SYRIE - Page 3

  • Syrie : Explosion au principal poste frontière entre la Syrie et la Jordanie - l'Etat islamique soupçonné

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    Dans la matinée du samedi 20 novembre 2021, une explosion a secoué le côté syrien du poste frontière de Nassib entre la Syrie et la Jordanie.

    Le brigadier Dirar al-Dandal, chef de la police de Deraa, a déclaré que l'explosion avait été causée par un engin explosif improvisé (IED) placé près d'un point de sécurité du poste frontière. L'explosion a provoqué quelques dégâts sans faire de victimes.

    "Quel que soit celui qui a planté l'engin piégé, son objectif était de causer le plus grand nombre de morts et de dégâts, mais les pertes n'étaient que matérielles", a déclaré le chef de la police, soulignant que les opérations quotidiennes au passage n'étaient pas affectées par l'attaque.

    À la suite de l'attentat, les forces de sécurité syriennes ont mené une opération de ratissage approfondie à l'intérieur et autour du poste frontière stratégique.

    Aucune partie n'a encore revendiqué la responsabilité de l'attaque. L'Etat islamique reste le principal suspect. Il y a quelques jours à peine, le groupe islamique avait revendiqué la responsabilité d'un attentat à l'IED perpétré à quelque 35 kilomètres au nord du poste frontière de Nassib.

    La Syrie et la Jordanie ont rouvert le poste frontière de Nassib en septembre 2021. Cette étape est le résultat d'une amélioration majeure des relations entre les deux pays arabes. Le poste frontalier contribue de manière significative à l'économie des deux pays.

  • Syrie : Les rebelles syriens pro-turcs bombardent des villes contrôlées par les Kurdes en représailles à une attaque meurtrière à la roquette contre Afrin

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    Samedi 20 novembre 2021, la salle des opérations unifiées -Azm, soutenue par la Turquie, a annoncé qu'elle avait bombardé les positions des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes dans le nord de la province d'Alep en réponse à la récente attaque à la roquette sur la ville d'Afrin.

    L'attaque à la roquette, qui a eu lieu tard vendredi 19 novembre, a coûté la vie à trois personnes, dont une femme, et en a blessé 17 autres.

    Des responsables turcs ont déclaré que les unités de protection du peuple kurde, affiliées aux FDS étaient à l'origine de l'attaque, qui a été menée depuis une poche détenue par les Kurdes située au sud d'Afrin.

    Azm a partagé des vidéos de ses frappes de représailles. Les vidéos montrent des militants soutenus par la Turquie tirant des roquettes Grad de 122 mm et des roquettes de type 63 de 107 mm sur la poche tenue par les Kurdes.

    La salle des opérations unifiées est une coalition au sein d'une autre coalition. Elle a été fondé par plusieurs factions de l'Armée Nationale Syrienne soutenue par la Turquie en juillet.

    L'agence de presse Hawar, proche des FDS, a déclaré que les bombardements avaient pris pour cibles les villes de Bergagas, Miyasa, Horsh Soganki, Marnaz, Malikiyah, Shawargha, Qal'at Shawargha, Tanab, Irshadiyah et Tell Rifaat. Aucune victime n'a été signalée.

    Le moment choisi pour l'attaque meurtrière à la roquette sur Afrin soulève de sérieuses questions. L'attaque, qui n'a encore été revendiquée par aucune partie, est survenue au milieu des informations faisant état d'une opération militaire menée par la Turquie contre les FDS dans le nord et le nord-est de la Syrie.

     

  • Syrie : Des habitants de la région contrôlée par les Forces Démocratiques Syriennes (soutenues par les Etats-Unis), tentent d'empêcher un convoi militaire russe de traverser leurs zones près du rond-point d'Al-Maamel dans la ville de Deir ezZor (Vidéo)

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    Vendredi 19 novembre, une patrouille de la police militaire russe a été prise à partie après être entrée dans l'est de la province de Deir Ezzor, contrôlée par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis.

    Des hommes armés locaux, dont la plupart sont membres du Conseil militaire de Deir Ezzor (DMC) des FDS, ont ouvert le feu avec leurs fusils d'assaut sur la patrouille juste après avoir dépassé le passage d'al-Salhiyyah qui sépare les zones contrôlées par le gouvernement des zones sous contrôle des FDS. 

