Raqqa - Page 4

  • Syrie : Dernières nouvelles de la bataille de Deir ez-Zhor

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    Syrie 
    Euphrate
    Des unités spéciales de l'armée syrienne ont traversé l'Euphrate à l'est de Deir ez-Zhor le lundi 18 septembre au matin
    Dimanche 17 septembre au soir, des unités spéciales de l'Armée Arabe Syrienne (AAS), avec l'appui de conseillers militaires russes, ont traversé  l'Euphrate à l'est de la ville de Deir ez-Zhor et ont pris position sur sa rive orientale, a révélé le média russe pro-gouvernemental Riafan, citant ses correspondants sur le terrain. 
    L'opération a été couverte par les forces aérospatiales russes qui ont mené une série de frappes aériennes sur les positions de l'Etat islamique sur la rive orientale de l'Euphrate. 
    Puis, les forces pro-gouvernementales ont engagé des unités de l'EI dans un échange de coups de feu, forçant les jihadistes  à se retirer vers le nord. 
    Les soldats de l'AAS fortifiaient, lundi 18 septembre, leur tête de pont sur la rive orientale et devraient rapidement progresser vers le nord.  
    Vidéo de la traversée de l'Euphrate
    Le bureau d'information du 5e corps d'assaut de l'AAS, surnommé "Chasseurs de l'EI" (ISIS hunters - صائدو داعش) a mis en ligne une vidéo montrant la traversée de l'Euphrate le 18 septembre au matin:
     
    dixneufseptembre 
    Mardi 19 septembre : Dernières nouvelles de la bataille de Deir ez-Zhor
    Mardi 19 septembre, l'Armée Arabe Syrienne (AAS), la Garde Républicaine Syrienne (SRG) et leurs alliés ont continué à élargir leur tête de pont sur la rive orientale de l'Euphrate.
    Les forces gouvernementales ont pris le contrôle total des villages de Marat et Mazlum après avoir repoussé une contre-attaque des jihadistes de Daech, tuant une quarantaine d'islamistes. Après cela, les troupes gouvernementales, avec des unités de la redoutable 4ème Division blindée en tête, ont avancé dans la direction de Khsham, sur la route d'al-Mayadin. 
     
    Progression également en direction de Mayadin sur la rive occidentale de l'Euphrate 
    Les forces gouvernementales ont également progressé en direction d'al-Mayadin sur la rive ouest de l'Euphrate. Des affrontements avec les jihadistes de Daech ont eu lieu dans le village d'al-Jubaliah sur la route d'al-Mayadin. Cependant, le village n'a pas encore été libéré. Les combats sont toujours en cours.  
    Les jihadistes de Daech opposent une forte résistance au nord de la tête de pont
    Les forces gouvernementales sont confrontées à de violentes contre-attaques des jihadistes de l'EI au nord de la tête de pont installée sur la rive orientale de l'Euphrate, a déclaré, mardi 19 septembre, le porte-parole de la Défense russe, le major, le général Igor Konashenkov.
