Samarra - Page 6

  • -2014/07/29 : Dernieres nouvelles du Moyen Orient

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    Syrie

    Des missiles sol-air aux mains des combattants du Front Islamique (pro-saoudien)
    Le Front Islamique (pro-saoudien) annonce avoir abattu un hélicoptère près de l’aéroport militaire d’al-Naïrab, dans la province d’Alep, à l’aide d’un missile thermique.
    https://www.youtube.com/watch?v=nK_4HEjeHZI&feature=player_detailpage&list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA
    On a vu dans de précédentes vidéos des missiles Stinger et Igla aux mains du Front Islamique, ce qui pourrait signifier que ce regroupement de huit brigades rebelles aidé par l’Arabie saoudite pourrait avoir reçu de tels missiles sol-air.

    Alep
    Dans la Vieille ville d'Alep, contrôlée en majorité par le régime, les rebelles du Front Islamique (pro-saoudien) ont fait exploser mardi 29 juillet deux tunnels sous un immeuble où sont positionnés des soldats, faisant 13 morts parmi les gardes et les forces du régime, ainsi que des blessés:
    https://www.youtube.com/watch?v=TiD5YXbGuco&feature=player_detailpage&list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA
    Le Front Islamique tire également des missiles sur un bâtiment occupé par l’armée d’Assad près de la citadelle d’Alep :
    https://www.youtube.com/watch?v=Agh8niw1otk&list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA&feature=player_detailpage

    Les rebelles progressent dans la région de Hama
    Les rebelles ont progressé dans la province de Hama, dans le centre de la Syrie, cherchant à neutraliser un aéroport militaire utilisé par les avions du régime pour les bombarder. Ils sont maintenant à neuf kilomètres de l'aéroport militaire de Hama.  Cet aéroport est important car c’est là que sont fabriqués les barils d'explosifs utilisés pour détruire les positions de l’opposition.
    L’utilisation de ces barils d'explosifs est dénoncée par les organisations des droits de l'Homme car ils ne font pas de distinction entre objectifs civils et militaires et ont tué des centaines de civils, notamment dans les zones rebelles de la province septentrionale d'Alep.
    Les rebelles se sont emparés avant l’aube du mardi 29 juillet d’un important barrage de l’armée d’Assad situé au nord-ouest de Hama, une ville encore contrôlée par le régime. Il s’agit du barrage de Tarabih dont la prise par la rebellion intervient après celle, dimanche 27 juillet, de dépôts d'armes de l'armée dans la même région.
    La progression des rebelles leur permet de couper la route reliant la ville de Hama à des villages chrétiens et alaouites sous contrôle du régime, dans l'ouest de la province.
    Selon un commandant rebelle, le régime a envoyé des renforts pour reprendre ces secteurs "ce qui limitera d’autant leurs capacités dans d'autres régions comme à Alep".
    Cette vidéo montre le barrage deTarabih dans la ville de Halfaya après sa prise par la rebellion :
    https://www.youtube.com/watch?v=iHHXj8JUAdw&feature=player_detailpage&list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA

    Damas et sa banlieue
    Moment de la chute d’un missile sol-sol sur la localité de Dariya dans la banlieue de Damas :
    https://www.youtube.com/watch?v=0bKeKZ3O7sg&feature=player_detailpage&list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA

    Irak

    Samarra menacée
    Les jihadistes de l'Etat islamique (EI) ont détruit à l’aide d’un camion bourré d’explosifs, mardi 29 juillet, un pont stratégique surplombant le canal de Tharthar au sud de la ville de Samarra (110 km au nord de Bagdad), coupant une voie d'approvisionnement vitale pour l'armée. La destruction de ce pont rend la défense de la ville de Samarra plus difficile et porte un nouveau coup à l'armée irakienne qui n’arrive pas à reprendre la ville de Tikrit.
    L'armée et les milices chiites qui participent à la défense de la ville de Samarra devront désormais emprunter une route secondaire et notamment un pont traversant un barrage hydraulique, trop fragile pour supporter le poids des véhicules militaires les plus lourds.
    Les Chiites se font un devoir religieux de défendre la ville de Samarra, une ville majoritairement sunnite mais qui abrite un des grands lieux saints chiites du pays. Les Jihadistes de l’EI ont lancé assauts sur assauts pour s’emparer de la ville. 

    Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

  • Un pilote iranien tué dans des combats en Irak

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    Un pilote iranien membre de la force al-Qods tué à Samarra
    Un pilote iranien a été tué dans des combats en Irak. C’est la première perte militaire officiellement reconnue par Téhéran qui continue pourtant d’affirmer qu’il n’a pas envoyé de soldats en Irak pour aider le gouvernement de Nouri al-Maliki à contrer l’offensive des insurgés sunnites.
    Le pilote tué début juillet, le colonel Shoja’at Alamdari Mourjani, aurait été tué, selon l’agence officielle iranienne Irna, en défendant les lieux saints chiites de Samarra. Le pilote appartiendrait à la Force al-Qods, l’unité d'élite de la Garde révolutionnaire iranienne.

    Samarra, disputée par les Sunnites et l’armée irakienne soutenue par les milices chiites
    Samarra est un des points chauds du conflit déchirant actuellement l'Irak. Cette ville majoritairement sunnite, que les insurgés tentent de prendre, abrite un mausolée chiite dont la destruction partielle dans un attentat en 2006 avait déclenché un conflit entre chiites et sunnites qui a fait des dizaines de milliers de morts.

    Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l’enfer des espions)

    Lien permanent Catégories : Force al-Qods, IRAK, IRAN, Samarra 0 commentaire
  • Les combattants de l’EI avancent vers la base aérienne militaire de Bagdad

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    Les combattants de l’Etat Islamique menacent la base aérienne d’al-Muthanna
    Les combattants de l’Etat Islamique (EI) et ses alliés des tribus sunnites ont avancé en direction de la base aérienne militaire d'Al-Muthanna, qui fait partie de l'aéroport international de Bagdad, selon les derniers rapports des services en date du vendredi 4 Juillet. Cette base est située à 16 km à l'ouest du centre de Bagdad. Trois colonnes, de 1000 à 1500 combattants chacune, avançaient vers la base militaire en provenance du nord et de l'ouest à bord de Humvees et de véhicules de transport de troupes  blindés (APC) de fabrication américaine pris à l'armée irakienne.
    Les stratèges militaires de l'Etat islamiste, dont beaucoup étaient des officiers de l'armée de Saddam Hussein, ne semblent pas considérer, pour l’instant, que la prise de la capitale, Bagdad, est prioritaire. Ce qui les intéresse, ce sont les bombardiers stationnés sur la base aérienne de Bagdad, dont certains viennent à peine d’être livrés par l'Iran et la Russie. L'Iran a envoyé quatre Su-25UBKMs et quatre Su-25KMs avec leurs équipages, et les Russes six Sukhoi Su-25 Frogfoots, avec leurs équipes d’entretien au sol.
    L’aéroport militaire al-Muthanna est gardé par les forces spéciales irakiennes, mais ces forces ne semblent pas inquiéter les combattants de l’EI pour qui la prise de la base devrait être une simple formalité.
    La prise de la base aérienne permettrait à la rébellion sunnite de contrôler l’espace aérien au-dessus de Bagdad. Elle leur fournirait également une base avancée pour bombarder la ville en support d'une entrée des Islamistes dans la banlieue sunnite de l'ouest de Baghad.

    L’EI profite d’une erreur stratégique de l’Etat-major irakien
    L’Etat major irakien  a fait l'erreur de retirer la 4e division de l'armée basée dans la ville chiite de Karbala pour la déployer à Samarra, à 125 km au nord de Bagdad. Samarra est une ville à majorité sunnite possédant des lieux saints de l'Islam chiite. le déplacement de la 4e division a laissé la voie libre aux colonnes islamistes pour s’approcher dangereusement de la base aérienne d’al-Muhanna, sans se voir opposer de sérieuse résistance.
     
    L’évolution de la situation va sans doute contraindre les USA  à intervenir
    L’évolution de la situation en Irak est très inquiétante et pourrait contraindre le président Barack Obama à accélérer l’engagement de la force aérienne américaine pour stopper l’avance jihadiste. La semaine écoulée a donné lieu à d’intenses discussions entre la Maison Blanche et le Pentagone. Le 3 Juillet, le général Martin Dempsey, président de l'US Joint Chiefs of Staff, a laissé ouverte la possibilité d'un élargissement du rôle des conseillers militaires américains en Irak. Les frappes aériennes sont l'une des options, a-t-il précisé.
    L'administration Obama devrait normalement décider dans les prochaines heures une frappe aérienne américaine pour empêcher les islamistes de l’EI avant de s’emparer de la base aérienne d’al-Mouthanna.

    Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)