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  • Irak : Fortes tensions à la veille du référendum kurde

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    Irak 
    Kurdistan
    Kurdistan: le partenariat avec Bagdad a "échoué" (président kurde)
    Massoud Barzani 
    Le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, a affirmé dimanche 24 septembre, à la veille d'un référendum d'indépendance dans cette région autonome, que le partenariat avec Bagdad avait "échoué", appelant les habitants à se rendre aux urnes.
    "Le partenariat a échoué avec Bagdad et nous ne le reprendrons pas. Nous sommes arrivés à la conviction que l'indépendance permettra de ne pas répéter les tragédies du passé", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Erbil.
    "Le référendum est la première étape pour que le Kurdistan exprime son opinion, Ensuite, un long processus commencera", a-t-il ajouté.
    Le référendum, prévu le 25 septembre, n'a pas de caractère contraignant. Il porte sur un sondage d'opinion auprès des habitants des trois provinces du District qui sont : Erbil, Souleimaniya et Dohuk ainsi que d'autres régions disputées, sur leur volonté de se détacher de l'Irak.
    Les autorités du Kurdistan tiennent à insister sur le fait qu'une victoire du "oui" n'entraînerait pas immédiatement l'annonce de l'indépendance mais plutôt le début de "discussions sérieuses avec Bagdad". 
    Un référendum qui divise, même au sein du Kurdistan
    Alors que la riche province pétrolière de Kirkouk ainsi que des zones des provinces de Ninive et Diyala sont disputées entre la région autonome et Bagdad, M. Barzani a assuré que l'enjeu du scrutin n'était "pas de définir les frontières ou d'imposer un fait accompli".
    "Nous voulons un dialogue avec Bagdad pour résoudre les problèmes et le dialogue peut durer un an ou deux", a-t-il jugé.
    "Je demande à tous les Kurdes de voter en paix demain" (lundi), a dit le président kurde, initiateur du scrutin.
    Malgré la stricte opposition des autorités de Bagdad, les pressions internationales et les menaces de rétorsion, Massoud Barzani a maintenu la tenue de ce référendum.
    Le Premier ministre irakien promet de prendre "les mesures nécessaires pour protéger l'unité du pays"
    Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a affirmé dimanche 24 septembre qu'il prendrait "les mesures nécessaires" pour préserver l'unité du pays après la décision de la région autonome du Kurdistan de tenir un référendum d'indépendance lundi.
    "Prendre une décision unilatérale affectant l'unité de l'Irak et sa sécurité ainsi que la sécurité de la région avec un référendum de séparation est contre la Constitution et la paix civile", a-t-il déclaré lors d'un "discours à la Nation" retransmis sur les télévisions.
    "Nous allons prendre les mesures nécessaires pour préserver l'unité du pays", a ajouté le Premier ministre sans donner davantage de détails.
    Promettant de ne "pas abandonner les citoyens kurdes", M. Abadi a souligné que son gouvernement avait rejeté "l'Etat confessionnel", en faisant référence aux tentatives du groupe jihadiste Etat islamique (EI) d'établir un califat en Irak.
    "Nous rejetons l'Etat raciste", a-t-il ajouté dans une allusion aux tentatives de séparation du Kurdistan.
    "L'Irak restera pour tous les Irakiens. Nous ne permettrons pas que l'Irak devienne la possession de l'un ou de l'autre, et nous ne permettrons pas à quiconque de jouer avec l'Irak sans en payer les conséquences", a-t-il poursuivi.
    L'Irak est peuplé majoritairement de chiites mais compte de nombreuses minorités dont des sunnites, des Turkmènes et des Kurdes.
    Les Turkmènes dénoncent le référendum
    Dans les régions majoritairement habitées par les Turkmènes, le processus menant vers le référendum est observé avec inquiétude, d'après Aydin Beyatli, président de la Fédération des Associations de Turkmeneli, pour qui «le référendum sera un suicide politique».
