Raqqa - Page 5

  • Syrie : Les Kurdes ont remis à la Russie des familles des jihadistes tchétchènes

    Imprimer
    Syrie 
    Les Kurdes ont remis à la Russie des familles des jihadistes tchétchènes
    (De notre correspondant en Russie, Leonid R.)
    Les autorités kurdes du nord de la Syrie ont remis aux représentants de la Fédération de Russie des femmes et des enfants de jihadistes tchétchènes de l'État islamique.
    Ils avaient été capturés pendant les combats de Raqqa. 
    Au total, 13 femmes et 29 enfants ont été remis à la Russie. Ce sont tous des citoyens de la Fédération de Russie.
    Selon les Kurdes, aucun d'entre eux n'a pris part aux hostilités. 
    Des milliers de citoyens de pays européens, y compris des Russes, se sont battus dans les rangs de Daech.
    L'écrasante majorité des jihadistes originaires de la Fédération de Russie sont originaires du Caucase du Nord. Beaucoup de dirigeants du groupe islamiste étaient originaires du Caucase 
    Rappelons qu'un nombre important d'étrangers a été capturé par l'armée irakienne au cours des combats pour Mossoul. On estime à 1400 le nombre de femmes et d'enfants des jihadistes de Daech détenus par les forces irakiennes.
    Ils sont gardés dans un camp situé au sud de Mossoul. 
    La majorité des personnes détenues dans ce camp sont originaires de Turquie.
    Cependant,il y a parmi elles  un nombre important de citoyens d'États de l'ex-URSS : Russes, Azerbaïdjanais, Kirghizes, Ouzbèkes. 

    Jean René Belliard

    ptolemee@belliard74.com

  • Syrie : Raqqa : Accord des FDS pour l'évacuation des jihadistes syriens et étrangers

    Imprimer
    Syrie 
    Raqqa
    Raqqa : Accord des FDS pour l'évacuation des jihadistes syriens et étrangers
    Des combattants étrangers de l'Etat islamique (Daech) ont pu quitter la ville syrienne de Raqqa à la faveur d'un accord conclu la veille, a indiqué dimanche 15 octobre un responsable local, alors que l'ancien bastion jihadiste est sur le point de tomber.
    "Une partie des combattants étrangers a quitté" la ville, a déclaré Omar Allouche, un haut responsable du Conseil civil de Raqqa, interrogé sur l'accord d'évacuation annoncé samedi. Il n'a pas confirmé combien de jihadistes ont quitté la ville samedi, ou encore leur destination.
    Par ailleurs, un groupe de combattants syriens de l'EI a également évacué Raqqa dans la nuit de samedi à dimanche, emmenant avec eux des civils pour s'en servir de boucliers humains. "Le dernier groupe de combattants est parti durant la nuit", a dit à Reuters Mostafa Bali, un porte-parole des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), la coalition arabo-kurde qui assiège la ville avec l'appui des forces de la coalition menée par les Etats-Unis.
    Samedi, M. Allouche avait indiqué à l'AFP qu'un accord avait été trouvé pour l'évacuation des jihadistes syriens et étrangers de Raqqa. Cet accord a été négocié par les chefs tribaux de la région de Raqqa, qui disent vouloir éviter un "bain de sang" lors de l'assaut contre le dernier réduit de l'EI. Le groupe jihadiste ne contrôle plus qu'environ 10% de la ville.
    La coalition internationale emmenée par Washington, qui soutient les combattants anti-jihadistes engagés dans la bataille, avait auparavant annoncé le départ d'un "convoi" de Raqqa après un accord d'évacuation, sans évoquer le sort des jihadistes syriens et assurant que les combattants étrangers seraient exclus de l'accord.
    Le Conseil civil de Raqqa est une administration locale mise en place par les FDS engagées à Raqqa.
    3.000 civils ont pu fuir Raqqa avant l'assaut final
    Plus de 3.000 civils ont réussi à fuir Raqqa, où restent encore des familles de combattants jihadistes, a indiqué à l'AFP un porte-parole des FDS.
    "Plus de 3.000 civils ont fui (Raqqa) samedi soir en vertu d'un accord et ont rejoint des zones contrôlées par les Forces démocratiques syriennes (FDS)" , a déclaré Talal Sello, un de leurs porte-parole. "Il n'y a plus de civils à Raqqa", à l'exception des membres des familles de jihadistes, a-t-il ajouté.
    Il reste 200 à 300 "jusqu'au-boutistes" de Daech à Raqqa, selon les FDS
    Talal Selo a également indiqué, dimanche 15 octobre, qu'il restait à Raqqa 200 à 300 combattants de l'Etat islamique (Daech), presque tous étrangers, après l'évacuation des combattants syriens et de la quasi totalité des civils qu'ils retenaient.
    Les FDS ont annoncé peu après avoir lancé "l'assaut final" contre le dernier réduit des jihadistes.
     
