Saad Hariri - Page 2

  • Frontlive-Chrono: Récapitulatif des principaux évènements du Moyen orient, Afrique du nord et Sahel des 30 et 31 janvier 2019

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    Allemagne : arrestation de trois Irakiens soupçonnés de préparer un attentat

     

    Irak: Daech poursuit sa compagne d’assassinat de responsables locaux

     

    Irak : Les combattants kurdes Peshmerga repoussent une attaque de Daech près de Khanaqin

     

    Iran: L’entité de l’UE pour commercer avec l’Iran et détourner les sanctions américaines

     

    Liban: Le nouveau gouvernement vient d'être formé - Le Hezbollah obtient trois ministères

     

    Turquie : des mandats d’arrêt ont été délivrés pour l’arrestation de dizaines de pilotes militaires

     
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  • Articles publiés sur https://www.frontlive-chrono.com le 30 octobre 2018

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    Irak : 34 corps de jihadistes retrouvés dans une fosse commune ; six autres morts en Irak

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    Irak, plus de 13 millions de chiites à Kerbala pour le pèlerinage de l’Arbaïn

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    Irak: Un attentat tue deux pèlerins chiites près du mausolée Imam Hussein à Diyala

    Syrie: la Turquie prête pour une nouvelle offensive contre une milice kurde

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    Tunisie : informations complémentaires sur l’attentat terroriste de Tunis

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  • Arabie saoudite: Derniers développements de l’affaire Khashoggi et analyse de Frontlive-Chrono

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    PAR JEAN-RENÉ BELLIARD LE 

    Traduit en Anglais

    L’Analyse de Frontlive-Chrono

    Mohamed Ben Salmane.jpgLe prince Mohammad Ben Salmane (MBS) fait partie de ces jeunes héritiers de régimes particulièrement  autoritaires (comme Kim Jong Un en Corée du Nord) qui ont été élevés à « l’occidentale » et qui ont hâte de réformer leur pays tout en assurant leur pouvoir. Ils ont tous un point commun. Ils veulent être reconnus comme les dirigeants d’un soi-disant « nouveau monde » par opposition à l’ancien.
    Intelligent et « nice looking », le prince Ben Salmane est particulièrement soucieux de son image de « réformateur éclairé et moderne » en Occident. La libéralisation « sociologique » au profit des femmes (autorisation de conduire, d’assister à des matchs sportifs), le projet d’un grand consortium balnéaire comme on en trouve sur toutes les plages paradisiaques à travers le monde ont séduit les pays occidentaux dans un premier temps.
    Mais depuis sa nomination comme prince héritier en juin 2017, Mohammad ben Salmane s’est très vite retrouvé au centre de plusieurs controverses . Parallèlement à la série de réformes et une politique de modernisation à mettre à son crédit, la répression contre les dissidents, notamment des religieux, des intellectuels ou des féministes, s’est accentuée.
    En septembre 2017, les autorités saoudiennes ont arrêté une vingtaine de personnes, dont des prédicateurs influents et des intellectuels.
    Le 4 novembre 2017, une vaste campagne anticorruption a été lancée sous l’impulsion de « MBS ». Un hôtel de luxe de Riyad servira pendant trois mois de « prison dorée » pour des dizaines de princes et hauts responsables au centre d’une purge. Nombre des suspects, dont le prince milliardaire Walid ben Talal, sont libérés après des « arrangements » financiers mirobolants avec les autorités.
    Le 4 novembre 2017, le Premier ministre libanais Saad Hariri annonçait, à la surprise générale, sa démission depuis Riyad, accusant le mouvement armé Hezbollah et l’Iran de « mainmise » sur son pays. L’Arabie saoudite est accusée d’avoir forcé M. Hariri à quitter ses fonctions et de le retenir contre son gré. Il faudra l’intervention de la France pour trouver une porte de sortie. Saad Hariri rentrera au Liban trois semaines plus tard, et renoncera à démissionner.
    Toutes ces purges obéissaient en fait à un objectif: asseoir l’autorité du « jeune prince » que certains, au sein  du régime, cherchaient évidemment à lui disputer. Mais, comme on sait, le nerf de la guerre, ou de la puissance, c’est l’argent. Les purges avaient également pour objectif de redonner au pouvoir les moyens financiers que ces princes ou ces richissimes hommes d’affaires avaient acquis au détriment du régime, si l’on en croit les accusations des autorités saoudiennes. On parle de contrats avec de puissantes sociétés annulés et transférés à d’autres appartenant à des proches du prince Ben Salmane, notamment dans le domaine de la construction.
    En ce qui concerne l’affaire Khashoggi, ce qu’on sait, c’est que M. Khashoggi s’était exilé aux Etats-Unis en 2017 par crainte d’une arrestation après avoir critiqué plusieurs décisions de Mohammad ben Salmane. Il était également un opposant de l’intervention militaire de Riyad au Yémen.
    Le problème est que ce journaliste saoudien écrivait notamment pour le Washington Post et critiquait les agissements et décisions du « jeune prince » dans des médias américains de tout premier plan. Il s’agissait là d’un crime de « lèse-majesté » particulièrement grave, car il contrariait singulièrement les aspirations du prince Ben Salmane à apparaître aux yeux de l’Occident en général et des Etats-Unis en particulier comme le dirigeant « éclairé » de ce fameux « nouveau monde » qu’on nous promet, et pas seulement à Riyad, sans qu’on en voit réellement le début d’une apparition.

