Armée américaine en Irak

  • Irak : L'armée de l'air américaine attaque des milices pro-iraniennes à la frontière syro-irakienne

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    L'armée américaine a lancé des frappes aériennes sur des positions de milices pro-iraniennes dans l'est de la Syrie. Les raids aériens ont été réalisés en représailles au bombardement de cibles américaines, a déclaré le porte-parole du Pentagone, John Kirby. Selon un haut responsable du ministère de la défense U.S., les raids ont été menés par deux F15-E Strike Eagles qui ont largué sept JDAM de 250 kg sur 7 cibles. Toutes les bombes ont atteint leurs cibles.

    Il a ajouté que les frappes avaient été ordonnées par le président américain Joe Biden "en réponse aux récentes attaques contre le personnel militaire américain et de la coalition en Irak, et à la menace continue pesant sur ces troupes".

    Les frappes ont pris pour cible le secteur de la base Imam Ali, dans la région de la ville syrienne de Boukamal, à la frontière syro-irakienne. Les infrastructures de la base sont  notamment utilisées par les milices Kataëb Hezbollah et les brigades Sayyid al-Shuhada qui font partie du Hashd al-Chaabi, la coalition de groupes para-militaires principalement chiites et pro-iraniens. A noter que le Hashd al-Chaabi est intégré à l'armée irakienne. Les frappes ont également pris pour cible un passage utilisé par les milices pour déplacer des armes et d'autres marchandises à travers la frontière.

    Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, a précisé que les frappes avaient été menées avec le soutien des autorités irakiennes, qui ont fourni des informations de renseignement.

    Sayed Rahi Al-Sharifi.jpegL'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a rapporté qu'au moins trois camions chargés d'armes et de munitions avaient été détruits et qu'au moins 17 combattants des milices irakiennes pro-iraniennes avaient été tués au cours des frappes américaines dans l'est de la Syrie. Photo du combattant chiite irakien pro-iranien Sayed Rahi Al-Sharifi, tué au cours des bombardements.

    Les milices pro-iraniennes ne reconnaissent qu'un mort et plusieurs blessés légers. Les médias iraniens affirment que les milices avaient été informées à l'avance et évacué leurs positions, ce qui explique, selon eux, le faible nombre de victimes.

    Les autorités syriennes ont confirmé les frappes aériennes, sans fournir d'informations sur les pertes.

    De son côté, Le ministère russe des Affaires étrangères a condamné les actions des États-Unis en Syrie. A noter que le Pentagone avait informé Israéliens et Russes que des frappes aériennes allaient être menées, quelques minutes avant qu'elles n'aient lieu.

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  • Irak : Un missile téléguidé frappe un convoi de ravitaillement des forces américaines

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    Jeudi 18 février, un convoi transportant des fournitures et du matériel pour la coalition dirigée par les États-Unis en Irak a été pris pour cible par des missiles téléguidés antichar (ATGM).

    Selon la chaîne al-Arabiya, basée aux Emirats Arabes Unis, le convoi a été pris pour cible dans la province méridionale de Bassorah. Aucune victime n'a été signalée à la suite de l'attaque.

    Des sources irakiennes ont rapporté que deux autres convois de la coalition dirigés par les États-Unis ont été visés le même jour. Un contractuel irakien a été blessé dans l’une des attaques.

    Au moins 26 convois ont été attaqués au cours des deux derniers mois.

    Alors que les attaques les plus récentes contre les convois de la coalition dirigée par les États-Unis en Irak ont ​​été menées avec des engins explosifs improvisés, l'utilisation d'ATGM a déjà été signalée. Le 1er octobre 2020, un convoi avait été pris pour cible par un missile guidé dans la province al-Diwaniyah, au sud de l'Irak.

    Un certain nombre de groupes armés irakiens soutenant l'Iran sont à l'origine de la récente vague d'attaques contre les convois et les troupes de la coalition dirigée par les États-Unis dans le pays.

    Ces attaques, qui ne s'arrêteront probablement pas de sitôt, visent à forcer les forces américaines à se retirer d'Irak. Cependant, cet objectif semble loin. La veille, l'OTAN a annoncé qu'elle augmenterait ses troupes en Irak, passant de 500 à environ 4 000 hommes. Les États-Unis contribueront à l'augmentation.