    Le général Konashenkov accuse la coalition internationale 
    Konashenkov a accusé par la même occasion les forces assistées par les Etats-Unis de ne pas lutter efficacement contre les jihadistes. Il en a voulu pour preuve le fait que les contre-attaques et les bombardements les plus sérieux des jihadistes ont été menés à partir du front nord de la tête de pont, c'est-à-dire à proximité des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) assistées par la coalition internationale.
    "Selon les rapports des commandants syriens de première ligne, l'armée syrienne rencontre les contre-attaques les plus sévères et les tirs à partir de la direction nord. C'est-à-dire où se trouvent les forces des FDS et les unités des forces spéciales des États-Unis, qui administrent une assistance médicale à ces militants au lieu de libérer Raqqa. Vous ne devez pas posséder des connaissances militaires profondes pour voir la cohérence dans toutes ces coïncidences", a déclaré le général Konashinkov.
    Konashenkov a ajouté que les rejets d'eau des barrages de l'Euphrate contrôlés par les forces soutenues par les États-Unis empêchent le gouvernement d'avancer au nord de Deir ez-Zhor.  
    "Ainsi, la situation de l'eau sur l'Euphrate s'est considérablement détériorée au cours des dernières 24 heures. Dès que les troupes du gouvernement syrien ont commencé à traverser la rivière, le niveau de l'eau dans l'Euphrate a augmenté en quelques heures et la vitesse actuelle a presque doublé à deux mètres par seconde ", a-t-il déclaré. "Comme il n'y a pas eu de pluie, la seule source de ces changements dans la situation de l'eau est la décharge d'eau induite par l'homme dans les barrages en amont de l'Euphrate. Ces établissements sont détenus par des groupes d'opposition contrôlés par la coalition dirigée par les États-Unis. "  
    "Si la coalition internationale menée par les Etats-Unis ne souhaite pas lutter contre le terrorisme en Syrie, alors qu'elle ne gêne pas au moins ceux qui s'y attellent de manière continue et efficace", a ajouté le général russe.  
    Mais malgré cela et la forte résistance des islamistes de Daech, les forces gouvernementales ont réussi à libérer 60 km2 sur la rive orientale de l'Euphrate.     
    Les Forces Démocratiques Syriennes FDS), appuyées par les USA, se rapprochent de l'Euphrate
    De leus côtés, les FDS se rapprochent «rapidement» de la rive orientale de l'Euphrate. Mais elles ne l'ont pas encore atteinte car elles progressent avec prudence après le bombardement dont elles ont été la cible par les armées de l'air russe et syrienne, dans la zone industrielle de Deir ez-Zhor.
    Les FDS seraient maintenant à environ 2 km de la rive orientale. Cette information confirme qu'elles n'ont toujours pas pris le village d'al-Hussiniyah. 
     