    L’identité des deux hauts responsables saoudiens limogés renforce les soupçons sur l’implication de MBS
    L’Arabie saoudite a limogé samedi deux des principaux collaborateurs du prince héritier Mohammad ben Salmane après avoir admis que le journaliste Jamal Khashoggi avait été tué dans son consulat d’Istanbul.
    Le général Ahmed al-Assiri, chef adjoint du renseignement saoudien, et Saoud al-Qahtani, conseiller « médias » à la cour royale, faisaient tous deux partie du cercle rapproché du prince Mohammad Ben Salmane, surnommé MBS. Leur limogeage s’est accompagné de l’arrestation de 18 suspects saoudiens.

    Général Ahmad al-Assiri.jpgAhmed al-Assiri
    Âgé d’une soixantaine d’années, le général Assiri était un conseiller de haut rang proche de la cour royale et assistait souvent aux réunions à huis clos du prince héritier avec des dignitaires étrangers en visite dans le royaume. Avant d’être promu chef adjoint du Renseignement général en 2017, le général Assiri était le porte-parole de la coalition militaire intervenant au Yémen depuis 2015 contre les rebelles houthis soutenus par l’Iran.
    Parlant couramment le français, l’anglais et l’arabe, il avait acquis à l’étranger la réputation de harceler les journalistes dont les articles critiquaient les « bavures » saoudiennes au Yémen. Au printemps 2017, il avait été la cible d’un jet d’oeuf lors d’une conférence à Londres et le gouvernement britannique s’était excusé pour cette « agression ».
    Le quotidien panarabe à capitaux saoudiens al-Hayat a qualifié le général Assiri -formé à la prestigieuse école militaire française Saint-Cyr- de « pilote saoudien le plus connu au monde ».
    Avant son limogeage samedi, le New York Times avait rapporté que l’Arabie saoudite attribuerait la responsabilité de la disparition de Khashoggi au général Assiri pour tenter de dédouaner MBS.

    Saoud al-Qahtani
    Homme-clé de l’entourage du prince héritier, Saoud al-Qahtani était jusqu’à samedi conseiller « médias » à la cour royale. Il a organisé des interviews avec MBS pour des journalistes étrangers et a également dirigé le « Centre d’études et d’affaires médiatiques », une unité opérant au sein de la cour royale.
    Selon des sources saoudiennes, M. Qahtani, 40 ans, a animé des campagnes de propagande en ligne contre les adversaires du royaume, comme le Qatar et l’Iran. Avec 1,3 million d’adeptes sur Twitter, ce haut responsable était connu pour ses messages hostiles aux dissidents et à ses rivaux.
    Dans un article paru dans le Washington Post au début de l’année, Jamal Khashoggi affirmait que Qahtani entretenait une « liste noire » pour les journalistes critiques du royaume et qu’il était connu pour les intimider.
    Dans une interview posthume publiée vendredi par le magazine Newsweek, Khashoggi a qualifié M. Qahtani et un autre haut responsable saoudien, Turki al-Cheikh, de « voyous ». « Les gens les craignent. Vous les défiez, vous risquez de finir en prison, et c’est ce qui s’est passé », a déclaré feu Jamal Khashoggi. Il a qualifié M. Qahtani d' »homme le plus important dans les médias », affirmant qu’il contrôlait les activités de relations publiques du gouvernement saoudien.
    L’an dernier, M. Qahtani a écrit sur Twitter: « Je ne fais rien de mon propre chef, sans des ordres. Je suis l’employé et l’exécuteur de mon roi et de mon prince héritier ». 

