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  • Myanmar (Birmanie) : Les rebelles rohingyas ne veulent pas d'aide des groupes terroristes internationaux

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    Myanmar (Birmanie) 
    Rohingyas
    Les rebelles rohingyas ne veulent pas d'aide des groupes terroristes internationaux    
    Les rebelles musulmans rohingyas, dont des attaques fin août en Birmanie ont déclenché une répression de l'armée et poussé des centaines de milliers de civils à se réfugier au Bangladesh, ont rejeté jeudi 14 septembre toute aide qui viendrait d'organisations terroristes internationales.
    "Nous n'avons aucun lien avec al-Qaïda, l'Etat islamique ou tout groupe terroriste international. Et nous ne souhaitons pas que ces groupes s'impliquent dans le conflit en Arakan (ancien nom de l'Etat Rakhine)", écrit l'ARSA jeudi dans un communiqué publié sur Twitter.
    D'après le SITE Intelligence Group, spécialisé dans la surveillance des sites internet islamistes, al-Qaïda avait appelé cette semaine les musulmans à "soutenir les Rohingyas financièrement et militairement".
    Une aide très clairement rejetée par la rébellion rohingya naissante qui "demande aux Etats de la région d'intercepter et d'empêcher l'entrée en Etat Rakhine de terroristes qui ne pourraient qu'aggraver la situation".
    Dimanche, l'Armée du salut des Rohingyas de l'Arakan (ARSA), plus connu localement sous le nom Harakah al-Yaqin ("Mouvement de la foi" en arabe), avait annoncé l'arrêt temporaire de ses opérations militaires offensives pour favoriser l'arrivée de l'aide humanitaire.
    380.000 Rohingyas réfugiés au Bangladesh 
    Quelque 380.000 Rohingyas se sont réfugiés au Bangladesh depuis fin août, selon les estimations de l'ONU. Et des milliers d'autres seraient toujours sur les routes. Ils fuient une campagne de répression de l'armée lancée après les attaques de postes de police, lancée par l'ARSA fin août.
    Accusations de nettoyage ethnique
    La Birmanie est soupçonnée par l'ONU de mener un "nettoyage ethnique" dans cette région de l'ouest du pays.
    Mercredi 13 septembre, le Conseil de sécurité de l'ONU a réclamé à la Birmanie des mesures "immédiates" pour faire cesser une "violence excessive" dans l'ouest de la Birmanie. 
    Crise sanitaire au Bangladesh 
    Pendant ce temps la crise sanitaire se poursuit au Bangladesh.
    Les conditions sanitaires sont redoutables pour les 380.000 Rohingyas, abrités pour les plus chanceux sous des bâches de plastique tendues sur des bambous.
    103 Rohingyas sont morts noyés depuis le 30 août en tentant de fuir 
    Deux nouveaux corps de naufragés ont été repêchés jeudi sur la rivière Naf, frontière naturelle entre la Birmanie et le Bangladesh que les Rohingyas traversent sur des petits bateaux surchargés. Cela porte à 103 le nombre de corps rejetés depuis le 30 août sur les rives, a annoncé la police bangladaise à l'AFP.
    400 morts dans les combats en Birmanie
    Plus de 400 personnes auraient été tuées dans les combats, principalement des "terroristes" de l'ARSA d'après l'armée birmane.
     
    Jean René Belliard

     

  • Irak : Mossoul - L'armée tente d'éliminer l'ultime poche de résistance des jihadistes

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    Mossoul : L'armée tente d'éliminer l'ultime poche de résistance des jihadistes
    Les forces irakiennes tentaient lundi 10 juillet d'éliminer l'ultime poche de résistance des jihadistes de Daech à Mossoul après la visite du Premier ministre dans la ville dévastée, où il a félicité les troupes pour la "victoire". Haider al-Abadi a toutefois prévenu dimanche soir 9 juillet qu'il ne proclamerait officiellement la libération totale de l'ancien bastion du groupe Etat islamique (EI) qu'une fois que les derniers jihadistes auront été éliminés.

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    Les jihadistes refusent de se rendre - Ils veulent mourir
    De "violents" affrontements étaient en cours lundi dans le réduit d'environ 200 m sur 100 m où sont retranchés les derniers jihadistes dans la vieille ville, selon le général Sami al-Aridhi, un des commandants des forces d'élite du contre-terrorisme (CTS). "Ils (les jihadistes) n'acceptent pas de se rendre. Ils crient +Nous ne nous rendrons pas, nous voulons mourir", a-t-il ajouté. Mais "les opérations sont dans leur phase finale" et "il est probable que (les combats) se terminent aujourd'hui", a-t-il jugé.
    3.000 à 4.000 civils seraient toujours dans la poche des jihadistes
    Le général Aridhi a indiqué que ses troupes avaient été renseignées sur la présence d'entre 3.000 et 4.000 civils dans la poche jihadiste mais ce chiffre n'a pas pu être confirmé de source indépendante.
    On fête la victoire à Bagdad
    Dimanche, le Premier ministre Abadi avait jugé la victoire "certaine" et chargé les forces de sécurité d'établir la sécurité dans la ville et de la débarrasser des mines et explosifs.
    A Bagdad, sur la place Tahrir, des habitants ont fêté dans la nuit de dimanche à lundi la reprise de la deuxième ville d'Irak par les forces irakiennes, soutenues dans leur offensive de près de neuf mois par la coalition internationale dirigée par Washington.
    Et à Mossoul :
    Vidéo :
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    L'Etat islamique l'affirme : "Les villes ne sont pas libérées, elles sont détruites"
    Communiqué de Dar al-Malahim du 8 juillet :

