Armée américaine en Irak

  • Irak : Une embuscade de l'Etat islamique fait huit morts, dont six militaires, au nord de Bagdad

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    Huit personnes, six militaires et deux civils, ont été tuées samedi soir 21 novembre dans une embuscade tendue par des jihadistes de l'Etat islamique (Daech) au nord de Bagdad, a indiqué à l'AFP un responsable local.

    Une bombe placée en bord de route, à environ 200 kilomètres au nord de la capitale irakienne, a explosé au passage d'une voiture de civils et lorsque des policiers et des membres du Hachd al-Chaabi --coalition de paramilitaires majoritairement chiites désormais intégrés à l'Etat-- sont venus à leur rescousse, ils ont essuyé des tirs des jihadistes, a déclaré à l'AFP une source policière.

    "Quatre membres du Hached tribal", les unités sunnites de cette coalition dominée par les chiites pro-Iran, "deux policiers et deux civils ont été tués dans l'attaque de l'Etat islamique", a déclaré à l'AFP Mohammed Zidane, maire de la localité de Zouiya, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Tikrit. L'attaque n'a pas été officiellement revendiquée mais M. Zidane et la source policière ont tous deux accusé l'Etat islamique.

    L'Etat islamique a conservé, après sa défaite, des cellules clandestines dans les provinces sunnites du pays, notamment Salaheddine où a eu lieu l'attaque de samedi soir. Il y a une dizaine de jours, 11 personnes, dont des membres des forces de sécurité, avaient été tuées dans une attaque jihadiste contre une position militaire à l'entrée ouest de Bagdad. Là aussi, le Hached tribal avait payé le plus lourd tribut avec cinq morts.

    L'Etat islamique était parvenu à s'emparer en 2014 de près d'un tiers du territoire irakien, qu'il a été forcé d'abandonner fin 2017, chassé de son "califat" autoproclamé après trois années de guerre mobilisant l'ensemble des troupes irakiennes et une coalition internationale de 76 pays. Désormais, ses combattants se terrent dans les zones montagneuses ou désertiques du centre et de l'ouest du pays et ont largement perdu leur capacité à mener des attaques d'envergure.

    Attaques nocturnes
    S'ils continuent de mener des coups de force ici ou là, les récents bilans de huit et 11 morts sont particulièrement rares dans le pays qui n'a pas connu d'attentat majeur depuis plus de trois ans.

    Le mode opératoire --avec des grenades, des bombes déposées en bord de route ou des armes légères-- reste sommaire, soulignent militaires irakiens ou étrangers de la coalition anti-EI emmenée par les Etats-Unis. De même, les jihadistes n'ont pas mené d'attaque dans des villes, et se cantonnent jusqu'ici à des attaques nocturnes dans des zones peu peuplées.

    Ces attaques interviennent alors que Washington a annoncé le retrait prochain de 500 de ses soldats, faisant tomber à 2.500 le nombre de ses hommes en Irak. La quasi-totalité des autres Etats membres de la coalition anti-EI ont quitté le pays depuis le début de la pandémie de Covid-19.

  • Irak : Sept roquettes visent l'ambassade américaine, la trêve des milices pro-Iraniennes rompue

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    Sept roquettes ont visé mardi soir l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad, une attaque qui rompt plus d'un mois de trêve décrétée par les factions irakiennes pro-Iraniennes et a tué une fillette.

    Cette reprise des hostilités est intervenue au moment même où le nouveau ministre américain de la Défense par intérim, Christopher Miller, annonçait que les Etats-Unis allaient retirer 500 de leurs soldats en Irak pour n'en laisser que 2.500 dans le pays. Quatre projectiles se sont effectivement abattus dans la Zone verte où se trouve cette chancellerie, tandis que trois autres sont tombées dans des quartiers de Bagdad, tuant une fillette et blessant cinq civils, a précisé l'armée. L'attaque, menée depuis un quartier de l'Est de Bagdad de même source, a aussi eu lieu deux heures après un entretien téléphonique entre le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi et le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo.

    Les deux hommes ont notamment évoqué, selon le bureau de M. Kazimi, "l'avenir de la coopération entre l'Irak et la coalition internationale emmenée par les Etats-Unis", déployée en 2014 en Irak pour combattre le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

    Explosions et éclairs
    Un porte-parole de cette coalition a confirmé l'attaque de mardi soir à l'AFP, tout en refusant de commenter l'utilisation du système de défense antiroquettes américain C-RAM. Des dizaines de roquettes ont déjà visé la Zone verte de Bagdad où siège cette chancellerie, mais le système C-RAM n'est déclenché que lorsqu'elles menacent directement le complexe de l'ambassade.

