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  • Burkina Faso : 3,3 millions de personnes confrontées à une insécurité alimentaire aiguë (ONGs)

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    Quelque 3,3 millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë au Burkina Faso, ont alerté l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies dans un communiqué conjoint.

    Selon les deux agences onusiennes, une "action urgente et soutenue" est nécessaire pour faire face à l'aggravation de l'insécurité alimentaire et nutritionnelle au Burkina Faso, en proie à une double crise liée aux attaques terroristes et à la pandémie du nouveau coronavirus, Covid-19.

    En effet, selon la FAO et le PAM, la dernière analyse du "Cadre harmonisé" indique une augmentation de l'insécurité alimentaire aiguë de plus de 50 % depuis la dernière évaluation de la situation faite en mars au Burkina Faso.
    Les experts estiment que la crise a été exacerbée par l'impact de la Covid-19 (1.320 cas avec 55 décès à la date du 23 août) sur la capacité des populations à gagner de l'argent pour couvrir leurs besoins quotidiens dans un pays déjà en proie aux conflits et aux changements climatiques.

    Deux provinces de la région du Sahel, Oudalan et Soum, sont entrées dans la phase d'urgence de l'insécurité alimentaire, telle que définie par le "Cadre harmonisé".
    "Environ 3 % de la population de ces provinces au nord du pays connaîtrait des niveaux catastrophiques d'insécurité alimentaire aiguë et serait confrontée à des écarts de consommation alimentaire extrêmes, ce qui se traduirait également par des niveaux alarmants de malnutrition aiguë", révèle le communiqué, soulignant qu’"un grand nombre des personnes les plus affectées ont abandonné leurs foyers en raison des attaques dans la région".

    "Nous constatons une détérioration alarmante de la sécurité alimentaire dans les régions les plus touchées du pays", a déclaré David Bulman, directeur et représentant du PAM au Burkina Faso.

    "Nous devons prendre des mesures immédiates pour inverser cette tendance dans les deux provinces. Ce ne serait rien de moins qu'un désastre si l’avenir de toute une génération se retrouvait brisée par les effets conjugués des conflits, les déplacements et la faim", a-t-il notifié dans le communiqué.
    "Nous pouvons inverser cette tendance si nous agissons maintenant en soutenant le gouvernement pour protéger les moyens d'existence, augmenter rapidement la production et la disponibilité alimentaires locales, et aider les populations rurales à accéder à la nourriture", a, pour sa part, déclaré Dauda Sau, représentant de la FAO au Burkina Faso.

    Parmi les personnes les plus menacées, on compte les petits exploitants agricoles et les éleveurs.

    Au Burkina Faso, depuis 2015, la dégradation continue de la situation sécuritaire a contraint plus d’un million de personnes à fuir leur foyer. 294 formations sanitaires demeurent fermées ou fonctionnent à minima, privant plus de 1,2 million de personnes à un accès aux soins de santé adéquats et 2 512 écoles fermées, privant plus de 350 000 enfants d’éducation, selon les organisations humanitaires installées dans le pays.

  • Israël/Liban : Le Hezbollah affirme avoir abattu un drone israélien dans le sud Liban

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    La chaîne de télévision libanaise Al-Manar rapporte que, samedi 22 août dans l'après-midi, des militants du Hezbollah ont abattu un avion sans pilote israélien près du village d'Ayta al-Shaab dans le sud du Liban. Le drone abattu a été récupéré par les militants du Hezbollah.

    Le type de drone n'a pas été indiqué. Probablement. Il s'agit sans doute d'un drone de petite taille.

    Le porte-parole de l'armée israélienne a admis que l'avion s'était "écrasé", mais a ajouté qu '"il n'y avait aucune crainte de perte d'informations".

    Ayta al-Shaab est à moins d'un kilomètre de la frontière israélienne. Selon la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU, il ne devrait pas y avoir de forces armées du Hezbollah dans la région.

  • Burkina Faso : 2 512 écoles fermées pour des raisons de sécurité, privant plus de 350 000 enfants d’éducation (ONG)

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    Au Burkina Faso, 2 512 écoles ont été fermées en raison de l'insécurité, privant ainsi plus de 350 000 enfants d’éducation jusqu'au mois de juin 2020, a-t-on appris mercredi, auprès de l’ONG « Save the Children » qui souligne l’urgence de tout mettre en œuvre pour renforcer la réponse humanitaire afin de soulager les enfants.

