Sayyidah Zainab - Page 2

  • 1er au 3 novembre – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

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    Front irakien

    Bagdad – Une série d’attentats
    Deux attentats à la voiture piégée visant des pèlerins chiites ont tué au moins 19 personnes à Bagdad, dimanche 2 novembre. Il fallait s’attendre à de tels attentats contre la communauté chiite qui se prépare à fêter le dixième jour de l’Achoura. 
    L’Achoura est le jour où le troisième imam chiite, Imam Hussein, a été assassiné à Kerbala avec 72 de ses compagnons.
    La première explosion, qui a fait 13 morts et 29 blessés, a eu lieu dans le quartier Al-Ilam, dans le sud-ouest de la capitale, près d'une tente où les pèlerins chiites se rendant en pélérinage à la ville sainte de Kerbala venaient pour recevoir de la nourriture. Le second attentat à eu lieu à Sadr City, le grand quartier chiite situé au nord-est de Bagdad.
    Une autre attaque à la voiture piégée a eu lieu contre un point de contrôle de la police dans le centre de Bagdad. Cet attentat a fait au moins cinq morts et 17 blessés.
    Video en langue anglaise :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=1c6bbb3b8519

    Kerbala – la ville sainte chiite
    Des centaines de milliers de pèlerins chiites vont commémorer à Kerbala la mort de l'imam Hussein, petit-fils du prophète Mahomet. Les célébrations, qui culminent mardi 4 octobre, sont souvent l’occasion d’attentats commis par des Jihadistes sunnites pour qui les Chiites sont des « mécréants » qui méritent la mort.  La tension est d’autant plus extrême que les Jihadistes de l’Etat Islamique sont retranchés au sud de Bagdad, non loin de la route reliant la capitale à Kerbala. C’est la raison pour laquelle plus de 25.000 soldats et policiers et 1500 miliciens chiites ont été déployés tout le long de la route reliant Bagdad à Kerbala.

    Bataille de Baiji
    La bataille de Baiji et Tikrit se poursuit mais pour l’instant l’armée irakienne ne semble pas avoir pris le dessus sur les Jihadistes de l’EI. Elle n’a pas encore réussi à pénétrer dans aucune des deux localités.
    Vidéo en langue arabe – Remarquez la cadence des tirs sur la ligne de front :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=eD4JH26D8MQ

    Mossoul
    Les forces spéciales irakiennes se sont rapprochées de Mossoul :
    Vidéo :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=I_Na-1D5mBM

    Un chef de l’Etat Islamique tué dans les bombardements
    Selon la chaîne de télévision Al-Iraqiya, Abdallah al-Masri et trois de ses lieutenants auraient été tués au cours d’un bombardement de leurs positions par des avions de l’armée de l’air irakienne. Les faits se seraient déroulés dans la localité d’Aziz-Balad, dans le Sud de la province de Salaheddine. L’opération contre le chef jihadiste aurait été menée sur la base des informations collectées par les services de renseignement irakiens. Pour le ministère irakien de la Défense, Abdallah al-Mesri était l’un des commandants les plus cruels de Daesh. 

    Les Jihadistes de l’EI poursuivent leurs exécutions de membres de la tribu al-Bou Nimr
    Les Jihadistes de l’Etat Islamique ont encore assassiné au moins 36 membres de la tribu al-Bou Nimr dont 200 membres avaient déjà été tués à la fin de la semaine dernière. Parmi les personnes nouvellement exécutées se trouvent quatre femmes et trois enfants.
    On nourrit la plus grande inquiétude pour de nombreux autres personnes car on pense que près de 1000 membres de cette tribu ont été capturés par les Jihadistes qui auraient décidé Selon un dirigeant de la tribu, il y aurait une fatwa qui ordonnerait l’exécution de tous les membres de la tribu al-Bou Nimr, y compris les bébés.
    Ces exécutions visent à faire peur aux tribus locales pour les dissuader de s’allier au gouvernement de Bagdad contre le califat islamique.