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    Il est un fait que la victoire à Mossoul a été obtenue au prix de la vie de soldats et civils, d'une crise humanitaire énorme et de destructions colossales, spécialement dans la vieille ville.
    Des photos montrent l'ampleur des dégâts dans la vieille ville. Plus un toit ne semble tenir en place, nombre de bâtiments sont complètement aplatis et des coupoles sont percées de trous d'obus, laissant présager que la reconstruction prendra du temps.
    Des milliers de personnes vont rester déplacées pendant des mois
    Près d'un million de civils ont fui la ville depuis le début de l'offensive et 700.000 d'entre eux sont toujours déplacés, selon l'ONU. Et même si la majorité d'entre eux souhaitent rentrer chez eux au plus vite, il est peu probable que leur retour soit possible avant longtemps car la vaste majorité des habitations sont détruites, fortement endommagées, quand elles ne sont pas truffées de pièges explosifs mortels. Les infrastructures étant détruites, la plupart des quartiers sont privés d'eau et d'électricité.
    "Il est probable que des milliers de personnes vont devoir rester déplacées pendant plusieurs mois", a prévenu le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) lundi 10 juillet dans un communiqué. "Beaucoup n'ont de plus maison et les services de base comme l'eau et l'électricité, ainsi que les infrastructures comme les écoles et les hôpitaux, ont besoin d'être reconstruits ou réparés", a expliqué le HCR.
    Des ONG demandent à la communauté internationale de soutenir la reconstruction
    Vingt-huit organisations humanitaires présentes en Irak, dont Oxfam et Save the children, ont publié un communiqué demandant aux autorités de ne pas forcer les déplacés à rentrer chez eux et exhortant la communauté internationale à soutenir la reconstruction.
    L'Iran a déjà promis d'aider à la reconstruction
    L'Iran, qui soutient certaines milices chiites irakiennes dans le combat contre l'EI, a déjà proposé à Bagdad son aide pour la reconstruction de villes d'où les jihadistes ont été chassés au terme de violents combats, comme Mossoul, Tikrit, Ramadi et Fallouja.
    La prise de Mossoul ne signifie pas le coup de grâce pour l'Etat islamique
    La prise des derniers quartiers de Mossoul ne signifie pas le coup de grâce pour l'Etat islamique qui détient toujours des portions de territoires en Irak, et des secteurs plus importants encore en Syrie, même s'il a également perdu du terrain dans ce pays depuis 2015 et que son fief de Raqqa est assiégé par des forces soutenues par les Etats-Unis. Le groupe ultraradical conserve également les capacités de mener des attentats à la bombe meurtriers.

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    Jean René Belliard

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  • L'Unesco reconnaît la vieille ville d'Hébron en tant que site "d'une valeur universelle exceptionnelle"

