armée américaine en Syrie

  • Syrie : Attaques à la frontière syrienne: Ankara accuse les Etats-Unis et la Russie

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    Cavusoglu Mevlut (ministre des AE).jpegLa Turquie a accusé, mercredi 13 octobre 2021, les Etats-Unis et la Russie d'avoir une part de "responsabilité" dans les récentes attaques conduites contre ses forces en Syrie et à la frontière, se réservant le droit de riposter.

    "La Russie et les Etats-Unis ont une responsabilité dans les dernières attaques visant des civils et des policiers" lancées depuis la Syrie, a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu lors d'une conférence de presse. "Nous ferons ce qui est nécessaire pour nettoyer ces régions des terroristes", a ajouté M. Cavusoglu.

    Selon lui, les Etats-Unis ont "failli à leurs promesses" en formant et armant les combattants kurdes de Syrie. "Qui fournit des armes à ces terroristes? Qui les forme? C'est vous", a-t-il dit en dénonçant "l'insincérité" américaine. "Puisqu'ils ne tiennent pas leurs promesses, nous ferons le nécessaire pour [garantir] notre sécurité", a-t-il ajouté.

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'était dit prêt lundi à "prendre les mesures nécessaires" pour éliminer rapidement les menaces contre ses forces. "Les récentes attaques et le harcèlement visant nos forces de police ont atteint leur limite", a déclaré le président Erdogan.

    Ankara a rapporté depuis le week-end dernier plusieurs attaques visant ses forces, dont trois tirs de missiles tirés lundi dans la province de Gaziantep (sud-est), depuis une zone du nord de la Syrie contrôlée par les combattants des Unités kurdes de protection du peuple (YPG).

    Les YPG, principale milice kurde en Syrie, sont considérés par Ankara comme une émanation du Parti des travailleurs kurdes (PKK), classé comme une organisation terroriste par les États-Unis et l'Union européenne.

    Cette attaque n'a fait aucun mort, selon le bureau du gouverneur local. L'agence de presse turque officielle, Anadolu, a par ailleurs fait état d'une autre attaque dimanche, attribuée aux YPG dans le nord de la Syrie, qui avait fait deux morts et deux blessés dans les rangs des forces spéciales turques.

    L'ambassade américaine en Turquie a présenté mardi via Twitter ses condoléances à Ankara pour cette attaque.

    Depuis le début de la semaine, les craintes d'une opération militaire turque en Syrie font plonger la monnaie nationale face au dollar à des niveaux inédits.

  • Syrie : Des partisans du régime syrien affrontent des véhicules de l'infanterie américaine dans le nord syrien

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    Mardi 27 juillet 2021, des partisans du gouvernement ont intercepté un convoi de la coalition dirigée par les États-Unis près de la ville de Khirbet al-Dhiyabat, au nord de la province de Hassakeh, dans le nord-est de la Syrie.

    Selon l'agence de presse arabe syrienne, le convoi, composé de sept véhicules, a été contraint de se retirer de la périphérie de la ville par des habitants en colère.

    Les habitants ont coupé la route et l'ont empêché le convoi d'entrer, ce qui a obligé les forces américaines à faire demi-tour. 

    Une vidéo de l'incident a révélé qu'au moins deux des véhicules du convoi étaient des véhicules de combat d'infanterie M2A3 Bradley (IFV).

    Le Bradley IFV est armé d'un canon à chaîne de 25 mm M242, d'une mitrailleuse coaxiale M240C de 7,62 mm et d'un double missile guidé antichar TOW, ATGM.
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    En octobre 2019, la coalition dirigée par les États-Unis a déployé un certain nombre de VCI Bradley dans le nord-est de la Syrie après avoir retiré ses troupes d'Alep et de Raqqa. La coalition a ensuite déployé davantage de VCI dans la région en septembre 2020. Ces véhicules lourdement armés ont été initialement déployés pour soutenir les Forces Démocratiques Syriennes ainsi que pour garder les champs de pétrole et de gaz.

    Les partisans du gouvernement s'efforcent de restreindre les mouvements des forces de la coalition dirigée par les États-Unis dans le nord-est de la Syrie depuis plus d'un an maintenant. L'incident de Khirbet al-Dhiyabat n'est pas le premier et ne sera probablement pas le dernier.

  • Syrie : La coalition dirigée par les Etats-Unis a neutralisé 6 jihadistes de Daech lors d'une dépose dans le sud-est de Deir ez-Zor

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    Tard vendredi 16 juillet, la coalition dirigée par les États-Unis et les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) ont mené avec succès une opération antiterroriste dans la ville de Dhiban, dans le sud-est de la province de Deir Ezzor.

    Une force conjointe de la coalition et des FDS a été déposée par hélicoptères dans le quartier d'al-Latwah, où une cellule de l'Etat islamique avait été repérée.

    Suite à de violents affrontements, deux des membres de la cellule jihadiste ont été éliminés. Quatre autres islamistes ont été capturés par la force conjointe.

    "La coalition continuera avec ses partenaires à frapper les terroristes, reflétant l'unité mondiale pour voir une défaite durable contre Daech [Etat islamique]", a déclaré le porte-parole de la coalition dirigée par les États-Unis, le colonel Wayne Marotto sur Twitter. « Les troupes américaines continueront la campagne dans le cadre de la coalition pour empêcher une résurgence de Daech. »

    La situation dans le sud-est de la province de Deir Ezzor est loin d'être stable. L'Etat islamique n'est pas la seule menace à laquelle est confrontée la coalition dirigée par les États-Unis dans la région.

