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  • 6 septembre 2014 – Guerre contre l’Etat Islamique

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    Les États-Unis souhaitent créer une coalition contre l’Etat Islamique
    La réponse des membres de l’OTAN n’a pas été à la hauteur des attentes américaines.
    La Turquie, pièce maîtresse de l’OTAN dans la région, a répondu « non » à la demande U.S. Elle ne permettra pas l’utilisation des bases situées sur son territoire hors du cadre de l’OTAN à l’exception d’une certaine forme de coopération en matière de renseignements dans le cadre de l’OTAN..
    Comme on pouvait s’y attendre, la Jordanie a accepté de coopérer. Elle n’a pas attendu pour le faire, d’ailleurs. Elle aide déjà les forces américaines sur le plan des renseignements et a déjà accepté les forces spéciales U.S. sur son territoire. Ce qui est nouveau, c’est qu’elle a désormais accepté d’ouvrir son espace aérien à l’US air force.
    L’Arabie Saoudite va également coopérer avec les USA sur le plan des renseignements et de la logistique. Le royaume a également accepté d’ouvrir son espace aérien aux avions américains, ainsi que ses bases aériennes, et ses ports. Elle financera enfin les opérations US contre l’EI avec un budget illimité. Les Américains n’ont pas demandé aux Saoudiens d’engager des troupes saoudiennes dans les opérations de guerre. Sans doute en raison de la méfiance envers ces troupes, tant de la part de la monarchie que des Américains. Mais les tribus (Sahwat) pourront être mises à contribution. 
    Le Koweït, les Émirats arabes unis et Bahreïn sont prêts à aider les Etats-Unis. Le Qatar et Oman  sont plus réservés, voire hostiles.
    La déception vient des pays européens et le reste des alliés de l'OTAN. La plupart n’est pas prête à rejoindre les Etats-Unis dans une intervention au sol, mais certains ont accepté de coopérer pour des missions d'opérations spéciales à condition que celles-ci se limitent à guider les bombardements aériens.
    Pour le soutien au sol, les Etats-Unis devront compter sur l'armée irakienne ou ce qu’il en reste, les milices chiites, les nationalistes kurdes, et les conseils tribaux des Sahwat, anti-jihadistes, ainsi que sur les quelques brigades de l’Armée Syrienne Libre dignes de confiance, c'est-à-dire non suspectes d’islamisme. Reste l’épineux problème d’une possible coopération avec l’Iran et l’armée assadiste. 
    Les affirmations qu’il n’y a pas et qu’il n’y aura pas de coordination entre les Etats-Unis et l’Iran dans la lutte contre l’EI sont fausses. Il existe déjà une coordination indirecte entre les deux pays, par l’intermédiaire des Peshmergas ou des militaires irakiens. Et on dit que des informations ont été échangées entre les « services » américains et syriens.

    Des navy seals entraînent déjà des rebelles syriens
    Cette vidéo montrerait l’entraînement de rebelles syriens par les Navy Seals :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=HcJYpnEElwA

    Un drone U.S. au-dessus de Raqqa
    En attendant le feu vert pour une intervention contre l’EI en Syrie, l’US Air Force a déjà entamé ses opérations de survol du territoire syrien. Un drone américain MQ-1 a été filmé, il y a deux jours,  tournoyant au-dessus de la ville de Raqqa, la place forte de l’Etat Islamique.
    Le drone a tourné au-dessus de la localité pendant plusieurs heures. A noter que celle-ci est l’objet d’intenses bombardements par l’aviation assadiste depuis une dizaine de jours.
    http://www.liveleak.com/view?i=baa_1410003373

    Bombes à sous munitions utilisées par l’armée assadiste
    L’armée assadiste a tiré des fusées Grad  MLRS BM 27-30 Uruguan contre les rebelles. Le BM-27 peut utiliser des HE-FRAG, ICM ou mines dispersables PTM-3 ou PFM-1. Il s’agit de mines à sous-munitions équipées de roquettes qui explosent toutes en même temps grâce à des fusibles électriques de synchronisation. Chaque fusée pèse 280,4 kg. Les têtes pèsent entre 90 et 100 kg selon le type. Une salve de 16 roquettes  peut être tirée en 20 secondes et peut engager des cibles dans un rayon de 35 kilomètres.
    Le missile, de 220 mm, peut disperser 312 mines antipersonnel PFM-1. Ces armes sont utilisées pour créer des champs de mines derrière un ennemi en retraite ou même pour piéger un ennemi en les entourant de mines. De telles tactiques ont souvent été utilisées par les Soviétiques en Afghanistan.
    http://www.liveleak.com/view?i=fee_1409992599