    Jean René Belliard

     

  • SYRIE : L'armée syrienne a lancé l'assaut d'al-Mayadin (sud-est de Deir ez-Zhor)

    Imprimer
    Syrie 
    Mayadin
    L'armée syrienne a lancé l'assaut d'al-Mayadin (sud-est de Deir ez-Zhor)
    L'Etat islamique a perdu une grande partie des vastes régions conquises en Irak et en Syrie en 2014. Elle vient de perdre Hawija, le dernier grand centre urbain qu'elle contrôlait encore en Irak. 
    Mais il contrôle toujours plus de la moitié de la province de Deir ez-Zhor : les villes de Mayadin et Boukamal, les quartiers-Est de la capitale provinciale éponyme, des régions dans l'est et le sud de la province ainsi que de vastes zones désertiques.
    L'armée syrienne a commencé l'assaut d'al-Mayadin, une puissante place-forte de l'EI
    Le 6 octobre, l'Armée Arabe Syrienne (AAS) et ses alliés auraient commencé l'assaut de la ville de Mayadin où l'Etat islamique a transféré depuis des mois une grande partie des structures de commandement et de propagande qui se trouvaient à Raqqa, selon les renseignements américains.
    Les forces gouvernementales seraient entrées dans la partie occidentale de Mayadin et auraient saisi les silos à grains, l'hyper-marché, la boulangerie, le quartier Savami al-Galyal  et le château de Rahbah. L'offensive a été appuyée par les tirs de l'artillerie syrienne et d'intenses raids aériens de l'armée de l'air russe.  
    Des affrontements très violents ont également lieu dans le sud de la ville où les soldats de l'AAS ont pris le contrôle des fermes Al-Chablis et Al-Madfaiyya.
    Les jihadistes de Mayadin reçoivent des renforts, des armes et des munitions à partir du territoire irakien par la ville frontalière de Boukamal.
    Les unités mobiles de Daech tentent également de contrer les forces gouvernementales par de violentes contre-attaques dans le secteur de Deir ez-Zhor et le long de l'autostrade Palmyre-Deir ez-Zhor, la principale voie d'approvisionnement des forces gouvernementales engagées dans les combats dans la province de Deir ez-Zhor. 
     
    Axe de l'assaut 
    Sites occupés par l'AAS 
    14 civils fuyant les violences tués par des raids russes
    Quatorze personnes dont des enfants ont été tuées par des frappes russes dans la province de Deir ez-Zhor.  
    Elles "traversaient le fleuve de l'Euphrate sur des radeaux de fortune", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), en attribuant les frappes à la Russie.
    Elles fuyaient le village de Mahkane, au sud de Mayadine. Elles étaient en train de traverser le fleuve Euphrate sur des radeaux de fortune lorsqu'elles ont été prises pour cibles par les avions de guerre russes.  
    L'aviation russe a intensifié ses raids dans la région de Mayadin au cours des derniers jours.
    Mercredi 4 octobre, 38 civils ont été tués dans des raids russes à Deir ez-Zor, selon l'OSDH.
    Jeudi 5 octobre le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s'est dit "préoccupé" par les centaines de civils tués en Syrie, soulignant que le pays connaissait son "plus fort pic" de violences depuis la bataille d'Alep en 2016. 
    L'armée russe a été plusieurs fois accusée d'avoir fait des victimes civiles dans ses frappes mais elle dément régulièrement, assurant cibler les "terroristes", en référence aux jihadistes.
      
    Sukhnah 
    Toujours de violents combats sur l'axe Palmyre-Deir ez-Zhor 
    Situation le 6 octobre
    Les jihadistes de Daech  ont  poursuivi leurs efforts pour encercler la ville stratégique d'as-Sukhnah sur l'autoroute Palmyre-Deir ez-Zhor et ont même capturé Jabal Tuntur.
    Par contre, l'armée syrienne aurait réussi à repousser une attaque des jihadistes sur la partie de l'autostrade entre as-Sukhnah et Palmyre. Les es groupes d'assaut mobiles de l'Etat islamique ont mené leurs attaques avec le soutien de "tecnicals", véhicules 4X4 équipés d'armes lourdes, mitrailleuses, canons ou lance-missiles antichars. Les
    combats, très intenses, sont toujours en cours. 
    La situation compliquée pour les forces gouvernementales sur l'autostrade Palmyre-Deir ez-Zhor  pourrait avoir un impact sur l'offensive menée actuellement contre les jihadistes retranchés à al-Mayadin.
     
    Pour recevoir la newsletter complète, écrire à ptolemee@belliard74.com