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  • Frontlive-Chono du 8 mai 2018

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    Les publications de Frontlive-Chrono le 8 mai 2018

    Certains articles ont été aussi publiés en : enEnglish (Anglais) ruРусский (Russe) arالعربية (Arabe) deDeutsch (Allemand) esEspañol (Espagnol) itItaliano (Italien) ja日本語 (Japonais) nlNederlands (Néerlandais)

    • Iran : les USA vont quitter l’accord sur le nucléaire iranien et rétablir les sanctions – Lire
    • Liban: Affrontements interdruzes à Choueifate, Joumblatt appelle au calme – Lire
    • Liban: Après l’annonce des résultats des législatives, la tension monte d’un cran dans certains quartiers de Beyrouth – Lire
    • Liban : Grande victoire du Hezbollah aux législatives – Lire
    • Libye : au moins deux morts dans un attentat suicide dans l’est – Lire
    • Syrie : Daech contre-attaque au sud de Damas – Lire

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  • Rohani à Macron: Non ! L'Iran "ne cherche pas à dominer" le Moyen-Orient

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    Iran 
    Rohani
    Rohani à Macron: Non! l'Iran "ne cherche pas à dominer" le Moyen-Orient    
    L'Iran "ne cherche pas à dominer" le Moyen-Orient, a déclaré mardi 21 novembre le président iranien Hassan Rohani à son homologue français lors d'un entretien téléphonique, selon un communiqué de la présidence iranienne.
    "Notre présence en Irak et en Syrie est à l'invitation des gouvernements de ces pays pour lutter contre le terrorisme (...). L'Iran ne cherche pas à dominer (...) la région", a déclaré M. Rohani à son homologue français, quelques jours après que la France s'est inquiétée des "tentations hégémoniques" de Téhéran au Moyen-Orient.
    "Notre objectif est d'œuvrer pour la paix et la sécurité et d'éviter le démembrement des pays de la région", a assuré le président iranien au cours de cet entretien. "Après Daech, il faut aussi lutter contre les autres groupes terroristes", a-t-il ajouté.
    Le président français avait affirmé vendredi 17 novembre que la France souhaitait que "l'Iran ait une stratégie régionale moins agressive" et que soit clarifiée "sa politique balistique qui apparaît comme non maîtrisée". Le 16 novembre, son ministre des Affaires étrangères, en visite à Riyad, avait critiqué ce qu'il avait qualifié de "tentations hégémoniques" de Téhéran au Moyen-Orient.
    Le président français, qui a annoncé son intention de se rendre en Iran dans le courant de l'année 2018, a dit vendredi sa volonté de "dialoguer" avec Téhéran.
    Rohani à Macron : Le Hezbollah fait partie du peuple libanais
    Le président iranien, Hassan Rohani, a insisté sur l'importance du Hezbollah, le mouvement chiite libanais politique et armé, que soutient Téhéran.
    "Le Hezbollah fait partie du peuple libanais, il est très populaire dans ce pays et son armement est défensif et sert à contrer d'éventuelles attaques contre le Liban", a insisté M. Rohani. Et de poursuivre : "Nous devons maintenant faire en sorte que les mouvements libanais forment un gouvernement en toute sécurité pour le bien de leur pays".
     
