Vladimir Poutine - Page 2

  • Nagorny-Karabakh : Pas de trêve en vue

    Imprimer

    Arméniens et Azerbaïdjanais poursuivaient mardi des combats acharnés pour la région séparatiste du Nagorny Karabakh, chaque camp revendiquant des victoires et affichant sa détermination malgré les appels à la trêve et le nombre de victimes civiles. Les deux côtés se sont accusés ces deux derniers jours d'avoir multiplié à dessein les bombardements sur les zones urbaines habitées, notamment la capitale des indépendantistes, Stepanakert, et la deuxième ville d'Azerbaïdjan, Gandja. Les journalistes de l'AFP ont vu nombre d'habitations détruites par les tirs de roquettes de part et d'autre, et recueilli des témoignages en ce sens.

    Dans un communiqué matinal, le ministère azerbaïdjanais de la Défense a affirmé avoir infligé de "lourdes pertes humaines et de matériel militaire" à l'adversaire, affirmant que "les troupes arméniennes étaient forcées à la retraite".

    Le président de la république auto-proclamée du Karabakh Arayik Haroutiounian a lui affirmé que son armée "remplissait avec succès ses tâches" et que "tout est sous contrôle".

    Au dixième jour de combats, aucun camp ne semble avoir pris un avantage déterminant sur l'autre. Le Nagorny Karabakh, majoritairement peuplé d'Arméniens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan à la chute de l'URSS, entraînant au début des années 1990 une guerre ayant fait 30.000 morts. Le front est quasiment gelé depuis un cessez-le-feu en 1994, malgré des heurts réguliers. Les hostilités qui ont repris le 27 septembre sont la crise la plus grave depuis.

    Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev, dont le pays riche en pétrole a dépensé sans compter en armements modernes ces dernières années, a juré de reprendre le Karabakh, excluant une trêve sans promesse de retrait militaire arménien de la région et sans "excuses" du Premier ministre arménien Nikol Pachinian.

    Signe de l'animosité existante, il a qualifié ses adversaires de "chiens".

    Erevan et Bakou ont jusqu'ici fait fi des appels à un cessez-le-feu de l'essentiel de la communauté internationale, notamment celui de la Russie, la puissance régionale qui depuis près de 30 ans dirige aussi avec la France et les Etats-Unis les efforts de médiation sur le Nagorny Karabakh.

    L'Azerbaïdjan a lui le soutien sans équivoque de la Turquie de Recep Tayyip Erdogan, qui appelle à la reconquête militaire du territoire séparatiste.

    'Menace inacceptable'
    Le bilan de 265 morts en dix jours de conflit reste très partiel, l'Azerbaïdjan n'annonçant aucune perte parmi ses soldats et 46 morts parmi les civils. Le Karabakh a fait état de 219 militaires et 19 civils tués. Les deux camps disent cependant avoir tué de 2.000 à 3.500 soldats ennemis chacun et se rejettent la responsabilité des hostilités.

    Une escalade du conflit pourrait avoir des conséquences imprévisibles, au vu des puissances en concurrence dans le Caucase: la Russie, la Turquie, l'Iran et les Occidentaux.

    Les Turcs sont déjà accusés d'aggraver le conflit en encourageant Bakou à l'offensive militaire et sont soupçonnés d'avoir déployé des mercenaires syriens au Karabakh dont plusieurs dizaines auraient été tués.

    Le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu est attendu mardi en Azerbaïdjan pour "échanger sur la situation dans la région sous occupation arménienne" selon Ankara, premier déplacement de ce type depuis le début des hostilités.

    La France, la Russie et les Etats-Unis ont qualifié dans un communiqué commun le conflit de "menace inacceptable pour la stabilité de la région", dénonçant le caractère "disproportionné" des attaques des deux camps visant "des installations civiles".

    Les trois ministres des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, Mike Pompeo et Sergueï Lavrov y ont dénoncé "l'escalade de violence inédite et dangereuse" .

    Si la Russie entretient de bonnes relations avec les deux pays, elle reste plus proche de l'Arménie, qui appartient à une alliance militaire dominée par Moscou. Le président russe Vladimir Poutine a de nouveau appelé lundi soir à l'arrêt "immédiat" des combats, lors d'une conversation avec le dirigeant arménien.

    Le Kremlin dénonce une situation qui se "dégrade"
    La situation au Nagorny Karabakh "se dégrade", a dénoncé mardi le Kremlin au dixième jour de combats dans cette région séparatiste où s'affrontent Arméniens et Azerbaïdjanais, jugeant la mort de civils "inacceptable".

    "La situation se dégrade toujours, des gens continuent de mourir, ce qui est totalement inacceptable", a déclaré aux journalistes le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, répétant que "les parties ont l'obligation de cesser le feu et s'asseoir à la table des négociations".

    Colonel Arthur Galtsian.jpeg21 soldats arméniens du Haut Karabakh tué mardi 6 octobre
    Des responsables arméniens de l'enclave du Haut-Karabakh ont déclaré mardi 10 juin que 21 autres soldats avaient été tués dans le conflit avec l'Azerbaïdjan, portant à 244 le nombre total de soldats arméniens tués depuis le déclenchement de la guerre le 27 septembre.
    Parmi les soldats décédés, on compte le colonel Arthur Galtsian (photo ci-contre), de l'armée arménienne. Il a été tué ce mardi matin par les forces azéries.