    Dans un communiqué publié mercredi 19 août, à l’occasion de la journée mondiale de l’aide humanitaire, l’ONG Save the Children affirme que du fait de leurs spécificités à bien des égards, les enfants sont les plus vulnérables dans les situations de crise humanitaire qui remettent facilement en cause leurs droits fondamentaux.

    "Par exemple, le doit à l’éducation est compromis pour les enfants dans les zones à forts défis sécuritaires ou contraints à des déplacements internes. Au Burkina Faso, au mois de juin 2020, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) faisait état de 2 512 écoles fermées, privant ainsi plus de 350 000 enfants d’éducation", souligne le texte.

    Depuis 2015, le Burkina Faso, jadis connu pour sa stabilité dans la région ouest-africaine, est frappé par des attaques armées qui ont touché plusieurs localités du pays, faisant des centaines de morts et des milliers de déplacés.

    Le pays a enregistré à la date du 17 août 2020, au total 1.013.234 personnes déplacées internes dont la plupart sont des enfants, selon le dernier rapport périodique du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR).

    "Nous avons fui notre village en raison de l’insécurité. J’étais en classe de CM1. Mais depuis que je suis arrivé ici, je ne peux plus étudier. Tous mes cahiers et livres sont restés là-bas. Et je n’ai aucun papier sur moi qui peut justifier que j’ai fréquenté ailleurs. On a tout abandonné là-bas dans notre fuite. Sincèrement, quand je me couche la nuit, je n’arrive même pas à m’endormir", témoigne dans le communiqué Anne, un enfant déplacé dans un site à Pissila, commune rurale de la province du Sanmatenga, région du Centre-Nord.

    En tant qu’organisation de défense et de protection des droits de l’enfant, Save the Children s’inquiète de la vulnérabilité des enfants face à la crise humanitaire.

    "Les enfants sont ceux qui paient le plus lourd tribut, quels qu’en soient la nature, l’ampleur et les acteurs d’une situation de conflit. S’ils n’y perdent pas la vie, leur développement physique, mental et psychosocial est compromis", indique l’ONG qui estime qu’"il urge de tout mettre en œuvre pour renforcer la réponse humanitaire au Burkina Faso afin de soulager les populations, plus particulièrement les enfants".

  • Mali : Les militaires ont renversé le président et promettent des élections

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    Les militaires qui ont renversé mardi le président malien Ibrahim Boubacar Keïta ont promis mercredi une transition politique et des élections générales.

    "Nous, forces patriotiques regroupées au sein du Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP), avons décidé de prendre nos responsabilités devant le peuple et devant l'histoire", a déclaré à la télévision publique ORTM le porte-parole des militaires mutinés, le colonel-major Ismaël Wagué, chef d'état-major adjoint de l'armée de l'air. "Notre pays le Mali sombre de jour en jour dans le chaos, l'anarchie et l'insécurité par la faute des hommes chargés de sa destinée", a accusé l'officier. Il a assuré que les militaires voulaient assurer "une transition politique civile" qui devrait conduire à des élections générales dans un "délai raisonnable" qu'il n'a pas précisé.

    Auparavant, dans une déclaration télévisée, le président Keïta, arrêté quelques heures plus tôt par des militaires, a annoncé sa démission, la dissolution du gouvernement et celle de l'Assemblée nationale. "Je voudrais à ce moment précis, tout en remerciant le peuple malien de son accompagnement au long de ces longues années et la chaleur de son affection, vous dire ma décision de quitter mes fonctions, toutes mes fonctions, à partir de ce moment", a dit le M. Keïta dans une allocution diffusée par la télévision nationale ORTM. "Et avec toutes les conséquences de droit : la dissolution de l'Assemblée nationale et celle du gouvernement", a-t-il ajouté.