    Myard 
    Point de vue de Jacques Myard  sur la politique "iranienne" du gouvernement français
    Le Proche et Moyen-Orient, un chaudron explosif ! 
    Tous les observateurs saluent l'initiative du Président Macron de recevoir à Paris Saad Hariri exfiltré d'Arabie-Saoudite, une opération qui tire une épine du pied de Riyad, mais qui peut provoquer des retours de bâton contre les intérêts français.
    La situation au Proche et Moyen-Orient dépasse très largement la personne de Saad Hariri qui apparaît comme l'otage de multiples forces géostratégiques antagonistes.
    Tout d'abord, il y a l'Arabie Saoudite qui accuse l'Iran de pousser ses pions partout dans la région, au Yemen, en Irak comme en Syrie.
    Cette présence iranienne forte n'est pas inexacte - sauf au Yémen - mais elle est aussi le résultat des erreurs de Riyad et de Washington depuis plus d'une décennie, surtout en Irak et en Syrie.
    Ensuite, face à cette situation, l'Arabie Saoudite semble même envisager une alliance avec Israël contre l'Iran avec le soutien de Trump. Le grand mufti d'Arabie Saoudite Abdelaziz al-Cheïkh a d'ailleurs lancé une fatwa appelant "les musulmans à s'allier avec les Juifs pour combattre le Hamas et le Hezbollah", il est évident que c'est l'Iran qui est visé.
    Dans ces conditions, lorsque Riyad "démissionne" S.Hariri, c'est avant tout le Hezbollah qui est visé, lequel, de plus, est la bête noire des Israéliens. Le risque est majeur pour la stabilité du Liban. Le mouvement chiite libanais dispose d'au moins 60.000 miliciens armés et aguerris, toute attaque contre lui peut provoquer la reprise de la guerre civile au Liban.
    Dès lors, les déclarations du ministre Le Drian à Riyad selon lesquelles la France est « inquiète » de la « tentation hégémonique » de l'Iran au Moyen-Orient est de nature à entraîner Paris dans un conflit où il n'y a que des coups à prendre ; l'Iran est incontournable pour la stabilité de la région et c'est aussi pour nos entreprises un grand marché.
    A ce titre la France devrait aussi s'interroger sur les conséquences pour nos entreprises de la volonté du Prince héritier de lutter contre la corruption, une noble cause...
    Pierre Conesa, très bon connaisseur de l'Arabie Saoudite, souligne à raison les risques de la purge engagée par Ben Salmane Saoud pour les entreprises européennes dont les affaires ont largement prospéré grâce à quelques princes compréhensifs, aujourd'hui en disgrâce...
    Pour toutes ces raisons Paris devrait plus que jamais garder en mémoire la règle d'or en diplomatie de Talleyrand : "Pas de zèle, Messieurs !"
    Jacques MYARD - Maire de Maisons-Laffitte - Membre Honoraire du Parlement
    Président du Cercle Nation et République.

     

  • La France permet à Riyad et Beyrouth de trouver une solution pour le "casse-tête Hariri"

