TCHAD - Page 2

  • Tchad : l’armée mène une contre-offensive au Lac Tchad

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    Quelques heures après l’attaque de l'"Etat Islamique dans la Province d'Afrique de l'Ouest" (ISWAP) qui a visé les soldats tchadiens qui se trouvaient sur l’île de Tchoukou Telia, l’armée nationale tchadienne (ANT) a renforcé les patrouilles et engagé une contre-offensive dans le secteur du Lac Tchad.

    « Trois secteurs de l’armée tchadienne ont rejoint les éléments de nos forces qui ont essuyé l’attaque dans la nuit de mercredi à jeudi sur cette île », a déclaré à Anadolu, Mahamat Fodoul Makay, gouverneur de la province du Lac.

    « Depuis jeudi, l’armée mène des patrouilles sur l’île de Tchoukou Telia et ses environs. Il y a un appui aérien qui accompagne les troupes sur terre. Nous menons aussi des recherches pour retrouver de nombreux soldats qui n’ont pas répondu à l’appel après l’offensive », a indiqué à l’agence au téléphone le porte-parole de l'armée, le Général Azem Bermandoa Agouna.

    L'armée tchadienne avait annoncé, jeudi sur son site, que l’embuscade tendue par l'ISWAP contre ses éléments dans la zone de Tchoukou Telia, dans le département de Kaya, a fait « 26 morts et 14 blessés dont huit graves » dans les rangs de l’armée.

     

  • Tchad : 24 militaires tués par l'Etat Islamique dans la Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP)

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    Au moins 24 militaires tchadiens ont été tués dans la nuit de mercredi à jeudi quand des combattants de l'Etat Islamique dans la Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) ont attaqué une position de l’armée sur l’île de Tchoukou Telia dans le lac Tchad, a-t-on appris auprès des autorités locales.

    « Les éléments de l’Armée nationale tchadienne (ANT) de retour d’une mission de patrouille se reposaient quand leur poste a été attaqué par des terroristes de Boko Haram (en fait l'Etat Islamique dans la Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP))», a déclaré le sous-préfet de Tchoukou Telia , Haki Djiddi.

    « 24 militaires ont été tués, plusieurs ont été blessés et d’autres militaires qui se sont éparpillés dans la nature, sont encore portés disparus », a-t-il précisé.

    « L’attaque a eu lieu sur l’île de Tchoukou Telia, située à 190 km au nord-ouest de la capitale N’Djamena », a souligné le porte-parole de l’armée, le général Azem Bermandoa Agouna.

    Depuis le décès du Président Idriss Déby en avril dernier, c’est la toute première attaque d’envergure de l'Etat Islamique dans la Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) sur le territoire tchadien.
    Le 23 mars 2020, Boko Haram avait infligé une lourde perte à l’armée tchadienne. Au moins 92 soldats avaient péri dans l’attaque et 47 étaient blessés à Bohoma, localité située dans le Lac Tchad. Après cette attaque, considérée comme l'une des plus meurtrières de l'histoire de l'armée tchadienne, le Président Déby avait décidé de prendre la tête des opérations.

    Depuis 2014, à partir de certains de ces îlots, le groupe terroriste Etat Islamique dans la Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) a intensifié ses attaques contre les quatre pays qui entourent le lac : le Tchad, le Nigeria, le Niger et le Cameroun.

  • Tensions entre le Tchad et la Centrafrique

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    La tension a de nouveau monté entre le Tchad et la République centrafricaine, suite à des affrontements entre les deux armées au niveau des frontières communes. Le Tchad avait évoqué une violation de son territoire et la perte de soldats tués par l'armée centrafricaine, alors que Bangui évoque un accrochage faisant des morts des deux côtés.

    « Dans la poursuite des rebelles de la CPC (Coalition des patriotes pour le changement) à la frontière centrafricano-tchadienne », dimanche, il y a eu « des échanges des tirs », de part et d’autre, qui ont « malheureusement provoqué des morts côté centrafricain et tchadien », a souligné dans un communiqué, lundi, le porte-parole du gouvernement centrafricain, Ange Maxime Kazagui.

    Les autorités centrafricaines ont indiqué qu’elles avaient condamné « le mode opératoire de la CPC qui procède à des attaques sur les populations centrafricaines avant la frontière ».

    Dimanche, le gouvernement tchadien avait annoncé dans un communiqué que les Forces armées centrafricaines (FACA) avaient attaqué le poste militaire avancé de Sourou.

    « Les assaillants lourdement armés ont tué un soldat tchadien et en ont blessé cinq. Cinq autres ont été enlevés pour être ensuite exécutés à Mbang du côté centrafricain », avait affirmé le ministère tchadien des Affaires étrangères.