    Le processus mènera vers de nouveaux conflits, selon le chef de la Fédération qui affirme: «La pression psychologique qu'exerce Barzani sur Kirkouk s'est intensifiée la semaine dernière. Ils disent que 'tous les fonctionnaires doivent participer aux manifestations pour soutenir le référendum et ceux qui s'abstiennent seront sanctionnés'. Auparavant, lorsqu'il allait promulguer une loi, Saddam obligeait le peuple entier, les Turkmènes, les Arabes et les Kurdes. Il les menaçait. C'est pareil maintenant. Les fonctionnaires turkmènes subissent les politiques de Saddam puisqu'ils s'opposent au référendum
    Beyatli a précisé que certains notables turkmènes sont mis en garde à vue après des perquisitions, et que leurs affaires sont confisquées.
    «Les bureaux du Front turkmène irakien ont été ciblés par des tirs d'armes, a-t-il poursuivi. Cela veut dire, ''quittez les lieux!''. Si Kirkouk tombe, l'Irak tombera. Le Moyen-Orient connaîtra de problèmes importants.»
    Beyatli a aussi appelé le gouvernement central irakien à ne pas se taire face aux actes ciblant les Turkmènes avant même la tenue du référendum.
    «Les forces de l'ordre doivent être déployées à Kirkouk pour protéger les Turkmènes et les Arabes, et assurer leur sécurité, selon le chef de la Fédération. Si cela n'est pas possible, il faut appeler les Nations Unies (ONU) à l'action, pour que des forces internationales, dont des forces turques, assurent l'ordre dans la ville.»
    Les USA, l'Iran, la Turquie et l'ONU contre le référendum
    La Turquie, les États-Unis, l'Iran et l'ONU ont exprimé leur refus du référendum, soutenant qu'il est susceptible de déstabiliser davantage la région, et de détourner les efforts déployés dans la lutte contre Daech.
    A la veille du référendum, l'Iran interdit tous les vols avec le Kurdistan irakien
    L'Iran a interdit, dimanche 24 septembre, tous les vols aériens avec le Kurdistan irakien à la demande du gouvernement de Bagdad, à la veille de le tenue d'un référendum d'autodétermination dans cette région, a annoncé l'agence iranienne Irna.
    "A la demande du gouvernement central irakien, tous les vols iraniens vers les aéroports d'Erbil et de Souleymanieh ainsi que tous les vols au départ du Kurdistan irakien transitant par l'Iran ont été interrompus", a déclaré Keyvan Khosravi, porte-parole du Conseil suprême de la sécurité nationale, cité par l'agence officielle.
    L'Iran mène des manœuvres militaire à la frontière avec l'Irak
    Dimanche 24 septembre, le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran (CGRI) a entamé des manœuvres militaires à la frontière avec le Kurdistan irakien, à la veille du référendum sur l'indépendance. 
    Les médias iraniens ont indiqué que ces manœuvres militaires étaient organisées dans le cadre des manifestations annuelles en l'honneur du début de la guerre Iran-Irak.  
    Vidéo : manoeuvres militaires iraniennes :
    Poursuite des manœuvres militaires turques près de la frontière irakienne
    L'armée turque poursuit ses exercices militaires dans le district Silopi de la province de Sirnak (sud-est), près de la frontière avec l'Irak, pour le septième jour consécutif.
    Les soldats turcs se sont entraînés, lors des manœuvres du dimanche 24 septembre, à la détection des mines, et à la sécurisation des voies pour les véhicules militaires.
    L'Etat-major turc avait annoncé, samedi 23 septembre dans un communiqué, que des nouvelles unités militaires se s'étaient jointes aux manœuvres.
    Le 18 septembre, l'Etat-major turc avait annoncé le lancement d'un exercice militaire à Sirnak, soulignant que les opérations antiterroristes se poursuivent dans la zone frontalière.
    Vidéo : Manœuvres militaries turques :  