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    Liban 
    Hariri
    La France permet à Riyad et Beyrouth de trouver une solution pour le "casse-tête Hariri"
    Le problème constitutionnel posé par la démission soudaine de Saad Hariri, le premier ministre libanais, pourrait trouver une solution grâce à la diplomatie française. En effet, Paris a invité mercredi soir 15 novembre, Saad Hariri à quitter Riyad pour venir en France. Rappelons que la France est l'amie du Liban et vice et versa et une alliée "inconditionnelle" de Riyad. L'offre française permet donc aux autorités saoudiennes de sauver la face alors que le Liban menace de porter la question "Hariri" devant le Conseil Permanent de l'ONU.
    Les faits
    Rappelons les faits : Saad Hariri a démissionné de son poste de premier ministre, le 4 novembre, alors qu'il se trouvait avec sa famille à Riyad. A noter que Saad Hariri possède un passeport saoudien.
    La démission, qui est intervenue alors qu'une vague d'arrestations touchait près de 200 princes et personnalités de premier plan du régime, a donné lieu aux rumeurs et suspicions quant aux véritables raisons de cette démission.  Certains prétendent que Saad Hariri, dont le groupe de BTP saoudien dont il est l'actionnaire principal et qui a connu de graves difficultés depuis 2016, pourrait avoir trempé dans des manœuvres financières présentées comme la raison pour laquelle toutes ces arrestations de personnalités saoudiennes ont eu lieu.
    A cela s'ajoute le fait que cette démission intervient dans un accès de forte tension entre Riyad et Téhéran suite au tir par les miliciens chiites houthis d'un missile balistique vers l'aéroport international de Riyad à partir du Yémen. Riyad et Washington ont affirmé que ce missile avait été fourni par l'Iran.
    Le Liban hausse le ton contre Riyad
    Mercredi 15 novembre, le président libanais Michel Aoun a durci le ton contre Riyad, l'accusant de "détenir" le dirigeant démissionnaire.
    "Rien ne justifie que M. Hariri ne revienne pas après 12 jours. Nous le considérons donc comme en captivité et détenu, ce qui est contraire à la convention de Vienne" régissant les rapports diplomatiques entre pays, a rapporté la présidence libanaise, citant M. Aoun. "Il ne s'agit pas d'une démission mais d'une agression contre le Liban, son indépendance et sa dignité" a-t-il renchéri, estimant que "le Premier ministre bénéficie d'une immunité diplomatique" conformément à cette convention.
    M. Aoun a répété sa position concernant l'acte de démission du Premier ministre: "Nous ne pouvons pas prendre de décision concernant une démission qui a été présentée à l'étranger". "Qu'il revienne au Liban soit pour présenter sa démission, soit pour revenir sur sa décision, soit pour discuter de ses motivations".
    Hariri affirme "être libre" - le problème est qu'à Beyrouth, on ne le croit pas
    Face à l'émotion dans son pays, Saad Hariri a affirmé dans une interview dimanche 12 novembre qu'il était "libre". "Je veux répéter et assurer que je vais très très bien", a encore tweeté mercredi M. Hariri, dans une réponse apparente aux déclarations de M. Aoun. "Je vais revenir si Dieu veut à mon cher Liban comme je vous ai promis. Vous verrez", a-t-il ajouté.
    L'intervention de la diplomatie française
    Le ministre français des Affaires étrangères s'est rendu  à Riyad, mercredi 15 novembre, pour obtenir le feu vert de l'"homme fort d'Arabie saoudite", le prince héritier Mohammed Salmane, pour le départ vers la France de Saad Hariri.
    Le ministre français a été reçu dès son arrivée par Mohammed ben Salmane. La rencontre s'est "bien passée", selon une source française.
    Il doit voir jeudi le roi Salmane et Adel al-Jubeir, le ministre des AE saoudien. Le ministre français devrait s'entretenir dans l'après-midi du jeudi 16 novembre avec M. Hariri dans la villa où celui-ci réside dans la capitale saoudienne. On sait déjà que ce dernier "a accepté l'invitation" à se rendre en France. On ignore seulement la date de sa venue. La décision lui appartient, a déclaré à Riyad le chef de la diplomatie française.
    "Hariri peut quitter Riyad quand il le souhaite", déclare le ministre saoudien des AE
    Saad Hariri peut quitter l'Arabie saoudite "quand il le souhaite", a déclaré jeudi, lors d'une conférence de presse, le chef de la diplomatie saoudienne Adel Jubeir, dénonçant des accusations "infondées" des autorités libanaises selon lesquelles le Premier ministre démissionnaire libanais serait retenu contre son gré à Riyad.
    "S'il souhaite partir, cela dépend de lui, c'est à lui de décider, d'évaluer la situation sécuritaire".
    "Nous accuser de retenir un ancien Premier ministre est inexact, ce sont des accusations infondées", a-t-il ajouté, précisant que Saad Hariri vivait en Arabie saoudite "en toute liberté".
    A ses côtés, le chef de la diplomatie française a déclaré que Saad Hariri se rendra en France "quand il le souhaitera et dès qu'il souhaitera". "Il sera accueilli en ami", a-t-il ajouté.
    Selon une source proche de M. Hariri citée par Reuters, ce dernier devrait quitter Riyad pour Paris dans les 48 heures, puis rejoindre Beyrouth pour présenter officiellement sa démission.
    Visite en France du prince héritier saoudien début 2018
    Profitant de sa visite à Riyad, le chef de la diplomatie française a déclaré que la France souhaitait renforcer ses liens économiques avec l'Arabie saoudite. On a appris à cette occasion que le prince héritier, Mohammed ben Salmane, avait accepté une invitation à se rendre à Paris,  début 2018.
    "Nous sommes impressionnés par les réformes que vous menez aujourd'hui dans le cadre de la Vision 2030 qui porte un plan ambitieux de développement socio-économique pour le royaume", a déclaré le ministre lors d'un forum organisé à Riyad par la Fondation MiSK sur la jeunesse et l'innovation.
    Il a annoncé que les deux pays étaient déterminés à renforcer un partenariat déjà "solide".
    "Nous avons défini une méthode pour permettre à la France d'accompagner, dans le domaine économique en particulier, les réformes ambitieuses de la Vision 2030", a-t-il dit plus tard lors d'une conférence de presse commune avec son homologue Adel al-Jubeir.
    Une "feuille de route" va être tracée en terme de "projets, de prospects et de perspectives d'accords" en vue de la visite du prince héritier en France, a précisé le ministre français à l'AFP, en citant notamment parmi les secteurs concernés le "naval, l'énergie et les transports".
    Le prince Mohammed, 32 ans, fils du roi Salmane, avait présenté en 2016 un vaste programme de diversification de l'économie saoudienne très dépendante du pétrole, dont les cours ont chuté ces dernières années. Il a aussi engagé d'importantes réformes sociales, notamment en faveur des jeunes et des femmes.

