YPG - Page 4

  • Syrie : Des bombardements turcs font neuf victimes civiles au nord d'Alep

    Imprimer

    Samedi 23 janvier, trois civils ont été tués et au moins six autres blessés par des tirs bombardements des forces turques sur la ville syrienne de Tall Rifaat dans le nord d'Alep.
     
    Les bombardements turcs ont visé le centre très peuplé de Tall Rifaat, situé dans une poche contrôlée par les unités de protection du peuple kurde (YPG). Des unités de la police militaire russe et de l'armée arabe syrienne sont également présentes dans la région.
     
    Deux enfants de  5 et 12 ans ont été tués dans les bombardements. La troisième victime décédée est une femme déplacée d'Afrin.
     
    Les forces kurdes ont répliqué à l'attaque turque en bombardant la périphérie de la ville d'Azaz, occupée par la Turquie, dans le nord d'Alep. Aucune victime n'a été signalée.
     
    Depuis la périphérie de Tell Rifaat, des groupes de guérilla kurdes lancent régulièrement des attaques contre les forces rebelles syriennes pro-turques dans le nord d'Alep. L'un des groupes de guérilla les plus actifs de la région est les Forces de libération d'Afrin.
     
    L'attaque turque contre Tell Rifaat va probablement raviver les tensions dans le nord d'Alep, où la situation était plus calme ces derniers mois.

     

  • Syrie : Bombardement turc d'une base russe à Hasakeh

    Imprimer

    L'artillerie turque a violemment bombardé une base russe dans le nord de la Syrie, causant d'importants dommages matériels. Les forces turques ont également frappé une centrale électrique près d'Ain Issa, coupant le courant de la ville et de sa périphérie.
     
    La chaîne Emirati Sky News a indiqué que le bombardement avait visé une base à proximité de la localité de Tal Tamr, près d'Aïn Issa, dans le nord de la Syrie, tandis que les avions de combat russes effectuaient de nombreux vols.
     
    A noter que l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a bien rapporté le bombardement turc sans toutefois indiqué que la base russe avait été prise pour cible. Selon les militants de l'opposition syrienne et les médias kurdes les forces turques et les factions rebelles syriennes pro-truques ont seulement pris pour cible la localité Tal Tamr au nord-ouest de la province de Hasakeh.
     
    La chaîne kurde "Hawar" a indiqué que l'armée turque avait pris pour cible les villages situés sur la route entre les sous-districts de Tel Tamr et de Zerkan, ajoutant que les bombardements les plus violents avaient affecté les villages de Dardara et Fakkah.

    Selon des sources du Conseil militaire syriaque (Mawtbo Fulḥoyo Suryoyo, MFS) stationné sur la ligne de front au nord de Tel Tamr, les forces turques bombardent le village de Dardara depuis mardi soir, forçant les civils à fuir vers les villages voisins.
     
    La source ajoute que les MFS ont rapidement répondu à l'attaque et ont réussi à empêcher l'Armée Nationale Syrienne (pro-turque) d'avancer dans le secteur.
     
    Le bombardement turc s'est étendu à la route entre Abu Rasayn (Zarkan) et Timar (Umm al-Keif). Aucune victime n'a été signalée.

    L'OSDH a confirmé que les frappes intensives de missiles frappaient les positions des Forces Démocratiques Syriennes, une coalition de groupes armés dominée par les Kurdes, dans le secteur de Tal Tamer et que ces bombardements se poursuivaient. C’est au cours d’un de ces tirs que l'un des obus a atterri près d'une base de l'armée russe dans le secteur de Mabaqer. Les hélicoptères russes ont aussitôt survolé le site.
     
    Cette nouvelle a coïncidé avec l'annonce du ministère turc de la Défense, mercredi 6 janvier, que ses forces avaient neutralisé sept combattants kurdes dans le nord de la Syrie. Des informations ont également fait état de l'expansion de la zone de bombardement turque dans le nord de la province de Hasakeh.
     