    Le gouvernement centrafricain tentent de calmer le jeu, et ont décidé de privilégier la voie diplomatique pour résoudre cette crise, mais le Tchad a refusé pour l'instant de recevoir la délégation venue de de Bangui. La République Centrafricaine voulait proposer la mise sur pied d'une commission d’enquête conjointe pour résoudre la crise.

    Pou le Tchad, qui ne décolère pas, le gouvernement centrafricain est entièrement responsable des conséquences de cette agression caractérisée que rien ne justifie au moment où les deux pays cherchaient à "mutualiser leurs efforts pour relever les défis sécuritaires communs… »

    Le Tchad a aussi souligné que « ce crime de guerre d'une gravité extrême et cette attaque meurtrière préméditée, planifiée et opérée à l'intérieur du Tchad, dont seul le gouvernement centrafricain en connaît les raisons, ne sauraient rester impuni ».

    Selon les médias locaux centrafricains, l’armée tchadienne a lancé une riposte lundi en territoire centrafricain.

    « En représailles à l’attaque de ce dimanche de son poste frontalier par des mercenaires russes, les militaires tchadiens ont mené ce lundi une opération de représailles sur le territoire centrafricain contre l’armée nationale et ses alliés mercenaires de Wagner », a rapporté le journal centrafricain, Corbeau News (indépendant).

    Selon des sources militaires citées par le journal, « les soldats de l’armée tchadienne sont entrés sur le territoire centrafricain à bord d’une dizaine des véhicules militaires lourdement armés, appuyés par leurs moyens aériens ».

    Le journal a souligné que l’opération est en cours, et les forces coalisées du gouvernement centrafricain sont en retrait vers le Sud, notamment à Ngaoundaye.

  • Tchad : "Plusieurs centaines de rebelles" neutralisés au Nord Kanem, annonce l'armée

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    Plusieurs centaines de rebelles ont été neutralisés lors des affrontements qui les ont opposés mercredi 28 et jeudi 29 avril aux forces armées tchadiennes dans la province du Nord Kanem, a annoncé vendredi le Conseil militaire de Transition (CMT).

    Mahamat Mahdi Ali.jpegPrésentant le bilan de ces affrontements entre le Front pour l’alternance et la concorde (FACT) dirigé par Mahamat Mahdi Ali (photo ci-contre) et l’Armée Nationale Tchadienne (ANT), le porte-parole du CMT, Azem Bermandoa Agouna, a précisé dans un communiqué que 60 rebelles avaient également été capturés et 9 véhicules d’armes lourdes et plusieurs armes de différents calibres récupérés, en plus de 13 véhicules du FACT calcinés.

    Du côté de l'armée six militaires ont été tués et 22 autres blessés selon la même source.

    L’Armée tchadienne a dépêché mardi 27 avril, des renforts combattre les colonnes de rebelles ayant trouvé refuge près de la frontière avec le Niger.

    Jeudi, le FACT a annoncé avoir abattu un hélicoptère de l’armée tchadienne au Nord Kanem. Une version rejetée par l'armée tchadienne qui a expliqué que le crash avait été provoqué par une panne technique.

    Le FACT a lancé depuis la Libye une offensive contre le pouvoir le 11 avril, jour de l’élection présidentielle.

    Les rebelles ont promis de marcher vers N’Djamena mais ils ont rapidement été stoppés notamment par des bombardements intenses de l’armée.

     

  • Tchad : Crash d'un hélicoptère militaire : l'armée rejette la version des rebelles et évoque une "panne technique"

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    L'armée tchadienne a précisé jeudi soir 29 avril 2021 que le crash de l'un de ses hélicoptères dans le nord du pays était due à une "panne technique" rejetant la version des rebelles qui avaient annoncé plus tôt dans la journée avoir abattu cet hélicoptère.

    "Après avoir mis hors d'état de nuire cette bande de rebelles, une panne technique a causé le crash de l'hélicoptère Mi-24 lors de son trajet pour le retour de la zone de combat", a précisé le porte-parole du Conseil militaire de transition (CMT), le général Azem Bermandoa Agouna dans un communiqué publié jeudi soir.

    Les rebelles du FACT (Front pour l’alternance et la concorde au Tchad) avaient affirmé dans un communiqué, jeudi matin avoir abattu un hélicoptère de l’armée.

    "La junte militaire de N’Djamena a dépêché tôt ce jeudi matin un hélicoptère pour bombarder les positions du mouvement rebelle dans le département du nord Kanem", avait souligné le FACT dans son communiqué jeudi.

    "La défense aérienne du FACT a détruit cet hélicoptère de combat" permettant aux combattants rebelles " de faire une percée fulgurante et d’administrer une cuisante défaite" aux éléments de l’armée nationale tchadienne (ANT), a précisé le FACT.