    Jean René Belliard

    Pour plus d'informations, écrire à ptolemee@belliard74.com

  • L'administration américaine veut changer l'accord sur le nucléaire iranien pour éviter un retrait américain

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    Iran 
    Nucleaire
    L'administration américaine veut changer l'accord sur le nucléaire iranien pour éviter un retrait américain
    Les Etats-Unis ne resteront dans l'accord sur le nucléaire iranien que si "des changements sont introduits", car le texte "doit vraiment être revisité", a déclaré mardi 19 septembre le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson.
    Le "défaut le plus flagrant" de l'accord conclu en 2015 avec les grandes puissances est le fait "qu'il a une fin" et "ne fait que remettre le problème à plus tard", a-t-il estimé sur la chaîne de télévision Fox News, en marge de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU.
    Selon le texte, les restrictions sur certaines activités nucléaires iraniennes seront progressivement levées à partir de 2025. "Ce qui signifie que nous pouvons quasiment commencer le compte à rebours pour le moment où ils reprendront leurs capacités nucléaires" militaires, a déploré le chef de la diplomatie américaine.
    Le président américain Donald Trump, qui a de nouveau critiqué de manière virulente l'accord iranien mardi 19 septembre devant l'ONU, doit décider d'ici mi-octobre s'il "certifie" ou non devant le Congrès que Téhéran respecte ses engagements. En cas de non certification, les parlementaires américains pourraient réimposer des sanctions levées dans le cadre de l'accord, ce qui risquerait de le faire voler en éclats.
    "Le président veut vraiment refaire cet accord", le "renégocier", et "nous avons besoin du soutien de nos alliés européens et autres pour faire comprendre aussi à l'Iran que cet accord doit vraiment être revisité", a insisté Rex Tillerson. "Si nous devons rester dans l'accord iranien, des changements doivent être introduits", a-t-il dit.
    L'ambassadrice américaine à l'ONU précise les propos de Trump
    Donald Trump est mécontent de l'accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien, mais n'a pas dit que les Etats-Unis allaient s'y soustraire, a souligné mercredi l'ambassadrice américaine aux Nations unies, au lendemain du discours du président devant l'Assemblée générale de l'organisation.
    "Cela ne signifie pas clairement qu'il a l'intention de se retirer. Cela signe clairement qu'il est mécontent de l'accord", a déclaré Nikki Haley sur l'antenne de CBS.
    Le chef de la diplomatie russe juge les propos de Trump "extrêmement inquiétants"
    Le chef de la diplomatie russe a jugé les propos tenus par Donald Trump sur l'accord nucléaire avec l'Iran "extrêmement inquiétants". "Nous allons défendre ce document, ce consensus, qui a été accueilli avec soulagement par la communauté internationale tout entière et qui a réellement renforcé la sécurité, tant au niveau régional qu'international", a ajouté Sergueï Lavrov.
    Téhéran et les Européens refusent de renégocier l'accord
    Téhéran et les Européens refusent de renégocier l'accord historique censé garantir le caractère strictement civil du programme nucléaire iranien en échange d'une levée progressive des sanctions.