    Le ministère a déclaré dans un communiqué que les sept militants appartenant à "l'organisation PKK  (Parti des travailleurs du Kurdistan) et au YPG (Unités de protection du peuple" kurdes) avaient tenté d'infiltrer la zone de protection installée par l’armée turque dans le cadre de son opération "Source de paix", ajoutant que les soldats turcs avaient réussi à les neutraliser avant qu’ils atteignent leur objectif.










  • Syrie : Cinq morts dans une attaque à la voiture piégée dans la ville de Ras al-Aïn, à la frontière turque

    Imprimer

    Cinq personnes, dont au moins trois civils, ont été tuées samedi 2 janvier 2021 dans le nord-est de la Syrie par l'explosion d'une voiture piégée près d'un marché de légumes de la ville frontalière de Ras al-Aïn, sous contrôle turc, a rapporté une ONG. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), quatre personnes ont également été blessées, dont certaines sont dans un état grave. Le ministère turc de la Défense a fait état de la mort de deux enfants dans l'explosion et de deux civils blessés.
     
    Il a imputé l'attaque aux Unités de protection du peuple (YPG), principale milice kurde en Syrie, qu'Ankara accuse d'entretenir des liens avec le parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui livre une sanglante guérilla sur le sol turc depuis 1984 ayant fait 40.000 morts.
     
    Ras al-Aïn est contrôlée par les forces turques et leurs supplétifs syriens depuis une offensive lancée par Ankara dans le nord-est de la Syrie en octobre 2019 pour en chasser les combattants kurdes YPG. L'offensive d'Ankara lui a permis de prendre le contrôle à sa frontière d'une bande de territoire de 120 km de long et d'une trentaine de kilomètres de large, allant des villes de Tal Abyad à Ras al-Aïn.
     
    Qualifiés de "terroristes" par Ankara, les combattants kurdes ont été le fer de lance de la lutte contre le groupe Etat islamique en Syrie, aidés par une coalition internationale emmenée par Washington. Depuis l'offensive turque, les attaques sont fréquentes dans la région.
     
    Le 10 décembre, 16 personnes, dont deux civils et trois soldats turcs, avaient été tuées dans une explosion similaire à un point de contrôle à Ras al-Aïn. En juillet, au moins huit personnes, dont six civils, avaient également péri dans l'explosion d'une moto piégée dans un marché de légumes de la même ville.

    Vidéo de l'attentat

    Autre vidéo:
     
     
     

  • Syrie : L'armée turque neutralise 3 membres du groupe armé kurde YPG dans le Nord de la Syrie

    Imprimer

    Le ministère turc de la Défense a annoncé la neutralisation de 3 terroristes du PKK/YPG qui tentaient de s'infiltrer dans la région de l'opération "Source de Paix" en Syrie.
     
    Selon le MoD turc, les trois  "terroristes du PKK/YPG" tentaient de s'infiltrer dans la région de l'opération "Source de Paix" en Syrie. Ils ont été neutralisés.
     
    L’organisation terroriste PKK, qui mène une campagne terroriste depuis plus de trente ans contre la Turquie, est responsable de la mort d’environ 40 mille personnes, dont un grand nombre de femmes, d'enfants et de nourrissons.
     
    Le PKK est classé comme organisation terroriste par la Turquie, les États-Unis et l’Union Européenne. Le YPG en est une organisation kurde syrienne que les Turcs accusent d'être liée au PKK.

  • Syrie: les FDS (Kurdes) prêts à remettre la ville d'Ain Issa menacée par les forces turques et pro-turques

    Imprimer

    Les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont accepté de remettre Ain Issa, une ville du nord de la Syrie, aux forces du président Bashar al-Assad.
     
    C'est ce qu'a rapporté le quotidien al-Araby al-Jadeed , lundi 28 décembre, après des violents affrontements, qui ont débuté le 18 décembre entre les FDS et les rebelles syriens pro-turcs de  l'Armée syrienne libre (ESL ). Cette dernière reçoit le soutien de la Turquie, et est considérée comme l'un des groupes d'opposition armés les plus importants luttant contre les forces du président syrien, Bachar al-Assad.
     