     


    Vidéos - Côté Arménien
    Destructions dans la ville arménienne de Stepanakert

    Vidéos - Côté azéri
    Vidéos montrant le matériel militaire arménien capturé par l'armée azerbaïdjanise :

  • Nagorny-Karabakh : Stepanakert, la capitale de la région autonome arménienne frappée par des tirs azéris

    Imprimer

    Les combats entre Arméniens et Azerbaïdjanais pour le Nagorny Karabakh faisaient rage vendredi, avec des frappes azerbaïdjanaises sur la principale ville de la région séparatiste, Bakou répétant sa détermination même si Erevan a entrouvert la porte d'une médiation. Parallèlement, la France a accusé la Turquie d'envenimer la situation en envoyant, selon elle, des "jihadistes" de Syrie combattre avec les Azerbaïdjanais.

    Timide ouverture de l'Arménie
    Dans un communiqué, la diplomatie arménienne a amorcé une timide ouverture, se disant prête à "s'engager avec les pays coprésidant le groupe de Minsk de l'OSCE pour rétablir un cessez-le-feu", en référence au médiateur franco-américano-russe du conflit. Après ce premier geste au sixième jour d'hostilités, Bakou a signifié que le conflit n'a qu'une issue: le retrait arménien du Nagorny Karabakh, région azerbaïdjanaise majoritairement peuplée d'Arméniens et qui a fait sécession à la chute de l'URSS. "Si l'Arménie veut voir la fin de cette escalade de la situation, (...) l'Arménie doit mettre fin à l'occupation", a déclaré à la presse Hikmet Hajiyev, conseiller de la présidence azerbaïdjanaise.

    Ces annonces interviennent au lendemain d'une déclaration commune des présidents Emmanuel Macron, Vladimir Poutine et Donald Trump appelant à la fin des hostilités.

    Stepanakert bombardée
    Vendredi, les affrontements ont continué sans relâche. La principale ville séparatiste, Stepanakert, a notamment été frappée par les forces azerbaïdjanaises, les bombardements faisant "de nombreux blessés parmi la population civile" et des dégâts matériels, selon le ministère de la Défense arménien. Des sirènes d'ambulances résonnaient vers 10H00 GMT dans la ville, où plusieurs explosions ont été entendues lors des dernières heures, selon un correspondant de l'AFP.

    Les tirs de l'artillerie azérie ont repris dans la soirée du vendredi 2 octobre, forçant les habitants à descendre à la hâte dans les sous-sols et les abris anti-bombes, rapporte RIA Novosti.
    Les objectifs pris pour cible n'ont pas été précisés et il n'y a encore aucune information sur les dommages ou des victimes.


    Des deux côtés du front, des habitants se disaient déterminés. "Il n'y a pas de peur, mais de la fierté (...) A la guerre comme à la guerre. Des négociations, c'est de la foutaise, il faut une capitulation" affirme Arkadi, 66 ans, un habitant de Stepanakert, tandis qu'une explosion se fait entendre. Dans le district de Fizouli, côté azerbaïdjanais, les enfants ont été évacués des localités proches du front, selon un photographe de l'AFP. Beaucoup d'hommes se sont portés volontaires pour combattre.

    "Nous n'avons pas peur, on n'a pas beaucoup de blessés", soutient Anvar Aliev, 55 ans, un chauffeur de taxi azerbaïdjanais, appelant à "reprendre nos terres".

    L'armée arménienne a accusé vendredi Bakou d'utiliser des "armes à sous-munitions" interdites, tandis que l'Azerbaïdjan a affirmé que des journalistes avaient essuyé des tirs d'artillerie arméniens dans un village azerbaïdjanais.

    L'armée azerbaïdjanaise a détruit un pont au Nagorno-Karabakh avec un missile de fabrication israélienne
    Le 2 octobre au matin, les militaires azerbaïdjanais ont pris pour cible un pont dans la région du Haut-Karabakh avec un missile de fabrication israélienne.
    Vidéo de la destruction du pont.

    Le pont, qui relie l'Arménie et le Haut-Karabakh près du village d'Asagi Sus, a été frappé avec ce qui semble être un missile quasi-balistique LORA. Cette frappe précise a entraîné la destruction complète du pont.

    Développé par les industries aérospatiales israéliennes, LORA est un missile de 600 mm d'une portée de 400 km. Le missile est guidé par un système de navigation inertielle assisté par GPS avec un viseur optique terminal. Le système de guidage avancé donne à LORA une erreur circulaire probable de 10 mètres seulement.

    En 2018, il a été confirmé que les forces armées azerbaïdjanaises avaient acheté un certain nombre de systèmes de missiles LORA à Israël.

    C'est probablement la première attaque de missiles balistiques depuis le début de la guerre au Nagorno-Karabakh. Le ministère de la défense azerbaïdjanais avait accusé les forces arméniennes d'avoir lancé à plusieurs reprises des missiles balistiques tactiques OTR-21 Tochka. Cependant, Erevan continue de réfuter ces accusations.