    La patrouille russe, composée de quatre véhicules blindés, était escortée par deux hélicoptères. La partie russe n'a pas riposté aux manifestants, probablement parce que des civils non armés étaient présents sur les lieux.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) et d'autres sources de l'opposition syrienne, aucun militaire russe n'a été blessé. Le ministère de la Défense de Russie n'a pas encore commenté l'incident.

    À la suite de l'attaque, la coalition dirigée par les États-Unis a déployé une unité près du point de passage d'al-Salhiyyah. Des soldats américains ont été vus côte à côte avec les hommes armés qui s'étaient opposés au passage de la patrouille russe.

    En octobre déjà, un groupe de combattants du Conseil militaire de Deir Ezzor (DMC) avait empêché une patrouille de la police militaire russe d'entrer dans la ville d'al-Jininah, dans l'ouest de la province de Deir Ezzor. Lors de cet incident, les miliciens n'ont pas tiré sur la patrouille ni tenté d'attaquer les troupes russes.

    Il est hautement improbable que les combattants du DMC aient agi seuls. L'attaque contre la patrouille russe était peut-être une provocation planifiée destinée à éloigner les troupes russes de la partie de Deir Ezzor contrôlée par les FDS. Rappelons que les FDS étaient censées escorter et protéger la patrouille russe.

    L'attaque ne restera probablement pas impunie. Il est probable que les forces russes ripostent et frappent les postes du DMC.

     

  • Syrie : Un missile israélien frappe la banlieue sud de Damas

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    Au petit matin du mercredi 17 novembre 2021, une frappe de missiles israéliens a visé la périphérie sud de la capitale syrienne, Damas.

    Une source militaire syrienne a déclaré à l'Agence de presse arabe syrienne gérée par l'État que la cible était un « bâtiment vide », affirmant qu'aucune perte n'avait été subie.

    "A environ 00h45 aujourd'hui, l'ennemi israélien a lancé une agression avec deux missiles en direction du Golan syrien occupé, visant un bâtiment vide au sud de Damas", a déclaré la source. "L'un des missiles hostiles a été abattu et aucune perte n'a été subie."

    La source anonyme n'a pas précisé si les missiles avaient été tirés depuis une base terrestre israélienne ou par des avions de chasse de l'armée de l'air israélienne, comme lors des attaques les plus récentes.

    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a affirmé que l'attaque avait visé une zone où se trouvent le siège et les casernes de militants pro-iraniens et du Hezbollah. Il est à noter que nous parlons de la 25e frappe de Tsahal sur des cibles en Syrie cette année.

    Il s'agissait de la 25e frappe de Tsahal depuis le début de 2021 et la troisième attaque israélienne contre la Syrie en novembre. La première attaque , qui a eu lieu le 3 novembre, a visé un centre de soutien logistique militaire dans la banlieue sud de la capitale, Damas. La deuxième attaque , qui a eu lieu le 8 novembre, a visé un centre de soutien logistique militaire au sud de la ville côtière de Tartous, ainsi qu'une base de défense aérienne au sud de la ville de Homs.

    Les attaques israéliennes contre la Syrie sont de plus en plus fréquentes. L'ampleur des attaques est également de plus en plus grande. Tel-Aviv espère apparemment que ces attaques répétées forceront l'Iran à quitter le pays déchiré par la guerre. Néanmoins, le contraire semble se produire.

  • Syrie : Cinq militaires tués dans un attentat dans l'est

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    Un général et quatre soldats de l'armée syrienne ont été tués, dimanche 14 novembre 2021, dans l'explosion d'une bombe dans l'est de la Syrie où sont actifs les jihadistes, au lendemain de la mort de 13 combattants pro-régime dans une attaque, a indiqué une ONG.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une bombe a explosé lors du passage d'un véhicule dans lequel se trouvaient les cinq militaires dans la province de Deir Ezzor. Les soldats syriens procédaient à un ratissage de la zone, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

    Malgré sa déroute en Syrie en mars 2019 avec la chute de son "califat", le groupe Etat islamique (EI) continue de lancer des attaques meurtrières dans le pays, notamment dans le vaste désert de la Badiya qui s'étend de la province centrale de Homs jusqu'à celle de Deir Ezzor. Samedi, au moins 13 combattants pro-régime avaient été tués dans une embuscade tendue par l'EI dans la zone désertique de Masrib, dans l'ouest de la province de Deir Ezzor, selon l'OSDH.

    Depuis mars 2019, près de 1.600 membres des forces du régime ou des groupes qui lui sont fidèles ont été tués, ainsi que 153 combattants pro-iraniens non syriens, lors de diverses attaques, bombardements ou embuscades menés par l'EI, selon un décompte de l'OSDH. 

