Zaïdites - Page 3

  • 22 et 23 novembre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

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    Front irakien

    Ramadi (100km à l’ouest de Bagdad)
    L'État islamique (EI) a lancé depuis la nuit du jeudi 20 au vendredi 21 une offensive majeure pour s'emparer de la totalité de la ville irakienne de Ramadi dont la prise lui permettrait d'asseoir son autorité sur la province occidentale stratégique d'al-Anbar, frontalière de la Syrie.
    L’EI a lancé une sattaque surprise depuis le nord, l'ouest, l'est et le sud, en faisant notamment exploser des voitures piégées. 25 des 37 positions que l’armée irakienne et les milices pro-gouvernementales contrôlent à Ramadi ont été attaquées en même temps, ce qui donne une idée de l’ampleur de l’offensive.  Les jihadistes, qui ciblent le centre-ville visé par des tirs de mortier depuis la nuit, ont réussi à prendre le quartier de Madiq, mais « la police, l'armée et les forces tribales (alliées) sont parvenues à stopper l'attaque », a indiqué un responsable.
    Aux dernières nouvelles en date du dimanche 23 novembre, les Jihadistes encercleraient le siège du gouvernorat de la province d’al-Anbar à l’intérieur de Ramadi, prenant au piège des éléments de la police. Les policiers auraient appelé à l’aide, le bâtiment étant encombré de morts et de blessés.
    Pour sa part, un membre du conseil provincial, Azzal al-Fahdawi, a appelé à un « soutien de l'armée de l'air » irakienne ou des avions de la coalition internationale menée par les États-Unis. Pour rappel, la quasi-totalité de la province d'al-Anbar, qui jouxte aussi l'Arabie saoudite et la Jordanie, est contrôlée par les jihadistes et la prise de Ramadi, son chef-lieu, constituerait une importante victoire. De son côté, la coalition a mené plusieurs raids près de Ramadi au cours des dernières 72 heures, a annoncé hier le commandement américain chargé de la région (Centcom).
    Cette vidéo (langue arabe) tournée par l’armée irakienne nous fait faire un tour des quartiers de Ramadi encore aux mains de l’armée (Houz, Andalous, Mal’am, Mu’alimin) :
    https://www.youtube.com/watch?v=RV07oCgPeew&feature=player_detailpage

    Les Jihadistes de l’EI exécutent une vingtaine de membres de tribus près de Ramadi
    Le groupe takfiriste Daech a tué 23 membres des tribus Al-Bou Mahal et al-Bou Fahad lors d'une attaque à al-Sijariyah, à l’est de la ville de Ramadi, ont indiqué samedi 22 novembre un chef tribal et un officier de police. Les Jihadistes ont attendu que les combattants des tribus aient épuisé leurs munitions pour les capturer et les exécuter. Les Jihadistes seraient arrivés dans la localité d’al-Sijariyah sans armes en prétendant qu’ils étaient des étudiants. Ils auraient alors reçu des armes et commencé l’attaque, tuant 25 membres de la tribu Al-Bou Fahad.
    L’armée et les tribus ont réussi à reprendre la localité, tuant une vingtaine de Jihadistes.

    Vidéo d’une scène de combat dans le désert de la province sunnite d’al-Anbar
    Cette vidéo (côté jihadiste) prise par un cameraman qui semble être ouzbek montre des combattants de l’EI tenter de fuir dans une zone désertique avant d’être atteints par des tirs de l’armée irakienne :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=b6f3e1018444

    Violents affrontements à Jalawla (nord est de Bagdad) - Suite de la précédente parution
    L’armée irakienne poursuit son offensive pour tenter de reprendre aux Jihadistes de l’EI la localité de Jalawla, après avoir repris celle d’Imam Weiss. Cette région est proche de la frontière iranienne.
    Les résultats de la bataille sont confus. On annonçait, dimanche 23 novembre, que les Peshmergas kurdes se seraient rendus maîtres de 80% de la localité  de Jalawla au prix de lourdes pertes qui s’élèveraient à une vingtaine de tués et plus de quarante blessés. Selon certaines informations, les combats seraient finis et les Jihadistes se seraient enfuis. Selon d’autres informations, la bataille se poursuivrait.
    La vidéo suivante (langue kurde), mise en ligne par les Kurdes, ne semble pas prouver que les Peshmergas se soient rendus maîtres de la localité de Jalawla :
    https://www.youtube.com/watch?v=c4vknSJ6GAk&feature=player_embedded
    .
    Activité de la coalition internationale
    Le CENTCOM a mis en ligne les films de quatre frappes aériennes contre des cibles de l’Etat Islamique dans la region de Kirkuk (Kurdistan) :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=O8-T-JSqkuk

    Offensive de printemps de la coalition internationale ?
    Les Etats-Unis et leurs alliés prépareraient une grande offensive pour le printemps prochain dans le but de venir à bout de l’Etat Islamique.
    L’opération serait dirigée par un officier supérieur américain, le lieutenant-général James Terry. Il est possible que son commandant en second soit un officier supérieur britannique, le lieutenant-général Tom Beckett. Le mois prochain, le lieutenant-général Beckett prendra la relève comme conseiller principal de la défense pour le Moyen-Orient (DSAME), un poste laissé vacant par le lieutenant-général Simon Mayall, qui prend sa retraite après quatre ans dans le rôle.
    On a cependant quelques doutes sur la réussite d’une possible offensive pour le printemps prochain. Les Kurdes, pour commencer par eux, ne seraient pas en mesure de pousser plus au sud à l’intérieur de l’Irak sans une réaction négative de la part des tribus sunnites de la région. Quant à l'armée irakienne, elle est considérée par les Sunnites comme une milice chiite. Compte tenu de ces difficultés, les Américains réfléchiraient à la possibilité d’armer les tribus sunnites qui accepteraient de prendre les armes contre l’Etat Islamique. L’opération pourrait être menée conjointement avec l’Arabie saoudite et la Jordanie avec le risque toujours possible que certains groupes armés rallient soudain les Jihadistes de l’EI.

    Le lieutenant-général Tom Beckett

    Lieutenant-général Tom Beckett.jpg

    Lieutenant-général Tom Beckett

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le lieutenant-général Tom Beckett a été déployé en Irak en 2003. Il commandait le 1er Bataillon du Régiment de parachutistes auquel  les Red Caps, ou Royal military police, étaient attachés. Huit membres des Red Caps avaient été massacrés au début de l’insurrection contre la présence britannique dans les provinces du sud du pays. On a accusé à l’époque les officiers supérieurs, dont Tom Beckett, qui commandaient les Red Caps, de négligence ayant entraîné leur mort. 
    Le lieutenant-général Beckett prend la direction de la DSAME en raison du départ à la retraite du lieutenant-général Simon Mayall - un officier qui était considéré comme le principal expert de l'armée britannique sur les affaires arabes. Le lieutenant-général Mayall a dirigé la DSAME pendant quatre ans, mais sa retraite intervient seulement trois mois après que le Premier ministre l’ait nommé comme son envoyé spécial au Kurdistan - un rôle clé dans la guerre contre l'EI. Le départ du lieutenant-général Mayall est un coup dur en raison de sa compréhension de la politique moyen-orientale et du Jihad, selon Gareth Stansfield, professeur et expert du Moyen-Orient.