    Les forces azéries ont pilonné la centrale hydroélectrique de la capitale du Nagarno-Karabakh
    Vendredi 2 octobre, les forces azerbaïdjanaises ont attaqué une centrale hydroélectrique dans le nord de la région de Kashatagh en Arménie. Vidéo - Autre vidéo

    Ceci constitue une violation des principes du droit international coutumier, qui sont reflétés dans les articles 48 et 52 du Protocole I additionnel aux Conventions de Genève.

    L'Arménie revendique avoir abattu cinq avions azéris vendredi 2 octobre
    Le représentant du ministère arménien de la Défense, Artsrun Hovhannisyan, a déclaré que les forces du Karabakh avaient abattu vendredi cinq autres avions et trois hélicoptères de l'armée de l'air azerbaïdjanaise.

    "Cinq avions ennemis et trois hélicoptères ont été abattus par des frappes précises des unités de l'armée de défense du Karabakh vers 16 heures ", a écrit Hovhannisyan sur Facebook.

    Auparavant, le ministère de la Défense avait fait état de deux avions abattus de l'armée de l'air azerbaïdjanaise


    Vidéo de destructions subies par une positions militaire azérie

    28 combattants syriens pro-Ankara tués en Azerbaïdjan depuis le début des hostilités, selon l'OSDH
    Au moins 28 combattants syriens pro-turcs ont péri dans les combats opposant depuis environ une semaine les séparatistes arméniens à l'armée azerbaïdjanaise, soutenue par Ankara, dans la région de Nagorny Karabakh, a indiqué vendredi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    Ces combattants, qui appartiennent à des groupes rebelles fidèles à Ankara, faisaient partie des 850 envoyés par la Turquie pour prêter main fortes aux Azéris depuis la semaine dernière, a déclaré à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

    Poutine "préoccupé" par les informations sur la présence de combattants étrangers
    Le président russe et le Premier ministre arménien ont exprimé vendredi au téléphone leur "sérieuse préoccupation" sur la présence supposée de combattants pro-turcs du Moyen-Orient au Nagorny Karabakh, théâtre de combats entre Arméniens et Azerbaïdjanais, selon le Kremlin.

    Vladimir Poutine et Nikol Pachinian "ont exprimé leur sérieuse préoccupation concernant les informations reçues sur l'engagement de groupes armés illégaux du Moyen-Orient" dans le conflit du Nagorny Karabakh, a indiqué le Kremlin dans un communiqué au sixième jour de violents combats dans cette région séparatiste.

    "Ligne rouge" du président français
    Le président français, qui entretient déjà des relations difficiles avec son homologue Recep Tayyip Erdogan, a lui affirmé jeudi que 300 combattants "jihadistes" avaient quitté la Syrie pour rejoindre l'Azerbaïdjan en passant par la Turquie. Une "ligne rouge" selon lui. "C'est de la désinformation", a réagi le conseiller à la présidence azerbaïdjanaise, M. Hajiyev.

    La Russie avait fait état d'informations similaires, sans accuser directement Ankara, avec qui elle a une relation compliquée mais pragmatique. Vendredi, la porte-parole de la diplomatie arménienne a de nouveau affirmé que "l'armée turque combattait aux côtés de celle de l'Azerbaïdjan". Des accusations rejetées par les intéressés.

    Une intervention directe turque constituerait un tournant majeur et une internationalisation de ce conflit dans une région, le Caucase du Sud, où de multiples puissances sont en concurrence: Russie, Turquie, Iran, pays occidentaux...

    Le Nagorny Karabakh, en majorité peuplé d'Arméniens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan, entraînant une guerre au début des années 1990 qui avait fait 30.000 morts. Le front est quasi-gelé depuis, malgré des heurts réguliers, notamment en 2016.

    Revendications contradictoires
    Les deux camps ont largement ignoré les multiples appels depuis dimanche de la communauté internationale à faire taire les armes. Selon Moscou, la Russie et la Turquie sont prêtes à une "coordination étroite pour stabiliser la situation" au Nagorny Karabakh. Ankara ne s'est cependant pas prononcé. La Russie entretient des relations cordiales avec les belligérants, deux anciennes républiques soviétiques, mais elle est plus proche de l'Arménie, qui appartient à une alliance militaire dominée par Moscou.

    Aucun des deux camps ne semble avoir pris l'avantage sur l'autre, chacun revendiquant des succès démentis par l'autre. Vendredi, Erevan a assuré que l'armée azerbaïdjanaise "avait échoué à percer les défenses arméniennes", tandis que Bakou disait avoir pris des positions dans le nord et forcé les Arméniens à la retraite dans le sud.

    Selon les bilans très partiels communiqués depuis dimanche, 190 personnes sont mortes: 158 soldats séparatistes, 13 civils arméniens, et 19 civils azerbaïdjanais. Bakou ne communique pas ses pertes militaires. Mais le bilan pourrait être bien plus lourd, l'Arménie affirmant que 1.280 soldats azerbaïdjanais sont morts, quand Bakou dit avoir tué 2.300 militaires adverses.

    Journalistes français
    Deux journalistes français blessés jeudi au Karabakh sont par ailleurs "en cours d'évacuation", selon la diplomatie française.