    Le conflit en Syrie, déclenché en 2011, a causé la mort d'environ un demi-million de personnes et le déplacement de plus de la moitié de la population.

  • Syrie : Trois réfugiés irakiens tués par l'Etat islamique dans le camp d'al-Hol (nord-est)

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    Trois réfugiés irakiens parmi lesquels une femme ont été tués au cours des deux derniers jours par des membres du groupe Etat islamique (EI) dans un camp du nord-est de la Syrie, a indiqué samedi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    Contrôlé par l'administration semi-autonome kurde, le camp al-Hol, qui accueille des proches de combattants jihadistes, abrite près de 62.000 déplacés, dont 93% sont des femmes et des enfants, la moitié venant d'Irak. Samedi, une réfugiée irakienne a succombé à ses blessures après avoir été atteintes de balles tirées par des combattants jihadistes dans le camp, indique l'OSDH qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie. La veille, deux autres Irakiens parmi lesquels le président du Conseil des réfugiés Irakiens ont également été tués après avoir été visés pas des tirs de jihadistes dans un secteur du camp al-Hol réservé aux déplacés menacés par les cellules de l'EI, toujours selon l'ONG. "Ces nouvelles violences pourraient entraîner une nouvelle vague d'assassinats dans le camp", a prévenu le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, dans une déclaration à l'AFP.

    Depuis le début de l'année, 72 assassinats ayant coûté la vie à 78 personnes parmi lesquelles 58 réfugiés irakiens ont été répertoriés dans le camp al-Hol, selon un bilan de l'OSDH. En mars, les autorités kurdes avaient lancé une vaste opération ayant conduit à l'arrestation de 125 membres de l'EI dans le camp. L'ONU met régulièrement en garde contre une détérioration de la situation sécuritaire dans ce camp surpeuplé. Malgré les exhortations répétées des Kurdes, la plupart des pays occidentaux refusent de rapatrier leurs citoyens qui se trouvent dans le camp, se contentant de rapatriements au compte-goutte par crainte d'éventuels actes terroristes sur leur sol.

    Lien permanent Catégories : al-Hol, Etat islamique en Syrie, SYRIE 0 commentaire
  • Syrie : L'Etat islamique revendique 18 attaques dans le nord-est de la Syrie cette semaine.

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    L'Etat islamique a revendiqué 18 attaques dans le nord-est de la Syrie cette semaine.3 attaques ont eu lieu dans les provinces de Raqqa et Hassakeh, 11 à Deir Ez Zor et 1 non précisée.

    Le 8 novembre, les jihadistes de Daech ont tiré sur un convoi dans la ville de Hassakeh et ont attaqué QG des Forces Démocratiques Syriennes à Shuhayl, Busayrah, Mashikh et Tayyana avec des armes légères et des grenades.

    L'armée de l'air russe mène des dizaines de frappes contre les positions de Daech en réponse à des attaques à l'est des provinces de Homs et Hama
    Tôt le vendredi 12 novembre, les cellules de l'Etat islamique dans le centre de la Syrie ont lancé une attaque à grande échelle contre les forces pro-gouvernementales dans l'est des provinces de Homs et Hama.

    Les jihadiste ont attaqué des positions des Forces de défense nationale près de la ville antique de Palmyre et de la ville de Soukhnah dans l'est de la province de Homs ainsi qu'à la périphérie de la ville de Salamiyah dans l'est de la province de Hama.

    Les jihadistes ont utilisé des armes lourdes, y compris des roquettes, lors de leur attaque. 

    L'attaque a provoqué une violente riposte de la part des Forces aérospatiales russes (VKS). Les avions de combat russes ont effectué plus de 40 frappes aériennes sur des positions de l'Etat islamique dans le centre de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

    "Trois avions de combat se sont relayés pour cibler les zones de l'État islamique dans le désert d'Ithriyah et le triangle Alep-Hama-Raqqa, en plus du désert de Palmyre dans l'est de la province de Homs", a déclaré l'OSDH.

    On ignore si les jihadistes de l'Etat islamique ont réussi à prendre une position ou à infliger des pertes aux forces gouvernementales lors de leur attaque à grande échelle.

    L'Etat islamique tente vainement d'étendre son influence dans le centre de la Syrie depuis un certain temps maintenant. Les forces gouvernementales syriennes, avec le soutien du VKS, continuent de garder le contrôle de tous les centres urbains et les routes principales de la région.