    Front syrien

    Bataille d’Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
    Pour la première fois, les combattants kurdes syriens de l’YPG ont mené, avec leurs frères Peshmergas irakiens et des éléments des Borkan al-Firat (Armée Syrienne Libre), une offensive à l’ouest de Kobane contre les Jihadistes de l’Etat Islamique. Ils auraient infligé des pertes importantes aux Jihadistes. Les combats ont été particulièrement importants dans le secteur oriental de la ville, et notamment dans le quartier de Kaniya Kurdan où les combats se sont poursuivis jusqu’à minuit, dimanche 2 novembre. Les Jihadistes n’ont pu s’accrocher à leurs positions et on du battre en retraite, laissant 15 tués sur le terrain. De violents combats ont également eu lieu au sud de l’agglomération et là aussi, les Jihadistes ont battu en retraite, laissant cinq morts derrière eux. Il s’agirait de cinq jihadistes étrangers tués dans la destruction de leur véhicule.

    Il y a Kurdes et Kurdes …
    Un membre du Conseil de sécurité du Kurdistan irakien aurait identifié près de 200 Kurdes qui se battent aux côtés des terroristes de l’Etat Islamique. 
     «Nous avons identifié la plupart de ces individus», a déclaré ce responsable kurde. Mansour Barzani a ajouté que certains de ces traîtres kurdes ont été tués, lors des combats, en Syrie, et certains autres ont été abattus par les Peshmergas, tandis que d'autres, encore, collaborent avec les terroristes de l’Etat Islamique. Masrour Barzani a déclaré au journaliste du quotidien "Ash-sharq al-Awsat" : «Le plus grand problème des Peshmergas, c’est qu’ils ne sont pas équipés d’armes sophistiquées. Nous avons besoins d’armes lourdes, comme des chars, des blindés, des canons lourds, des équipements de déminage, des explosifs et des roquettes anti-char.
    Le problème est qu’on sait que certaines armes fournies par la coalition internationale aux Kurdes irakiens se trouvent désormais aux mains des Jihadistes de l’Etat islamique. On ne sait pas si ces armes ont été capturées à l’issue de combats qui auraient tourné au désavantage des Kurdes, ou si ces armes ont été vendues ou amenées par des transfuges. Toujours est-il qu’on a retrouvé aux mains des Jihadistes, entre autres, une mitrailleuse MG 42/59 comme celles fournies par l’Italie à la région autonome du Kurdistan d’Irak.

    Conflit entre le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) et le Front des Révolutionnaires Syriens (FRS)
    Peu d’éléments nouveaux sur le terrain en ce qui concerne le conflit qui oppose le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) et le Front des Révolutionnaires Syriens (FRS) et le Mouvement Hazm, deux organisations financées et armées par les Etats-Unis. On sait que les Jihadistes du Front al-Nosra se sont emparées de la plupart des positions du FRS dans la province d’Edleb.
    On en sait un peu plus, par contre, sur l’origine du conflit.
    Le conflit aurait débuté lundi 27 octobre alors que les Jihadistes du Front al-Nosra et d’autres organisations rebelles avaient entamé une offensive contre les soldats de l’Armée Arabe Syrienne (AAS) dans la ville d’Edleb. Les miliciens du FRS avaient reçu l’ordre de rester l’arme au pied et de ne pas participer à cette offensive. Cela n’a pas plus à tous les membres du FRS et plusieurs d’entre eux ont décidé de rallier les unités qui participaient au combat. C’est alors que Jamal Maarouf a décidé de lancer une offensive contre les renégats pour saisir leurs armes et a même demandé à ses fidèles de bombarder des villages où ces dissidents s’étaient réfugiés. En réponse, les Jihadistes du Front al-Nosra se sont joints à ceux de la faction Jund al-Aqsa  pour se porter au secours des dissidents du FRS. Mais leur entreprise a été entravée par des check-points du mouvement al-Hazm qui voulait les empêcher d’approcher les positions du FRS fidèles à Jamal Maarouf.
    Samedi 1er novembre, après ses succès sur le terrain, le Front al-Nosra déclarait un cessez-le-feu à la condition que Jamal Maarouf comparaisse devant un tribunal islamiste pour être jugé selon la charia. Inutile de dire que Maarouf n’a pas montré le moindre signe qu’il allait répondre favorablement à cette convocation. Les responsables du Front al-Nosra accusent pourtant le FRS de corruption et de vol de fournitures destinées à d’autres factions rebelles.