  • Arménie : L'Azerbaïdjan affirme avoir conquis des villages sous contrôle arménien

    Imprimer

    Azerbaijan-Nagorno-Karabakh-Districts-111315.jpg

    Dimanche, l'Azerbaïdjan a lancé une campagne de bombardements contre la région séparatiste du Haut-Karabakh, selon des sources arméniennes. La présidence de la région du Karabakh a confirmé que l'armée azerbaïdjanaise avait commencé dimanche matin à bombarder la ligne de contact entre les deux parties et des cibles civiles, notamment la capitale de la région, Stepanakert (Khankendi, selon le nom azerbaïdjanais).

    La France, la Russie et les États-Unis ont été impliqués dans les efforts visant à ramener la paix . Le groupe était connu sous le nom de "Groupe de Minsk", mais la dernière tentative pour parvenir à un accord de paix a échoué en 2010.

    L'Azerbaïdjan, riche en énergie, a investi massivement dans son armée et s'est engagé à plusieurs reprises à reprendre le Karabakh par la force.

    L'Arménie, à son tour, a déclaré qu'elle défendrait la région qui a déclaré son indépendance, mais qu'elle dépend toujours fortement d'Erevan.

    Ce sont les pires affrontements depuis 2016 et ont craint à présent qu'une guerre à grande échelle éclate entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie, qui pendant des décennies se disputent le contrôle du Haut-Karabakh. Les Arméniens ont arraché le Karabakh à Bakou dans une guerre dans les années 1990 qui a tué 30 000 personnes.

    Les pourparlers ont été gelés pour résoudre le conflit du Karabakh, qui est l'un des pires de l'effondrement de l'Union soviétique en 1991.

    L'Azerbaïdjan a annoncé avoir conquis dimanche une demi-douzaine de villages sous contrôle arménien lors de combats le long de la ligne de front de la région du Nagorny Karabakh, informations démenties par son ennemi arménien.

    "Nous avons libéré six villages, cinq dans le district de Fizouli, un dans le district de Jebrail", a indiqué à l'AFP un porte-parole du ministère azerbaïdjanais de la Défense. 

    Si les rapports sur la prise des villages arméniens de Garakhanbeyli, Garvand, Kend Gyaryadiz dans la région de Fizuli et des villages de Boyuk Marchanli et Ruzgar dans la région de Jebrail sont confirmés, les forces azerbaïdjanaises auraient fait un pas important vers leur objectif plus large de sécuriser les routes vers Fizuli et Mindjevan.

    Aux dernières nouvelles, l'Azerbaïdjan se serait emparé d'une zone stratégique du Nagorny Karabakh. 

    Le ministère azerbaïdjanais de la Défense a fait état de l'occupation de la colline de Murov sur la crête du même nom à la suite d'une opération militaire dans le Karabakh en direction de la ligne de front.

    "À la suite de l'opération militaire menée par nos troupes en direction de Goranboy, la colline de Mourov sur la crête de Mourov a été libérée. Il s'agit d'un site qualifié de "stratégique" qui culmine à 3.000 mètres car clé pour les communications terrestres entre l'Arménie et le territoire séparatiste dont le contrôle échappe à l'Azerbaïdjan depuis des décennies. À la suite de l'opération, l'autoroute militaire Vardenis-Agdere, qui relie les territoires occupés de l' Azerbaïdjan à l' Arménie , a été placée sous le contrôle des tirs de l'armée azerbaïdjanaise. L'avantage militaire qui en résulte empêchera le transport de cargaisons militaires supplémentaires depuis l'Arménie le long de la route vers le Kelbajar et Agdera occupés. Les combats se poursuivent ", a indiqué le ministère dans un communiqué.

    Selon l'agence russe Interfax, l'Arménie a démenti les affirmations azerbaïdjanaises.

    "La déclaration du ministère de la Défense de l'Azerbaïdjan sur la conquête de six localités ne correspond pas à la réalité. Cette information relève de la provocation", a indiqué une porte-parole du ministère arménien de la Défense.

    Selon le ministère de la Défense du Nagorny Karabakh, cité par Interfax, l'armée azerbaïdjanaise a perdu "quatre hélicoptères, 15 drones, notamment offensifs, 10 chars et transports de troupe blindés. Ils ont des pertes humaines" aussi.

    Les autorités du Nagorny Karabakh reconnaissent la mort de seize soldats
    Un premier bilan fait état d'au moins 16 soldats arméniens tués et plus d'une centaine blessés dimanche lors des affrontements avec l'armée azerbaïdjanaise dans la région disputée du Nagorny Karabakh, ont indiqué les autorités arméniennes.

    "Selon des informations préliminaires, 16 militaires ont été tués et plus de 100 blessés" lors de ces affrontements, a indiqué le ministère de la Défense du Nagorny Karabakh, soutenu par Erevan. On annonce également la mort d'une mère et d'un enfant.

    Dans la soirée, le président de la république du Haut-Karabakh, Arayik Harutyunyan, a reconnu sur sa page Facebook que "des dizaines (de militaires arméniens) avaient été tués, des dizaines ont été blessés. Des dizaines de civils ont été blessés, et il y a des morts parmi la population civile".

    Erevan et Bakou s'accusent mutuellement d'avoir déclenché dimanche des violents combats pour le contrôle du Nagorny Karabakh, région séparatiste en Azerbaïdjan sous contrôle arménien depuis le début des années 1990.