    Jordanie
    La campagne de marginalisation du mouvement des Frères Musulmans se poursuit. Après avoir été écarté du pouvoir en Egypte, déclaré organisation terroriste par les pays du Golfe, les Frères Musulmans devront faire désormais très attention à leurs propos en Jordanie.
    Bani Rsheid Zaki, le numéro deux du Front d’Action Islamique, la version jordanienne des Frères musulmans, a été arrêté jeudi 20 novembre après avoir critiqué avec virulence les Émirats arabes unis pour avoir classé le mouvement islamiste sur leur liste noire.
    Bani Rsheid avait qualifié sur Facebook le gouvernement émirati de « premier parrain du terrorisme ». « Les Émirats jouent le rôle de policier américain dans la région et (...) servent le projet sioniste (...) Ils agissent contre les mouvements de libération nationale, soutiennent les coups d'État et financent les groupes d'espionnage », a-t-il ajouté, en appelant à « chasser » ce pays du Conseil de coopération du Golfe, de la Ligue arabe et de l'Organisation de la coopération islamique.

    Les Frères musulmans rejetés vers l’Etat Islamique ?
    La persécution des mouvements revendiquant leur appartenance aux Frères Musulmans risque bien de pousser un grand nombre d’entre eux vers l’Etat Islamique. Plusieurs manifestations dans ce sens ont eu lieu ici ou là, comme en témoigne la dernière manifestation en date qui a eu lieu en Egypte. Les manifestants affichent ouvertement leur appartenance aux Frères Musulmans en faisant le signe de la Rabia (quatre doigt levés) :
    https://www.youtube.com/watch?v=Hg1k47N4lDU&feature=player_detailpage

    Front syrien

    Damas et sa banlieue
    Nouvelle vidéo russe des combats de Jobar (banlieue de Damas). Il s’agit d’une vidéo en langue russe dans le secteur VI de Jobar. Le cinéaste gagne la première ligne, séparée d’une dizaine de mètres des positions adverses – Exceptionnel :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=9730e1bcbfa9
    La vidéo (langue russe) ci-dessous montre les combats dans le secteur VII de Jobar.
    L’infanterie de l’AAS s’est retirée de la ligne de front pour laisser manœuvrer les tanks accompagnés par les Marines pour les protéger des tirs des armes antichars des rebelles. La première partie de la vidéo est la suite de la vidéo ci-dessus – Exceptionnel :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=a11e85a99ddf

    Province d’Alep
    Le Front al-Nosra, la branche syrienne d’al-Qaïda, a lancé, samedi 22 novembre 2014, une violente offensive contre deux villages chiites situés dans la province septentrionale d’Alep.
    "Offensive des moudjahidines (...) dans les villages de Nebbol et Zahra et leurs environs et prise de plusieurs positions importantes", a indiqué le groupe jihadiste sur son compte Twitter pour la région d'Alep.
    "Il s'agit de l'attaque la plus violente contre ces deux villages depuis le début de leur siège il y a un an et demi", a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH. Alors que les rebelles avançaient dimanche au sud de Zahra, il a précisé que c'était la première fois qu'ils progressaient dans cette zone. Les villages sont défendus par des membres de la Défense nationale appuyés par le Hezbollah chiite libanais et des miliciens chiites irakiens.
    L’objectif de l’attaque est de provoquer un relâchement de la pression imposée par l’AAS contre les Jihadistes du Front al-Nosra dans la ville d’Alep.

    Nouvelle vidéo de la brigade Noureddine al-Zanki. La vidéo montre des combattants de la brigade de l’ASL (Armée Syrienne Libre) bombardant les positions de l’AAS dans le quartier de Salah ed-Dine avec leur gros mortier (exceptionnel) :
    https://www.youtube.com/watch?v=by1VE0Pzy7U&list=UUtkgK9TNy-izDXpixqz_8Ng&feature=player_detailpage

    Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
    Les combattants kurdes de l’YPG progressent dans toutes les directions à l’intérieur de Kobane, ainsi qu’aux environs de la ville. Ils prennent les Jihadistes en embuscade jusqu’à 25km à l’ouest de la localité, à 15km au sud et jusqu’à 35km à l’est. Les Kurdes ne cherchent pas à réoccuper le terrain pour l’instant, se livrant seulement à des opérations de guerrilla contre les Jihadistes.

    Champ gazier d’al-Chaer – les combats se poursuivent
    Les combats entre l'Etat islamique et l’Armée Arabe Syrienne (AAS) se poursuivent dans le désert du centre de la Syrie pour le contrôle du champ gazier d’al-Chaer.
    L'État islamique a brièvement occupé le champ d’al-Chaer à deux reprises, une première fois en juillet 2014, exécutant des dizaines de membres du personnel et des forces de sécurité. L'armée syrienne en a repris le contrôle plus tôt ce mois-ci, mais les combats continuent à l'ouest de la ville de Palmyre.
    L'agence de nouvelles SANA dit laconiquement ce matin (22 novembre) : "Une unité de l'armée a ciblé des groupes terroristes et détruit leurs armes dans les environs du champ d’al-Cha'er, un gisement de gaz important utilisé pour alimenter les usines de production d'énergie." Selon des informations non confirmées, 21 soldats syriens et des miliciens auraient été tués.
    Le contrôle du champ gazier par le gouvernement syrien est très important à l’approche de l’hiver, saison où les besoins énergétiques sont plus élevés. En octobre, le gouvernement avait du réduire les subventions sur le carburant diesel et le mazout de chauffage, et augmenter les prix jusqu'à 33%.
    La vidéo montre le célèbre colonel Suhail al- Hassan (surnommé « le Tigre ») faire le tour du site gazier après sa reprise en novembre :
    https://www.youtube.com/watch?v=tfNjAN3SIns&feature=player_embedded

    La brigade islamiste  Fajr al-Islam perd son commandant
    Cette vidéo mise en ligne montre la dépouille de Tariq al-Zoubi, le commandant de la brigade. Rappelons que la brigade Fajr al-Islam coopère avec l’Etat Islamique :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=9db2da6df9f0

    Yémen

    Al-Qaïda menace les Houthis chiites
    Qassem al-Rimi, le chef militaire d'el-Qaïda au Yémen (AQPA), a promis de frapper plus fort les houthis dans un message audio mis en ligne le 20 novembre sur des sites jihadistes. « Aux houthis, nous disons : attendez-vous à des horreurs qui feront blanchir les cheveux des enfants . « Ce qui s'est passé à Sanaa n'est qu'un échauffement qui précède le combat », a déclaré al-Rimi en référence aux nombreux attentats anti chiites revendiqués par el-Qaïda, dont celui qui a fait une cinquantaine de morts le 9 octobre dans la capitale yéménite. « Vous êtes notre cible aujourd'hui (...) et n'imaginez pas que vos crimes resteront impunis », a-t-il poursuivi à l'intention des miliciens chiites.