    Violents combats sur le front sud syrien
    L'armée arabe syrienne (AAS) mène actuellement une grande offensive  dans l'Est et le Nord d'Al-Cheikh Meskin, situé dans le rif Ouest de Deraa. De très violents affrontements se poursuivent, dans la banlieue de Quneitra.
    L'AAS cherche à reprendre, totalement, le contrôle de la ville d'Al-Cheikh Meskin, qui est une ville stratégique et qui se trouve sur le point de jonction de plusieurs provinces du Sud de la Syrie.
    A Deraa, les combats sont, aussi, très violents. Les unités de l'armée traquent et éliminent les Takfiris et détruisent leurs véhicules blindés.
    Les affrontements se poursuivent enfin dans la banlieue de Quneitra, une ville que les rebelles occupent actuellement et que l’AAS veut libérer.

    Front libanais

    Bekaa / Qalamoun
    De violents affrontements ont opposé ces dernières 24 heures les Jihadistes du front al-Nosra aux combattants du Hezbollah dans le jurd de la Békaa proche de la frontière syrienne au niveau de la région du Qalamoun.
    Les Jihadistes du Front al-Nosra auraient tenté de progresser vers les positions du Hezbollah à l’intérieur du territoire libanais. Des affrontements ont alors éclaté dans les jurd de Younine et de Nahlé à proximité de la frontière avec le Qalamoun syrien.
    L’offensive jihadiste aurait eu lieu sur deux fronts, le premier du côté du jurd d’Ersal, et le deuxième de l’intérieur du jurd syrien vers la région de Rass el-Maarra.
    D’autres combats ont eu lieu dans la région de Wadi Rehyane, au sud du jurd d’Ersal et proche du jurd de Younine. D’importants groupes de Jihadistes sont retranchés dans cette région montagneuse. 
    Il apparaît que l’objectif des Jihadistes soit de trouver un refuge avant le froid glacial de l’hiver dans les montagnes.

    Forces al-Rida
    Pour contrer l’offensive des Jihadistes, le Hezbollah a dépêché des combattants des forces al-Rida dans le jurd du Qalamoun et les régions jouxtant le territoire libanais. Ceux-ci ont reçu pour mission de prêter main forte aux soldats syriens et aux combattants du Hezbollah sur place.
    Les forces al-Rida sont une formation militaire supervisée par le Hezbollah et composée de jeunes syriens des régions d’Alep, de Homs et de Damas.
    Ces combattants ont été entrainés aux combats de rues par le Hezbollah. Ils ont déjà combattu à Homs et au Sud de Damas autour du mausolée de Sayeda Zeinab. La plupart d’entre eux ont pris part à la bataille de Rankous dans le Qalamoun.

    Jean René Belliard

  • 25 juin 2014 – Nouvelles de la guerre globale sunnites-chiites

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    Front irakien

    Raffinerie de Baiji
    La  ville de Baiji est finalement tombée entre les mais de l’EIIL dans la nuit du 24 au 25 juin.
    La vidéo ci-dessous montre les partisans de l’EIIL fêtant la victoire :
    https://www.youtube.com/watch?v=qyUdmdrBbJI&feature=player_detailpage&list=UUXlQjCFr2NXJK-wLqsTFU1Q

    Samarra
    Des tribus sunnites, combattant avec l’EIIL, prennent le contrôle d’un carrefour menant à Samarra :
    https://www.youtube.com/watch?v=loaofrYTgnc&feature=player_detailpage
    https://www.youtube.com/watch?v=m6mC9xsna8A&feature=player_detailpage

    Al-Qaïm
    Selon des renseignements américains, des avions de chasse syriens ont bombardé des cibles de l’EIIL en territoire irakien dans le secteur d’al-Qaïm, une ville irakienne située à la frontière avec la Syrie en face de la ville syrienne de Boukamal. On ne sait pas si le gouvernement irakien de Nouri al-Maliki avait demandé ces frappes aériennes à Damas.