    De son côté, l'Azerbaïdjan n'a pas encore communiqué le nombre de ses soldats tués au combat mais a annoncé que 19 civils avaient été tués dans divers bombardements. Une famille de cinq personnes a été entièrement décimée dans le village de Gachalty par un tir d'artillerie.

    Nombreuses destructions dans les localités du Nagorny Karabakh
    Plus de 50 localités de la République arménienne du Haut-Karabakh ont été attaquées par les troupes azerbaïdjanaises, a déclaré Artak Beglaryan, médiateur au Karabakh, lors d'un point de presse dimanche.

    "Selon les données préliminaires, plus de 50 colonies ont été attaquées par des drones et de l'artillerie azerbaïdjanais. Parmi ces colonies -. Tous les centres régionaux", - a déclaré Beglaryan, un briefing qui a été diffusé sur la page Information Staff NKR Facebook .

    Selon lui, des centaines de biens immobiliers, des infrastructures, des lignes électriques, des gazoducs, des conduites d'eau, des voitures ont été endommagés. "La population civile a été ciblée, c'est une violation du droit international et la communauté internationale doit donner son évaluation", a déclaré Beglaryan.

    L'Arménie décrète la mobilisation générale et la loi martiale
    Les autorités arméniennes ont décrété la mobilisation générale et la loi martiale dimanche, alors que de nouveaux combats meurtriers ont éclaté entre les séparatistes du Nagorny Karabakh, soutenus par Erevan, et les forces de l'Azerbaïdjan voisin.

    "La loi martiale et la mobilisation générale sont décrétées en Arménie. J'exhorte tout le personnel à se présenter aux commissariats militaires", a déclaré sur Facebook le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian.

    Ei6IPj8WAAAATyk.jpeg

    L'Azerbaïdjan déclare la loi martiale, couvre-feu à Bakou
    L'Azerbaïdjan a déclaré dimanche la loi martiale ainsi qu'un couvre-feu à Bakou et dans plusieurs autres grandes villes.

    "La loi martiale sera introduite à partir de minuit ainsi qu'un couvre-feu de 21H00 à 06H00", à Bakou, dans plusieurs grandes villes ainsi que dans les zones proches de la ligne de front du Karabakh, a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence azerbaïdjanaise, Hikmet Hajiyev.

    Erdogan promet un soutien total à l'Azerbaïdjan
    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a promis dimanche un soutien total à l'Azerbaïdjan et a appelé l'Arménie à "cesser son agression", à la suite des violents combats au Nagorny Karabakh.

    "Le peuple turc va soutenir nos frères azerbaïdjanais avec tous nos moyens, comme toujours", a déclaré M. Erdogan sur Twitter. Il a critiqué la communauté internationale pour ne pas avoir "réagi de manière suffisante, comme il le fallait" à ce qu'il a appelé une "agression" de l'Arménie. Il a indiqué avoir eu un entretien téléphonique avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev, dont il a salué "la position avisée et déterminée".

    Le ministre turc de la défense Hulusi Akar avait auparavant estimé que "la plus grave menace à la paix et à la stabilité dans le Caucase est l'agression menée par l'Arménie, et (qu')elle doit cesser cette agression qui risque de mettre le feu à la région".

    Le porte-parole de la présidence turque Ibrahim Kalin a "fermement" condamné les affrontements au Karabakh et affirmé que l'Arménie avait "une nouvelle fois violé les lois internationales et montré qu'elle ne souhaitait pas la paix et la stabilité". Il a appelé sur Twitter la communauté internationale à "dire non à cette dangereuse provocation". "L'Azerbaïdjan n'est pas seul, il a le soutien total de la Turquie", a-t-il ajouté.

    Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a eu dimanche un entretien téléphonique avec son homologue russe Sergueï Lavrov et les deux hommes ont évoqué "l'agression arménienne", a indiqué une source diplomatique turque, sans donner plus de détails.

    Des avions turcs participent aux combats
    Selon Le président de la république du Haut-Karabakh, Arayik Harutyunyan, des « avions F-16 turcs , qui étaient en Azerbaïdjan pendant environ un mois sous prétexte d'exercices», ont été utilisés au Karabakh. «Les armes les plus modernes, qui sont au service de l'armée turque», sont utilisées, a déclaré Harutyunyan.

    Erevan met en garde contre l'ingérence "agressive" de la Turquie
    Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a mis en garde dimanche contre l'ingérence "agressive" de la Turquie dans les combats en cours entre les forces azerbaïdjanaises et la région séparatiste arménienne du Nagorny Karabakh, soutenue par Erevan. "J'appelle la communauté internationale à utiliser tous les moyens existants pour empêcher l'ingérence turque, qui peut déstabiliser une fois pour toute la région" du Caucase, a-t-il déclaré dans une adresse télévisée, disant son inquiétude face au "comportement agressif" d'Ankara en soutien à Bakou.

    Conséquences internationales :
    La Turquie et l'Azerbaïdjan sont des partenaires stratégiques de longue date et entretiennent des liens étroits dans le secteur militaire et de la sécurité. La Turquie soutient régulièrement l'Azerbaïdjan sur la scène internationale, notamment dans le cadre du conflit avec l'Arménie. Tout récemment, les deux parties ont mené des exercices militaires conjoints à l'intérieur de l'Azerbaïdjan et, selon des sources pro-arméniennes, au moins une partie des équipements turcs y sont restés. Il y a également des rapports sur le déploiement de groupes de rebelles syriens pro-turcs en Azerbaïdjan.

