armée américaine en Syrie

  • Syrie : Un convoi de la police militaire russe passe en force à travers un barrage de l'armée US dans l'est syrien et établit un check point

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    Mardi 29 septembre, les troupes russes ont franchi un barrage américain dans l'est syrien et ont érigé un poste de contrôle le long d'une route à Hassaé.

    Le convoi militaire russe a réussi à entrer dans la partie orientale du nord syrien malgré l'opposition des Américains .

    L'armée américaine avait soumis les troupes russes à une très forte pression mais cela n'a pas suffi pour intimider les militaires russes qui ont réussi à passer outre.

    Les militaires russes ont alors établi leur propre point de contrôle, entravant à leur tour complètement le mouvement des Américains depuis l'Irak.

    Les photos de l'incident montrent que les militaires russes ont réussi à atteindre la ville de Derik, et ont commencé la construction d'un point de contrôle à cet endroit, en déployant des moyens de défense supplémentaires et des véhicules blindés.

  • Syrie : L'armée américaine renforce son déploiement - un signal envoyé à la Russie

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    L'armée américaine a annoncé avoir renforcé son déploiement militaire dans le Nord-Est syrien, après plusieurs incidents ayant opposé les forces américaines à l'armée russe dans cette région où Washington maintient désormais une présence limitée.

    Le commandement central de l'armée américaine au Moyen-Orient (Centcom) a "déployé un radar Sentinel, accru la fréquence des patrouilles aériennes au dessus des zones contrôlées par les forces américaine et déployé des véhicules de combat M2A2 Bradley" dans cette zone contrôlée par les Etats-Unis et leurs alliés kurdes, a indiqué dans un communiqué le porte-parole du Centcom, le commandant Bill Urban. Les Bradley s'étaient retirés en octobre dernier de cette zone, sur décision du président américain Donald Trump qui a tenté début 2019 de rappeler l'ensemble des troupes américaines en Syrie, avant d'accepter d'en laisser quelques centaines pour y garder les puits de pétrole.

    Selon un responsable américain ayant requis l'anonymat, le nombre de blindés envoyés en renfort ne dépasse pas la demi-douzaine, et "moins d'une centaine" de troupes ont été envoyées pour les manœuvrer. Le porte-parole du Centcom a précisé que ces mesures étaient destinées à "défendre les forces de la coalition dans cette zone et à s'assurer qu'elles poursuivent leur mission (...) sans interférence".

    Il n'a pas mentionné la Russie mais le responsable américain a indiqué à l'AFP qu'il s'agissait d'un "signal clair envoyé à la Russie pour qu'elle respecte les processus de déconfliction dans le région, et pour que la Russie et d'autres acteurs s'abstiennent d'actes non professionnels et dangereux".

    Plusieurs incident ont opposé ces dernières semaines les militaires américains aux forces russes désormais déployées le long de la frontière turque, conformément à un accord avec Ankara. Fin août, sept soldats américains avaient été blessés au cours d'une collision avec un véhicule russe. Des vidéos mises en ligne sur Twitter, apparemment filmées par des témoins et les Russes eux-mêmes, montraient des blindés et des hélicoptères russes tentant de bloquer des véhicules américains, puis les forcer à quitter la zone. "Les Etats-Unis ne cherchent à entrer en conflit avec aucun autre pays en Syrie, mais ils défendront les forces de la coalition si nécessaire", a souligné le commandant Urban.

    Les blindés ont été aéroportés depuis une base du Koweit, a précisé dans un autre communiqué le porte-parole de la coalition antijihadiste, le colonel Wayne Marotto. Ils appartiennent à la 2e brigade de la 1ère division blindée de Fort Bliss, Texas.