    Al-Qaïda se divise quant à sa position vis-à-vis de l’Etat Islamique
    Harith Nazari, le leader d’al-Qaïda au Yémen (AQPA), est apparu sur une vidéo pour réfuter  officiellement l’autorité de l’Etat Islamique. Il prête au contraire allégeance au Mollah Omar, le chef des Talibans pakistanais, comme en témoigne cette vidéo (langue arabe) :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=9a7RCvYRm28
    Ce message risque de diviser fortement les membres d’al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) car il apparaît que la base est très favorable au califat islamique proclamé par Abou Baker al-Baghdadi.
    Le message de Harith Nazari ne fait pas l’unanimité non plus au sein des instances dirigeantes de l’AQPA. Mamum Hatim, un membre influent de l’organisation jihadiste yéménite a exprimé publiquement son désaccord avec le communiqué de Nazari. Va-t-on assister à un début de dissidence au sein de l’AQPA entre partisans et adversaires d’une allégeance à l’Etat Islamique ? A suivre …

    Les Houthis clament leur amitié envers la Russie
    Saleh al-Samad, chef du bureau politique du mouvement Ansar Allah (Houthis) et conseiller du président yéménite, veut établir des relations avec la Russie pour faire face à la politique "agressive" des Etats-Unis. C’est ce qu’il a déclaré  dans une interview à RIA Novosti.
    "Nous apprécions énormément le rôle de la Russie soutenant l'axe de résistance au projet américain qui sème l'arbitraire depuis l'éclatement de l'Union soviétique", a indiqué al-Samad.
    "Nous souhaitons établir des relations avec les Russes pour s'opposer au projet des Etats-Unis qui cherchent à contrôler le monde entier", a dit le dirigeant chiite yéménite.
    Le mouvement chiite rebelle Ansar Allah (les partisans d'Allah) a pris pratiquement sans combats la capitale Sanaa, les provinces sud-ouest du Yémen et Al Hudaydah, ville portuaire sur la mer Rouge.
    Le président yéménite Abd Rabbu Mansour Hadi et la délégation des insurgés ont conclu, sous la médiation des Nations unies, un accord de règlement de la crise prévoyant la mise en place au Yémen d'un nouveau gouvernement.

    Califat islamique

    Les camps d’entraînement de l’Etat Islamique au Moyen Orient
    Cette carte montre l’étendue des centres d’entraînement de l’Etat Islamique en Irak et en Syrie :
    EI training camps.png             
    Rouge : Etat Islamique
    Noir ; Front al-Nosra
    Bleu : Autres groupes jihadistes

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    550 « Allemands » ont rejoint le califat islamique
    Thomas de Maisière, le ministre de l’intérieur allemand, a révélé que 550 Allemands avaient rejoint l’Etat Islamique pour faire le jihad en Syrie et en Irak. 
    "D'après les dernières estimations dont nous disposons, le nombre a encore progressé. Nous tablons désormais sur 550. Il y a encore quelques jours nous avions dit 450", a déclaré M. de Maizière lors d'une interview vendredi 21 novembre 2014 à la chaîne de télévision allemande Phoenix.
    "En comparaison des dernières années, il s'agit d'une forte augmentation", a ajouté le ministre, précisant que si une majorité des candidats au jihad partis dans ces régions étaient des hommes, quelques femmes avaient également fait le voyage.
    "Ces jeunes gens (...) se sont radicalisés en Allemagne, au sein de cette société. (...) C'est pourquoi la prévention doit accompagner la répression", a poursuivi M. de Maizière.
    Sur le sol allemand, quelque 230 personnes sont actuellement considérées comme des menaces potentielles, dont "on ne peut pas exclure, et dans certain cas c'est même très probable, qu'elles préparent un attentat", a-t-il estimé.
    Le gouvernement allemand avait annoncé mi-octobre de futures mesures permettant le retrait des cartes d'identité de présumés islamistes radicaux pour les empêcher de partir combattre en Syrie ou en Irak.

    Plus de 500 jihadistes « britanniques » combattent dans les rangs de l’EI
    La plupart d’entre eux se trouveraient en Syrie. 35 d’entre eux auraient déjà perdu la vie dans les combats et les bombardements.

    Un Jihadiste « Britannique » et un « Français » tués dans les combats de Kobane
    Après le « Britannique » Abou Abdullah al-Habashi, tué dans des combats à Kobane (mon blog du 21 novembre), on a appris la mort d’un autre Jihadiste « britannique ». Il s’agit d’un dénommé Abou Dharda (20 ans). Dharda vient d'un milieu Colombien-somalien et a grandi à l'ouest de Londres. Il s’est rendu en Syrie en Décembre 2013, entrant par la Turquie. On croit que Dharda a été interrogé par la police antiterroriste dans un aéroport britannique au moment de son départ, mais il aurait été autorisé à poursuivre son voyage après avoir satisfait les agents sur le but de son voyage.
    Un « Français » a également été tué d’une balle dans la tête dans la même localité. Il s’agit d’Abou Suhayb al-Fransi :

    Abou Suhaib al-Fransi.jpg

     

    Abou Suhayb  al-Fransi
     

     

     

     

     

     

     

     

    Coalition internationale

    Etats-Unis
    La vision géopolitique d’Elliott Abrahms
    Elliot Abrahms, ex-consultant des présidents US Ronald Reagan  et Georges Bush junior, a fait un discours sur la politique américaine en Syrie devant la commission des relations étrangères de la Chambre des représentants.
    Au cours de son discours sur la stratégie que Washington devrait adopter en Syrie, Abrahms a souligné que le Hezbollah était la cible qu’il fallait absolument éliminer afin de pouvoir réaliser les intérêts américains dans la région.

    Deux axes en conflit
    Abrahms a divisé sa présentation autour de deux axes: «l’axe du Hezbollah, l'Iran, la Russie, qui soutient Assad, et l'axe des États-Unis, l’Europe et les pays du Golfe, qui veut son départ».
    Il a ensuite expliqué que « toute approbation de la part des États-Unis de permettre à Assad de faire partie du pouvoir durant la prochaine période sera considérée comme «une défaite pour Washington et une victoire pour Téhéran.»
    A la question de  « qui va gagner? » dans cette bataille du Moyen-Orient, il a répondu qu’il allait de soi que les Etats-Unis devaient en sortir victorieux. Le problème est comment ?

    Vaincre le régime syrien pour détruire le Hezbollah
    Pour Abrahms il faut «remplacer le régime d’Assad par un régime sunnite qui évoluera en un Etat sunnite, ce qui serait «une défaite pour la Russie, l'Iran et le Hezbollah.»
    Il a ajouté : «Vaincre le régime syrien permettra de détruire le Hezbollah au Liban» soulignant que  «la puissance du parti a augmenté au Liban durant ces dix dernières années, mais la transformation qui se produit en Syrie peut être le début de son déclin. Cela serait en notre faveur certainement ».

    Sécurité d’Israël
    Concernant la sécurité d’Israël, Abrahms a déclaré que «la Syrie assure un pont entre l'Iran et le Hezbollah, autrement dit,  l'Iran est aux frontières avec Israël via le parti, ce qui pose un grave problème, et donc si Assad tombe.. Tout  va changer».

    Et l’Etat Islamique (Daesh) ?
    Abrahms a fait remarquer que «pour vaincre Daech il faut changer l'équation en Syrie». Comment? «En plus de l'armement de l'opposition ... il faut frapper les forces de l’air syriennes»,  sous le prétexte qu’ «Assad utilise cette force pour bombarder son peuple».