    Mardi soir, les machines de tir C-RAM sont entrées en action, ont constaté des journalistes de l'AFP dans le centre de Bagdad où de fortes explosions ont retenti tandis que des éclairs lumineux marbraient le ciel de la capitale irakienne.

    A la mi-octobre, les factions pro-Iran en Irak avaient annoncé qu'elles n'attaqueraient plus l'ambassade américaine à condition que Washington annonce le retrait de toutes ses troupes d'ici la fin de l'année. Cette trêve avait été annoncée sur fond de tensions diplomatiques aiguës à Bagdad. Peu avant, M. Pompeo avait lancé un ultimatum aux dirigeants irakiens: si les tirs de roquettes ne cessaient pas, Washington rappellerait purement et simplement l'ensemble de ses diplomates et soldats du pays.

    Aujourd'hui encore, même après la victoire du démocrate Joe Biden à la présidentielle américaine, des experts assurent que l'administration de Donald Trump a rassemblé tous les documents nécessaires pour procéder à une fermeture de l'ambassade à Bagdad.

    "Occupants" américains
    Pour Washington, les près de 90 attaques notamment à la roquette ayant visé depuis un an son ambassade, des bases irakiennes abritant des soldats américains et des convois logistiques de sous-traitants irakiens travaillant pour l'armée américaine, sont le fait principalement des brigades du Hezbollah, la faction irakienne pro-Iran la plus radicale. Plusieurs attaques ont été revendiquées par des groupuscules aux noms inconnus, des faux-nez des groupes pro-Iran, selon les experts.

    A chaque fois, ces groupes disent réclamer le départ des "occupants" américains, s'appuyant sur un vote du Parlement irakien.

    En janvier, 48 heures après l'assassinat dans une attaque américaine du général iranien Qassem Soleimani et de son lieutenant irakien Abou Mehdi al-Mouhandis, les députés chiites irakiens avaient voté l'expulsion des 5.200 militaires américains alors présents sur leur sol.

    Le gouvernement de l'époque avait prétexté ne gérer que les affaires courantes et ne pas pouvoir en conséquence mettre en oeuvre cette mesure immédiatement. Le cabinet de M. Kazimi, nommé en mai, plaide pour donner "trois ans" aux Américains pour quitter le territoire. Ces derniers avaient redéployé leurs troupes en 2014 contre l'EI, après un premier retrait total d'Irak, qu'ils avaient envahi en 2003, au cours de l'année 2011.

  • Irak : Attaques à la roquette contre Bagdad et l'aéroport international

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    Dans la nuit du 4 au 5 octobre, deux roquettes ont explosé près de l'aéroport international de Bagdad sans faire de victimes. Des témoins disent avoir entendu les sirènes dans le secteur de la base militaire américaine située à proximité de l'aéroport.

    Les deux roquettes ont été tirées tôt le matin depuis la zone d'al-Jihad dans le sud-ouest de la capitale vers la zone verte de Bagdad, une zone hautement sécurisée où se trouvent des bureaux gouvernementaux et des ambassades étrangères.

    Les deux roquettes sont tombées dans le quartier central d'al-Jadriya. Selon des informations en provenance de Bagdad, l'une a explosé près du restaurant de l'hôtel Babylon, le second - au siège d'Iraki Airlines. Il n'y a pas eu de blessés, mais des dégâts ont été causés.

    Aucun groupe n'a revendiqué la responsabilité du bombardement. Auparavant, les États-Unis avaient averti l'Irak qu'ils fermeraient leur ambassade à Bagdad si le gouvernement ne protégeait pas la mission. Les Américains accusent les milices chiites pro-iraniennes d'être responsables des tirs de roquettes..

  • Irak .. Un convoi de la coalition internationale exposé à une attaque de missiles

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    Jeud 1er octobrei, la cellule des médias de sécurité du gouvernement a annoncé qu'un convoi de la coalition internationale avait été attaqué par un missile dans le gouvernorat de Diwaniyah, dans le sud de l'Irak.

    La cellule a déclaré dans un communiqué de presse qu'"un convoi de la Coalition internationale transportait du matériel. Les camions appartenaient à des entreprises irakiennes et les chauffeurs étaient irakiens. Ils ont été soumis à une attaque de missiles téléguidés dans la région de Shomali du gouvernorat de Diwaniyah". Les missiles n'ont pas explosé

    La cellule a ajouté: "L'attaque a causé des dommages à l'un des conteneurs sans provoquer de perte, et le convoi a poursuivi sa route vers sa destination prévue.

  • Irak : Sept civils tués par une roquette qui visait l'aéroport de Bagdad

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    Sept personnes ont été tuées lundi par des frappes de missiles sur le secteur de l'aéroport de Bagdad où sont stationnés des soldats américains. Parmi les sept personnes, on déplore la mort de trois enfants et de deux femmes d'une même famille tués lorsqu'une roquette tirée en direction de l'aéroport de Bagdad est tombée sur un immeuble résidentiel se trouvant à proximité.