    Au cours des trois dernières semaines, six attaques, prétendument menées par des forces soutenues par l'Iran, ont visé des bases de la coalition dirigée par les États-Unis dans le sud-est de la province de Deir Ezzor. Récemment, une patrouille conjointe de la coalition et des FDS a découvert des roquettes de fabrication iranienne prêtes à être lancées dans la région.

  • Syrie : Frappe de drone à la frontière irako-syrienne quelques heures après l'attaque des champs pétrolières d'al-Omar

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    Tard mardi 13 juillet 2021, un drone de combat non identifié a visé un poste militaire à la frontière syro-irakienne, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

    Le poste, qui est situé dans le village d'al-Harra dans le sud de la province de Deir Ezzor en Syrie, est occupé par le Hashd al-Chaabi, des forces de la coalition de groupes paramilitaires chiites irakiens soutenus par l'Iran. Aucune perte n'a été signalée à la suite de la frappe du drone.

    Si elle est confirmée, ce ne sera pas la première frappe de ce type cette année. Le 22 mai, un drone de combat non identifié avait visé un véhicule dans la région ouest de l'Irak, près de la frontière avec la Syrie. Le véhicule, une camionnette Toyota, aurait transporté des armes.

    Les États-Unis et Israël ont tous deux mené des frappes contre les forces soutenues par l'Iran gardant la frontière syro-irakienne à plusieurs reprises au cours des dernières années.

    La nouvelle frappe sur le passage d'al-Harra pourrait avoir été une réponse des États-Unis aux récentes attaques contre leurs bases dans le nord-est de la Syrie. Les forces syriennes et irakiennes soutenues par l'Iran seraient à l'origine de ces attaques.

    Moins de 12 heures avant la frappe du drone, des sources officielles syriennes ont signalé une nouvelle attaque contre la principale base américaine dans les champs pétrolifères d'al-Omar dans la région du nord-est.

    La guerre secrète en cours entre les États-Unis et les forces soutenues par l'Iran en Irak et en Syrie s'intensifie. Washington semble incapable de dissuader les alliés de Téhéran.

  • Syrie: un obus tiré près d'une base de la coalition

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    Un obus de mortier est tombé dans un champ gazier de l'est de la Syrie, près d'une base de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, a rapporté dimanche l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    Une explosion a été entendue dans cette zone du champ gazier de Conoco, dans la province de Deir Ezzor, a précisé l'OSDH. Il n'a été fait état d'aucune victime à ce stade.

    Selon l'ONG, des milices pro-iraniennes sont probablement à l'origine de l'incident.

    L'agence officielle syrienne Sana a indiqué qu'une explosion avait été entendue dans la zone du champ gazier de Conoco, sans donner davantage de détails.

    Cet incident survient dans un contexte de tensions, après des frappes américaines le mois dernier contre trois cibles, accusées par Washington d'être utilisées par des groupes pro-Iran dans l'est de la Syrie et l'ouest de l'Irak.

    Mercredi, des forces kurdes de Syrie qui ont combattu l'Etat islamique ont affirmé avoir déjoué une attaque de drones près d'une importante base de la coalition internationale menée par les Etats-Unis dans l'est de la Syrie, dans le secteur du champ pétrolier d'al-Omar, non loin de la frontière irakienne.

  • Syrie : Escarmouche entre patrouilles russe et américaine

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    Samedi 3 juillet, le compte bullBSN sur Instagram a publié une vidéo montrant des véhicules militaires américains pourchassant un véhicule blindé Tigre de la police militaire russe dans la région nord-est de la Syrie.

    Dans la vidéo, on peut voir plusieurs véhicules américains M-ATV et MaxxPro MRAP (résistant aux mines) pourchassant le Tigre russe et essayant de le dépasser, mais en vain. L'un des véhicules américains aurait perdu une roue pendant l'escarmouche, selon les affirmations des Russes entendues sur la vidéo. La vidéo a été filmée à bord du Tigre, probablement un soldat.

    Pour l'instant, on ne sait toujours pas quand ni où l'affrontement russo-américain a eu lieu. Habituellement, les troupes russes et américaines se croisent sur l'autoroute M4 ou sur une route voisine.

    Plus tôt cette semaine, la   chaîne Reverse Side of the Medal sur Telegram a partagé des images d'un accident de la route entre les forces américaines et des véhicules de la police militaire russe dans le nord-est de la Syrie. L'accident pourrait être lié à l'escarmouche.

    Les forces russes et américaines suivent un mécanisme de déconfliction strict lorsqu'elles opèrent dans le nord-est de la Syrie. Parfois, cependant, des violations sont signalées.

    Le mois dernier, une patrouille américaine s'est approchée de l'autoroute M4 dans la campagne nord de Hassakeh sans préavis. La police militaire russe a rapidement réagi en bloquant le chemin à la patrouille américaine.

  • Syrie : Une opération de parachutage permet d'éliminer un chef de Daech dans la région de Hasakeh

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    La coalition internationale dirigée par les États-Unis, en coopération avec les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), a mené une opération de parachutage dans la province de Hasakeh, dans le but d'éliminer un haut dirigeant de l'Etat islamique.

    Selon des sources militaires, une opération de parachutage a été menée à l'aube du vendredi 5 mars dans le secteur du village d'Ibb al-Tiin, au sud de la province de Hasakeh, aboutissant à la liquidation d'un dirigeant de l'Etat islamique appelé Sabah Al-Ibrahim, également connu sous le nom d '«Abu Osama Al-Ibrahim», de nationalité irakienne. Il commandait  autrefois la soi-disant « Wilayat Badia » de l'Etat islamique. Il  a été actif dans les rangs de l'organisation islamiste  en Syrie et en Irak depuis sa création en 2014.

    Aucune donnée officielle n'a été publiée confirmant l'authenticité de ces rapport