    Kurdistan syrien
    Que la guerre est jolie avec les miliciens kurdes de l’YPG. C’est ce que semble vouloir nous dire cette vidéo de propagande de l’YPG :
    https://www.youtube.com/watch?v=vhXgsmkccKg&feature=player_embedded
    Il y a fort à parier que si les Etats-Unis décident d’intervenir contre l’EI en Syrie, ce sera selon toute vraissemblance à partir du Kurdistan syrien.

    Raqqa
    Raqqa, la place forte des Jihadistes de l’EI est bombardée systématiquement depuis dix jours par les bombardiers assadistes. es bombardements du samedi 6 septembre auraient fait 53 morts, dont 31 civils, parmi lesquels cinq femmes et trois enfants. Il se peut que l’EI ait présumé de ses forces en attaquant l’armée syrienne alors qu’une certaine forme de trêve existait entre l’organisation fondamentaliste et le régime syrien :
    http://www.liveleak.com/view?i=4dd_1410022176


    Golan syrien
    Il semble que l’armée d’Assad ait de plus en plus de mal à résister à l’offensive des fondamentalistes du Front al-Nosra. La vidéo ci-dessous montre la fuite de soldats assidistes au loin :
    http://www.liveleak.com/view?i=e3e_1410020752

    Front libanais
    Un second soldat libanais aurait été décapité par l’État islamique. Il s'agirait d'Abbas Medlej, originaire de Baalbek. Le soldat avait été enlevé le 2 août à Ersal lors de combats entre l'armée libanaise et des rebelles syriens, en majorité fondamentalistes. L’information n’a pas encore été confirmée, mais dès que cette nouvelle s’est répandue au Liban,  plusieurs jeunes en colère ont coupé des routes à travers le pays, notamment dans la banlieue sud de Beyrouth et dans la Békaa.
    C’est dans ce contexte tendu que de violents affrontements ont à nouveau éclaté, samedi soir 6 septembre, entre le Hezbollah et des islamistes armés dans la région de Wadi al-Rayyan, dans le jurd de Ersal, à l'est du Liban.

     

    Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l’enfer des espions)

     

     

     

     

     

     

     

  • Le détroit d’Hormuz sous la menace permanente de l’Iran

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    Le 17 mai 2014, le chef de la marine du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (GCRI) lançait de nouvelles menaces contre la présence militaire américaine dans le Golfe arabo-persique et le détroit d’Hormuz. Il affirmait au cours d’un interview être prêt à ordonner des attaques suicides, des attaques de drones et de missiles pour détruire la marine américaine en cas de confrontation.

    Le détroit d’Hormuz, un point névralgique
    Le détroit d’Hormuz est le point névralgique du Golfe arabo-persique. C’est le sésame vers les ressources pétrolières de la région toute entière. C’est la carotide des économies mondiales. 30 à 40% des livraisons de pétrole transitent par cette voie maritime très étroite. Les tankers passent par le détroit pour venir charger l’or noir extrait par les pays de la région : l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis, le Koweït, le Qatar, Bahreïn,  le sud irakien et l’Iran.
    L’Iran n’a eu de cesse, depuis la révolution islamique, de menacer la circulation des pétroliers par ce détroit. L’amiral Habibollah Sayari, par exemple, déclarait en décembre 2011 : « Fermer le détroit est réellement très facile pour les forces armées iraniennes…Comme on dit en Iran, c’est plus facile que de boire un verre d’eau. »
    A l’endroit le plus resserré, le détroit d’Ormuz mesure  55 km de large pour une profondeur de 70m. Il est donc à portée de canon de la république islamique. Il y a un problème additionnel : l’un des îlots qui se trouvent au milieu du détroit est revendiqué à la fois par l’Iran et les Emirats arabes unis. Il s’agit de l’îlot d’Abou Moussa. La visite de l’ancien président iranien Ahmadinejad sur cette petite île, le 16 avril 2012, a d’ailleurs fortement exaspéré les Emiratis qui réclament un arbitrage international. L’Iran ne revendique pas seulement l’île d’Abou Moussa. Le régime islamique de Téhéran revendique également Bahreïn. Il base ses prétentions territoriales sur le fait que l’émirat appartenait jadis à l’empire perse.