    Nouri al-Maliki, le Premier ministre irakien (chiite), exclut la formation d'un gouvernement national d'urgence
    Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a finalement exclu la formation d'un gouvernement national d'urgence pour lutter contre les insurgés au cours d'une allocution télévisée ce mercredi 25 juin 2014.
    "L'appel à la formation d'un gouvernement national d'urgence est un coup contre la Constitution et le processus politique", a expliqué Nouri al-Maliki.
    Le premier ministre irakien entérine par cette décision l’éclatement de l’Irak en trois entités distinctes et indépendantes car aucune institution ne regroupera plus, désormais, les communautés chiite, sunnite et kurde.

    Mort d’Abou Hajer, un commandant de la brigade Abou Fadel al-Abbas
    La brigade Abou Fadel al-Abbas est une milice chiite irakienne engagée en Syrie pour protéger le sanctuaire chiite Sayyidah Zaynab à Damas. Cette milice compte de nombreux combattants originaires d'organisations soutenues par l'Iran (comme les Kataëb du Hezbollah irakien et Asa'ib Ahl al-Haq). Il dispose de personnel en uniforme, d’armes modernes et un commandement autonome. La brigade avait annoncé son retour en Irak  pour contrer l’offensive des Islamistes sunnites. Abou Hajer serait mort lors de combats avec les combattants de l’EIIL :
    https://www.youtube.com/watch?v=9qF8mjulJP0&feature=player_detailpage&list=TLL1yVw7UCl_K3zvccG9cyZZ4PSJeT3pKz

    Les bases aériennes de Balad  et Taji au nord ouest de Bagdad sont menacées
    Le terrain d'aviation était une base clé du dispositif américain quand les troupes américaines étaient dans le pays. Elle a compté jusqu’à 36 000 militaires américains à l’époque de la présence militaire américaine dans le pays.  La base abrite toujours une grande quantité de matériel militaire, y compris des avions et des hélicoptères.
    La Russie avait  commencé à livrer à partir de décembre 2013 des hélicoptères d’attaque Mi-35 et des hélicoptères de transport Mi-8. La base devait recevoir des F-16 américains en Septembre 2014.
    Mais aujourd’hui, la base de Balad est sous le feu de mortier et entouré sur trois côtés par les Islamistes armés de l’EIIL. Le 13 juin, des techniciens américains travaillant sur la base de Balad ont été évacués en toute hâte vers Bagdad.
    L’enjeu de la bataille est énorme car la prise des bases de Balad et Taji représenterait une énorme victoire pour l’EIIL. Les bases abritent un immense arsenal d’équipements militaires. On y compte un millier de camions et de véhicules dont beaucoup sont blindés, 500 à 600 générateurs électriques portables, des hélicoptères Mi-8 de transport, des avions de surveillance, des Humvees et des camions équipés de mitrailleuses lourdes.
    Les Islamistes sunnites se sont déjà emparés d’une immense quantité d’équipements militaires sur les sites déjà conquis dans le nord, y compris même des hélicoptères.

    Des militaires américains sont en place à Bagdad
    Un petit contingent de forces américaines est arrivé à Bagdad. Sa mission sera de recueillir des renseignements pour d’éventuelles frappes aériennes aériennes et établir un centre des opérations à Bagdad. Quarante militaires déjà stationnés à l'ambassade des États-Unis ont commencé leur nouvelle mission de renseignement, et 90 autres viennent d’arriver  à Bagdad à partir de postes au Moyen-Orient, ce qui porte à 130 le nombre de personnes impliquées.
    Les États-Unis ont, selon le Pentagone, commencé à effectuer des vols de surveillance au-dessus de l'Irak avec des avions et des drones à la demande du gouvernement irakien. 30 à 35 vols sont effectués chaque jour actuellement.