    Jean René Belliard

    ptolemee@belliard74.com

  • Liban : Le Mossad a-t-il tenté de déstabiliser le Liban pour le compte de l'Arabie saoudite?

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    Liban 
    Mossad
    Le Mossad a-t-il tenté de déstabiliser le Liban pour le compte de l'Arabie saoudite?  
    Un responsable de la sécurité libanaise a déclaré à la chaîne de télévision al-Mayadeen, le 11 novembre, que les forces de sécurité libanaises avaient arrêté un agent du Mossad (service de renseignement et des opérations spéciales) dans la ville libanaise de Saida. 
    Le responsable a révélé que la personne appréhendée était en train de surveiller le convoi de Bahia Hariri, députée libanaise et sœur aînée du Premier ministre démissionnaire,  Saad al-Hariri.
    Rappelons que Saad Hariri a démissionné le 4 novembre, alors qu'il se trouvait à Riyad, en Arabie saoudite, prétextant que le Hezbollah, la milice chiite libanaise, et l'Iran avaient l'intention d'attenter à sa vie. 
    Selon al-Mayadeen TV, l'agent du Mossad, un Libanais âgé de 60 ans, travaillait comme chauffeur de taxi. Le responsable de la sécurité libanaise aurait également expliqué à al-Mayadeen TV que l'agent israélien tentait de recruter des personnes pour établir une cellule du Mossad à Saia afin de mener des "attaques terroristes".
    Le ministère libanais de l'intérieur a démenti les allégations de Mayadeen TV mais... 
    Le ministère libanais de l'Intérieur a démenti les allégations de la chaîne télévisée al-Mayadeen dans une déclaration officielle et mis en garde contre la diffusion de fausses rumeurs. 
    Cependant, le site officiel du ministre libanais de l'Intérieur n'a pas mis en ligne de déclarations officielles réfutant les revendications d'al-Mayadeen.
    Il est possible que seule une version papier de la déclaration du ministère de l'intérieur ait été diffusée aux médias libanais.
    La sécurité libanaise n'a pas démenti les informations d'al-Mayadeen 
    De son côté, la sécurité nationale libanaise, le principal service de renseignement libanais, qui a démantelé un réseau du Mossad il y a un mois, n'a pas démenti les allégations de la chaîne al-Mayadeen ou ne l'a pas encore fait. 
    Si les informations d'al-Mayadeen TV s'avèrent exactes, cela pourrait confirmer les accusations du Hezbollah, à savoir que l'Arabie saoudite tenterait de provoquer des tensions confessionnelles au Liban avec la contribution d'Israël, ou tout au moins du Mossad. Le Hezbollah et l'Iran auraient en effet été accusés d'avoir assassiné la sœur de Saad Hariri, ce qui aurait mis le feu à le rue sunnite, provoqué un conflit qui se serait vite internationalisé avec pour objectif l'élimination de la puissance armée du Hezbollah.

    Jean René Belliard