    Jean René Belliard

     

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  • Syrie : La coalition internationale confirme qu'une force alliée a été bombardée par Moscou à Deir ez-Zor

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    Syrie 
    FDS
    La coalition internationale confirme qu'une force alliée a été bombardée par Moscou à Deir ez-Zor
    Les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes antijihadistes soutenues par les Etats-Unis, ont accusé samedi 16 septembre l'aviation russe de les avoir bombardées dans l'est de la Syrie, un incident démenti par Moscou mais confirmé par la coalition internationale menée par Washington. Un général russe a reconnu que les forces russes effectuaient des raids aériens des deux côtés de l'Euphrate mais que l'armée russe n'avait pas constaté de combats entre les FDS et Daech au cours des derniers jours.
    Deux offensives concurrentes en cours dans l'est syrien
    Dans l'est syrien, deux offensives concurrentes sont actuellement en cours pour chasser les jihadistes de l'Etat islamique (Daech) de Deir ez-Zhor, la dernière province qu'il contrôle majoritairement dans ce pays.
    Les forces prorégime soutenues par les Russes se concentrent sur la ville même de Deir ez-Zhor, alors que les FDS appuyées par l'aviation de la coalition internationale progressent dans l'est de la province.
    "Nos forces ont été la cible d'une attaque de l'armée de l'air russe et du régime dans la zone industrielle" au nord-est de la ville de Deir ez-Zhor, ont indiqué samedi les FDS dans un communiqué. "Six combattants ont été blessés."
    "Ce n'est pas possible. Pourquoi les bombarderions-nous?", a affirmé à l'AFP un porte-parole de l'armée russe, Igor Konashenkov, sur la base militaire russe de Hmeimeim (ouest de la Syrie).
    La coalition internationale a toutefois assuré dans un communiqué que "des forces russes (avaient) frappé une cible à l'est de l'Euphrate en Syrie près de Deir ez-Zhor, blessant des forces partenaires de la coalition".
    "Les munitions russes ont touché un lieu dont les Russes savaient qu'elles comprenaient des Forces démocratiques syriennes et des conseillers de la coalition. Plusieurs combattants des FDS ont été blessés et soignés après la frappe", a indiqué la coalition, qui a précisé qu'aucun de ses conseillers militaires n'avait été blessé.
    Certaines parties tentent d'entraver la lutte contre l'EI, dénoncent les FDS
    Les FDS, qui mènent également une offensive pour déloger l'EI de son bastion de Raqqa (nord), ont accusé "certaines parties" de tenter d'entraver leur avancée au moment où elles "remportent de grandes victoires contre l'EI".
    En annonçant son offensive contre l'EI dans la province de Deir ez-Zhor, cette alliance avait assuré qu'il n'y avait aucune coordination avec les forces du régime. Mais la coalition internationale a déjà dit qu'il existe dans la zone une "ligne de +déconfliction+", censée éviter les incidents dans un ciel encombré d'avions de la coalition, du régime et russes.
    Une ligne de déconfliction fonctionnant 24 heures sur 24
    Cette ligne "avec la Russie est ouverte 24 heures sur 24", a rappelé samedi un commandant de la coalition, le général américain Paul Funk, dans le communiqué. "Nous faisons tout notre possible pour éviter une escalade inutile entre les forces qui combattent notre ennemi commun", l'EI.
    A Deir ez-Zhor, les FDS opèrent sur la rive est de l'Euphrate, fleuve qui coupe en diagonale cette province riche en pétrole. Les incidents entre les FDS et le régime sont rares. En juin, un avion syrien avait été abattu par la coalition dans la province de Raqqa, Washington affirmant qu'il s'agissait d'une riposte à un tir de cet appareil contre les FDS.
    Le régime hostile aux FDS et aux forces étrangères sur le territoire syrien
    Le régime est très méfiant à l'égard des FDS, dont les forces kurdes syriennes sont la principale composante. Les Kurdes de Syrie ont déjà créé une région fédérale dans les zones qu'ils contrôlent, provoquant l'ire de Damas.
    'Force étrangère illégitime'
    Vendredi 15 septembre, une conseillère du président Bachar el-Assad, Bouthaina Chaabane, a prévenu que le régime allait combattre "les FDS, l'EI ou toute force étrangère illégitime présente sur le territoire". "Les FDS tentent, sous les ordres des Américains, de parvenir aux régions pétrolières pour les contrôler. Ils n'y parviendront pas", avait-t-elle dit.
    L'OSDH affirme qu'un avion syrien a été abattu par l'Etat islamique
    L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a affirmé samedi que l'EI avait abattu un avion présumé syrien au sud-ouest de Deir ez-Zhor mais qu'il était tombé en territoire progouvernemental près de la ville.
    La Russie s'interroge sur les "progrès rapides" des FDS contre l'Etat islamique
    Le porte-parole du ministère russe de la Défense, le major-général Igor Konashenkov, se pose des questions et affirme que "seuls les représentants de la coalition internationale peuvent répondre à la question" : comment les FDS ont pu progresser jusqu'à présent sans aucun combat avec les jihadistes de l'EI.
     
    Jean René Belliard

     

  • Newsletter complète du 13 septembre de Jean René Belliard

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    Exemplaire de la newsletter adressée le 13 septembre , comme chaque jour, aux abonnés de ptolemee@belliard74.com, un centre d'information sur les évènements du Moyen Orient, d'Afrique du nord, du Sahel et de tous les évènements liés au jihadisme à travers le monde.

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  • Syrie : L'Etat islamique inflige un revers à l'armée syrienne à l'est de la province de Raqqa