    La France propose des "compléments" à l'accord
    La France a mis sur la table la possibilité d'un "complément" pour l'après-2025 afin de sortir de l'impasse, mais rien ne dit que cette initiative puisse aboutir.
    "Nous devons garder l'accord de 2015 car c'est un bon accord avec un contrôle strict de la situation actuelle", a déclaré le président français. "Nous devons ajouter deux ou trois autres piliers: un pour un meilleur contrôle des missiles balistiques et des activités balistiques, qui ne sont pas couverts par l'accord de 2015; un deuxième pour l'après-2025 parce que l'accord ne couvre pas la situation après 2025; et un troisième pour ouvrir des discussions avec l'Iran sur la situation actuelle dans la région" du Moyen-Orient, a-t-il ajouté. "Mais ce serait une erreur d'abandonner cet accord sans rien d'autre", a-t-il dit.
    Rohani : L'Iran respecte l'accord nucléaire mais réagira en cas de violation
    L'Iran respecte l'accord nucléaire de 2015 mais réagira avec "détermination" si ce texte vient à être dénoncé, a prévenu mercredi le président iranien Hassan Rohani devant l'ONU.
    "Nous n'avons trompé personne, nous n'avons pas été malhonnêtes" dans l'application de l'accord, mais Téhéran "répliquera avec détermination" à toute violation du texte, a ajouté M. Rohani, alors que les Etats-Unis menacent de plus en plus de dénoncer l'accord.
    L'armée iranienne veut une "réponse ferme" au discours de Donald Trump
    Mohammad Ali Jafari
    Général Mohammad Ali Jafari
    Le commandant des gardiens de la Révolution iranienne a invité mercredi 19 septembre Téhéran à apporter des "réponses douloureuses" aux propos tenus la veille par Donald Trump devant l'Assemblée générale de l'ONU.
    Qualifiant la République islamique d'"Etat-voyou" aux mains d'une "dictature corrompue", le président américain a notamment laissé entendre qu'il pourrait dénoncer l'accord de 2015 sur le programme nucléaire de Téhéran.
    "Adopter une attitude intransigeante face à Trump n'est qu'un début", a déclaré le général Mohammad Ali Jafari, selon les propos rapportés par Sepah News, l'agence de presse des gardiens de la Révolution.
    "Il est de la plus haute importance stratégique que les Etats-Unis soient confrontés à des réponses plus douloureuses à travers les actes, le comportement et les décisions que l'Iran prendra dans les mois qui viennent", a-t-il poursuivi, invitant le président Hassan Rohani, qui doit s'exprimer à son tour ce mercredi à l'ONU, à apporter une première réponse ferme à Donald Trump.
    "Avec les défaites successives et éreintantes que l'Iran a infligées à l'Amérique dans la région, il est naturel que son système nerveux et sa cohérence aient volé en éclats", ajoute l'officier.
    Une première rencontre entre les ministres des AE américain et Iranien
    Les ministres des Affaires étrangères des pays signataires de l'accord (Iran, Etats-Unis, Chine, Russie, Allemagne, France, Royaume-Uni) doivent se réunir mercredi 20 septembre en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. Il s'agira de la première rencontre entre Rex Tillerson et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif depuis l'arrivée en janvier de Donald Trump à la Maison Blanche.
     