    Les forces en présence : l’Iran
    L’armée iranienne est forte de 150.000 hommes. Et elle peut compter sur le renfort des gardiens de la révolution, les Pasdaran, qui sont au nombre de 120.000. Ces forces comportent classiquement des composantes navales, aériennes et terrestres. La marine iranienne dispose de  trois sous-marins de type Kilo ; trente vedettes rapides lance-missiles de conception russe ou chinoise ; 200 vedettes extrêmement rapides qui peuvent atteindre les 60 nœuds et, peut être dans un proche avenir, jusqu’à 80 nœuds. Ces vedettes sont équipées d’une capacité de mouillage de mines, de lance-torpilles ou de lance-missiles comme le missile de croisière Nour qui jouit d’une grande précision et peut poser un sérieux problème pour les gros navires de guerre américains. L’Iran dispose également de Vedettes ultrarapides sans pilote, comme la vedette  Ya Mahdi. Le CGRI (Corps des Gardiens de la Révolution Islamique) dispose enfin de « vedettes volantes ». Il s’agit de vedettes équipées d’ailes delta qui peuvent atteindre les 190km et voler entre un et cinq mètres au-dessus du niveau de la mer.

    Nombreux missiles
    L’Iran possède un armement très performant en termes de missiles, comme le missile 3M54, appelé Klub-S, de conception russe, qui peut être lancé depuis un sous-marin pour toucher une cible située à 220km avec une vitesse finale supérieure à Mach 2, ou la torpille VA111, appelée Skhval, qui se déplace à plus de 300km/h. Mais le véritable danger provient des batteries côtières de missiles antinavire. L’Iran a déployé des Silkworms montés sur camion le long de la côte Nord du détroit d’Ormuz et du Golfe persique, sur les îles Abou Moussa, Qeshm et Sirri.
    De plus, une usine d’assemblage de missiles C802, de conception russe et chinoise et rebaptisés Nour par les Iraniens, est installée à Bandar Abbas ce qui permet de penser que l’Iran ne connaîtra pas de pénurie sur ce type de matériel. Le missile Nour bénéficie d’un système de visée et antiradar amélioré par rapport au C802. On pense que c’est un missile Nour qui a été tiré par le Hezbollah contre un navire israélien au cours de la guerre de l’été 2006 entre Israël et la milice chiite.
    L’Iran dispose également du missile de conception soviétique SSN22 Sunburn, spécialement conçu dans les années 80 pour attaquer les croiseurs AEGIS américain ou encore du missile de croisère Kawthar, également de conception russe. Le missile Sunburn combine une vitesse importante, supérieure à mach 2, avec de violentes manœuvres terminales et un fort durcissement aux contre-mesures électroniques afin de contrecarrer la majorité des défenses antimissiles. Sa portée de 120km et sa charge militaire de 600kg le rendent tout particulièrement menaçant. Lui aussi est déployé à bord de camions sur les pourtours du Golfe.
    L’Iran possède enfin plusieurs milliers de mines modernes, furtives, dotées de systèmes de mise à feu évolués, comme la mine autopropulsée EM-52, de conception chinoise, qui peut être mise en œuvre dans des eaux très profondes. Ceci augmente la capacité de minage iranienne et lui donne la possibilité de fermer le détroit.
    Cet inventaire des systèmes navals de l’Iran souligne la réalité d’une menace qu’on ne peut sous-estimer sous peine de graves déconvenues. Cette prise de conscience est tout particulièrement nécessaire. L’Iran ne fait aucun mystère de sa stratégie entièrement orientée vers l’interdiction du trafic maritime dans le Golfe. Et pour rendre ses menaces plus crédibles, l’Iran organise périodiquement des manœuvres navales dans le détroit. C’est ainsi qu’à la fin de décembre 2011 et début 2012, les forces iraniennes s’y livraient à de grandes manœuvres. Le missile de croisière Ghader a été testé à cette occasion. Il s’agit d’un missile ultramoderne d’une portée de 200kilomètres et disposant d’un radar d’une grande précision et d’un système anti-détection intelligent. Les forces iraniennes ont également lancé à cette occasion un missile Nasr. Il s’agit d’un dérivé du missile chinois C-704. Il est normalement embarqué à bord de vedettes rapides.