  • Irak : 14 roquettes visent une base aérienne abritant des soldats américains à Erbil - un contractuel étranger tué

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    Une salve de quatorze roquettes a visé tard lundi soir la capitale du Kurdistan, région autonome du nord de l'Irak, ont indiqué les autorités, tandis que des sources sécuritaires ont précisé qu'un complexe militaire où sont stationnés des soldats de la coalition menée par les Etats-Unis avait été atteint. C'est la première fois que de tels tirs prennent pour cible des installations militaires ou diplomatiques occidentales en Irak depuis presque deux mois.

    L'attaque a été revendiquée par une milice "fantôme" nouvellement apparue qui se fait appeler "Awlya al Dam" (Gardiens du sang).

    Aux environs de 21H30 locales (18H30 GMT), un correspondant de l'AFP a entendu plusieurs puissantes explosions dans la banlieue nord-ouest d'Erbil. Des sources sécuritaires irakiennes et occidentales ont expliqué à l'AFP que quatorze roquettes avaient été tirées en direction de l'aéroport de la ville. Quatre d'entre elles sont tombées sur le complexe militaire utilisé par l'armé américaine. Les dix autres sont tombées à l'extérieur de la base sur des zones résidentielles de la périphérie de la ville. Un employé civil étranger a été tué et cinq autres blessés, ainsi qu'un soldat américain

    Le ministère de l'Intérieur du Kurdistan a confirmé dans un communiqué que "plusieurs roquettes" avaient frappé la ville. Il a précisé que les agences chargées de la sécurité avaient lancé "une enquête minutieuse" et il a appelé les civils à rester chez eux jusqu'à nouvel ordre. Des forces de sécurité ont été déployées autour de l'aéroport après l'attaque tandis que le bruit d'hélicoptères en vol pouvait être entendu à la périphérie de la ville, selon un correspondant de l'AFP. Il n'y a eu aucune revendication dans l'immédiat. Des médias de propagande pro-iraniens ont été les premiers à annoncer l'attaque.

    Photo d'un véhicule utilisé pour tirer les roquettes :
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    Dizaines d'attaques
    Des installations militaires et diplomatiques occidentales ont été prises pour cibles depuis l'automne 2019 par des dizaines de roquettes ainsi que par des attaques à la bombe sur le réseau routier, mais la plupart de ces actions étaient menées à Bagdad. Des missiles iraniens avaient malgré tout étaient tirés vers l'aéroport d'Erbil en janvier 2020, quelques jours après le meurtre du général iranien Qassem Soleimani par une frappe de drone américain à Bagdad. Des roquettes ont ensuite été tirées régulièrement contre l'ambassade américaine dans la capitale irakienne, des responsables américains et irakiens en attribuant la responsabilité à des milices pro-iraniennes, telles que le groupe Kataeb Hezbollah ou Asaïb Ahl al-Haq. 

    Ces groupes luttent contre la coalition menée par les Etats-Unis, qui opère depuis 2014 en Irak pour aider les forces locales dans leur combat contre le groupe jihadiste Etat islamique. Depuis que l'Irak a déclaré victoire face à l'EI fin 2017, les troupes étrangères ont été réduites à 3.500 militaires dont 2.500 sont américains.

    La quasi-totalité de ces unités étrangères sont stationnées dans le complexe militaire à l'aéroport d'Erbil, a indiqué à l'AFP une source de la coalition.

    Malgré le retrait progressif des troupes étrangères, les attaques à la roquette se sont poursuivies au grand dam des Etats-Unis. Washington avait menacé en octobre de fermer son ambassade si ces attaques ne cessaient pas, après quoi plusieurs factions irakiennes pro-Iran ont accepté une trêve négociée sous l'égide du gouvernement irakien. Les tirs de roquette se sont quasiment arrêtés.Il y a néanmoins eu plusieurs violations, la plus récente avant l'attaque de lundi soir à Erbil ayant été le tir de plusieurs roquettes contre l'ambassade américaine fin décembre.

    Les tirs de lundi se sont produits dans un contexte de tensions croissantes dans le nord de l'Irak, où la Turquie voisine mène des combats intenses contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qualifié de "terroriste" par Ankara. La Turquie mène régulièrement des attaques dans les zones montagneuses du nord de l'Irak contre les bases arrières du PKK, qui livre depuis 1984 une sanglante guérilla sur le sol turc ayant fait plus de 40.000 morts.

