisant six morts dont un militaire", a déclaré dimanche matin, un officier de l’armée burkinabè sous couvert d’anonymat.

    Selon l’agence d’information du Burkina (AIB) qui confirme l’attaque, "au cours de la riposte, plusieurs terroristes ont été abattus".

    Cette attaque n'a pas été revendiquée.

    À l'instar de plusieurs autres régions du Burkina Faso, le Sahel est en proie à des attaques terroristes depuis plus de cinq ans ayant fait de nombreuses victimes et des milliers de déplacés internes.

    Le mardi 02 mars 2021, une ambulance du Centre Médical de Djibo qui effectuait une évacuation médicale vers Ouagadougou, a heurté un engin explosif improvisé à Gaskindé dans la province du Soum, Région du Sahel, l'accident s'est soldé par la mort des six personnes qui étaient à bord.

    Mercredi dernier en soirée, dans la même région, des individus armés non identifiés ont attaqué le village de Kobaoua, tuant au moins cinq personnes.

    La semaine dernière, dans la province du Yagha, toujours dans la même région, deux femmes ont également perdu la vie à la suite d’un incident similaire.

    Depuis lundi dernier, le gouverneur de la région a prolongé le couvre-feu de 45 jours pour permettre aux forces de défense et de sécurité de mener les opérations antiterroristes.