Shulah - Page 2

  • SYRIE : Sept miliciens pro-régime tués par l'Etat islamique

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    Sept miliciens pro-régime ont été tués samedi par l'Etat islamique (Daech) dans l'est de la Syrie, dernière en date d'une série d'attaques meurtrières perpétrées par les jihadistes, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "Sept membres des Forces de défense nationale, une milice pro-régime, ont été tués dans des affrontements avec des membres d'une cellule dormante de l'Etat islamique" dans la province de Deir Ezzor, a indiqué l'ONG, ajoutant que plusieurs autres miliciens avaient été blessés.
     
    Cette attaque est survenue alors que les miliciens étaient en opération dans le secteur de Shulah pour tenter d'y déloger des jihadistes, selon l'OSDH. Dimanche dernier, quinze personnes, en majorité des militaires, avaient été tuées dans une embuscade tendue par l'Etat islamique dans le nord de la province de Hama (centre-ouest), d'après l'ONG. Le 30 décembre, au moins 37 militaires avaient été tués dans une autre  embuscade revendiquée par l'Etat islamique et tendue à des soldats à bord d'un bus dans la province de Deir Ezzor (est).
     
    L'Etat islamique s'était emparé de larges pans du territoire syrien et irakien à partir de 2014 et cette région désertique, près de la frontière irakienne, était un de ses fiefs. Malgré sa mise en déroute en Syrie en mars 2019 et la chute de son "califat", l'Etat islamique continue de lancer des attaques meurtrières en Syrie, notamment dans le vaste désert de la Badia qui s'étend de la province centrale de Homs jusqu'à celle de Deir Ezzor, à la frontière avec l'Irak. Depuis mars 2019, les attaques menées par l'Etat islamique ont fait plus de 1.100 morts parmi les combattants pro-régime, dont des soldats et membres de groupes paramilitaires chiites pro-iraniens. 

  • Syrie : Les hélicoptères russes pourchassent les jihadistes de Daech dans le désert de Deir ezZor et Raqqa 

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    Une source sur le terrain a révélé que des hélicoptères russes avaient mené une vaste opération de recherche dans la Badia au cours des dernières heures, à la recherche de cellules de l'Etat islamique dans la région.
     
    La source a ajouté que l'opération de ratissage comprenait les zones de "Kajab et Shulah" dans le désert de Deir Ezzor, et les zones désertiques dans le sud de la province de Raqqa, à la recherche de poches et de grottes où les terroristes de l'Etat islamique se cacheraient , d'où ils lancent des attaques nocturnes contre des de  l'armée et les convois militaires et civils sur les routes principales passant par ces zones.
     
    La source sur le terrain a indiqué que l'armée syrienne y avait déployé des renforts militaires au cours des dernières heures et avait commencé à se préparer à une opération militaire " limitée" visant à passer au peigne fin des zones géographiques spécifiques en coopération avec les forces russes, à la recherche des caches des jihadistes dans les zones désertiques au nord de la région "Al-Tanf " où l'armée maintient des bases.
     
    Il est prévu que l'armée syrienne commencera les opérations de ratissage dans quelques jours après avoir achevé les préparatifs logistiques nécessaires pour ces missions à caractère spécial sur le terrain, qui sont considérées parmi les missions les plus difficiles en raison de la vaste extension géographique de cette zone et de la présence des groupes terroristes armés près des routes.
     
    Il est à noter que la Badia de Homs et Hama et les régions de l'ouest et du sud-ouest du gouvernorat de Deir Ezzor, en plus des régions du sud-est du gouvernorat de Raqqa dans l'est de la Syrie, sont géographiquement reliées au no man's land de 55 km qui va du désert du centre de la Syrie à  la région d'Al-Tanf à la frontière (syro-jordanienne où se trouve une base de l'armée américaine. C'est précisément ce no man's land entre les forces du régime et l'armée américaine que met à profit Daech pour rester très actif dans la région. 
     
    Ces derniers jours ont été témoins d'attaques lancées par des combattants de l'Etat islamique sur les axes des provinces de Deir Ezzor, Palmyre et Hama, visant les bus et les camions-citernes qui s'aventurent sur les routes de la région, faisant des morts et des blessés parmi les civils et l'armée syrienne.

  • Syrie : 37 militaires du régime tués dans une attaque jihadiste dans l'Est du pays

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    Au moins 37 militaires du régime ont été tués dans une embuscade massive de l'Etat islamique contre un convoi de trois bus transportant des soldats de la 4e division,  près de la localité de Shulah, sur la route Homs-Deir Ezzor. L'un des bus a été totalement détruit. Le convoi ramenait des soldats en permission de la région de Deir ez-Zor à celle de Homs à l'occasion des fêtes de fin d'année. 
     
    C'est l'attaque la plus meurtrière de l'Etat islamique en Syrie depuis 2 ans 1/2 et le commandant de la 17e division, à laquelle appartenait les soldats, a juré de les venger. Les médias officiels ont confirmé le nombre élevé des victimes.
     
    Malgré sa mise en déroute en mars 2019 avec la chute de son "califat", l'Etat islamique continue de lancer des attaques meurtrières en Syrie, notamment dans le vaste désert de la Badia qui s'étend de la province centrale de Homs jusqu'à celle de Deir ez-Zor, à la frontière avec l'Irak, où les jihadistes sévissent également. 
     
    L'embuscade a pris pour cible des militaires de la quatrième division, une unité d'élite  de l'armée syrienne, particulièrement fidèle à Bachar al-Assad;  , a-t-il ajouté. Les jihadistes ont fait exploser des bombes en bord de route avant d'ouvrir le feu.
     