    Le chef de la milice chiite pro-iranienne Hezbollah al-Nujaba, Akram al-Kaabi, avait déclaré, dimanche 27 septembre, dans un message menaçant à l'ambassade américaine à Bagdad, que son organisation détenait désormais des armes de précision.

    Le député irakien Dhafer Al-Ani s'est moqué de ces armes de précision auxquelles Akram al-Kaabi faisait allusion. Ils les ont dirigées aujourd'hui contre l'aéroport de Bagdad pour tuer une famille et des enfants.

    Cette nouvelle attaque contre des intérêts américains, la dernière d'une série d'une quarantaine depuis début août, intervient alors que Washington a menacé de fermer son ambassade et de retirer ses 3.000 soldats d'Irak si les tirs de roquette ne cessaient pas.

    Le retrait total des troupes américaines d'Irak, s'il se concrétise, pourrait inaugurer une période plus tendue entre les milices chiites pro-iraniennes et l'armée américaine stationnée sur des bases proches de l'Irak et qui auraient les mains libres pour frapper à l'aide de drones comme elle le fait sur d'autres zones de conflit.

  • Irak : Trois roquettes tombent à l'intérieur de la zone verte à Bagdad

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    Trois roquettes ont atterri à l'intérieur de la zone verte fortifiée de Bagdad mardi matin, sans faire de victimes, a déclaré la principale source militaire irakienne.

    Cette nouvelle attaque fait partie d'une série d'attaques au mortier et à la roquette sur les sites abritant des missions diplomatiques, y compris le personnel militaire étranger stationné en Irak pour conseiller les forces de sécurité irakiennes.

    La zone verte, ou zone internationale, est une zone fortifiée à l'intérieur de la capitale irakienne, Bagdad, qui abrite l'ambassade des États-Unis et d'autres missions diplomatiques étrangères ainsi que les principaux bâtiments des institutions du gouvernement irakien, comme le Parlement.

    Les roquettes utilisées n'étaient pas des roquettes Katiysha de 107 mm habituellement utilisées pour ce genre d'actions. Les attaquants ont cette fois réussi à truquer un MRLS (lanceur de roquette multiples) en utilisant 6x RPG iraniens PG-7-AT-1 (PG-7V amélioré). Le dispositif était naturellement imprécis, même si la distance nécessaire a été atteinte. A noter que seules trois roquettes sur six ont atteint la zone verte.

    La source n'a pas révélé de quelle endroit les roquettes avaient été tirées, comme elle l'indique habituellement.

    Aucune entité n'a encore revendiqué la responsabilité de l'attaque Des attaques similaires sont généralement imputées aux milices chiites soutenues par l'Iran des Forces de mobilisation populaire (Hashd al-Shaabi) par Washington et la plupart des observateurs internationaux.

    De fréquentes attaques à la roquette contre des installations militaires accueillant des conseillers militaires de la coalition dirigée par les États-Unis pour vaincre l'État islamique se sont produites avec régularité ces dernières années. En outre, la zone verte a également été couramment visée par des roquettes souvent improvisées.

    "Nous continuons à arrêter les auteurs de ces attaques, et leur objectif est clair. C'est pour embarrasser le gouvernement", a déclaré le Premier ministre irakien Mustafa al-Kadhimi.

    "Ils veulent que le gouvernement apparaisse faible. Ces attaques à la roquette imprudentes nuisent également aux Irakiens", a ajouté M. Kadhimi.

    Une unité d'élite irakienne a fait un raid sur le quartier général d'une milice chiite du Hashd al-shaabi dans le sud de Bagdad fin juin et a arrêté un certain nombre de ses combattants qui ont ensuite été libérés. Cette action a été considérée comme une action audacieuse contre les milices, intensifiant les tensions entre les appareils de sécurité du gouvernement et les groupes armés pro-iraniens.

  • Irak : Un Irakien blessé dans une explosion visant un convoi de la Coalition internationale dans la province de Salaheddine

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    Samedi 12 août, la cellule des médias de sécurité irakienne a annoncé qu'un engin explosif avait explosé visant un convoi d'une entreprise sous-traitante de la Coalition internationale dans la province de Salaheddine.

    La cellule a déclaré, dans un communiqué reçu par l'Agence de presse irakienne, qu '"un engin explosif avait visé un convoi d'une société irakienne sous-traitante des Forces de la coalition internationale, dans le village d'Al-Rayyash dans la province de Salaheddine, causant des dommages à l'un des véhicules et blessant un chauffeur irakien de l'entreprise".