    Jean René Belliard

     

  • Myanmar (Birmanie) : Les rebelles rohingyas ne veulent pas d'aide des groupes terroristes internationaux

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    Myanmar (Birmanie) 
    Rohingyas
    Les rebelles rohingyas ne veulent pas d'aide des groupes terroristes internationaux    
    Les rebelles musulmans rohingyas, dont des attaques fin août en Birmanie ont déclenché une répression de l'armée et poussé des centaines de milliers de civils à se réfugier au Bangladesh, ont rejeté jeudi 14 septembre toute aide qui viendrait d'organisations terroristes internationales.
    "Nous n'avons aucun lien avec al-Qaïda, l'Etat islamique ou tout groupe terroriste international. Et nous ne souhaitons pas que ces groupes s'impliquent dans le conflit en Arakan (ancien nom de l'Etat Rakhine)", écrit l'ARSA jeudi dans un communiqué publié sur Twitter.
    D'après le SITE Intelligence Group, spécialisé dans la surveillance des sites internet islamistes, al-Qaïda avait appelé cette semaine les musulmans à "soutenir les Rohingyas financièrement et militairement".
    Une aide très clairement rejetée par la rébellion rohingya naissante qui "demande aux Etats de la région d'intercepter et d'empêcher l'entrée en Etat Rakhine de terroristes qui ne pourraient qu'aggraver la situation".
    Dimanche, l'Armée du salut des Rohingyas de l'Arakan (ARSA), plus connu localement sous le nom Harakah al-Yaqin ("Mouvement de la foi" en arabe), avait annoncé l'arrêt temporaire de ses opérations militaires offensives pour favoriser l'arrivée de l'aide humanitaire.
    380.000 Rohingyas réfugiés au Bangladesh 
    Quelque 380.000 Rohingyas se sont réfugiés au Bangladesh depuis fin août, selon les estimations de l'ONU. Et des milliers d'autres seraient toujours sur les routes. Ils fuient une campagne de répression de l'armée lancée après les attaques de postes de police, lancée par l'ARSA fin août.
    Accusations de nettoyage ethnique
    La Birmanie est soupçonnée par l'ONU de mener un "nettoyage ethnique" dans cette région de l'ouest du pays.
    Mercredi 13 septembre, le Conseil de sécurité de l'ONU a réclamé à la Birmanie des mesures "immédiates" pour faire cesser une "violence excessive" dans l'ouest de la Birmanie. 
    Crise sanitaire au Bangladesh 
    Pendant ce temps la crise sanitaire se poursuit au Bangladesh.
    Les conditions sanitaires sont redoutables pour les 380.000 Rohingyas, abrités pour les plus chanceux sous des bâches de plastique tendues sur des bambous.
    103 Rohingyas sont morts noyés depuis le 30 août en tentant de fuir 
    Deux nouveaux corps de naufragés ont été repêchés jeudi sur la rivière Naf, frontière naturelle entre la Birmanie et le Bangladesh que les Rohingyas traversent sur des petits bateaux surchargés. Cela porte à 103 le nombre de corps rejetés depuis le 30 août sur les rives, a annoncé la police bangladaise à l'AFP.
    400 morts dans les combats en Birmanie
    Plus de 400 personnes auraient été tuées dans les combats, principalement des "terroristes" de l'ARSA d'après l'armée birmane.
     
    Jean René Belliard

     

  • Irak : Mossoul - L'armée tente d'éliminer l'ultime poche de résistance des jihadistes

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    Mossoul : L'armée tente d'éliminer l'ultime poche de résistance des jihadistes
    Les forces irakiennes tentaient lundi 10 juillet d'éliminer l'ultime poche de résistance des jihadistes de Daech à Mossoul après la visite du Premier ministre dans la ville dévastée, où il a félicité les troupes pour la "victoire". Haider al-Abadi a toutefois prévenu dimanche soir 9 juillet qu'il ne proclamerait officiellement la libération totale de l'ancien bastion du groupe Etat islamique (EI) qu'une fois que les derniers jihadistes auront été éliminés.

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    Les jihadistes refusent de se rendre - Ils veulent mourir
    De "violents" affrontements étaient en cours lundi dans le réduit d'environ 200 m sur 100 m où sont retranchés les derniers jihadistes dans la vieille ville, selon le général Sami al-Aridhi, un des commandants des forces d'élite du contre-terrorisme (CTS). "Ils (les jihadistes) n'acceptent pas de se rendre. Ils crient +Nous ne nous rendrons pas, nous voulons mourir", a-t-il ajouté. Mais "les opérations sont dans leur phase finale" et "il est probable que (les combats) se terminent aujourd'hui", a-t-il jugé.
    3.000 à 4.000 civils seraient toujours dans la poche des jihadistes
    Le général Aridhi a indiqué que ses troupes avaient été renseignées sur la présence d'entre 3.000 et 4.000 civils dans la poche jihadiste mais ce chiffre n'a pas pu être confirmé de source indépendante.
    On fête la victoire à Bagdad
    Dimanche, le Premier ministre Abadi avait jugé la victoire "certaine" et chargé les forces de sécurité d'établir la sécurité dans la ville et de la débarrasser des mines et explosifs.
    A Bagdad, sur la place Tahrir, des habitants ont fêté dans la nuit de dimanche à lundi la reprise de la deuxième ville d'Irak par les forces irakiennes, soutenues dans leur offensive de près de neuf mois par la coalition internationale dirigée par Washington.
    Et à Mossoul :
    Vidéo :
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    L'Etat islamique l'affirme : "Les villes ne sont pas libérées, elles sont détruites"
    Communiqué de Dar al-Malahim du 8 juillet :