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    L'Etat islamique (Daech) a tué 34 membres des forces pro-régime lors d'une contre-attaque dans la province de Raqqa, a annoncé vendredi 25 août l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
    Selon cette ONG, les jihadistes ont repris de larges parts de territoire aux forces du régime de Bachar el-Assad dans l'est de la province de Raqqa.
    L'armée syrienne cherche à progresser dans la province de Raqqa pour arriver dans celle voisine de Deir ez-Zhor, située à l'est du pays, et en chasser l'EI qui la contrôle presque totalement. Les jihadistes assiègent notamment depuis 2015 les forces progouvernementales et les civils dans la ville de Deir ez-Zhor.
    Au mois d'août, les forces prorégime étaient arrivées jusqu'à la périphérie de Maadan, la dernière ville encore tenue par l'EI dans l'est de la province de Raqqa avant Deir ez-Zor.
    Mais durant leur contre-attaque, les jihadistes sont parvenus jeudi 24 août à "repousser de 30 km les forces prorégime depuis la périphérie de la (ville) de Maadan", selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.
    "Ils ont beaucoup progressé....et ont élargi la zone qu'ils contrôlent le long de la rive sud du fleuve Euphrate", a-t-il ajouté.
    L'offensive des forces de Bachar el-Assad dans la province de Raqqa, soutenues par l'aviation russe est distincte d'une opération lancée depuis juin par les Forces démocratiques syriennes (FDS) - une coalition de groupes rebelles arabo-kurdes soutenue par les Etats-Unis-- pour prendre à l'EI la ville de Raqqa.
    Les FDS affirment avoir chassé l'organisation jihadiste la plus redoutée au monde de 60% de la cité qu'elle contrôle depuis 2014.
    Jeudi, dans une autre partie de la Syrie, les forces prorégime avaient réussi à encercler totalement les jihadistes de l'EI dans des régions désertiques. Cette bataille fait également partie de la vaste offensive menée sur plusieurs fronts pour reconquérir Deir ez-Zhor.

    FDS
    Après Raqqa, les FDS veulent poursuivre vers Deir ez-Zhor
    Les Forces démocratiques syriennes (FDS), la coalition de groupes rebelles kurdes et arabes soutenue par les Etats-Unis, s'apprêtent à lancer une offensive dans la province de Deir ez-Zhor pour en chasser les jihadistes de l'Etat islamique (Daech), a annoncé un représentant des FDS.
    L'opération débutera "dans les semaines qui viennent", en parallèle à la bataille de Raqqa, capitale autoproclamée du mouvement, a précisé Ahmed Abou Khaoula, chef du conseil militaire des FDS pour Deir ez-Zhor.
    L'alliance dominée par les rebelles kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) a lancé en juin l'offensive de Raqqa après plusieurs mois d'encerclement et de raids aériens de la coalition sous commandement américain.
    Ahmed Abou Khaoula a ajouté que son unité, qui compte 4.000 hommes, se trouvait déjà sur place et avait "libéré" plusieurs localités.
    Course de vitesse entre forces fidèles à Bachar al-Assad soutenues par Russes et Iraniens, et forces soutenues par les USA
    Les forces gouvernementales syriennes soutenues par l'armée russe et les miliciens chiites du Hezbollah libanais mènent leur propre offensive dans la province qui est presque entièrement aux mains des jihadistes. Damas ne tient qu'une partie de son chef lieu et une base militaire.
    L'annonce d'une offensive des FDS dans cette région est à inscrire dans la course de vitesse que se livrent les forces soutenues par l'Iran et les forces soutenues par les Etats-Unis pour le contrôle de la frontière irako-syrienne et les riches régions pétrolières de la région.
    Des incidents ont déjà opposé forces loyalistes et forces spéciales américaines notamment à proximité de la base U.S. d'al-Tanf en Syrie, à proximité des frontières irakienne et jordanienne.

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  • Irak : Mossoul - L'armée tente d'éliminer l'ultime poche de résistance des jihadistes

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    Mossoul : L'armée tente d'éliminer l'ultime poche de résistance des jihadistes
    Les forces irakiennes tentaient lundi 10 juillet d'éliminer l'ultime poche de résistance des jihadistes de Daech à Mossoul après la visite du Premier ministre dans la ville dévastée, où il a félicité les troupes pour la "victoire". Haider al-Abadi a toutefois prévenu dimanche soir 9 juillet qu'il ne proclamerait officiellement la libération totale de l'ancien bastion du groupe Etat islamique (EI) qu'une fois que les derniers jihadistes auront été éliminés.