    Réponse russe
    Samedi 19 septembre, les forces russes ont acheminé de nouveaux véhicules blindés et des renforts militaires à l'aéroport de Qamishli, dans le nord-est de la Syrie, moins de 12 heures après que le Pentagone ait annoncé l'envoi de véhicules blindés et de soldats en Syrie

    Bras de fer entre Américains et Russes en Syrie
    Les troupes américaines et les mercenaires russes sont souvent en contact en Syrie, mais les affrontements ont été rares. En février 2018, des mercenaires russes avaient attaqué un poste de commandement des Forces démocratiques syriennes (FDS), les alliés kurdes des Etats-Unis, près de Deir ez-Zor. Des soldats américains qui se trouvaient dans le bâtiment avaient alerté la coalition, qui avait répliqué par une frappe aérienne ayant fait entre 100 et 200 morts parmi les mercenaires russes.

  • Syrie : Un chef jihadiste tunisien tué par un drone à Edleb

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    Un chef jihadiste tunisien, installé en Syrie et impliqué dans la mort de 20 druzes en 2015, a été tué par un tir de drone dans le Nord-Ouest du pays, a rapporté mardi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    L'attaque de drone contre Sayyaf al-Tounsi a eu lieu lundi dans la ville d'Edleb, selon l'Observatoire, qui pointe du doigt la possible responsabilité dans ce raid des forces américaines intervenant en Syrie contre les jihadistes. "Le drone armé a pris pour cible la voiture d'un commandant de Houras al-Din, qui a été tué", a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

    Le jihadiste tunisien était autrefois affilié à Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l'ex-branche d'el-Qaëda qui domine des pans entiers de la province d'Edleb, avant de rallier Houras al-Din, groupuscule lié à el-Qaëda, a-t-il souligné. Le Tunisien avait été radié de HTS pour son implication en juin 2015 dans le meurtre de 20 membres de la minorité druze de Syrie, dans le petit village de Qalb Laouza, dans la province d'Edleb, selon l'OSDH.

    Les troupes américaines, intervenant en Syrie en soutien à des forces kurdes locales dans le cadre d'une coalition internationale, ont déjà mené ces derniers mois des raids similaires dans le Nord-Ouest syrien, rapportés par l'OSDH mais rarement confirmés par Washington. En juin, deux commandants de Houras al-Din avaient été tués dans une attaque de drone. L'OSDH avait estimé que cette attaque avait probablement été menée par les Etats-Unis. En octobre 2019, le chef du groupe Etat islamique Abou Bakr al-Baghdadi était mort dans une opération américaine dans le Nord-Ouest syrien.

    Kurdes
    La communauté druze, minorité musulmane hétérodoxe, représente environ 3% de la population syrienne et vit majoritairement dans la province méridionale de Soueida. Cette communauté est divisée, certains de ses membres combattant du côté du régime, tandis que d'autres ont exprimé leur sympathie pour l'opposition.

  • Syrie : Américains et Russes en compétition pour le contrôle des coeurs et des esprits des populations dans le nord-est syrien

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    Les forces russes sont de plus en plus rejetées par la population locale dans le nord-est de la Syrie alors qu'elles tentent d'étendre leur présence militaire dans cette partie du pays déchiré par la guerre.

    La semaine dernière, un convoi militaire russe est arrivé dans un village près de la frontière entre la Syrie et la Turquie où des officiers russes avaient expliqué leur intention d'établir un avant-poste militaire dans la région.

    "Environ 12 véhicules blindés russes sont arrivés dans notre village vendredi dernier", a déclaré une source locale habitant le village de Sarmsakh, dans le nord-est de la Syrie. "Plus de 200 habitants de notre village et d'un village voisin se sont rapidement rassemblés et se sont dirigés vers l'endroit où se trouvaient les Russes."

    La source locale a précisé : "Un commandant russe nous a dit qu'ils voulaient construire un avant-poste dans le village pour notre protection. Nous leur avons simplement dit que nous ne voulions pas de leur protection et que nous n'avions pas confiance dans les Russes."