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    L'Unesco reconnaît la vieille ville d'Hébron en tant que site "d'une valeur universelle exceptionnelle"
    (De notre correspondant en Israël, Nathan R.)Tombeau_du_Patriarche.jpg
    Le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO a déclaré, vendredi 7 juillet, la vieille ville de Hébron (al-Khalil) et le Caveau des Patriarches (Haram al-Ibrahimi), en Cisjordanie, "zones protégées", en tant que sites "d'une valeur universelle exceptionnelle".
    La question de son inscription sur la liste du patrimoine mondial est l'enjeu d'un affrontement acerbe entre Israéliens et Palestiniens. Douze membres du Comité réuni à Cracovie, dans le sud de la Pologne, ont voté pour l'inscription, six se sont abstenus et trois ont voté contre. Vue l'abstention, la majorité requise était de dix voix.
    Un vote secret mais à la vue de tous
    La Pologne, la Croatie et la Jamaïque avaient exigé un scrutin secret. Certains participants au sommet se sont opposés à cette décision. Naturellement, le représentant d'Israël Carmel Shama-Cohen, était farouchement contre.
    En fin de compte, le vote a bien été secret, mais à la vue de tous.
    La demande de reconnaissance de la vieille ville de Hébron et de la Cave du  du Patriarche comme patrimoine culturel palestinien avait été déposée par les représentants de l'Autorité Palestinienne (AP). Dans le document, les autorités palestiniennes avaient justifié leur demande par le fait que la zone était menacée, et qu'Israël infligeait des dommages aux propriétés situées dans la vieille ville de Hébron. Mais ce qui était sous-jacent c'était la reconnaissance de Hébron comme ville musulmane.
    Déjà, le 4 juillet, le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO avait voté une résolution niant la souveraineté d'Israël sur la Vieille Ville de Jérusalem et condamnant les fouilles dans la partie historique de la ville. Le Burkina Faso, la Jamaïque, les Philippines avaient voté contre. L'Angola, la Croatie, la Finlande, le Pérou, la Pologne, le Portugal, la Corée du Sud, et la Tanzanie s'étaient abstenus. La résolution avait été soutenue par dix pays: l'Azerbaïdjan, l'Indonésie, le Liban, la Tunisie, le Kazakhstan, le Koweït, la Turquie, le Vietnam, Cuba et le Zimbabwe.  
    Une "décision délirante", selon Netanyahu
    Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a qualifié vendredi de "délirante" la décision de l'UNESCO de déclarer la vieille ville de Hébron, en Cisjordanie, comme "zone protégée" du patrimoine mondial, en tant que site "d'une valeur universelle exceptionnelle".
    "Une autre décision délirante de l'UNESCO. Cette fois-ci, ils ont estimé que le tombeau des Patriarches à Hébron est un site palestinien, ce qui veut dire non juif, et que c'est un site en danger", a déclaré M. Netanyahu dans une vidéo diffusée par ses services et mise en ligne sur sa page Facebook. L'UNESCO a également placé Hébron sur la liste du patrimoine en péril.
    L'UNESCO- Une organisation biaisée par Avigdor Lieberman
    Pour le ministre de la défense d'Israël, Avigdor Lieberman : "L'UNESCO est une organisation politiquement biaisée impliquée dans une position antisémite tristement célèbre. Elle prend régulièrement des résolutions scandaleuses Aucune résolution de cette organisation absolument hors de propos n'a d'impact sur le droit historique multi-millénaire du peuple juif à la grotte des Patriarches et à ses terres. J'espère que, grâce à notre ami et allié, les États-Unis, le financement de cette organisation sera abandonné. De même, cette décision prouve une nouvelle fois que l'Autorité Palestinienne ne souhaite pas la paix, mais seulement l'incitation et de dénigrement d'Israël sur la scène internationale ".

    Jean René Belliard

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  • #Syrie : Suite de l’attaque chimique de #Khan Cheikhoun - Les #rebelles #syriens demandent aux combattants "d'embraser les fronts"

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    Massacre de Khan Cheikhoun : Le nombre des morts pourrait dépasser 150  
    (De notre correspondant en Syrie Fahd M.)

    Le nombre des victimes de l'attaque chimique de Khan Cheikhoun pourrait dépasser les 150 personnes, selon un dernier bilan.  Des dizaines d'enfants feraient partie des victimes.
    Des centaines de personnes ont été hospitalisées avec des symptômes d'intoxication aux agents chimiques.
    Il semble que les victimes aient été suffoquées par des substances neuro-toxiques, comme le démontraient les symptômes d'étouffement  et la présence d'écume autour de la bouche. 

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  • #Syrie : Plus de 100 civils tués par du gaz #sarin à #Khan Cheikhoun suite à un bombardement du #régime

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    Plus de 100 civils, dont 25 enfants, ont été tués, mardi matin 4 avril, dans une attaque au "gaz toxique" qui, selon toute vraisemblance, serait du Sarin.

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  • Aririvée de Donald Trump au pouvoir - Premières conséquences sur les relations israélo-palestiniennes

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    Blog sur le Moyen Orient et l’Afrique du nord du 23 janvier 2017
    Extrait de la 562ème newsletter publiée le 22 janvier 2017.
    Pour s’abonner, écrire à : ptolemee@belliard74.com

    Avec l'entrée en fonction de l'administration Trump, nous devrions parler beaucoup plus du dossier israélo-palestinien, car la façon dont il sera traité par la nouvelle administration donnera une idée de la philosophie de sa politique étrangère : la force ou la diplomatie ?

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  • Syrie : Poursuite des bombardements à l'ouest de Damas malgré la trêve - Blog du 6 janvier 2017

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    Blog sur le Moyen Orient et l’Afrique du nord du 6 janvier 2017
    En raison d’un déplacement, il n’y a pas eu de blog pendant plusieurs semaines. Seuls les abonnés ont continué de recevoir leur newsletter. Vous trouverez ci-dessous un extrait de la 550ème newsletter du 5 janvier 2017.
    Pour s’abonner, écrire à : mailto:ptolemee@belliard74.com

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