    "Militaires putschistes"
    L'organisation régionale de l'Afrique de l'Ouest, la Cédéao, a condamné l'action de "militaires putschistes" et a pris une série de mesures d'effet immédiat pour isoler le Mali. L'action des mutins a aussi suscité des protestations de l'ONU, de l'Union européenne et de la France, dont 5.100 militaires sont déployés au Sahel, en particulier au Mali, dans le cadre de l'opération antijihadiste Barkhane.

    La mutinerie a éclaté mardi matin dans la garnison militaire de Kati, près de Bamako. Des soldats ont ensuite fraternisé avec des manifestants qui réclament depuis des mois la démission du président. Puis ils ont arrêté à Bamako le président Keïta et son Premier ministre Boubou Cissé. "Nous pouvons vous dire que le président et le Premier ministre sont sous notre contrôle. Nous les avons arrêtés", au domicile du président à Bamako, a déclaré à l'AFP un des chefs de la mutinerie, qui a requis l'anonymat.
    Le directeur de la communication du chef du gouvernement, Boubou Doucouré, l'a confirmé. Le président et le Premier ministre "ont été conduits par les militaires révoltés dans des véhicules blindés à Kati", où se trouve le camp Soundiata Keïta, à une quinzaine de kilomètres de Bamako.

    Mutins acclamés
    Dans Bamako, les mutins ont été acclamés par des manifestants rassemblés pour réclamer le départ du président aux abord de la place de l'Indépendance, épicentre de la contestation qui ébranle le Mali depuis plusieurs mois, avant de se diriger vers la résidence du président Keïta, selon la même source.

    Dans la soirée, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a condamné le putsch.
    L'organisation régionale "condamne avec la plus grande fermeté le renversement par des militaires putschistes du gouvernement démocratiquement élu du président Ibrahim Boubacar Keïta", selon un communiqué. La Cédéao "dénie catégoriquement toute forme de légitimité aux putschistes et exige le rétablissement immédiat de l'ordre constitutionnel", déclare le communiqué. Elle "exige la libération immédiate" du président malien et "de tous les officiels arrêtés". La Cédéao "suspend" le Mali de tous ses organes de décision "avec effet immédiat".Elle "décide de la fermeture de toutes les frontières terrestres et aériennes ainsi que l'arrêt de tous les flux et transactions économiques, commerciales et financières entre les (autres) pays membres de la Cédéao et le Mali".

    Calme à Bamako au lendemain du coup d'Etat
    Le calme régnait mercredi à Bamako qui portait encore les stigmates des troubles au lendemain du coup d'Etat contre le président Ibrahim Boubacar Keïta, un putsch condamné par la communauté internationale inquiète de l'aggravation de la crise au Mali, déjà en proie aux violences jihadistes.

    Des traces des incidents ayant ponctué ce renversement de pouvoir étaient encore visibles mercredi matin à Bamako, notamment au domicile de l'ex-ministre de la Justice Kassim Tapo, attaqué et incendié par des gens en colère, selon des journalistes de l'AFP.

    La présence des soldats n'était pas visible dans les rues qui étaient tranquilles dans le centre de Bamako où des gens vaquaient à leurs occupations. L'administration et les banques étaient fermées, selon des journalistes de l'AFP.

    On était sans nouvelles du chef de l'Etat Ibrahim Boubacar Keïta, de son Premier ministre Boubou Cissé et d'autres responsables civils et militaires arrêtés mardi lors du coup d'Etat.

    Sanctions
    Enfin, la Cédéao "demande la mise en oeuvre immédiate d'un ensemble de sanctions contre tous les putschistes et leurs partenaires et collaborateurs". Une visioconférence des chefs d'Etat de la Cédéao sur "la situation au Mali" se tiendra jeudi sous la présidence du chef de l'Etat nigérien Mahamadou Issoufou, a annoncé la présidence du Niger, qui préside actuellement la Cédéao.

    Auparavant, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avait appelé à la "libération immédiate et sans conditions" du président malien et au "rétablissement immédiat de l'ordre constitutionnel". Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira mercredi en urgence au sujet de la crise au Mali, à la demande de la France et du Niger.

    Le président français Emmanuel Macron a exprimé mardi "son plein soutien aux efforts de médiation en cours des Etats d'Afrique de l'Ouest.

