Shebab - Page 5

  • Somalie : Des zones de Mogadiscio sous contrôle de miliciens pro-opposition

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    Des combattants pro-opposition lourdement armés contrôlaient lundi 26 avril 2021 certaines zones de Mogadiscio au lendemain d'affrontements avec l'armée somalienne, ranimant le spectre des combats urbains entre factions claniques rivales, qui ont ravagé la capitale dans le passé.

    Des coups de feu ont encore résonné sporadiquement dimanche soir à Mogadiscio, mais n'étaient plus audibles lundi, même si une forte tension régnait.

    Dans la nuit, des hommes armés ont érigé, dans plusieurs fiefs de l'opposition, des barricades - parfois de tas de sable et de troncs d'arbres - qu'ils surveillent avec des véhicules équipés de mitrailleuses.

    "Les forces armées somaliennes et les combattants pro-opposition ont chacun pris position le long de certaines routes-clés, certains transports publics circulent mais, dans certaines zones, ils ne permettent à personne de bouger", a déclaré à l'AFP Abdullahi Mire, un habitant de Mogadiscio.

    Dimanche, une manifestation de partisans de l'opposition contre l'extension du mandat du président Mohamed Abdullahi Mohamed, dit "Farmaajo", accompagnés d'hommes armés, a été émaillée d'échanges de tirs avec les forces de sécurité somaliennes dans plusieurs quartiers.

    Trois personnes - deux policiers et un milicien d'opposition - ont été tuées dans les affrontements, a indiqué la police lundi.

    "Il suffit qu'un soldat à la gâchette facile tire sur le camp d'en face pour que tout dérape", a prévenu Omar Mahmood, analyste pour la Somalie à l'International Crisis Group (ICG). "Et chaque éruption de violence de ce type élargit le fossé entre les parties et rend tout type d'accord d'autant plus difficile", a-t-il déclaré à l'AFP.

    Le 12 avril, le Parlement a voté une loi prolongeant de deux ans le mandat du président "Farmaajo", qui a expiré le 8 février sans que des élections puissent être organisées, dans un pays dont une partie échappe au contrôle des autorités centrales, lesquelles doivent composer notamment avec de puissants dirigeants de régions semi-autonomes.

    "Prendre la présidence"
    En 1991, la chute du régime militaire de Siad Barré avait précipité la Somalie dans une guerre des clans, dont les milices se sont notamment affrontés durant des années dans les rues de Mogadiscio même.

    La plupart des acteurs politiques somaliens disposent de combattants et d'armes.

    Le pays, longtemps privé de gouvernement central, est également confronté depuis plusieurs années à la rébellion islamiste des Shebab, affiliés à Al-Qaïda. Ceux-ci ont un temps contrôlé la capitale avant d'en être chassés en 2011 par une force de l'Union africaine (UA), mais ils contrôlent toujours de larges portions de territoire et commettent régulièrement des attentats à Mogadiscio. 

    Abdulkadkir Mohamed Warsame, un commandant militaire loyal à l'ancien Premier ministre Hassan Ali Khair, a affirmé lundi à l'AFP avoir pris le contrôle du district de Hawle Wadag, dans le centre de la capitale.

    "Maintenant nous voulons prendre le contrôle de la présidence. Nous n'allons pas le laisser en paix", a-t-il ajouté, à propos de "Farmaajo". "Il veut rester au pouvoir par la force, nous sommes contre ça, nous continuerons à nous battre jusqu'à ce qu'il parte".

    Habitants en fuite
    A Bermudo, dans le sud de la ville, des témoins ont rapporté que des habitants quittaient leur foyer.

    "Les gens ont commencé à fuir la zone de Bermudo, où les combattants pro-opposition ont pris position la nuit dernière, la situation est tendue et il peut y avoir des confrontations armées à tout moment si la situation reste la même", a déclaré Fadumo Ali, un habitant. Des habitants appelaient les deux camps à arrêter les combats et se plaignaient de coupures d'électricité et d'eau.

    Dimanche, l'ancien président Hassan Sheik Mohamud, prédécesseur de "Farmaajo" et figure de l'opposition, a déclaré que sa propre maison avait été visée par des "forces loyales" à l'actuel chef de l'Etat, mais cette information a été démentie par des témoins et par le gouvernement.

    Ecoles et universités étaient fermées lundi mais la vie semblait mener son cours normal dans les quartiers de Mogadiscio non touchés par les violences.

    Lundi matin, le Premier ministre Mohamed Hussein Roble s'est dit "profondément attristé par la tragédie qui a perturbé la sécurité dans la capitale", appelant les forces armées à "respecter leur engagement" et à "protéger" les habitants de Mogadiscio.