    De son côté, l'Arménie a récemment participé à des exercices multinationaux à grande échelle en Russie - Kavkaz 2020 (ils se sont terminés le 26 septembre). Par conséquent, le groupe militaire russe déployé en permanence dans la région du Caucase est prêt et mobilisé.

    Ainsi, le développement du conflit dans la région du Haut-Karabakh dépendra principalement de la position des alliés de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan. Malgré l'attitude pro-américaine du régime politique actuel en Arménie, la Russie reste un partenaire proche du pays et le principal garant de sa souveraineté. Par conséquent, si Moscou intervient et use de son influence, la menace d'une défaite militaire de la partie arménienne devrait être écartée et la situation aura toutes les chances de s'apaiser. La volonté de la Turquie et de l'Azerbaïdjan de progresser sur le terrain au détriment des Arméniens dépendra de l'ampleur du soutien apporté à l'Arménie par la Russie.

    Il reste que nii la Russie ni la Turquie ne sont intéressées par une confrontation ouverte. Par conséquent, les deux pays s'efforceront probablement de trouver une solution politique à l'escalade actuelle et de rétablir le régime de cessez-le-feu. A cela s'ajoute que les États-Unis, le nouveau meilleur ami du régime arménien, peuvent être intéressés par une déstabilisation de la région et une aggravation des tensions entre la Turquie et la Russie.

    Une propagation du conflit à la région du Caucase peu probable, selon un expert du Caucase
    Vadim Mukhanov , un employé du Centre pour les problèmes du Caucase et la sécurité régionale au MGIMO, estime que la propagation du conflit dans le Haut-Karabakh en dehors de la région est peu probable. Selon lui, le conflit se poursuivra probablement pendant plusieurs jours, après quoi l' Arménie et l' Azerbaïdjan s'assoiront à la table des négociations.

    "Une guerre à grande échelle au Karabakh secouerait toute la région du Caucase et affecterait tous les pays voisins, y compris la Turquie et la Russie, l'espace de la mer Noire à la mer Caspienne . Ceci, à son tour, pourrait conduire à une catastrophe humanitaire. Mais, à mon avis, un tel scénario est peu probable. au total, il y aura d'abord des batailles pendant plusieurs jours, puis une trêve fragile viendra » , a déclaré Mukhanov à RIA Novosti.

    L'expert a noté que chaque escalade qui a lieu au Karabakh éloigne l'espoir de régler ce "vieux conflit sanglant" pacifiquement.

    Poutine appelle à la fin des hostilités
    Le président russe Vladimir Poutine a appelé dimanche à mettre fin aux nouveaux combats meurtriers opposant les Arméniens du Nagorny Karabakh, soutenus par Erevan, aux forces azerbaïdjanaises.

    "Il est important de mettre en œuvre tous les efforts nécessaires pour éviter une escalade de la confrontation, mais l'essentiel est qu'il faut mettre fin aux hostilités", a affirmé M. Poutine, cité dans un communiqué du Kremlin, à l'issue d'un entretien téléphonique avec le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian.

    Téhéran prêt à aider Erevan et Bakou à entamer des pourparlers
    L'Iran a appelé dimanche l'Arménie et l'Azerbaïdjan à cesser immédiatement leurs hostilités, et s'est déclaré prêt à lancer des pourparlers entre les deux pays voisins. Des combats meurtriers ont éclaté entre les forces azerbaïdjanaises et les séparatistes de la région du Nagorny Karabakh soutenus par l'Arménie.

    Téhéran entretient de bonnes relations à la fois avec l'Arménie et l'Azerbaïdjan, deux pays frontaliers de l'Iran.

    La République islamique "suit de près" et "avec préoccupation" les hostilités entre les deux parties, a indiqué le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué. Elle invite les parties à "faire preuve de retenue", les appelant à une "cessation immédiate des hostilités et à l'ouverture de pourparlers entre les deux pays", selon le texte publié par l'agence de presse officielle iranienne, Irna. Téhéran est "prêt à utiliser toutes ses capacités pour établir un cessez-le-feu et lancer des pourparlers entre les deux parties", assurent les Affaires étrangères iraniennes.

    Un conflit majeur impliquant Erevan et Bakou pourrait entraîner l'intervention des puissances en concurrence dans la région du Caucase, la Russie et la Turquie. La République islamique compte une communauté de langue azérie de plus de dix millions de personnes, ainsi qu'une communauté arménienne d'un peu moins de 100.000 personnes.

    L'Arménie fait appel à la Cour Européenne des Droits de l'Homme
    L'Arménie a fait appel à la Cour européenne des droits de l'homme avec une demande d'obliger l' Azerbaïdjan à cesser de bombarder des biens civils, selon la représentation de la République dans le tribunal.

    "L'Arménie a exigé d'appliquer des mesures provisoires contre l'Azerbaïdjan, en particulier pour l'obliger à cesser de bombarder des biens civils, à s'abstenir de mener des actions offensives aveugles, en utilisant des citoyens, des biens civils et des colonies comme cibles", indique un communiqué sur la page Facebook du bureau.