    Il a ajouté, "Nous leur avons dit que s'ils ne partaient pas, nous jetterions des pierres sur leurs véhicules. Ils ont dit que si nous ne voulions pas d'eux, ils partiraient. Et c'est comme ça qu'ils ont quitté le village."

    Ce n'est pas la première fois que les forces russes font face à des protestations de la population Kurde locale dans le nord-est de la Syrie. En juin, un convoi russe avait déjà été confronté à l'hosilité de la population locale lorsqu'il est arrivé dans un village près des frontières syriennes avec la Turquie et l'Irak dans le but de construire une base.

    Ces derniers mois, la Russie, un des principaux soutiens du régime du président syrien Bachar al-Assad, a renforcé son implantation dans le nord-est du pays, qui est largement contrôlé par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) une coalition de groupes armés dominée par les milicins Kurdes.

    Dans la foulée de l'offensive lancée par l'armée turque et les rebelles syriens alliés d'Ankara, contre les FDS soutenues par les Etats-Unis en octobre 2019, les troupes russes sont entrées dans la région. Ils ont profité pour cela du retrait partiel des troupes américaines de la zone frontalière entre la Syrie et la Turquie.

    Un commandant kurde a déclaré que "les Russes se déplacent presque librement dans notre région" depuis octobre 2019.

    Déficit de confiance
    "La Russie souffre d'un déficit de confiance dans la plupart des régions du nord-est de la Syrie", a déclaré à la VOA Nicholas Heras, un expert du Moyen-Orient à l'Institut pour l'étude de la guerre à Washington (Study of War). "Les Russes ont essayé de se présenter comme des intermédiaires honnêtes entre les Kurdes et Damas, sans grand résultat tangible".

    Heras a noté qu'"une présence militaire russe élargie à Qamishli, où les Russes cherchent à établir une base importante, compromettrait l'influence des Kurdes syriens sur Assad, qui ne peut pas les ramener sous son règne par la seule force militaire".

    "Les Kurdes syriens essaient de dire à la Russie que c'est eux, et non pas Moscou ou Damas, qui contrôlent leur propre territoire", a-t-il ajouté.

    Défier les États-Unis
    Il reste que les tentatives de la Russie de s'étendre militairement dans le nord-est de la Syrie sont destinées principalement à concurrencer la présence militaire américaine dans la région.

    "Les Russes essaient de défier les États-Unis et d'utiliser la population locale. Il y a donc une rivalité pour le contrôle des cœurs et les esprits", a déclaré Seth Frantzman, directeur du Centre de rapport et d'analyse du Moyen-Orient.

    "Si les informations sont exactes que la population locale s'oppose à l'installation de bases russes, ce serait un énorme revirement par rapport à octobre dernier et prouverait que les États-Unis ont réussi à rétablir la confiance", a déclaré Frantzman.

    Les États-Unis comptent actuellement environ 500 soldats dans le nord-est syrien qui, selon les responsables américains, protègent les champs pétrolifères de la région et empêchent la réapparition de l'État islamique.

    Le mois dernier, des responsables américains ont déclaré qu'une société américaine avait conclu un accord avec les autorités kurdes du nord-est de la Syrie pour développer et exporter du pétrole brut dans les zones sous leur contrôle.

    Cet accord a provoqué la colère des gouvernements russe et syrien, qui l'ont tous deux qualifié d'illégal.

    La compétition entre Russes et Américains a donné lieu à des tensions entre les militaires des deux super-puissances en Syrie. Fin août, des responsables militaires américains ont déclaré que quatre soldats américains avaient été blessés lors d'une altercation avec les forces russes dans le nord-est syrien.

     

  • Syrie : L'armée russe déploie d'importants renforts sur l'aéroport de Qamishli (nord est syrien)

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    Jeudi 10 septembre, les forces russes ont déployé des renforts sur l'aéroport de Qamishli, dans le nord-est de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

    La ville de Qamishli, située juste à la frontière avec la Turquie, est contrôlée conjointement par les forces gouvernementales syriennes et les Forces Démocratiques Syriennes dirigées une coalition de groupes rebelles majoritairement kurdes et appuyés par l'armée américaine.