    Au moins 37 militaires --dont huit officiers-- ont été tués et une dizaine blessés, certains se trouvant "dans un état critique", selon un bilan actualisé fourni par l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH). Deux autres bus transportant des militaires, qui faisaient partie du même convoi, ont réussi à s'échapper, selon l'OSDH. L'Etat islamique n'avait pas revendiqué dans l'immédiat cette attaque sur ses chaînes Telegram.
     
    Combats dans le désert
    Après avoir autoproclamé en 2014 un "califat" à cheval sur la Syrie et l'Irak, l'Etat islamique a enchaîné les défaites dans les deux pays avant de s'écrouler en mars 2019 en Syrie. Renouant avec la clandestinité, les jihadistes se sont engagés dans une guerre d'usure contre l'armée syrienne et ses alliées (notamment les milices iraniennes ou pro-Téhéran) mais aussi contre les forces kurdes, dans le Nord-Est, longtemps soutenues par Washington dans leur lutte contre Daech.
     
    En avril, 27 combattants des forces du régime et de ses alliés avaient péri dans une attaque de l'Etat islamique  aux abords de la ville désertique d'Al-Soukhna (centre), contrôlée par l'armée syrienne. Ces derniers mois, la Badia a été le théâtre de combats féroces entre les jihadistes et les forces du régime, appuyées par des frappes aériennes de l'allié russe. Depuis mars 2019, ces affrontements ont coûté la vie à plus de 1.300 soldats syriens et miliciens pro-iraniens, ainsi qu'à plus de 600 jihadistes de l'Etat islamique, d'après un bilan de l'OSDH.
     
    Dans ce pays en guerre depuis près d'une décennie, les combats ont toutefois largement baissé en intensité en 2020. Un cessez-le-feu a été adopté en mars dans le Nord-Ouest, où se trouve l'ultime grand bastion jihadiste et rebelle d'Edleb. L'émergence du nouveau coronavirus, qui mobilise les efforts des différentes autorités locales à travers une Syrie morcelée, a également participé à cette baisse. 
     
    Le conflit syrien, déclenché en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, s'est complexifié au fil des ans avec l'implication d'une multitude de belligérants, la montée en puissance des jihadistes et l'intervention de puissances étrangères. Le régime de Bachar el-Assad, fort du soutien de la Russie et de l'Iran, a réussi ces dernières années à reprendre plus de 70% du territoire. La guerre a fait plus de 387.000 morts et des millions de déplacés.


    Revendication de l'Etat Islamique :

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  • Syrie : Trois revendications de l'Etat islamique

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    4 novembre - attaque contre un véhicule de l'armée syrienne près de la ville de Mayadin, dans la province de Deir ez-Zor

    10 novembre - attaque à l'IED près de Shoula, dans la province de Deir_EzZZor

    11 novembre - L'Etat islamique a détruit une base de l'armée syrienne près du barrage d'Abu Fayyad, à Ithriya, dans la province de Hama, tuant plus de 12 soldats.

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  • Syrie : Une attaque de l'Etat islamique coupe l'autostrade Palmyre-Deir ez-Zhor - 2 Russes capturés

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    Une attaque de l'Etat islamique coupe l'autostrade Palmyre-Deir ez-Zhor - 2 Russes capturés
    Les jihadistes de Daech ont attaqué les positions des forces pro-gouvernementales près du village de Ash-Shulah, forçant l'armée syrienne à fermer l'autoroute Palmyre-Deir Ez-Zhor. Selon les informations données par l'agence de presse de l'Etat islamique, Amaq, les jihadistes auraient pris le contrôle de la localité de Bir Ghabaghib, à l'ouest de la ville d'ash-Shulah.
    De plus, Amaq affirme que les combattants de l'EI auraient capturé le sommet stratégique de Tantur qui domine la ville d'as-Sukhnah. Des sources pro-gouvernementales reconnaissent que les jihadistes seraient même entrés à al-Sukhnah  
    Cependant, l'Armée Arabe Syrienne (AAS) aurait mené une contre-attaque et repris Bir Ghabaghib.
    L'agence de presse de l'Etat islamique, Amaq, prétend qu'une zone de 30 km de long de l'autoroute est interdite à la circulation en raison des affrontements.
    Amaq a également affirmé que les jihadistes ont tué 33 soldats de l'AAS et capturé 2 soldats Russes lors de l'attaque. Le ministère russe de la Défense russe a rejeté ces affirmations et aucune photo ou vidéo confirmant n'a été fournie à titre de preuve. Si des Russes ont effectivement été capturés, il pourrait s'agir de contractuels militaires privés opérant pour le compte de multiples groupes pro-gouvernementaux dans la région.
    L'Etat islamique a probablement profité d'une attaque des jihadistes de Hayat Tahrir al-Sham (HTS), ex-Front al-Nosra, l'ancienne branche syrienne d'al-Qaïda, dans le nord de la province de Hama le 19 septembre, ce qui a obligé l'AAS à redéployer ses meilleures unités, y compris les forces Tiger, une unité d'élite de l'armée, les enlevant des front de Deir ez-Zhor pour les acheminer sur le front de Hama. En outre, l'armée de l'air russe a également concentré ses moyens aériens pour frapper HTS dans les secteurs de Hama et Edleb plutôt que sur celui de Deir ez-Zhor.
    L'autoroute Palmyre-Deir ez-Zhor est la principale voie d'approvisionnement des forces gouvernementales engagées dans la bataille de Deir ez-Zhor. Il s'agit donc d'un coup dur pour la poursuite de l'offensive de l'armée contre les jihadistes  sur les deux rives de l'Euphrate.
     

    Jean René Belliard

    ptolemee@belliard74.com