    Vidéo azérie montrant la destruction d'un tank arménien par un drone :

    Vidéos arméniennes :




    Vidéo de combattants syriens se rendant vers le front de Nagarno Karabakh

  • Syrie : Le président Vladimir Poutine apprécie peu la présence iranienne dans le sud de la Syrie

    Imprimer

    Jeudi 27 août, l'analyste militaire israélien Yoni Ben Menachem a déclaré que le président russe Vladimir Poutine n'était pas satisfait de la présence militaire de l'Iran en Syrie et des efforts iraniens pour contrôler les ressources naturelles de ce pays.

    Selon l'article de Menahem, Poutine considère l'activité iranienne, qui vise, entre autres, à ouvrir un nouveau front contre Israël sur les hauteurs du Golan syrien, comme une menace majeure pour la stabilité que la Russie travaille à établir en Syrie.

    La Russie cherche à récolter les fruits de son investissement en Syrie , et notamment en participant à la reconstruction du pays, affirme Menahem.

    Le sud de la Syrie est considéré comme l'un des fronts qui inquiète le président Poutine, en particulier le Golan, dans lequel le Hezbollah, avec l'aide militaire de la Syrie et de l'Iran, a mis en place une infrastructure opérationnelle et de renseignement pour attaquer Israël.

    Cette zone pourrait conduire à un affrontement militaire majeur avec Israël.

    C'est pour résoudre ce problème que "Moscou a mis en place une force militaire qui lui est fidèle dans le sud de la Syrie", explique Yoni Ben Menachem.

    Il a ajouté: "Il y a quelques jours, un cours de formation militaire s'est achevé avec la participation de plusieurs centaines de combattants de la 8e brigade dans la ville de Busra al-Sham dans la région de Daraa au sud de la Syrie."

    Il a souligné que "ceux qui ont participé au stage ont scandé des slogans contre le régime de Bachar al-Assad, et ont brandi une banderole sur laquelle on pouvait lire : la Syrie appartient à son peuple".

    La huitième brigade est dirigée par Ahmed al-Awda, un haut commandant du cinquième corps d'assaut, qui a annoncé la création de «l'armée unie», ou encore «l'armée de Houran».

    Ahmed al-Awda est né à Busra al-Sham, province de Daraa. Il a d'abord combattu dans les rangs du groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Sham (anciennement Jabhat al-Nusra, la fiiale d'al-Qaïda en Syrie), mais il a ensuite fait défection.

    En 2013, la force militaire mise en place par Al-Awda était soutenue par les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Jordanie et une partie des États du Golfe.

    En 2017, «il s'est rapproché des Russes, et en 2018 il a rejoint le Cinquième Corps qui est directement placé sous le commandement de l'armée russe. Il a alors été nommé commandant de la région sud», écrit Menachem.

    Le 23 juillet, Ahmed al-Awda a annoncé que l'armée de Houran "deviendrait une seule unité militaire qui sera assez forte, non seulement pour défendre le Houran, mais aussi pour défendre toutes les parties de la Syrie".

    Selon des sources syriennes, al-Awda «tente depuis longtemps de recruter les jeunes hommes de la région qui refusent de rejoindre l’armée de Bachar al-Assad et se rebellent contre son régime», ajoute Menachem.

    Il a expliqué que "l'armée unifiée" que les Russes sont en train de mettre en place sera constituée "de rebelles contre le régime syrien, qui ont intérêt à maintenir le calme et la stabilité dans le Golan syrien sans affrontements avec Israël".

    Il y a un dialogue politique et militaire entre Israël et la Russie, et les deux pays veulent maintenir le calme dans le sud de la Syrie et ne pas provoquer d'escalade militaire.

    Si l '«armée de Houran» voyait effectivement le jour, elle pourrait constituer une force qui serait utilisée pour contrecarrer les intentions de l'Iran et du Hezbollah d'ouvrir un nouveau front contre Israël depuis le plateau du Golan, selon des estimations stratégiques à Tel Aviv.

    Néanmoins, l'analyste militaire israélien Yoni Ben Menachem soutient dans son article qu'Israël ne devrait pas interférer par le biais de ses unités de renseignement dans ce qui se passe dans la région.

    "Il devrait laisser les Russes faire le travail", a-t-il ajouté. L'objectif des Russes est de parvenir au calme et à la stabilité dans la région, et cela constitue également un intérêt israélien », selon Ben Menachem.

  • Russie: Attentat déjoué à Saint-Pétersbourg – Un suspect avait prêté allégeance à Daech

    Imprimer

    Cet article a été aussi publié en : enEnglish (Anglais) ruРусский (Russe) arالعربية (Arabe)