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    Il est un fait que la victoire à Mossoul a été obtenue au prix de la vie de soldats et civils, d'une crise humanitaire énorme et de destructions colossales, spécialement dans la vieille ville.
    Des photos montrent l'ampleur des dégâts dans la vieille ville. Plus un toit ne semble tenir en place, nombre de bâtiments sont complètement aplatis et des coupoles sont percées de trous d'obus, laissant présager que la reconstruction prendra du temps.
    Des milliers de personnes vont rester déplacées pendant des mois
    Près d'un million de civils ont fui la ville depuis le début de l'offensive et 700.000 d'entre eux sont toujours déplacés, selon l'ONU. Et même si la majorité d'entre eux souhaitent rentrer chez eux au plus vite, il est peu probable que leur retour soit possible avant longtemps car la vaste majorité des habitations sont détruites, fortement endommagées, quand elles ne sont pas truffées de pièges explosifs mortels. Les infrastructures étant détruites, la plupart des quartiers sont privés d'eau et d'électricité.
    "Il est probable que des milliers de personnes vont devoir rester déplacées pendant plusieurs mois", a prévenu le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) lundi 10 juillet dans un communiqué. "Beaucoup n'ont de plus maison et les services de base comme l'eau et l'électricité, ainsi que les infrastructures comme les écoles et les hôpitaux, ont besoin d'être reconstruits ou réparés", a expliqué le HCR.
    Des ONG demandent à la communauté internationale de soutenir la reconstruction
    Vingt-huit organisations humanitaires présentes en Irak, dont Oxfam et Save the children, ont publié un communiqué demandant aux autorités de ne pas forcer les déplacés à rentrer chez eux et exhortant la communauté internationale à soutenir la reconstruction.
    L'Iran a déjà promis d'aider à la reconstruction
    L'Iran, qui soutient certaines milices chiites irakiennes dans le combat contre l'EI, a déjà proposé à Bagdad son aide pour la reconstruction de villes d'où les jihadistes ont été chassés au terme de violents combats, comme Mossoul, Tikrit, Ramadi et Fallouja.
    La prise de Mossoul ne signifie pas le coup de grâce pour l'Etat islamique
    La prise des derniers quartiers de Mossoul ne signifie pas le coup de grâce pour l'Etat islamique qui détient toujours des portions de territoires en Irak, et des secteurs plus importants encore en Syrie, même s'il a également perdu du terrain dans ce pays depuis 2015 et que son fief de Raqqa est assiégé par des forces soutenues par les Etats-Unis. Le groupe ultraradical conserve également les capacités de mener des attentats à la bombe meurtriers.

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    Jean René Belliard

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  • L'Unesco reconnaît la vieille ville d'Hébron en tant que site "d'une valeur universelle exceptionnelle"