  • Irak : Onze paramilitaires chiites tués dans une attaque de l'Etat islamique

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    Onze combattants du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires en majorité chiites intégrés à l'armée irakienne, ont été tués samedi soir dans une embuscade du groupe jihadiste Etat islamique dans le district d'Al-Dur au nord de Bagdad, ont rapporté à l'AFP des sources au sein du Hachd. Parmi les personnes décédées se trouve le commandant commandant du troisième régiment du Hashd al-chaabi. Le nombre des morts pourrait augmenter car plusieurs blessés sont très gravement atteints.
     
    Cette attaque, menée de nuit dans une région isolée avec des armes légères contre des militaires --mode opératoire adopté par l'Etat islamique depuis sa défaite militaire en Irak fin 2017-- est de bien moins grande envergure que le double attentat suicide mené jeudi au coeur de Bagdad, qui a tué 32 civils et qui fait peser la menace d'une résurgence jihadiste en zone urbaine.
     
    "L'Etat islamique a lancé une attaque sur la brigade 22 du Hachd à l'est de Tikrit", chef-lieu de la province de Salah Eddine à environ 150 kilomètres au nord de Bagdad, a affirmé Abou Ali al-Maliki, l'un des officiers de cette brigade. Onze membres du Hachd ont été tués et dix autres ont été blessés, selon d'autres sources au sein du Hachd. L'attaque n'a pas été revendiquée mais toutes les sources contactées par l'AFP ont accusé l'Etat islamique.
     
    Bureaucratie et corruption
    Pour les experts, l'attentat de jeudi --revendiqué par l'organe de propagande du groupe jihadiste-- pourrait être un cas isolé car les cellules clandestines de l'Etat islamique, terrées dans les zones montagneuses et désertiques du pays, n'ont ni l'organisation ni l'équipement pour mener des attaques d'envergure en zone urbaine. Cette attaque, sans précédent depuis plus de trois ans dans la capitale, a malgré tout mis en évidence les lacunes de l'appareil sécuritaire irakien.
     
    Rongées comme toutes les institutions du pays par la bureaucratie et par la corruption, les forces de sécurité font également les frais des tensions entre groupes armés rivaux et entre membres politiques de tous bords.
     
    De fait, les attaques de l'Etat islamique  ces derniers mois ont majoritairement eu lieu dans les provinces de Salah Eddine et de Kirkouk, plus au nord, que forces kurdes et fédérales se disputent créant une brèche où s'engouffrent les jihadistes. Dix-sept personnes --majoritairement des militaires-- ont par exemple été tuées en novembre dans des attaques de l'Etat islamique au nord de Bagdad.
     
    Les attaques de cette semaine surviennent alors que les Etats-Unis ont réduit le nombre de leurs soldats en Irak à 2.500 hommes, tandis que la quasi-totalité des autres Etats membres de la coalition anti-EI ont quitté le pays depuis le début de la pandémie de coronavirus.

  • Irak : Deux convois de ravitaillement des forces américaines attaqués 

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    Mercredi 20 janvier, vers midi, deux convois de ravitaillement de la coalition dirigée par les États-Unis ont été attaqués dans la périphérie de la capitale irakienne, Bagdad.
     
    Le premier convoi a été frappé par un engin explosif improvisé (IED) alors qu'il passait sur la route de Yusufiya, au sud de Bagdad. Le deuxième convoi a été pris pour cible par un engin piégé près de la ville d'Abou Ghraib, à l'ouest de Bagdad. Les attaques n'ont fait que des dégâts matériels..
     
    Selon le Saberin News, une chaîne Telegram liée aux groupes armés chiites en Irak, une nouvelle faction se faisant appeler «Saraya Qassim al-Jabbarin» a revendiqué la responsabilité des deux attaques.
     
    Les groupes pro-iraniens ont mené des dizaines d'attaques contre les forces américaines et la mission diplomatique en Irak depuis l'assassinat du commandant de la force iranienne al-Qods, le général Qassem Souleimani, et Abu Mahdi al-Muhandis, commandant adjoint des unités de mobilisation populaire (Hashed al-Chaabi)  il y a plus d'un an.
     
    Il y a deux jours, trois convois transportant des fournitures et du matériel pour la coalition dirigée par les États-Unis avaient déjà été visés par des engins piégés dans les villes de Samawah, Nasiriyah et al-Diwaniyah.
     
    Ces attaques pourraient conduire à une escalade militaire entre la coalition dirigée par les États-Unis et les groupes armés soutenus par l'Iran en Irak. Washington s'est engagé à répondre à toute attaque qui entraînerait des pertes parmi ses troupes.