    "Les forces russes ont amené, par l'autoroute internationale M4, 50 camions chargés de véhicules blindés, d'armes, de munitions et de matériel logistique sur l'aéroport de Qamishli", indique l'OSDH dans un rapport.

    Il y a deux jours, l'OSDH a signalé que la Russie avait également déployé des équipements, des armes et du matériel logistique par voie aérienne sur l'aéroport de Qamishli.

    L'année dernière, plusieurs sources ont affirmé que la Russie envisageait d'établir une base à l'aéroport de Qamishli, similaire à celle de Hmeimim sur la côte syrienne. Cependant, la présence militaire russe dans l'aéroport était restée limitée à quelques hélicoptères et à un système de défense aérienne.

    Les renforts récemment déployés sur l'aéroport de Qamishli sont destinés à soutenir les opérations de la police militaire russe dans le nord-est de la Syrie. Moscou s'efforce de renforcer son influence dans la région en coopération avec Damas et les FDS. L'objectif est clairement de servir de rempart face à une éventuelle offensive turque dans cette région.

  • Syrie : Des militaires saoudiens sont entrés dans le nord-est de la Syrie avec les forces de la coalition dirigée par les Etats-Unis

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    Une petite unité militaire saoudienne a pénétré dans le gouvernorat syrien d'al-Hassaké, au nord-est du pays, contrôlé par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une coalition majoritairement kurde soutenue par les États-Unis, a rapporté la télévision al-Mayadeen le 27 août.

    L'unité est composée de 20 membres, et serait dirigée par un officier saoudien de haut rang nommé "Saud al-Jaghifi".

    Selon al-Mayadeen, un convoi des forces de la coalition , qui s'est récemment retiré du camp Taji en Irak, a déplacé l'unité saoudienne d'Irak vers une base à al-Shaddadi dans la campagne de Hassaké au sud.

    Une source bien informée a déclaré que l'unité saoudienne ne devait pas rester à al-Shaddadi, révélant que des officiers du Royaume avaient déjà effectué des visites similaires dans le nord-est de la Syrie par le passé.

    "Ils quitteront le pays", a déclaré la source, ajoutant : "Ce n'est pas la première fois que des soldats saoudiens entrent en Syrie, car ils y étaient déjà entrés pour communiquer avec certaines tribus arabes dans le gouvernorat de Hassaké."

    L'Arabie saoudite bénéficie de liens étroits avec les tribus arabes du nord-est de la Syrie, en particulier à al-Hassaké. Ces tribus, comme Al Anazzah et Al Baggara, sont très présentes dans le royaume.

    Si la présence de soldats saoudiens à Hassake en Syrie est très inhabituelle, mais pas extraordinaire en soi. Le Royaume est connu pour être un partenaire de la coalition dirigée par les États-Unis ainsi qu'un bailleur de fonds des FDS, une coalition de combattants Kurdes et de tribus arabes du nord-est de la Syrie.

  • Syrie : Bras de fer entre soldats américains et russes - Des militaires américains blessés

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    Un véhicule blindé de l'armée russe a volontairement percuté un véhicule de l'armée américaine, blessant plusieurs militaires américains. L'incident a eu lieu après un bras de fer entre une patrouille motorisée américaine et des véhicules russes.

    "La patrouille américaine a quitté les lieux après l'incident pour éviter d'aggraver la situation", ont déclaré des responsables américains.

    La Maison Blanche a également déclaré que "de telles actions non professionnelles" allaient à l'encontre de l'accord russo-américain sur la prévention des conflits.

    Dans le même temps, le ministère russe de la Défense déclare que la coalition internationale a été avertie à l'avance qu'à ce moment, un convoi de militaires russes devrait passer par l'endroit indiqué.