    Ain Issa est une ville stratégique, située dans la province de Raqqa. Elle est située sur la route internationale M4, considérée comme une voie de communication particulièrement importante pour le nord de la Syrie et qui court parallèlement à la frontière avec la Turquie. C'est pourquoi, ces dernières semaines, la Russie, qui soutient Assad a exhorté les FDS à quitter la zone, afin d'éviter une nouvelle opération militaire turque dans le nord du pays.
     
    Bien que les FDS n'aient pas encore fait de commentaires officiels sur l'accord, un membre de la "Réconciliation nationale", Omar Rahmoun, affilié au gouvernement de Damas, a déclaré que, le soir du 27 décembre, une réunion avait eu lieu à la fin de la quelle les FDS avaient accepté de remettre Ain Issa aux forces d'Assad et à la police militaire russe. Les Forces Démocratiques Syriennes ont déclaré qu'elles commenceraient à se retirer de la ville d'ici quelques heures. Cependant, les termes de l'accord ne sont pas encore clairs et on n'a pas noté de signes concrets d'un retrait sur le terrain. 
     
    Entre temps, les tensions ne se sont pas encore retombées. Dans la matinée du 28 décembre, les rebelles pro-turcs ont encore effectué de nouveaux bombardements à l'artillerie lourde. Les bombardements ont pris pour cible les postes des FDS à Al-Mushairefah et Jahbel, près de la route internationale à l'est d'Ain Issa, ainsi que la zone d'Al-Silouma.
     
    Les Forces démocratiques syriennes sont une alliance multi-ethnique et multi-confessionnelle, composée en majorité de Kurdes, mais aussi d'Arabes, de Turkmènes, d'Arméniens et de Tchétchènes. La principale branche armée, ainsi que la force prépondérante, est représentée par les Unités de protection du peuple kurde (YPG). Depuis leur formation le 10 octobre 2015, les FDS ont joué un rôle fondamental dans la lutte contre l'État islamique en Syrie, contribuant à la libération progressive des bastions occupés par les jihadistes. Leurs opérations ont été principalement soutenues par les États-Unis, qui fournissent des armes et une couverture aérienne. De son côté, la Turquie refuse la présence des FDS à la frontière syro-turque, prétextant qu'elles sont affiliées au PKK, un mouvement indépendantiste kurde de Turquie. Les FDS ont pris Ain Issa en 2016 aux combattants de l'Etat islamique et la localité est depuis un avant-poste militaire des FDS.
     
    La Turquie, comme on l'a dit plus haut, s'oppose à la présence des FDS à sa frontière. C'est pourquoi, au fil des années, Ankara a mené plusieurs opérations. La dernière, surnommée «Source de la paix», remonte au 9 octobre 2019 et a permis à des groupes pro-turcs de prendre le contrôle de plusieurs localités du nord-est de la Syrie, notamment Tell Abyad et Ras al-Ain.
     
    Pendant ce temps, le conflit syrien en cours, qui a éclaté le 15 mars 2011, est maintenant entré dans sa dixième année. L'armée du régime syrien est assistée par Moscou et Téhéran, tandis que les rebelles reçoivent le soutien de la Turquie. La trêve annoncée par Moscou et Ankara le 5 mars pour la région du grand Edleb a été presque respectée ces derniers mois, à l'exception des violations sporadiques principalement commises par les forces gouvernementales syriennes et des attaques contre des patrouilles conjointes russo-turques sur la route internationale M4. Cependant, le cessez-le-feu a été accueilli avec scepticisme par les résidents, qui ont vu d'innombrables initiatives échouer ces dernières années, et craignent de voir bientôt de nouvelles offensives et une reprise des combats à grande échelle, Damas n'ayant jamais caché son intention de reprendre le contrôle de l'ensemble du territoire syrien.

  • Syrie : 15 combattants kurdes tués lors d'une attaque de l'armée turque dans le nord-est de la Syrie

    Imprimer

    La Turquie a déclaré dimanche 27 décembre que ses forces avaient tué 15 militants des Unités de protection du peuple kurde syrien (YPG), qui, selon elle, préparaient une attaque contre une zone du nord-est de la Syrie contrôlée par la Turquie et ses alliés de l'opposition syrienne.
     