    L'UA a condamné vendredi l'extension du mandat de Farmaajo tandis que le Conseil de sécurité de l'ONU avait appelé le même jour les parties à "rejeter la violence et reprendre le dialogue de toute urgence et sans condition préalable".

    Le département d'Etat américain a également exprimé son inquiétude, précisant qu'il était "prêt à envisager tous les instruments disponibles, y compris les sanctions et restrictions en matière de visas", afin de contrer l'instabilité de la situation en Somalie.

  • Somalie : L'armée somalienne tue un haut dirigeant du groupe islamiste al-Shabab et en arrête deux autres 

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    L'Armée nationale somalienne (SNA) a confirmé que l'armée, avec le soutien de la Mission de l'Union africaine, a tué un combattant de haut rang du groupe islamiste Shabab et arrêté deux autres dans la région de Moyenne Shabelle.

    Abshir Mohamud, commandant de la SNA pour l'unité 3, a déclaré à la radio militaire que l'armée avait infligé des pertes aux islamistes lors d'une opération planifiée le long de la route reliant les villes de Balad et de Jowhar dans le sud de la Somalie dimanche 18 avril 2021.

    «Nos forces ont tué un haut commandant Shabab, qui était chargé de planter des mines terrestres dans la région de Moyenne Shabelle», a déclaré Mohamud.

    Il a ajouté que les forces avaient également tué le garde du corps du combattant et appréhendé deux autres hauts dirigeants Shabab dans l'opération.

    «Un certain nombre de combattants d'al-Shabab ont été capturés et remis à la police somalienne pour des enquêtes complémentaires», a déclaré la Mission de l'Union africaine (AMISOM) dans un communiqué.

    Selon le communiqué, l'opération visait à assurer la libre circulation des Somaliens sur la principale route d'approvisionnement de Mogadiscio-Jowhar.

    Les partenaires humanitaires des autorités somaliennes ont déclaré que les combattants d'Al-Shabab restreignaient la circulation des personnes et contrôlaient les routes d'approvisionnement vers la plupart des zones reconquises par les autorités somaliennes.

    Les forces gouvernementales somaliennes ont récemment intensifié leurs opérations contre al-Shabab dans les régions du sud, mais les militants contrôlent encore certaines zones rurales de ces régions, menant des embuscades et plantant des mines.

    Les troupes de l'Union africaine effectuent régulièrement des patrouilles et escortent des véhicules transportant des secours humanitaires et participent à des opérations de combat contre al-Shabab pour sécuriser les principales routes d'approvisionnement.

    Les affrontements entre les forces gouvernementales et les combattants d'Al-Shabab dans la région sud ont commencé en août 2011 lorsque les militants ont été expulsés de la capitale Mogadiscio.

     

  • Somalie : Une explosion tue un haut responsable militaire

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    Au moins deux personnes, dont un haut commandant de l'armée nationale, ont été tuées lorsqu'une bombe en bordure de route a visé un véhicule militaire à l'extérieur de Bal'ad, dans la région de Moyenne Shabelle, a annoncé samedi 17 avril 2021 un responsable.

    L'attaque a eu lieu près de Gololey, à la périphérie de Bal'ad, une ville agricole à 40 kilomètres (24 miles) de la capitale, Mogadiscio.

    L'officier de police Abdi Rage a déclaré qu'un véhicule de l'armée transportait Yasin Abdi Tohow, un haut commandant militaire de Moyenne Shabelle, lorsqu'il a été la cible de l'explosion qui l'a tué ainsi que l'un de ses gardes du corps. Plusieurs autres ont également été blessés.

    Le groupe jihadiste al-Shabaab, affilié à Al-Qaïda, basé en Somalie, a revendiqué la responsabilité de l'attaque et déclaré avoir tué le commandant et blessé plus de cinq autres soldats.

  • Somalie: Au moins 15 morts dans l'explosion d'une mine

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    L'explosion d'une mine, mercredi 14 avril 2021 dans la région méridionale de la Moyenne Shabelle, au sud de la Somalie, a fait au moins 15 morts et 5 blessés.

    La radio publique Mogadiscio a rapporté qu'une mine avait explosé au passage d'un véhicule de transport public qui se dirigeait vers la ville de Jowhar.

    Quinze passagers sont décédés et cinq autres ont été blessés dans l'attentat. 

    Aucune partie n'a encore revendiqué l'attentat  mais le mouvement "Al-Shabab" est le premier sur la liste des suspects.

    Depuis des années, la Somalie mène une guerre contre Al-Shabaab, un mouvement islamiste armé créé en 2014 et affilié à l'organisation terroriste d'Al-Qaïda. Il a adopté de nombreuses opérations terroristes qui ont fait des centaines de morts.

    Les opérations de sécurité menées par les forces gouvernementales se sont intensifiées récemment, dans le but de neutraliser les terroristes d'Al-Shabab, dans les villages et villes du sud.