    Participation du Liban
    Abrahms a déclaré au cours de l’audience qu’ '«une partie libanaise était  mécontente de la participation du Hezbollah en Syrie, en particuliers les chiites, qui se demandent pourquoi leurs fils meurent dans la défense de Bachar al-Assad?».
    L’intérêt d’Abrahms pour le Liban remonte à l’an 2000, époque au cours de laquelle des hommes politiques américains considérés comme des faucons, tels que Richard Perle (chef du comité consultatif sur les affaires de défense sous le règne de George W. Bush), Daniel Pipes, Paula Dobriansky, Douglas Viet et Jeane Kurkpatrick avaient noué des relations avec des hommes d’affaires libanais, tels que Ziad Abdelnour, Daniel Nassif, Nabil al-Haj, Habib Malik, Samir Boustani, Charles Sahioun. C’est à la suite de ces contacts que les Etats-Unis – et la France – ont exigé, quelques années plus tard, le départ des soldats syriens du Liban.

    France
    Des Mirage de l'armée française sont désormais "positionnés" en Jordanie pour lutter en Irak contre l'organisation Etat islamique (Daesh).
    La France avait annoncé mercredi le déploiement de six Mirage 2000-D en Jordanie, en plus des neuf Rafale basés aux Emirats arabes unis.

    Grande Bretagne
    Les commandos du SAS opèrent sur le terrain irakien
    Des commandos du SAS britanniques, opérant au sol, occasionnent des pertes sévères aux Jihadistes de l’Etat Islamique dans le désert irakien.
    Les commandos britanniques sont sur le terrain irakien depuis bientôt quatre semaines et font un véritable carnage parmi les Jihadistes. Ils ont tellement dépensé de munitions pour les mitrailleuses et les fusils des tireurs d’élite qu’on a été obligé de refournir les stocks prématurément.
    Les commandos, lourdement équipés, sont transportés avec leurs quads par les hélicoptères Chinook de la RAF en profondeur à l’intérieur du territoire du califat islamique. Ils sont déposés à 90km de leur cible et se positionnent dans le plus grand secret pour attendre l’ennemi.
     «Notre tactique est d’inspirer la terreur de Dieu au sein de l’Etat Islamique car ils ne savent pas où nous allons et ils ne peuvent franchement rien faire pour nous arrêter. »
     «Nous atteignons leur moral. Ils peuvent courir et se cacher quand ils voient des avions dans le ciel, mais ils ne peuvent pas nous voir ou nous entendre. Nos tireurs d'élite amènent le facteur de la peur à un autre niveau; les terroristes ne savent pas ce qui se passe. Ils ne voient que leurs collègues gisant dans le sable ».
    Les commandos du SAS visent principalement les voies d'approvisionnement à l’ouest de l'Irak et les check-points mis en place par les Jihadistes pour intercepter les véhicules et enlever les passagers pour extorquer de l'argent.
    Les opérations sont minutieusement préparées. Les images des sites potentiels faites par les drones et les UAV (véhicules aériens sans pilote) sont soigneusement étudiées au préalable. Les communications radio de l’adversaire sont également écoutées avec attention, ceci dans le but d’identifier les postes de commandement et les dirigeants.  
    Une fois que les officiers supérieurs du SAS ont identifié une cible, les commandos sont briefés pour recevoir les ordres opérationnels. Ils quittent alors leur base secrète et montent à bord d'une flotte d'hélicoptères - avec les quads déjà rangés dans la soute.
    Il ne reste plus, pour les pilotes, qu’à entrer les coordonnées de la zone de désert où ils devront poser les Chinooks. Une fois posés, les commandos débarquent leurs quads, préparent leurs GPMG (General Purpose Machine Guns) et les fusils Barrett des snipers.
    Les commandos n’ont plus qu’à s’approcher de leurs cibles dans le plus grand secret, les éliminer et disparaître à nouveau dans le désert pour gagner leur point de rembarquement.

    Les commandos du SAS autorisés à tuer les Jihadistes « britanniques » en Irak et en Syrie
    Les forces d'élite britanniques du SAS ont reçu l’ordre d'éliminer plutôt que de capturer les Jihadistes britanniques qui combattent aux côtés de l'État islamique et qui participent à sa terreur sanguinaire.
    Le SAS n’a plus la mission d’essayer de capturer les « Britanniques » qui se battent dans les rangs de l’ Etat islamique. L’ordre est à présent de les tuer – kill only.
    "Nous ne voulons pas les ramener au Royaume-Uni pour être jugés pour qu’ils se vantent des atrocités qu’ils ont commises et des vidéos qu’ils ont faites. Ils peuvent mourir dans la poussière en Irak. Ils ont semé la tempête, maintenant ils doivent la récolter.»
    L’élimination physique de terroristes « britanniques » combattant dans une guerre étrangère par des membres des forces armées pourrait potentiellement poser des problèmes légaux. Mais le gouvernement a donné son feu vert à l’action du SAS  après une série d'atrocités auxquelles des « Britanniques » ont joué un rôle central. 
    Jusqu'à présent, le SAS, en coordination avec les Américains, avait joué un rôle limité en Irak. Sa seule mission était de coordonner les frappes aériennes des bombardiers de la RAF et des Reaper Drones contre les Jihadistes de l’Etat Islamique. Ils avaient également pour mission de conseiller les forces irakiennes et de former les miliciens kurdes à mener des attaques contre l’Etat Islamique. Mais malgré des pertes importantes, les Jihadistes de l’EI restent une force importante et ils occupent toujours une vaste zone à cheval sur l’Irak et la Syrie.
    Les ordres viennent de changer et le SAS a maintenant la mission d’éliminer physiquement les dirigeants de l’EI et de pourchasser  les Jihadistes « britanniques » grâce aux renseignements (Sigint) et les mettre hors de combat.
    Dans un incident séparé, les super flics de l’anti-terrorisme ont monté à bord d’un avion en provenance de Jordanie, à l’aéroport de London Heathrow, jeudi 20 novembre, pour appréhender un homme âgé de 19 ans, originaire de Coventry, et soupçonné de préparer un attentat. Au début de l’année 2014, trois jeunes originaires de Coventry avaient rejoint les Jihadistes au Moyen Orient.

    Jean René Belliard

     

     

     

     

  • Guerres du Moyen orient – le 29 octobre 2014

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    Liban

    Tripoli
    Le calme est de retour dans la capitale du Nord, après plusieurs jours d'affrontements qualifiés des plus violents entre l'armée et des groupes islamistes. Ayant pour la première fois investi le quartier de Bab el-Tebbaneh qui servait de place forte aux Islamistes, l'armée a affirmé mardi 28 octobre qu'il n'était pas question qu'elle se retire de ce quartier, du moins tant que ceux qui sont recherchés par la justice ne seront pas arrêtés.

    Les responsables des affrontements ont pris le large
    Mais encore une fois, les interrogations fusent pour savoir qui est responsable de la disparition des éléments armés et, notamment, des principaux responsables, à savoir le cheikh wahhabite Khaled Hoblos, et les deux chefs jihadistes membres du Front al-Nosra, Chadi Mawlawi et Oussama Mansour. Ce n’est pas la première fois que les responsables d’affrontements avec l’armée libanaise s’évaporent dans la nature lorsque l’armée sort victorieuse des affrontements. Déjà, en 2007, Chaker al-Absi, le chef de Fatah al-Islam qui avait provoqué un violent conflit de trois mois contre l’armée libanaise dans le camp de Nahr el-Bared, proche de Tripoli, s’était envolé lorsque les militaires avaient finalement mis hors de combat les dernières poches de résistance dans le camp. La même chose était arrivée au Cheikh Ahmad Assir, un imam salafiste, lorsque l’armée était venu à bout de son mouvement insurrectionnel dans la banlieue de Saïda.
    Certains affirment que les éléments armés ont réussi à s’échapper en se faufilant parmi la population civile qui fuyait en masse les zones de combats. C'est cette thèse qu'avalise d'ailleurs l'ancien ministre Ahmad Karamé, qui a démenti mardi 28 octobre les informations selon lesquelles l'armée aurait volontairement ouvert un point de passage pour laisser filer les combattants.