    Des mois de crise
    Le Mali est confronté depuis des mois à une grave crise socio-politique qui préoccupe la communauté internationale.
    Une coalition hétéroclite d'opposants politiques, de guides religieux et de membres de la société civile a multiplié les manifestations pour réclamer le départ du président Keïta, accusé de mauvaise gestion. Le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces patriotiques du Mali (M5-RFP), qui mène la contestation, avait refusé jeudi dernier une rencontre avec le président Keïta, fixant notamment comme préalable la fin de la "répression" contre ses militants.
    Le week-end du 10 juillet, une manifestation à l'appel du Mouvement du 5 juin avait dégénéré en trois jours de troubles meurtriers.


  • Iran : Le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pas étendu l'embargo sur les armes à l'Iran, les pays de l'UE se sont abstenus

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    Le Conseil de sécurité de l'ONU a rejeté une proposition américaine de prolonger l'embargo d'octobre 2020 sur le commerce des armes conventionnelles avec l'Iran.
    Seuls les États-Unis et la République dominicaine ont voté pour la résolution, tandis que la République Populaire de Chine et la Russie ont voté contre. La France et le Royaume-Uni, ainsi que l'Allemagne, la Belgique, l'Estonie, le Niger, la Tunisie, l'Afrique du Sud, le Vietnam, l'Indonésie et Saint-Vincent-et-les Grenadines se sont abstenus.
    Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a déclaré après le vote que le Conseil de sécurité de l'ONU avait échoué et que les États-Unis continueraient de chercher à corriger cette erreur: «Israël et les 6 pays arabes du Golfe qui ont soutenu l'extension des sanctions savent qu'après la levée de l'embargo, le chaos que l'Iran répand ne fera que s'intensifier. Mais le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé de l'ignorer. Les États-Unis ne laisseront pas leurs amis de la région se débrouiller seuls. "
    L'ambassadeur israélien auprès de l'ONU, Gilad Erdan, a également condamné la décision du Conseil de sécurité de l'ONU, la qualifiant de honteuse: «Au lieu de permettre au régime sanglant de Téhéran de s'armer, le Conseil de sécurité aurait dû lui imposer des sanctions paralysantes. Le Conseil de sécurité n'a pas réussi à faire face à la tâche d'assurer la paix et la sécurité. la décision déstabilisera le Moyen-Orient. "
    Rappelons que l'embargo sur la fourniture d'armes conventionnelles à l'Iran a été introduit en 2007 dans le cadre de pressions pour arrêter le programme nucléaire.

     

  • Liban : Au moins 20 drones israéliens ont violé la frontière aérienne libanaise samedi 25 juillet

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    Le commandement de l'armée libanaise a déposé une plainte auprès de la Force intérimaire de l'ONU au Liban (FINUL), affirmant que le samedi 25 juillet, au moins 20 drones de reconnaissance israéliens avaient survolé le sud Liban.
    L'armée libanaise précise que les avions de reconnaissance ont effectué des vols circulaires au-dessus des régions du sud. L'armée israélienne a notamment lancé un avion de surveillance et de traçage volant à basse altitude au-dessus de la clôture technique près de la ville de Hula.
    Les Forces armées libanaises ont enregistré 29 violations israéliennes de l'espace aérien au cours des deux derniers jours. L'armée a déclaré que toutes ces violations avaient été commises par des avions de reconnaissance, en particulier dans les régions du sud, soulignant qu'elle assurait un suivi avec la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).
    Ces actions sont considérées par le gouvernement libanais comme une violation de la souveraineté libanaise et de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU.
    De toute évidence, les actions de Tsahal sont liées aux menaces des dirigeants du Hezbollah, suite à la mort d'un des dirigeants de la milice chiite libanaise au cours d'un raid de l'armée de l'air israélienne en Syrie.
    Parallèlement, en relation avec les tensions avec l'Iran et le Hezbollah libanais dans les territoires syriens, le chef d'état-major de Tsahal a effectué une visite du commandement militaire du nord, en compagnie du commandant de la région du nord, du chef de l'Autorité du renseignement militaire et du commandant de la division Galilée de l'armée israélienne.