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    L'Unesco reconnaît la vieille ville d'Hébron en tant que site "d'une valeur universelle exceptionnelle"
    (De notre correspondant en Israël, Nathan R.)Tombeau_du_Patriarche.jpg
    Le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO a déclaré, vendredi 7 juillet, la vieille ville de Hébron (al-Khalil) et le Caveau des Patriarches (Haram al-Ibrahimi), en Cisjordanie, "zones protégées", en tant que sites "d'une valeur universelle exceptionnelle".
    La question de son inscription sur la liste du patrimoine mondial est l'enjeu d'un affrontement acerbe entre Israéliens et Palestiniens. Douze membres du Comité réuni à Cracovie, dans le sud de la Pologne, ont voté pour l'inscription, six se sont abstenus et trois ont voté contre. Vue l'abstention, la majorité requise était de dix voix.
    Un vote secret mais à la vue de tous
    La Pologne, la Croatie et la Jamaïque avaient exigé un scrutin secret. Certains participants au sommet se sont opposés à cette décision. Naturellement, le représentant d'Israël Carmel Shama-Cohen, était farouchement contre.
    En fin de compte, le vote a bien été secret, mais à la vue de tous.
    La demande de reconnaissance de la vieille ville de Hébron et de la Cave du  du Patriarche comme patrimoine culturel palestinien avait été déposée par les représentants de l'Autorité Palestinienne (AP). Dans le document, les autorités palestiniennes avaient justifié leur demande par le fait que la zone était menacée, et qu'Israël infligeait des dommages aux propriétés situées dans la vieille ville de Hébron. Mais ce qui était sous-jacent c'était la reconnaissance de Hébron comme ville musulmane.
    Déjà, le 4 juillet, le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO avait voté une résolution niant la souveraineté d'Israël sur la Vieille Ville de Jérusalem et condamnant les fouilles dans la partie historique de la ville. Le Burkina Faso, la Jamaïque, les Philippines avaient voté contre. L'Angola, la Croatie, la Finlande, le Pérou, la Pologne, le Portugal, la Corée du Sud, et la Tanzanie s'étaient abstenus. La résolution avait été soutenue par dix pays: l'Azerbaïdjan, l'Indonésie, le Liban, la Tunisie, le Kazakhstan, le Koweït, la Turquie, le Vietnam, Cuba et le Zimbabwe.  
    Une "décision délirante", selon Netanyahu
    Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a qualifié vendredi de "délirante" la décision de l'UNESCO de déclarer la vieille ville de Hébron, en Cisjordanie, comme "zone protégée" du patrimoine mondial, en tant que site "d'une valeur universelle exceptionnelle".
    "Une autre décision délirante de l'UNESCO. Cette fois-ci, ils ont estimé que le tombeau des Patriarches à Hébron est un site palestinien, ce qui veut dire non juif, et que c'est un site en danger", a déclaré M. Netanyahu dans une vidéo diffusée par ses services et mise en ligne sur sa page Facebook. L'UNESCO a également placé Hébron sur la liste du patrimoine en péril.
    L'UNESCO- Une organisation biaisée par Avigdor Lieberman
    Pour le ministre de la défense d'Israël, Avigdor Lieberman : "L'UNESCO est une organisation politiquement biaisée impliquée dans une position antisémite tristement célèbre. Elle prend régulièrement des résolutions scandaleuses Aucune résolution de cette organisation absolument hors de propos n'a d'impact sur le droit historique multi-millénaire du peuple juif à la grotte des Patriarches et à ses terres. J'espère que, grâce à notre ami et allié, les États-Unis, le financement de cette organisation sera abandonné. De même, cette décision prouve une nouvelle fois que l'Autorité Palestinienne ne souhaite pas la paix, mais seulement l'incitation et de dénigrement d'Israël sur la scène internationale ".

    Jean René Belliard

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  • #Syrie : Suite de l’attaque chimique de #Khan Cheikhoun - Les #rebelles #syriens demandent aux combattants "d'embraser les fronts"

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    Massacre de Khan Cheikhoun : Le nombre des morts pourrait dépasser 150  
    (De notre correspondant en Syrie Fahd M.)

    Le nombre des victimes de l'attaque chimique de Khan Cheikhoun pourrait dépasser les 150 personnes, selon un dernier bilan.  Des dizaines d'enfants feraient partie des victimes.
    Des centaines de personnes ont été hospitalisées avec des symptômes d'intoxication aux agents chimiques.
    Il semble que les victimes aient été suffoquées par des substances neuro-toxiques, comme le démontraient les symptômes d'étouffement  et la présence d'écume autour de la bouche. 

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  • #Syrie : Plus de 100 civils tués par du gaz #sarin à #Khan Cheikhoun suite à un bombardement du #régime

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    Plus de 100 civils, dont 25 enfants, ont été tués, mardi matin 4 avril, dans une attaque au "gaz toxique" qui, selon toute vraisemblance, serait du Sarin.

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