    Tripoli n’est ni Damas ni Bagdad
    L’insurrection provoquée par un cheikh wahhabite (pro-saoudien), cheikh Khaled Hoblos, n’a pas réussi pour de nombreuses raisons. La première est que les Libanais, échaudés par quinze ans de guerre et témoins des immenses destructions en Syrie voisine, ainsi que par la cruauté des Jihadistes de l’Etat islamique ou du Front al-Nosra, ne sont pas prêts à tout détruire, même pour « punir » le Hezbollah chiite de son intervention en Syrie. Le fait que ce soit un imam wahhabite qui ait appelé les soldats sunnites à déserter montrait à l’évidence qu’on cherchait à créer un conflit au Liban pour un objectif qui n’était pas libanais. Enfin les éléments du Front al-Nosra présents à Tripoli, et menés par Chadi Mawlawi et Oussama Mansour étaient trop isolés (physiquement dans une mosquée de Bab el-Tebbané) et coupés de la population et des leaders locaux pour avoir la moindre chance de l'emporter sur l'armée libanaise.

    Le Front al-Nosra à Tripoli
    Les éléments du  Front al-Nosra présents à Tripoli ne représentaient pas une menace très sérieuse pour l’armée libanaise et la paix civile au Liban. Du moins, tant que la population sunnite de la ville, pourtant enflammée par la colère devant la prise en main rampante du Hezbollah sur des pans entiers du pouvoir libanais, ne décidait pas de les rejoindre dans le combat. Le Front al-Nosra reconnaît aujourd’hui que l’environnement à Tripoli n’était pas propice à leurs actions.
    Le Front ne comprenait qu’une trentaine d’éléments retranchés à l'intérieur de la mosquée Omar ben Massoud dans le quartier sunnite de Bab el-Tebbané.
    Le leader du Front al-Nosra de Tripoli, Chadi Mawlawi, avait été arrêté en 2012 par la Sûreté générale dans les bureaux de l'ancien ministre Mohammad Safadi, avant d'être relâché sur pression sunnite.  Il avait participé aux nombreux rounds de violence entre le quartier sunnite de Bab el-Tebbané et le quartier alaouite de Jabal Mohsen.

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    Chadi Mawlawi

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Oussama Mansour avait également pris part aux combats entre Sunnites et Alaouites.
    Les deux hommes avaient prêté allégeance au Front al-Nosra en septembre 2014.

    Le Front al-Nosra reconnaît son échec et une erreur de jugement à Tripoli
    Les discussions vont bon train au sein de la mouvance jihadiste, notamment sur les réseaux sociaux. Nombreux sont ceux qui pensent que le Front a été entraîné malgré lui dans un affrontement avec l’armée. L’appel du cheikh wahhabite n’aurait joué aucun rôle en ce qui concerne l’affrontement entre Jihadistes et l’armée, affirment de nombreux Jihadistes sur les réseaux sociaux. Tout aurait en fait commencé, affirment les Jihadistes, lorsque le salafiste Ahmad Salim Mikati et plusieurs membres de son groupe armé avaient été arrêtés par l’armée. « Le groupe du cheikh Abou Hoda (Ahmad Salim Mikati) a aussitôt ouvert la bataille dans les souks en coordination avec des partisans de l’Etat islamique dès qu’a été connue l’arrestation d’Ahmad Salim Mikati. Et les autres groupes, dont le Front al-Nosra, ont été entrainés malgré eux dans la bataille, de peur d’être accusés de manque de soutien ».

    La tension persiste
    Pour l’instant, si l’ensemble de la classe politique soutient l’armée, les tensions persistent dans le pays, notamment dans la Bekaa où ce n’est pas seulement l’armée libanaise qui est en confrontation avec les Jihadistes, mais également le Hezbollah chiite.
    Or, c’est précisément le Hezbollah, sa puissance militaire et son implication dans la guerre en Syrie, qui est à l’origine de beaucoup de tensions au Liban. C’est ce qu’a répété Samir Jisr, député de Tripoli (Membre du Bloc du Futur), qui, tout en affichant sa satisfaction de voir l'armée parachever le plan de sécurité commencé en avril 2014 à Tripoli, a également mis l'accent sur le fait que « tous les cas d'extrémisme au Liban sont des réactions au comportement du Hezbollah et à son arrogance ».

    Front irakien

    Nouveaux massacres de membres de tribus hostiles au califat islamique
    Après la tribu Chaitat, établie dans la province de Deir ez-Zhor, à l’est de la Syrie, les Jihadistes de l’EI s’en sont pris à une nouvelle tribu, cette fois en Irak. Ils ont exécuté 46 membres de la tribu al-Bounimer, établie dans la province sunnite d’al-Anbar, à l’ouest de l’Irak. La tribu al-Bounimer avait pris les armes contre l’EI. Les Jihadistes s’étaient emparés de la zone occupée par cette tribu à l’issue de combats la semaine dernière.

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    Des membres de la tribu al-Bounimer massacrés par l'EI.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Tikrit
    Mardi 28 octobre 2014, un important contingent militaire a été aéroporté sur la base de Spyker près de Tikrit pour renforcer les unités de l’armée engagées dans des opérations au nord de la ville. Les renforts comprennent plus de 500 hommes et de nombreux véhicules et blindés.
    L’armée irakienne est engage depuis de longs mois dans des offensives dont l’objectif est la libération de la ville de Tikrit et de Baïji.

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    Renforts de l'armée irakienne sur la base Speicher

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Bataille de Jafr al-Sakhar
    60km au sud de Bagdad. Cette bataille s’est soldée par la défaite des califatistes.
    Vidéo d’une heure montrant la bataille :
    https://www.youtube.com/watch?v=QKLk8WM3Re4&feature=player_embedded

    Activité de la coalition internationale
    Le Centcom a mis en ligne plusieurs vidéos des raids aériens au-dessus de l’Irak.
    Vidéo d’une cible jihadiste  à l’ouest de Mossoul :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=JfJ-URx4CBw&list=UUNEEHeS9Y2yFVLbWGeHhbYA

    Front syrien

    Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
    Les Peshmergas en route vers Kobane
    Les premiers renforts de combattants kurdes irakiens à destination de la ville syrienne kurde de Kobané assiégée par les Jihadistes ont atterri dans la nuit du mardi 28 au mercredi 29 octobre 2014 à l'aéroport de Sanliurfa (sud de la Turquie).
    Ces combattants "peshmergas", dont le nombre n'a pas été précisé, ont aussitôt pris la route à bord de trois bus pour la frontière turco-syrienne, distante d'une cinquantaine de kilomètres, escortés par quatre blindés de l'armée turque et un véhicule de police.
    Les forces de sécurité turques ont immédiatement fermé la route qui mène à la frontière, bloquant les nombreux journalistes qui tentaient de suivre le convoi.
    Outre le contingent qui a atterri à Sanliurfa, un convoi d'une quarantaine de véhicules chargés d'armes lourdes est également attendu en Turquie, via la ville frontière turque de Silopi, pour rallier Kobané.
    Vidéo des forces kurdes en Turquie :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=p4IKRJ3wWk0&list=UUNoazHVgGDtXhHwY3maknuw