    L’un des deux suspects d’un projet d’attentat déjoué à Saint-Pétersbourg avec l’aide de Washington avait prêté allégeance au groupe Etat islamique , ont annoncé lundi les services de sécurité russes (FSB).
    Une vidéo diffusée par le FSB montre l’arrestation vendredi des deux personnes, d’apparence slave, et la perquisition de leur appartement où sont visibles des munitions, des armes blanches, des fils électriques et des vêtements noirs.
    Les services russes ont indiqué dans un communiqué que les deux hommes, dont les noms n’ont pas été rendus publics, ont reconnu leur culpabilité. Une enquête a été ouverte pour « participation à une entreprise terroriste ».
    Une vidéo diffusée par le FSB aux agences russes montre également une personne, le visage masqué, prononçant un serment d’allégeance en arabe. Il s’agit de l’un des deux suspects, selon le FSB.
    Ce projet d’attentat dans la deuxième ville de Russie a été déjoué, selon Moscou, grâce à des renseignements transmis par les Etats-Unis. Le président Vladimir Poutine a remercié dimanche lors d’un entretien téléphonique son homologue Donald Trump.
    Selon le FSB, les deux personnes arrêtées voulaient commettre ces attaques dans « des endroits très fréquentés » à Saint-Pétersbourg, l’ancienne et touristique capitale impériale, lors des vacances et célébrations du Nouvel An.
    Bien qu’opposés farouchement sur de nombreux dossiers internationaux, Moscou et Washington pointent régulièrement leur volonté réciproque de lutter contre le terrorisme.
    En décembre 2017, un attentat de l’EI visant la très touristique cathédrale Notre-Dame-de-Kazan de Saint-Pétersbourg avait déjà été déjoué grâce à des informations transmises par le renseignement américain. Le Kremlin avait vanté un « cas exemplaire » de coopération.

  • Russie: Une cellule de l’Etat islamique démantelée

    Imprimer

    PAR JEAN-RENÉ BELLIARD LE 

    L'article est paru en Anglais, Allemand, NéerlandaisRusse

    Six membres d’une cellule de l’Etat islamique qui s’apprêtaient à commettre des attentats à Moscou ont été arrêtés, annonce le Service de sécurité fédéral (FSB) dans un communiqué repris par les agences de presse russes. Ils recevaient leurs ordres de jihadistes originaires d’Asie centrale basés en Syrie et avaient prévu d’agir à l’aide d’armes à feu et d’engins explosifs artisanaux, précise-t-il.
    La veille, le président russe Vladimir Poutine avait déclaré qu’au cours des neuf premiers mois de l’année, les agents du FSB avaient réussi à prévenir 26 crimes de nature terroriste, dont 15 actes terroristes.

     

    Lire la suite

  • Syrie: Les Turcs se retireront de Syrie quand les Syriens auront voté, déclare Erdogan

    Imprimer

    Cet article a été aussi publié en : enEnglish (Anglais) arالعربية (Arabe) esEspañol (Espagnol)itItaliano (Italien)

    Les forces turques ne se retireront pas du nord de la Syrie tant qu’il n’y aura pas eu d’élections démocratiques dans ce pays, a déclaré jeudi le président turc, Recep Tayyip Erdogan.
    « Lorsque le peuple syrien se prononcera par voie d’élections, nous rendrons la Syrie à ses propriétaires », a-t-il dit lors d’un forum à Istanbul.
    Recep Tayyip Erdogan, dont les troupes sont intervenues en appui à des rebelles syriens pro-turcs dans le nord de la Syrie face à des milices kurdes et face aux jihadistes du groupe Etat islamique, est convenu en septembre avec son homologue russe, Vladimir Poutine, de créer une zone démilitarisée entre les lignes gouvernementales et les lignes rebelles dans le Nord syrien dans la province d’Idleb (nord-ouest).
    La Turquie est également très présente dans la région nord-ouest d’Afrin et plus à l’est, autour de Jarablus, d’où elle a chassé les forces kurdes du YPG, qu’Ankara considère comme une organisation terroriste. La semaine dernière, Erdogan a suggéré d’étendre davantage la présence militaire de la Turquie en créant des « zones de sécurité » à l’est de l’Euphrate.
    M. Erdogan a également déclaré jeudi que la Turquie ne rencontrait aucune difficulté à organiser des pourparlers avec les groupes radicaux à Idlib, le dernier grand bastion tenu par les rebelles hors du contrôle du président syrien Bachar al-Assad.
    Hayat Tahrir al-Sham, l’ancienne branche d’Al-Qaïda en Syrie, lorsqu’il utilisait le nom de Front al-Nosra, est l’alliance jihadiste la plus puissante dans la province d’Idlib. La Turquie l’a désignée organisation terroriste en août 2018, conformément à une décision des Nations Unies en juin.
    En vertu de l’accord conclu par Erdogan et le président russe Vladimir Poutine lors d’un sommet à Sotchi, toutes les factions dans la zone tampon prévue doivent remettre leurs armes lourdes avant le 10 octobre et les groupes radicaux doivent se retirer avant le 15 octobre.
    Jeudi, Erdogan a déclaré qu’en plus des 12 points d’observation que la Turquie maintient dans la région, la Russie en a 10 et l’Iran en a six.
    Mercredi, le parlement turc a voté la prolongation d’une année supplémentaire d’un mandat qui permet aux militaires d’intervenir en Irak et en Syrie lorsqu’ils sont confrontés à des menaces à la sécurité nationale, notamment pour combattre les rebelles kurdes, les militants du groupe étatique islamique et les autres groupes que la Turquie considère comme terroristes.
    Il fait suite au ministre syrien des Affaires étrangères qui a dénoncé samedi les forces américaines, françaises et turques opérant dans son pays en tant que  » forces d’occupation  » et a exigé qu’elles partent immédiatement.

    Lire la suite