    Les forces gouvernementales ont indiqué de leur côté, avoir mis en débandade les rebelles qui étaient réfugiés vers la frontière tchado-nigérienne lors des précédents combats avant de se reconstituer.

    "Ils ont fait incursion vers Nokou au Nord de Kanem. La riposte des forces de défense et de sécurité ne s'est pas fait attendre. Dans leur débandade, comme à l'accoutumée, ils ont abandonné plusieurs hommes et matériels de guerre. À cela s'ajoute des véhicules entièrement détruits d'une part et récupéré d'autre part", a souligné le général de division Azem Bermandoa Agouna.

    Fondé en 2016, le Front pour l'alternance et la concorde au Tchad qui est dirigé par l'opposant et chef de guerre tchadien, Mahamat Mahadi Ali, mène depuis le 11 avril des offensives armées parties de la frontière libyenne en avançant vers N’Djamena.

    Le 17 avril, le président tchadien Idriss Deby s’était rendu sur le front des combats qui opposaient ses troupes à celles du FACT. Il y succombera, d’une blessure par balle et son décès a été annoncé dans la matinée du 20 avril.

  • Tchad : Le FACT affirme avoir abattu un hélicoptère de l’armée

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    Des affrontements entre les rebelles du FACT (Front pour l’alternance et la concorde au Tchad) et l’armée tchadienne ont repris depuis mardi 27 avril 2021 et se sont poursuivis dans la journée du jeudi 29 avril dans le Nord-Kanem.

    « La junte militaire de N’Djamena a dépêché tôt ce matin du jeudi 29 avril 2021, un hélicoptère pour bombarder » les positions du mouvement rebelle dans le département du Nord- Kanem, a souligné le FACT, Jeudi, dans un communiqué. « La défense anti-aérienne » du FACT « a détruit cet hélicoptère de combat » permettant aux combattants rebelles « de faire une percée fulgurante et d’administrer une cuisante défaite » aux éléments de l’armée nationale tchadienne.

    « A l’heure où nous mettons sous presse ce communiqué, la ville de Nokou, chef-lieu du département du Nord- Kanem est libérée et sous le contrôle total des forces de la résistance nationale du FACT », a relevé le groupe rebelle tchadien.

    Le FACT a souligné que « tout aéronef » qui survolerait ses positions et les localités qui sont sous son contrôle, « sera abattu sans sommation ».

    Les autorités tchadiennes n’ont pas encore commenté les affirmations relayées dans le communiqué du FACT.

    Les affrontements entre l’armée tchadienne et le FACT ont repris dans le nord du pays depuis mardi 27 avril.  L’armée tchadienne a envoyé, mardi, de nombreux renforts combattre les colonnes des rebelles ayant trouvé refuge au Niger voisin.
    Les médias locaux ont rapporté que l’aviation tchadienne était entrée en action et aurait détruit quatre pick-up mardi non loin de la frontière avec le Niger.

    Les rebelles du FACT ont lancé une offensive en territoire tchadien le 11 avril et ont annoncé être en passe de contrôler la province du Kanem après la région du Borkou-Ennedi-Tibesti (BET).

    L'état-major de l'armée nationale a assuré de son côté avoir mis en déroute ces rebelles au terme des violents affrontements samedi 17 avril. L'armée a ajouté avoir fait 150 prisonniers.

  • Tchad : L'Etat islamique tue 12 soldats tchadiens

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    Les combats entre l'armée et les membres de l'Etat islamique (photo ci-dessus) dans la région du lac Tchad ont fait mardi au moins 12 morts, a déclaré un gouverneur de province à l'AFP. C'est la première attaque majeure de l'ISWAP au Tchad depuis le décès du président Deby. 
    chadarmy.jpegMahamat Fadoul Mackaye a déclaré que 40 combattants islamistes avaient également été tués à la suite de l'attaque contre une position de l'armée dans la région marécageuse utilisée comme base arrière par des groupes djihadistes, notamment Boko Haram, basé au Nigéria et une branche dissidente, l'Etat islamique de la  Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP).
    E0EeeCyWEAkDiip.jpegBoko Haram et ISWAP attaquent régulièrement l'armée ainsi que les civils.

    ISWAP s'est séparé de Boko Haram en 2016 et est devenu un groupe dominant, lançant des attaques contre des bases militaires et tendant des embuscades aux troupes tout en enlevant des voyageurs à de faux points de contrôle.

    Les combats de mardi ont eu lieu à l'aube entre les villes de Ngouboua et Kaiga, à une centaine de kilomètres au nord de la capitale N'Djamena, a déclaré un haut responsable des forces de sécurité, demandant l'anonymat.

    Le porte-parole de l'armée tchadienne, le général Azem Bermandoa Agouna, a confirmé l'attaque mais a refusé de faire le bilan des victimes lorsqu'il a été contacté par l'AFP. (AFP)