    La coalition internationale poursuit ses bombardements autour de Kobane
    L'armée de l’air américaine a poursuivi ses frappes aériennes mardi 28 et mercredi 29 octobre 2014 contre les Jihadistes d’ l’Etat islamique assiégeant la ville syrienne de Kobane.
    Des avions de chasse et des bombardiers américains ont mené huit raids aériens près de Kobané au cours des dernières 24 heures. Ils ont détruit cinq positions tenues par les jihadistes de l'EI, une "petite unité" de combattants, six véhicules, un bâtiment ainsi qu'un poste de commandement et de contrôle, a indiqué mercredi le centre de commandement américain pour le Moyen-Orient et l'Asie centrale (Centcom), dans un communiqué.
    Vidéo :
    https://www.youtube.com/watch?v=yZH56YvyZ64&feature=player_embedded

    Des membres de l’Armée Syrienne Libre traversent la Turquie pour gagner Kobane
    Entre 50 et 150 combattants de l'Armée syrienne libre (ASL), fidèles au colonel Abdel Jabbar Oqaidi, sont rentrés en Syrie depuis la Turquie par le poste frontière de Mursitpinar dans la nuit du mardi 28 au mercredi 29 octobre pour participer à la défense de Kobané face à l'EI. Mais il semble que l’arrivée des renforts de l’Armée Syrienne Libre ne fasse pas l’unanimité au sein des Kurdes de Syrie. Les combattants de l’YPG, notamment, promettent d’empêcher l’entrée des Arabes syriens dans la ville de Kobane. Ils demandent aux rebelles syriens d’aller combattre l’EI ailleurs, comme à Manbij ou Jarablous, par exemple.

    Alep
    Les combattants de la brigade Noureddine Zanki bombardent l’AAS (Armée Arabe Syrienne) dans le quartier d’al-Rashdin à l’aide de leur « canon de l’enfer ». Vidéo :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=Q13ygtu8I3Q&list=UUtkgK9TNy-izDXpixqz_8Ng
    et
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=wmrmvNlgI5k&list=UUtkgK9TNy-izDXpixqz_8Ng

    Edleb
    Les Jihadistes du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie), aidés par d’autres rebelles, ont lancé une attaque surprise sur Edleb, dans le nord de la Syrie, lundi 27 octobre 2014 à l’aube. Ils se sont emparés de plusieurs positions de l’AAS (Armée Arabe Syrienne) autour de la ville et même, brièvement, plusieurs postes à l’intérieur, y compris le bâtiment du gouverneur.
    L’AAS a engagé des hélicoptères de combat pour tenter de dégager les routes menant, notamment à la colline de Mastoumeh tombée entre les mains des rebelles.
    Pour l’instant, les médias syriens tentent d’occulter l’offensive contre Edleb, expliquant, au contraire, qu’il y a bien eu une attaque de rebelles mais que ceux-ci se sont repliés après avoir subi de lourdes pertes. 
    Les rebelles, qui sont maîtres d’une grande partie de la province d'Edleb depuis 2012, essayent maintenant de couper Edleb du reste du pays, obligeant l’AAS à s’engager sur un nouveau front, ce qui pourrat mettre un terme aux succès remportés par l’armée depuis quelques mois.

    Champ pétrolier de Chaer
    Les Jihadistes de l’Etat islamique ont repris leur offensive contre le champ pétrolier de Chaer situé près du célèbre site archéologique de Palmyre, dans le centre du pays. Ce champ avait déjà été capturé en juillet 2014 par les Jihadistes au terme de combats qui avaient fait 270 morts, en majorité exécutés par l'EI. L'armée syrienne avait repris le site pétrolier et gazier d'Al-Chaer après de violents combats.
    Mardi 28 octobre, les Jihadistes réussissaient à s’emparer à nouveau du champ pétrolier de Chaer. L’AAS aurait eu au moins trente tués dans les combats qui ont duré toute la journée du mardi 28 et du mercredi 29 octobre. Les pertes des Jihadistes seraient également assez importantes. 
    Le pétrole constitue pour l’Etat islamique une importante source de revenus grâce à plusieurs champs pétroliers qu’il a capturés en Irak comme en Syrie. La revente de pétrole sur le marché noir  rapporterait environ un million de dollars par jour à l'organisation depuis la mi-juin, a estimé récemment David Cohen, sous-secrétaire américain au Trésor en charge de la lutte contre le terrorisme.

    Homs
    La ville de Homs a de nouveau été ensanglantée par un attentat. Une trentaine de personnes ont été tuées, mercredi 29 octobre 2014, au cours d’un attentat à la voiture piégée qui a frappé le quartier alaouite d’al-Zahra, à l’est de la ville de Homs.
    Cette attaque intervient près d'un mois après un double attentat devant une école qui avait tué 48 enfants et quatre adultes à Akrama, un autre quartier alaouite.
    Les quartiers rebelles de Homs, surnommée un temps "capitale de la révolution" contre le régime Assad, ont été repris fin avril par le régime, après deux ans d'un siège asphyxiant et de bombardements. Seule l'enclave de Waer, un quartier populaire dans le nord-ouest de la ville, reste aux mains des insurgés et est bombardée presque quotidiennement par l'armée.

    Front yéménite

    Ce conflit s’inscrit dans l’affrontement régional entre Chiites et Sunnites.
    Les rebelles chiites, les Houthis, poursuivent leur progression au centre du pays. Ils ont pris la ville  de Radhma, commandant l'accès au sud, après des affrontements meurtriers avec des tribus sunnites armées.
    Située sur la route entre la capitale Sanaa et Aden, Radhma se trouve au nord-est d'Ibb, capitale de la province de même nom. Elle était considérée comme un fief des islamistes sunnites du parti Al-Islah en guerre contre les Houthis.
    A Ibb, des houthis se sont emparés dans la nuit du QG de sécurité de la ville, d'où ils ont chassé les officiers. Ils contrôlent désormais la totalité de la capitale et l'ensemble de la province d'Ibb, à l'exception de la ville d'Udhayn qui restent aux mains d'al-Qaïda.
    A Radah, dans la province voisine de Baïda, douze houthis ont été tués dans une embuscade nocturne tendue par des insurgés d'al-Qaïda.
    Les houthis ont ignoré un appel lancé dimanche par le président Abd Rabbo Mansour Hadi leur demandant de "retirer immédiatement leurs hommes de toutes les villes et provinces (qu'ils ont prises), y compris Sanaa".