  • Irak : Message de menace sur Telegram concernant une base où sont stationnés des soldats U.S.

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    Une message sur l'application Telegram d'un groupe de la "résistance" (Muqawama) baptisé "Unité spéciale, soldats de Dieu" affirme de télégrammes muqawama appelée "unité spéciale, soldats de Dieu" (al-Wahidat al Khasat jounoud Allah) affirme qu'une base en Irak où sont stationnés des soldats américains, sera frappé cette nuit  par des roquettes Ashtar. Le message de menace est en relation avec le premier anniversaire de la mort de Qassem Souleimani, chef des forces al-Qods, une unité d'élite du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran.

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  • Irak : Les brigades du Hezbollah irakien menacent le premier ministre Al-Kazemi: "Ne testez pas notre patience"

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    Les Brigades du Hezbollah irakien (Kataëb Hezbollah) ont menacé samedi 26 décembre le Premier ministre Mustafa Al-Kazemi, l'appelant à "ne pas tester" leur patience.
     
    Asaib Ahl al-Haq et Kataib Hezbollah sont deux factions puissantes sous l'égide des Forces de mobilisation populaire (Hashed al-Chaabi), et elles entretiennent des liens étroits avec l'Iran.
     
    Le responsable de la sécurité des Brigades du Hezbollah, "Abu Ali Al-Askari", a déclaré dans un tweet : "La région bouillonne aujourd'hui dans une marmite chaude, et la possibilité d'une guerre totale existe, qui appelle à la retenue pour gaspiller l'opportunité sur l'ennemi (se référant à l'Amérique), et Son parti initiateur. "
     
    Il a ajouté: "Peut-être que les bombardements de ces derniers jours ne servent que l'intérêt de notre ennemi insensé, Trump, et cela ne doit pas être répété."
     
    Il poursuit "Notre alliance avec les frères des factions de la résistance, qu'elles soient locales ou étrangères, est une alliance solide, et tout ce qui les touche nous touche, et nous nous engageons à les défendre dans les cadres définis et établis entre nous."
     
    Il a conseillé à Al-Kazemi de "ne pas tester la patience de la résistance  aujourd'hui", menaçant Al-Kazemi en disant: "Ni "Etellaat" (les services de renseignement iraniens), ni la CIA américaine, ni les soumissionnaires ne le protégeront dans l'intérêt de la patrie."
     
    L’Irak se trouve plongée dans une atmosphère de fortes tensions depuis le bombardement de la Zone verte, où se trouve l’ambassade américaine, mercredi. Cela coïncide avec l’approche du premier anniversaire de l’assassinat par les Etats-Unis  du commandant de la Force iranienne al-Qods, Qassem Soleimani, accompagné du chef adjoint du commandant du Hashed al-Chaabi, Abu Mahdi al-Muhandis.
     
    Les services de sécurité irakiens ont arrêté plusieurs personnes soupçonnées d’être impliquées dans l’attaque, dont un dirigeant de premier plan de la faction «Asa'ib Ahl al-Haq», qui a déployé ses hommes armés vendredi soir dans les rues de Bagdad pour faire pression pour sa libération.
     
    Cependant, le ministère irakien de l'Intérieur a refusé de le libérer, et Al-Kazemi a menacé dans un tweet que le gouvernement était prêt pour une confrontation «décisive» si nécessaire.
     
    Mercredi, le président américain Trump a averti l'Iran, dans le contexte de l'attaque au missile contre l'ambassade, des risques si un Américain était tué..
     
    Washington accuse les factions irakiennes armées liées à l'Iran d'être derrière les attaques, qui visent son ambassade et ses bases militaires en Irak.
     
    Des factions chiites armées, notamment les brigades du Hezbollah irakien et Asa'ib Ahl al-Haq, liées à l’Iran, ont menacé de cibler les forces américaines en Irak si elles ne se retiraient pas conformément à la décision du Parlement de mettre fin à sa présence militaire dans le pays.
     
    Le Parlement a voté à la majorité, en janvier dernier, pour mettre fin à la présence militaire étrangère dans le pays, à la suite de l'assassinat de Soleimani et de Muhandis lors d'une frappe aérienne américaine près de l'aéroport international de Bagdad.

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    Al-Arabiya affirme que les forces de l'ordre irakiennes ont émis un mandat d'arrêt contre Abu Ali al-Askari (photo), chef du Hezbollah irakien.