    Dans une campagne lancée l'année dernière, l'opération "Source de paix", la Turquie a réussi à prendre le contrôle d'une zone frontalière, s'étendant sur 120 kilomètres dans le nord-est de la Syrie, aux unités de protection du peuple (YPG), qu'Ankara considère comme une organisation terroriste liée aux militants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
     
    Le ministère turc de la Défense a déclaré sur Twitter: «Le personnel des forces spéciales de nos héros a porté un autre coup douloureux à l'organisation terroriste Unités de protection du peuple / Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
     
    Après avoir conclu des accords avec la Russie et les États-Unis, la Turquie a mis un terme à son offensive, que ses alliés occidentaux ont largement condamnée, car les YPG étaient un allié clé des États-Unis dans la guerre contre l'Etat islamique.
     
    Moscou a déclaré que les YPG s'étaient retirés d'au moins 30 km de la frontière turque, mais Ankara avait exprimé des doutes et gardé la possibilité de lancer de nouvelles attaques si les militants restaient dans la zone. Parmi les problèmes clés entre Ankara et Washington figure le soutien des États-Unis aux YPG.
     
    La Turquie soutient les rebelles qui cherchent à renverser le président syrien Bachar al-Assad, tandis que la Russie et l'Iran soutiennent les forces d'Assad.
     
    Depuis 2016, la Turquie s'est emparée de pans du nord de la Syrie au cours de quatre offensives trans-frontalières pour confronter l'État islamique et les YPG et empêcher un nouvel afflux de migrants en provenance de Syre.i

    Lien permanent Catégories : Armée turque en Syrie, SYRIE, YPG 0 commentaire
  • Irak : Des militants kurdes syriens attaquent des Peshmergas (Kurdes irakiens) à partir du nord-est syrien 

    Imprimer

    Le ministère des Affaires Peshmergas du gouvernement régional du Kurdistan irakien (KRG) a annoncé le 16 décembre que ses forces avaient été attaquées par les Unités de protection du peuple (YPG).

    Le vice-ministre des Peshmergas, Sarbast Lazgin, a déclaré aux journalistes qu'un groupe de huit combattants des YPG avait tenté de se faufiler du nord-est de la Syrie vers le territoire du KRG tôt le matin. Les Peshmergas ont averti le groupe de Kurdes syriens de rebrousser chemin. Cependant, cinq des combattants syriens ont ignoré les avertissements des Kurdes irakiens

    Un peu plus tard, une position frontalière peshmerga dans la région, où la tentative d'infiltration a eu lieu, a été attaquée par 50 à 60 hommes armés venant du nord-est de la Syrie.

    Le nord-est de la Syrie est contrôlé par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), soutenues par les États-Unis. Les YPG  (Kurdes syriens) constituent l'essentiel des Forces Démocratiques Syriennes.

    L'attaque contre les Peshmergas a été condamnée par le Premier ministre du KRG Masrour Barzani, qui l'a qualifiée d '«attaque non provoquée des YPG».

    «Il s'agit d'une violation claire et illégale du territoire de la région du Kurdistan et de l'autorité du gouvernement régional du Kurdistan», a déclaré Barzani. «Les YPG ne sont pas  autorisés à utiliser l'aide étrangère pour lancer des attaques sur notre territoire. Toute répétition porterait gravement atteinte à la sécurité régionale. »

    Barzani a appelé la coalition dirigée par les États-Unis à veiller à ce que les YPG ne lancent aucune nouvelle attaque contre les Peshmergas depuis la région du nord-est de la Syrie.

    Le commandant en chef des FDS, Mazloum Abdi, a qualifié l'attaque contre les Peshmergas de «honteuse», affirmant sur Twitter que toutes les attaques contre le KRG et les Peshmergas devaient cesser.

    Ce n'est pas le premier incident de ce genre. Deux jours plus tôt, un peshmerga avait été tué dans des affrontements avec des combattants du PKK,  dans la région d'Amedi, dans la province de Duhok.