    Jean René Belliard

     

     

  • Nouvelles des guerres du Moyen Orient – entre le 25 et le 28 octobre

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    Front syrien

    Kobane (Aïn el-Arab)
    Les forces kurdes ont réussi à repousser pour la quatrième fois consécutive, l'assaut des Jihadistes de l’EI contre la localité de Jamarak.
    Jamarak revêt une importance particulière, car il est l'unique voie de passage entre Kobane et la Turquie, par où pourraient passer armes et renforts. Le fait de perdre ce point de passage constituerait un coup fatal, à la fois, pour les Kurdes. Samedi,  les califatistes ont pilonné la ville de Kobane, au sud et à l’ouest mais la résistance des Kurdes les a contraints de reculer.
    Dimanche 26 octobre, une seconde attaque a eu lieu, toujours, sur ces deux secteurs. Cette seconde attaque est intervenue, après l'arrivée d'un nouveau convoi d'armes et de munitions, pour les Jihadistes, (depuis la Turquie voisine, semble-t-il !), mais les Kurdes ont réussi à y faire face. Le Nord-Est de Kobane est, en ce moment, le théâtre de très violents combats entre Jihadistes et Kurdes syriens, notamment dans la localité de Sogh al-Hal et dans les deux autres localités d'Al-Sanaa et de Kani Araban, dans le Nord-Ouest de Kobane.
    Plus de 50 Jihadistes ont été tués, dimanche, à Kobane.
    Vidéo des combats à l’est de Kobane :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=N6Dng7UUYWQ

    Incertitudes sur les renforts promis à Kobane
    En ce qui concerne les renforts, qu’ils soient kurdes irakiens ou combattants de l’Armée Syrienne Libre, la plus grande confusion règne en ce moment. Les Kurdes de l’YPG auraient demandé aux autorités kurdes irakiennes de limiter à 200 le nombre de Peshmergas envoyés à Kobane. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a aussitôt accusé le principal parti kurde de Syrie, le Parti de l'union démocratique (PYD), dont l'YPG est le bras armé, de ne pas vouloir de l'aide des Peshmergas par crainte de passer sous l’autorité des Kurdes irakiens.
    Ankara reproche au PYD ses relations avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), qui lutte depuis trois décennies en Turquie pour l'indépendance du Kurdistan et qui est inscrit à la liste des organisations terroristes. Il reproche également aux Kurdes de Syrie leurs relations ambigües avec le gouvernement syrien.
    Quant aux fameux renforts de l’Armée Syrienne Libre annoncé sur la chaîne qatarie al-Jazira, il semble que la promesse n’ait pas été validée par le chef du Conseil militaire d'Alep, le général Zaher el-Saket. Celui-ci a affirmé que ses combattants devaient se concentrer aux opérations de guerre sur le front aleppin.

    La promesse du colonel Oqaidi – un plan américain ?
    Le colonel Abdel Jabbar Oqaidi, qui serait à l’origine de l’annonce, aurait-il promis l’envoi de 1300 combattants de l’Armée syrienne libre sur demande de ses sponsors, les Turcs et les Américains ? On sait que les États-Unis et la Grande Bretagne ont donné la priorité au colonel Oqaidi pour la fourniture d’armes à l’ASL au cours des deux dernières années. Il aurait été tentant pour les stratèges américains de lancer les troupes d’Oqaidi dans la bataille pour Kobane pour faire d’une pierre deux coups : sauver la ville kurde de la menace de l’Etat islamique et satisfaire le souci turc de ne pas créer une place-forte kurde à sa frontière.

    Un convoi de Peshmergas a quitté l’Irak pour Kobane
    80 combattants kurdes irakiens ont quitté leur base d’Erbil, dans le nord de l'Irak, pour rejoindre la ville syrienne de Kobane et la défendre contre les jihadistes de l’Etat islamique. Un autre groupe de 72 Peshmergas doit les rejoindre par voie aérienne, la Turquie ayant autorisé leur passage par leur territoire.
    Quarante véhicules transportant des armes, des pièces d'artillerie et des mitrailleuses se sont dirigés vers la province de Dohouk et ont franchi la frontière" avec la Turquie le mardi 28 octobre.
    Les 72 autres combattants kurdes s'envoleront pour la Turquie mercredi 29 octobre.
    Cette vidéo montre le convoi des Peshmergas :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=c61a938b0031

    Province de Deir ez-Zhor
    Et on reparle de la tribu Chaitat qui s’est soulevée contre les Jihadistes de l’Etat Islamique. On a appris que les califatistes avaient décapité dans l'est de la Syrie quatre membres de la tribu sunnite des Chaïtat, déjà victime en août d'un épouvantable massacre après s’être rebellés contre l’Etat islamique.  Plus de 700 membres de cette tribu avaient été décapités et leurs têtes exposées.
    "Daesh a décapité dimanche quatre hommes de la tribu Chaïtat dans la ville de Boukamal dans la province de Deir Ezzor, les accusant de collaborer avec le pouvoir syrien.

    Front irakien

    Bagdad
    34 personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées à la suite de deux attentats kamikaze, mardi 28 octobre 2014. Le premier a eu lieu à Bagdad, dans le quartier commercial de Karrada, en plein centre ville, tuant dix personnes
    Le second a eu lieu à Jurf al-Sakhar, à 60km au sud de Bagdad, une localité qui venait d’être reprise par l’armée irakienne et les milices chiites. Le kamikaze a fait exploser son Humvee près d’un check-point, tuant 24 personnes.

    Victoire de l’armée irakienne à Jurf al-Sakhar (60 km au sud de Bagdad)
    La localité de Jourf al Sakhar, à 60km au sud de Bagdad, contrôle l'entrée des villes saintes irakiennes de Karbala et de Najaf. Elle est donc d’une grande importance stratégique pour la communauté chiite irakienne. L’armée irakienne et les milices chiites l’ont libérée il y a une semaine. Près de 200 Jihadistes de l’Etat islamique ont été mis hors de combat à cette occasion. Pour les militaires, elle est la clé de la libération de la province d’Al Anbar, devenue depuis plus de deux ans le centre de la rébellion sunnite en Irak. .
    Le premier ministre irakien a salué la libération de cette localité : "cette libération pourrait servir d'exemple. Elle a été le fruit d'une étroite synergie entre l'armée nationale et les forces volontaires et les irakiens eux-mêmes," a déclaré Haydar Al-Abadi.
    La victoire a été le fruit d'une parfaite coordination entre le Hezbollah d'Irak et d'autres milices d'une part et l'armée nationale irakienne de l'autre. La libération de Jarf al Sakhar est un coup dur pour l’Etat islamique qui voit s’éloigner leur rêve de s’emparer de la capitale irakienne. 

    L’Etat Islamique capable de détruire des avions de combat de la coalition
    Les services de renseignement allemands estiment que les combattants du groupe Etat islamique (EI) possèdent des lance-missiles capables de toucher des avions de ligne, selon le journal Bild am Sonntag.
    Les services du BND (Bundesnachrichtendienst) auraient confié leurs soupçons à des parlementaires allemands au cours d'une réunion confidentielle la semaine dernière.
    Selon le rapport du BND, les combattants de l'EI sont en possession de lance-missiles issus des stocks de l'armée syrienne, certains datant des années 70, d'autres plus modernes et de technologie plus avancée.
    Ces lance-missiles, connus sous le nom de Manpads d'inspiration russe, pourraient également avoir été fabriqués dans d'autres pays, comme la Bulgarie et la Chine, selon le journal.