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    Les jihadistes refusent de se rendre - Ils veulent mourir
    De "violents" affrontements étaient en cours lundi dans le réduit d'environ 200 m sur 100 m où sont retranchés les derniers jihadistes dans la vieille ville, selon le général Sami al-Aridhi, un des commandants des forces d'élite du contre-terrorisme (CTS). "Ils (les jihadistes) n'acceptent pas de se rendre. Ils crient +Nous ne nous rendrons pas, nous voulons mourir", a-t-il ajouté. Mais "les opérations sont dans leur phase finale" et "il est probable que (les combats) se terminent aujourd'hui", a-t-il jugé.
    3.000 à 4.000 civils seraient toujours dans la poche des jihadistes
    Le général Aridhi a indiqué que ses troupes avaient été renseignées sur la présence d'entre 3.000 et 4.000 civils dans la poche jihadiste mais ce chiffre n'a pas pu être confirmé de source indépendante.
    On fête la victoire à Bagdad
    Dimanche, le Premier ministre Abadi avait jugé la victoire "certaine" et chargé les forces de sécurité d'établir la sécurité dans la ville et de la débarrasser des mines et explosifs.
    A Bagdad, sur la place Tahrir, des habitants ont fêté dans la nuit de dimanche à lundi la reprise de la deuxième ville d'Irak par les forces irakiennes, soutenues dans leur offensive de près de neuf mois par la coalition internationale dirigée par Washington.
    Et à Mossoul :
    Vidéo :
    https://www.liveleak.com/ll_embed?f=4348fbd9d79b
    L'Etat islamique l'affirme : "Les villes ne sont pas libérées, elles sont détruites"
    Communiqué de Dar al-Malahim du 8 juillet :

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    Il est un fait que la victoire à Mossoul a été obtenue au prix de la vie de soldats et civils, d'une crise humanitaire énorme et de destructions colossales, spécialement dans la vieille ville.
    Des photos montrent l'ampleur des dégâts dans la vieille ville. Plus un toit ne semble tenir en place, nombre de bâtiments sont complètement aplatis et des coupoles sont percées de trous d'obus, laissant présager que la reconstruction prendra du temps.
    Des milliers de personnes vont rester déplacées pendant des mois
    Près d'un million de civils ont fui la ville depuis le début de l'offensive et 700.000 d'entre eux sont toujours déplacés, selon l'ONU. Et même si la majorité d'entre eux souhaitent rentrer chez eux au plus vite, il est peu probable que leur retour soit possible avant longtemps car la vaste majorité des habitations sont détruites, fortement endommagées, quand elles ne sont pas truffées de pièges explosifs mortels. Les infrastructures étant détruites, la plupart des quartiers sont privés d'eau et d'électricité.
    "Il est probable que des milliers de personnes vont devoir rester déplacées pendant plusieurs mois", a prévenu le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) lundi 10 juillet dans un communiqué. "Beaucoup n'ont de plus maison et les services de base comme l'eau et l'électricité, ainsi que les infrastructures comme les écoles et les hôpitaux, ont besoin d'être reconstruits ou réparés", a expliqué le HCR.
    Des ONG demandent à la communauté internationale de soutenir la reconstruction
    Vingt-huit organisations humanitaires présentes en Irak, dont Oxfam et Save the children, ont publié un communiqué demandant aux autorités de ne pas forcer les déplacés à rentrer chez eux et exhortant la communauté internationale à soutenir la reconstruction.
    L'Iran a déjà promis d'aider à la reconstruction
    L'Iran, qui soutient certaines milices chiites irakiennes dans le combat contre l'EI, a déjà proposé à Bagdad son aide pour la reconstruction de villes d'où les jihadistes ont été chassés au terme de violents combats, comme Mossoul, Tikrit, Ramadi et Fallouja.
    La prise de Mossoul ne signifie pas le coup de grâce pour l'Etat islamique
    La prise des derniers quartiers de Mossoul ne signifie pas le coup de grâce pour l'Etat islamique qui détient toujours des portions de territoires en Irak, et des secteurs plus importants encore en Syrie, même s'il a également perdu du terrain dans ce pays depuis 2015 et que son fief de Raqqa est assiégé par des forces soutenues par les Etats-Unis. Le groupe ultraradical conserve également les capacités de mener des attentats à la bombe meurtriers.

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    Jean René Belliard

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