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  • Libye : l'Egypte prête à envoyer ses soldats

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    Le Parlement égyptien a approuvé à l'unanimité, lundi 20 juillet, la disposition autorisant le déploiement de troupes en dehors des frontières nationales. Ce vote intervient après que le président, Abdel Fattah al-Sissi, ait menacé de prendre des mesures militaires contre les forces du Gouvernement d'Accord national (GNA) de Tripoli, soutenu par la Turquie.
    "Le Parlement a approuvé à l'unanimité le déploiement des forces armées égyptiennes dans des missions de combat en dehors des frontières nationales pour défendre la sécurité de notre pays contre les milices armées et les éléments terroristes étrangers", a déclaré l'organe législatif du Caire dans une note. Le déploiement des troupes aura lieu sur le "front occidental", une référence claire à la frontière avec la Libye. Selon le journal Al-Jazeera, cette initiative risque d'entraîner une confrontation directe entre l'Égypte et la Turquie.
    La chef de la mission de soutien des Nations unies en Libye, Stephanie Williams, peu avant l'annonce égyptienne, avait appelé toutes les parties impliquées dans le conflit à un cessez-le-feu immédiat "pour épargner les 125 000 habitants libyens en danger et mettre fin aux violations flagrantes de l'embargo sur les armes". Les commentaires du représentant de l'ONU sont arrivés immédiatement après la rencontre avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune, qui a proposé de lancer une initiative de paix avec la médiation de l'Algérie et de la Tunisie.
    Dans l'intervalle, la Turquie, lors d'une réunion trilatérale à Ankara le lundi 20 juillet entre les ministres libyen, turc et maltais, a appelé à une cessation "immédiate" du soutien au général Khalifa Haftar, chef de l'Armée Nationale Libyenne (ANL) et a exhorté les parties à accroître la coopération régionale afin de contribuer à la stabilité et à la paix en Méditerranée. "Il est essentiel que toute aide et tout soutien apportés au coup d'État de Haftar, qui entrave la paix, la tranquillité, la sécurité et l'intégrité territoriale de la Libye, prennent fin immédiatement", a déclaré le ministre turc de la défense, Hulusi Akar, à la fin de la conférence. "Les partisans de Haftar devraient cesser de soutenir un projet irréaliste et erroné", a déclaré le ministre de l'Intérieur du gouvernement de Tripoli, Fathi Bashaga.
    Depuis le 6 juin, l'Égypte appelle l'armée du gouvernement de Tripoli et son allié turc à mettre fin aux combats, exhortant les parties impliquées dans le conflit à retirer les forces étrangères de Libye. Plusieurs pays arabes et européens, comme la France, ont salué l'initiative égyptienne, mais la Turquie et les forces de Tripoli elles-mêmes ont ignoré la soi-disant "Initiative du Caire". Cela a conduit le président égyptien al-Sissi, le 20 juin, à ordonner à ses forces aériennes de se préparer à une éventuelle opération militaire à l'intérieur ou à l'extérieur de l'Égypte. Pour le GNA, de telles déclarations devaient être considérées comme une "déclaration de guerre".
    Le dimanche 19 juillet, le quotidien égyptien Al-Ahram a rapporté que le vote au Parlement visait à donner à al-Sissi le pouvoir d'"intervenir militairement en Libye pour aider à défendre son voisin occidental contre l'agression turque". Le 13 juillet déjà, le Parlement de Tobrouk (HoR), la seule autorité élue du pays, avait accordé à l'Égypte l'autorisation d'entrer en Libye en cas de menace imminente pour la sécurité libyenne et égyptienne. Le 15 juillet, l'armée du GNA a révélé avoir découvert une cargaison de fournitures militaires en provenance d'Égypte et à destination de la ville de Tobrouk. Enfin, le 16 juillet, al-Sissi a organisé une réunion au Caire avec plus de 50 anciens de tribus libyennes et des dignitaires affiliés à l'ANL pour exposer les futures actions de l'armée égyptienne en soutien aux forces de Haftar. A cette occasion, le président a déclaré qu'il n'hésiterait pas face aux menaces permanentes qui pèsent sur la sécurité intérieure et nord-africaine et s'est dit prêt à armer les tribus libyennes de manière à permettre la mise en place d'une "armée nationale capable de faire face aux forces tripolitaines".