    L’armée de l’air irakienne a mené 555 raids aériens entre le 1er et le 26 octobre
    Vidéo du ministère de la défense irakien :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=8282df53b601

    Jordanie

    Arrestation d’un idéologue d’al-Qaïda
    Un des principaux idéologues d’Al-Qaïda, libéré en juin 2014, a été de nouveau arrêté lundi 27 octobre en Jordanie pour "propagation d'idées terroristes". Ce Jordanien d'origine palestinienne avait été libéré le 16 juin 2014 alors qu'il purgeait depuis 2011 une peine de prison pour avoir recruté en Jordanie de combattants devant rejoindre les talibans en Afghanistan.
    Le procureur général auprès de la Cour de sûreté de l'Etat a placé Issam Barqawi, alias Abou Mohammed al-Maqdessi, en garde à vue pour avoir "propagé sur internet les idées d'un groupe terroriste, le Front al-Nosra", branche d'Al-Qaïda en Syrie.
    Considéré comme l'un des principaux idéologues de l’islamisme radical, il a été l'un des mentors d'Abou Moussab Zarqaoui, qui était le chef d'Al-Qaïda en Irak avant d’être tué par un raid américain en 2006. Après leur rencontre en 1992, les deux hommes avaient rejoint le groupe "Jaich Mohammed"  puis avaient été condamnés à cinq ans de prison en Jordanie pour appartenance à un groupe  illégal.
    Ils avaient été libérés en 1999 à la faveur d'une amnistie générale puis s'étaient séparés à la suite de divergences idéologiques.

    Turquie

    Regain de tension en Turquie – Trois militaires tués
    Des rebelles, probablement kurdes, ont tué, samedi 25 octobre, trois soldats turcs dans le sud-est de la Turquie. L’armée  a attribué cette attaque aux rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
    Les trois soldats, qui n'étaient pas en service, ont été tués dans la rue dans la ville de Yuksekova dans la province de Hakkari, dans le sud-est du pays à la frontière avec l'Iran et l'Irak. L'attaque n'a pas été revendiquée.
    Le PKK, engagé dans un conflit qui a fait quelque 40.000 morts depuis 1984, observe depuis mars 2013 un cessez-le-feu globalement respecté par les deux parties.
    Mais des tensions ont émergé au cours des dernières semaines entre les autorités d'Ankara et les rebelles kurdes de Turquie qui ont menacé de rompre la trêve en raison de l’inaction du gouvernement turc à venir en aide aux combattants kurdes qui défendent la ville syrienne de Kobane, assiégée par les jihadistes de l’Etat islamique.

    400 kg d’explosifs volés par le PKK
    On assiste depuis quelques jours à un accroissement des actes hostiles du PKK en Turquie. Des combattants du Parti des Travailleurs du Kurdistan ont intercepté un camion militaire turc transportant 400kg de nitrate d’ammonium dans le district de Sipoli, province de Sirnak, proche de la frontière irakienne.

    Front Yéménite

    Combats meurtriers entre houthis et tribus sunnites alliées à al-Qaïda
    De violents combats ont opposé au cours du week-end du 25 et 26 octobre des rebelles chiites et des tribus sunnites alliées à al-Qaïda dans le centre du Yémen, faisant des dizaines de morts, selon des sources tribales.
    Les rebelles chiites d'Ansarullah ont tenté par trois fois d'attaquer des positions tribales dans les montagnes qui surplombent Radah, dans la province de Baïda. « Ils ont été repoussés à chaque fois au prix d'importantes pertes, les combats ayant fait des dizaines de morts, notamment dans les rangs des houthis », c’est-à-dire des rebelles chiites.
    Hier toutefois, les houthis ont réussi à s'emparer de plusieurs des montagnes autour de Radah après que des avions de combat yéménites et un drone eurent lancé des raids contre des positions d'al-Qaïda et de leurs alliés des tribus sunnites. 20 membres d'al-Qaïda auraient été tués au cours des raids sans qu’il soit possible de confirmer ce bilan de source indépendante.
    Dans une vallée proche de la zone des combats, deux véhicules transportant des combattants d'al-Qaïda ont été visés par un drone faisant dix morts, ont affirmé plusieurs sources tribales. Les États-Unis, alliés du Yémen dans la lutte antiterroriste, sont les seuls à disposer de drones dans la région. Dimanche 26 octobre, , l'armée de l'air et un drone, probablement américain, ont attaqué des positions tenues par des combattants d'el-Qaëda et de tribus sunnites dans le centre du pays, tuant plusieurs de ces combattants, mobilisés pour contrer la progression des rebelles chiites dans le pays.

    Asie centrale

    La Transcaucasie et l’Asie Centrale vont-elles devenir le prochain objectif des Jihadistes ?
    Voici l'avi du politologue Stanislav Tarassov:
    Nombreux sont les analystes enclins à considérer que l’EI présente un danger sérieux aussi pour les pays d’Asie Centrale. L’orientaliste Saïd Gafourov, par exemple, affirme :
    « Au grand regret, les forces armées ni du Tadjikistan, ni d’Ouzbékistan, ni de Turkménie ne sont pas, probablement, en mesure d’opposer une résistance à l’infanterie de l’EI. Elle est maintenant manifestement la meilleure du monde. Les islamistes ne sont limités pour le moment que par le facteur géographique. L’Asie Centrale se trouve quand même assez loin. Les tribus pachtounes à ce jour ne se joignent pas à l’EI. Eux et les Kurdes leur sont opposés, car ils ont leurs propres traditions de l’islam, celles du soufisme.
    La plupart des analystes partagent l’opinion, suivant laquelle l’Afghanistan est un foyer d’instabilité en Asie. Et pratiquement l’échec des Américains dans ce pays n’a d’autre effet que d’encourager les talibans à une expansion en direction du nord. Dans cette situation une alliance avec des intégristes islamiques proche-orientaux est tout à fait possible. Si elle prend corps, toute la région va s’enflammer, dit Saïd Gafourov.
    On doit dire que la situation en Asie Centrale est liée à la configuration des rapports entre la Russie et les Etats-Unis. Ici il faut agir en commun, en dépit de toutes les divergences. Si les ultra-radicaux parviennent à raviver le feu du jihad en Asie Centrale, la chaleur en sera ressentie aussi bien dans le continent européen qu’américain.

    Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

  • Nouvelles de la rébellion chiite au Yemen

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    Les rebelles chiites s'emparent d'Amrane, près de Sanaa
    Les rebelles chiites d'Ansaruallah, les Houthis, encore appelés rebelles zaïdites, ont pris hier le contrôle de la ville d'Amrane, au nord de la capitale yéménite, y compris des postes de police et du QG de la 31e brigade de l'armée basés dans la ville. La ville est tombée entre les mains des Chiites après d'âpres combats contre les forces gouvernementales. Les guérilleros chiites contrôlent les points d'entrée et de sortie d'Amrane tandis que d'autres patrouillent en ville.
    10 000 familles ont fui la ville ces trois derniers jours en raison de l’intensification des combats.

    Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l’enfer des espions)

    Lien permanent Catégories : Amrane, Ansar Ullah, Houthis, Yémen, Zaïdites 0 commentaire
  • Violents combats entre rebelles chiites et l’armée dans le nord du Yémen

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    Recrudescence des combats
    La région d’Amrane a été, ces dernières 24 heures, le théâtre de violents affrontements entre les rebelles zaïdites de confession chiite (encore appelés Houthistes) et l’armée yéménite. 47 soldats et 70 rebelles ont été tués lors de ces affrontements.

    L'aviation yéménite a effectué plusieurs raids
    Au cours de ces derniers jours, les avions de combat yéménites ont bombardé, à plusieurs reprises, les positions des rebelles chiites, dans la province d’Amrane.

    Les Zaïdites et les tribus sunnites s'affrontent également
    Des affrontements se déroulent, également, entre les rebelles chiites (Zaïdites) et les tribus sunnites, appuyées par la brigade blindée 310. Les récents affrontements ont fait 120 morts parmi les rebelles zaïdites et les membres des tribus.

    Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)