    Drones "kamikaze"
    Le 10 mai 2014, le général Fadavi, le chef du corps de la marine des Gardiens de la révolution islamique, affirmait disposer d’un grand nombre de drones « kamikaze ». Il s’agit de drones équipés des mêmes missiles que ceux qui se trouvent à bord des submersibles. Fadavi précisait que les missiles déployés à bord des drones étaient de fabrication iranienne et de moyenne portée.

    Les menaces du général Jaafari, commandant en chef des Gardiens de la Révolution islamique
    Le 22 février 2013, le commandant en chef des Gardiens de la révolution islamique, le général Jaafari, menaçait clairement la navigation dans le détroit d’Hormuz. Il appelait les Occidentaux à changer rapidement de comportement vis-à-vis de la République islamique compte tenu des réalités existantes et de sa puissance. Il leur conseillait de renoncer à la politique de menace et d’intimidation.
    « Nous contrôlons les réserves stratégiques du monde et en qualité de gardiens des réserves stratégiques de cette partie du monde, nous ne pensons qu'à la stabilité de notre région » devait-il déclarer lors d’une visite aux unités submersibles et balistiques du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (CGRI) dans le Golfe arabo-persique et en mer d'Oman.
    Il poursuivait : « Compte tenu de nos potentialités et de notre puissance défensive et offensive effective, l'ordre hégémonique se doit de changer de politique et de ligne de conduite à l'égard de l'Iran ».

    Les Américains ont également une présence impressionnante dans le Golfe
    35 000 soldats américains sont actuellement déployés sur le terrain dans la région du Golfe arabo-persique. A Bahreïn se trouve l’état-major de la Vème flotte américaine. La base maritime occupe presqu’un tiers du territoire de l’Emirat. Elle est interdite, évidemment, aux étrangers comme aux Bahreïnis. La base abrite les infrastructures nécessaires à l’entretien de 30 navires de guerre, y compris des porte-avions. Les avions ravitailleurs utilisent la base aérienne Cheikh Isa. Rien qu’à Manama, la capitale de Bahreïn, le nombre de militaires américains est de 5000 et ce chiffre peut être rapidement doublé.
    Le siège de l’Air Force Central Command se trouve au Qatar, à la base al-Udeid. C’est la base principale de l’US Air Force dans la région. On trouve aussi une unité des Forces spéciales américaines chargées de la protection de la famille royale. Les Américains disposent dans la périphérie de Doha (la capitale) d’une énorme base pour le stockage des équipements nécessaires aux troupes terrestres (chars, véhicules blindés et pièces d’artillerie).
    L’US Air Force utilise une autre base aérienne à al-Dhafra dans les Emirats arabes unis. Il y a un accord avec Oman pour l’utilisation des aérodromes de Masirah, Muscat et Markaz-Tamariz ainsi que pour l’utilisation de la base navale de Muscat. Enfin les Américains ont également à disposition pour leurs avions furtifs B-1 ou leurs bombardiers B-52 la base britannique de l’île Diego Garcia.
    En Arabie saoudite, les Américains ont à disposition la base « Prince Sultan » qui abrite le Centre de Contrôle aérospatial des opérations américaines au moyen orient. L’US Air Force peut également utiliser la base de l’armée de l’air saoudienne située à Dhahran (province orientale) et deux aérodromes dans le nord et le nord ouest du pays, à proximité de la frontière avec l’Irak et la Jordanie. La CIA dispose dans le royaume d’une base secrète qu’elle utilise pour lancer ses drones contre des cibles de l’AQPA (Al-Qaïda dans la Péninsule arabique). Les cibles étant essentiellement au Yémen.
    Sur mer, les Américains ont déployé six groupes navals. Chaque groupe comprend 10 à 12 navires de différentes catégories, y compris des porte-avions. Chaque groupe comprend entre 12 000 et 15 000 militaires.  Chaque porte-avion transporte 80 avions de combat et 5000 personnes. Les porte-avions Nimitz, Kitty Hawk, Constellation et Abraham Lincoln se trouvent dans le Golfe arabo-persique tandis que le Harry S. Truman et Theodore Roosevelt sont en Méditerranée.