    Front syrien

    Boukamal (à la frontière avec l’Irak) : Le Front al-Nosra fait allégeance à l'EIIL
    Les évènements se sont précipités dans la ville syrienne de Boukamal, à la frontière avec l’Irak. La ville irakienne d’al-Qaïm qui lui fait face vient de tomber sous le contrôle des Islamistes de l’EIIL. Mais à Boukamal, les chefs des brigades islamistes locales (soutenues par l’Arabie saoudite) ont décidé d’exclure le Front al-Nosra du tribunal islamique, qui exerce de facto le véritable pouvoir dans cette région comme dans d’autres secteurs rebelles. Du coup, le Front al-Nosra, qui était allié jusqu’ici avec les rebelles islamistes pour lutter contre l’EIIL, ont décidé de changer de camp et de rejoindre l’EIIL.
    Un  membre de l'EIIL a confirmé l'information sur Twitter et posté une photo montrant un commandant égyptien du Front al-Nosra avec un chef tchétchène de l'EIIL.
    Le Front al-Nosra a prêté allégeance à Daech dans la nuit du mardi 24 au mercredi 25 juin 2014. Cette allégeance d’al-Nosra à l’EIIL permet théoriquement aux Islamistes de l’EIIL d’être des deux côtés de la frontière puisqu'ils contrôlent déjà la localité irakienne d'Al-Qaïm en Irak.
    J’ai dit « théoriquement » car le ralliement du Front al-Nosra à l’EIIL a aussitôt créé une vive tension avec les autres groupes rebelles qui contrôlent la ville de Boukamal et ses environs. Des combats avaient déjà opposé l’EIIL à ces groupes rebelles et au Front al-Nosra en avril 2014. Les Islamistes de l’EIIL avaient été chassés de la ville au prix d’une centaine de morts.
    Selon un habitant de Boukamal, "la tension est vive dans la localité et la situation va empirer car cette fusion causera de graves problèmes avec les tribus locales qui refusent ces changements" en raison de leur hostilité à l'EIIL.

    Front yéménite

    Localité d’Amrane
    Les combats se poursuivent entre les miliciens chiites d’Ansarullah et l’armée yéménite dans et autour d’Amrane, au nord de Sanaa. Les combats ont été particulièrement violents dans la nuit du mardi 24 au mercredi 25 juin dans les quartiers nord-ouest de la ville.

    Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)


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  • Comprendre l’origine des évènements d’Irak

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    Si le Liban a été le pays du réveil de la conscience chiite et l’Iran celui de la première révolution islamique, l’invasion américaine de l’Irak est l’évènement qui aura brutalement ravivé le conflit entre Sunnites et Chiites.

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  • Des combattants chiites irakiens repartent de Syrie pour l'Irak

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    La milice chiite irakienne Abou Fadel al-Abbas quitte la Syrie pour l’Irak
    La milice chiite irakienne Abou Fadel al-Abbas se retire de la Syrie où elle était déployée pour défendre avec le Hezbollah libanais le Sanctuaire chiite Sayyidah Zaynab à Damas. La milice est retournée en Irak pour défendre les villes saintes menacées par l’EIIL.
    Le groupe Abou Fadel al-Abbas compte de nombreux combattants originaires d'organisations soutenues par l'Iran (comme les Kataëb du Hezbollah irakien et Asa'ib Ahl al-Haq). Il dispose de personnel en uniforme, d’armes modernes et un commandement autonome. 

    Le Hezbollah libanais envoie 1000 combattants pour remplacer les miliciens d’Abou Fadel al-Abbas
    Pour compenser le départ des miliciens chiites irakiens, le Hezbollah libanais dépêche 1000 combattants pour garder le sanctuaire de Sayyidah Zaynab.

    Moqtada es-Sadr forme une nouvelle milice pour défendre les lieux saints
    A noter que Moqtada as-Sadr, un dirigeant chiite qui s’est illustré dans la résistance aux Américains, vient d’annoncer la formation d’une milice chargée de protéger les villes saintes et les sanctuaires chiites irakiens.

    Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)