  • Somalie : Un kamikaze se fait exploser à Baidoa, au moins six morts

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    Au moins six personnes ont été tuées et sept autres blessées après qu'un kamikaze se soit fait exploser samedi 10 avril 2021 à l'entrée d'un salon de thé à Baidoa en Somalie, selon la police pour qui l'opération visait le gouverneur régional.

    L'attaque s'est déroulée à Baidoa, la capitale de l'Etat régional de Bay située à environ 250 km au nord-ouest de Mogadiscio, dans un salon de thé où se trouvait le gouverneur Ali Wardheere. "Un kamikaze s'est fait détoner à la cafétéria Suweys et a tué six personnes", a déclaré à l'AFP par téléphone un responsable policier local, Mohamud Adan. "Il ciblait le gouverneur Ali Wardheere qui a survécu à l'attaque. Deux de ses gardes du corps figurent parmi les blessés, dont un grièvement, et cinq autres (blessés) sont des civils", a ajouté le policier. "Le kamikaze a été stoppé à la porte d'entrée par les gardes mais malheureusement, il s'est soudainement fait exploser. Le gouverneur a survécu avec quelques éraflures", a précisé la même source.

    L'attentat a été revendiqué par les islamistes radicaux shebab dans un court message posté sur un site affilié à leur mouvement et confirmant que la cible de l'attaque était le gouverneur.

    Par ailleurs, les forces somaliennes ont fait exploser cinq mines posées par le groupe islamiste al-Shabaab sur la route entre le district de Balad et le village de Qalimoow dans la région de Moyenne Shabelle.  

    Les shebab mènent depuis 2007 une insurrection meurtrière pour renverser le fragile gouvernement fédéral somalien, soutenu à bout de bras par la communauté internationale. Ils ont été chassés de Mogadiscio en 2011 par la force de l'Union africaine (UA), l'Amisom, mais contrôlent toujours de larges portions de la Somalie.

  • Somalie : 2 soldats tués dans une attaque des Shebabs contre une base de l'armée

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    Au moins deux soldats somaliens ont été tués et plusieurs autres blessés dans une attaque des djihadistes d'Al-Shabaab contre une base militaire dans la région de Moyenne Shabelle, vendredi 9 avril 2021, a déclaré un responsable .

    Les islamistes ont attaqué une base militaire et un point de contrôle à la périphérie du district de Mahaday, selon Abdirahman Mohamed Osman, un policier de la région de Moyenne Shabelle.

    "Ils ont tué au moins deux soldats et en ont blessé plusieurs autres. L'armée a également tué plusieurs terroristes", a-t-il déclaré par téléphone .

    Al-Shabab a revendiqué la responsabilité de l'assaut, affirmant que ses combattants avaient bombardé des cibles militaires et échangé des tirs avec les soldats somaliens.

    Un responsable militaire de la région a déclaré qu'un convoi de responsables militaires avait également été frappé par l'explosion d'une bombe en bordure de route (IED).

    Il a confirmé qu'il y avait eu des victimes dans l'attaque, mais n'a pas précisé le nombre de morts ou de blessés.

    Selon des responsables de l'État de Jubaland, l'armée somalienne a tué au moins 10 membres d'al-Shabab lors d'une opération dans la région du Bas-Juba.

  • Somalie : les djihadistes al-Shebab attaquent plusieurs bases et positions de l'armée dans la région du Bas Shabelle

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    De violents combats ont été signalés dans la région du Bas Shabelle où les djihadistes Al-Shabaab (photos dans le texte) ont lancé une attaque contre les forces fédérales, samedi 3 avril 2021. Les islamistes ont attaqué la base militaire de la ville de Bariire, celle d'Awdhegle, tiré au mortier sur Sabiid et Anole et fait exploser un VBIED dans la région de Lafoole.

    Le résultat des combats a fait l'objet de communiqués contradictoires. Le commandant des forces terrestres somaliennes, le général de brigade Mohamed Tahaliil affirme que 76 djihadistes ont été tués au cours des combats à Awdhegle. 10 autres ont été capturés. Al-Shabaab, de son côté, revendique la victoire et déclare que ses combattants ont envahi les bases de l'armée, tué un nombre indéterminé de soldats, saisi des chars de combat et des armes.EyONakuXIAEUDoW.jpegEyONauxWEAUyqu7.jpeg

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    En ce qui concerne la ville de Barire, Al-Shabaab affirme la contrôler totalement après avoir été repoussé d'Adhegle par Gor-Gor lors de raids avant l'aube sur des zones clés du Bas Shabelle. Le groupe a en outre déclaré avoir lancé un véhicule kamikaze (VBIED) contre des renforts arrivant de Mogadiscio, infligeant des pertes à l'armée.