    Le porte-avions USS George H.W. Bush reçoit l'ordre d'entrer dans le Golfe

    En raison de la détérioration de la situation en Irak provoquée par une brutale offensive de l'EIIL, le Pentagone a donné l'ordre au porte-avions USS George H.W. Bush d'entre dans le Golfe arabo-persique, le 14 juin 2014. Ce déploiement devrait donner plus de flexibilité à Washington dans le cas où une action militaire serait décidée.

    Composition typique d'un groupe naval américain
    La composition typique d’un groupe naval accompagnant un porte-avion est de deux croiseurs, frégate, trois à quatre destroyers, deux sous-marins nucléaires et plusieurs navires de soutien. Certains groupes disposent également d’ALG 3, des navires amphibies des forces expéditionnaires avec 2200 marines à bord.
    Sur les porte-avions, on trouve des F/A-18 Hornet ; F-14 Tomcat ; ainsi que des avions de brouillage EA- 6B. La plupart des navires de guerre sont équipés d’un système de défense antiaérienne « Aegis ». Ils peuvent également être porteurs de missiles de croisière Tomahawk, dont la portée est d'environ 1000 km, avec une précision jusqu'à 6 mètres.

    L’assistance militaire américaine aux pays du Golfe
    Les Etats-Unis ne cessent de gonfler les stocks des pays alliés de la région, bien au-delà de leurs besoins en armement. C’est ainsi que l'Arabie saoudite devrait acquérir 84 nouveaux chasseurs et 70 autres avions saoudiens seront mis à niveau. Cette transaction fait de l'Arabie saoudite le deuxième plus grand utilisateur de F-15 au monde après les États-Unis. L’Arabie saoudite devrait également acquérir 70 hélicoptères d'attaque AH-64D Apache Longbow bloc III, 72 hélicoptères de transport Sikorsky UH-60M Black Hawk. Le royaume a aussi demandé 650 missiles de croisière, 400 missiles antinavires, environ 1000 bombes GBU-39 / B SDB, des missiles antichars lourds BGM-71 TOW. La valeur de la commande approche les 7,5 milliards de dollars. Il y a également un accord avec le britannique BAE Systems pour l’achat de 72 avions Eurofighter Typhoon d'une valeur de $ 7,2 milliards.
    A l’occasion du salon international de la défense maritime (DIMDEX), qui s’est tenu à Doha en mars 2014, le petit Emirat a passé des commandes pour un montant total de 24 milliards de dollars. Les commandes concernent 11 batteries anti-missiles Patriot PAC-3, des avions, des hélicoptères polyvalents, des chars allemands Leopard 2A7 et des obusiers PzH2000 automoteurs.
    Selon des estimations, les pays arabes du Golfe devraient dans les prochaines années acheter des armes pour un montant de 120 milliards de dollars.

    Un conflit dans la région aurait des conséquences catastrophiques sur le prix du baril de pétrole
    Un conflit dans la région aurait des conséquences catastrophiques sur le prix du baril de pétrole. L’agence Standard and Poor’s a évalué les conséquences d’un blocage de six mois du détroit d’Hormuz. Sa fermeture fermerait l’accès au pétrole des plus gros producteurs du marché et la capacité de production supplémentaire qui devrait être mise en place ne permettrait pas d’amortir ce choc. Cette situation induirait une tension susceptible de faire monter le cours du baril à 250 $. Les pays occidentaux seraient obligés de puiser dans leurs réserves stratégiques. Le monde plongerait alors dans une récession similaire à celle connue entre 1980 et 1982.