Mercenaires syriens pro-turcs - Page 2

  • Nagorny-Karabakh : Intenses combats - la Turquie appelle à des "pourparlers à quatre"

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    D'intenses combats ont opposé, mardi 13 octobre, forces séparatistes arméniennes du Nagorny Karabakh et armée azerbaïdjanaise, ignorant toujours une trêve humanitaire, tandis que la Turquie, grand soutien de Bakou, proposait des "pourparlers à quatre" avec la Russie.

    La Turquie, qui a pris fait et cause pour l'Azerbaïdjan depuis le début des derniers affrontements le 27 septembre, et la Russie, qui est engagée dans une alliance militaire avec l'Arménie, sont de facto les arbitres du conflit. Ankara a ainsi estimé qu'"il était temps de trouver un nouveau mécanisme" pour résoudre la question du Nagorny Karabakh, une région disputée depuis des décennies.

    De tels pourparlers mettraient en évidence l'impuissance du Groupe de Minsk, médiateur historique du conflit co-présidé par la Russie, la France et les Etats-Unis, qui a parallèlement exhorté l'Arménie et l'Azerbaïdjan à respecter la trêve pour "éviter des conséquences catastrophiques" pour la région. Le Secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a lui aussi appelé les belligérants à "respecter leur engagement d'un cessez-le-feu" et à "cesser de cibler des zones peuplées de civils".

    Bakou et Erevan se rejettent la responsabilité des hostilités qui ont fait plus de 600 morts, dont 73 civils, selon des bilans partiels, l'Azerbaïdjan ne communiquant pas les décès parmi ses troupes. Et pour le quatrième jour consécutif, le cessez-le-feu censé être en vigueur depuis samedi est resté lettre morte. "Après deux semaines de combats intenses, et s'intensifiant malheureusement (...) nous voyons que des centaines de milliers de personnes sont déjà affectées dans la région", a regretté le directeur Eurasie du Comité International de la Croix-Rouge, Martin Schuepp. Selon lui, des "discussions continues" sont néanmoins en cours pour des échanges de corps et de prisonniers, un objectif de la trêve négociée à Moscou.

    Situation mercredi matin 14 octobre
    L'attaché de presse du ministère arménien de la Défense, Shushan Stepanyan, a déclaré que les forces armées azerbaïdjanaises avaient repris les tirs de roquettes et d'artillerie sur la ligne de contact au Karabakh mercredi matin.

    "La nuit, la tension relativement stable est restée sur la ligne de contact Artsakh-Azerbaïdjan. Dans certaines régions, les duels d'artillerie se sont poursuivis avec une intensité variable. Le matin, l'ennemi, violant le cessez-le-feu humanitaire, a repris les tirs de roquettes et d'artillerie dans les directions sud, sud-est, nord et nord-est". - a écrit Stepanyan sur Facebook, faisant référence aux données de l'armée de défense du Karabakh.

    Selon elle, les directions sud-est, nord et nord-est sont attaquées de manière particulièrement intense. "Les unités de l'Armée de Défense dans toutes les directions de la ligne de contact prennent les mesures nécessaires pour réprimer l'activité agressive de l'ennemi, en poursuivant avec confiance la mission sacrée de protéger les frontières de la patrie", a déclaré Stepanyan.

    Impasse diplomatique et militaire
    Du côté du front, les séparatistes du Nagorny Karabakh accusent l'armée adverse d'avoir lancé une triple offensive au sud, au nord et au nord-est de la république autoproclamée. Bakou de son côté affirme "respecter le cessez-le-feu", mais que l'adversaire arménien tirait sur les districts azerbaïdjanais de Goranboy, Terter et Agdam.

    L'Azerbaïdjan semble avoir conquis quelques territoires, sans avoir gagné un avantage significatif sur les séparatistes qui tiennent les montagnes. "L'Azerbaïdjan a enregistré certains succès militaires, mais rien de spectaculaire. Bakou est loin d'être prêt à prendre le contrôle du Karabakh", relève Guela Vassadze, expert au Centre géorgien d'analyse stratégique, évoquant une "impasse diplomatique et militaire".

    Dans le district de Terter (front nord), une équipe de l'AFP a vu au loin les forces azerbaïdjanaises pilonner les montagnes où se trouvent les positions arméniennes tirant sur la zone. Dans une cave sombre, une vingtaine d'Azerbaïdjanais avaient trouvé refuge. "On est là depuis seize jours. Tous les jours ils nous bombardent, malgré le cessez-le-feu. Hier et aujourd'hui, c'est sans arrêt", raconte Akiif Aslamiv, 62 ans.

    Une scène similaire à celles dont les journalistes de l'AFP ont été témoins les deux semaines précédentes du côté arménien du front, où les civils se terrent aussi dans les abris. Depuis Stepanakert, la capitale de la région séparatiste, on pouvait aussi entendre les tirs d'artillerie provenant du front sud.

    Dernière nouvelle : Arrivée d'un avion militaire français à Erevan (Arménie)
    Un avion de l'Armée de l'air française transportant une délégation militaire de haut niveau a atterri à Erevan, la capitale d'Arménie.

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    Oeillets rouges et peluches
    Le Nagorny Karabakh, territoire majoritairement peuplé d'Arméniens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan, entraînant une guerre ayant fait 30.000 morts dans les années 1990. Les hostilités en cours sont les plus graves depuis 1994. Après près de trente ans d'impasse diplomatique, le président azerbaïdjanais Ilham Alïev a juré de reprendre le contrôle de la région.

    Les belligérants s'accusent par ailleurs de viser délibérément des zones civiles peuplées, de crimes de guerre et d'user de bombes à sous-munitions, une arme interdite. A Ganja, deuxième ville d'Azerbaïdjan où un immeuble a été détruit faisant dix morts dimanche, des habitants déposaient des oeillets rouges et des peluches aux abords des ruines.

    Outre une potentielle crise humanitaire, la crainte de la communauté internationale est de voir ce conflit s'internationaliser, la Turquie étant en outre accusée d'avoir envoyé des combattants pro-turcs de Syrie se battre aux côtés des Azerbaïdjanais, ce que Bakou dément. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), 119 d'entre eux ont déjà été tués depuis le début des combats.

    Coronavirus
    Enfin, l'évolution dans la région de l'épidémie de nouveau coronavirus inquiète l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a constaté des cas en forte augmentation.

    Vidéo - Côté arménien
    Sur le front nord du Nagorny-Karabakh

    Sur le front nord (suite):
    Sur le front de Hadrut :

    Vidéo - Côté azéri
    Sur le front avec l'armée d'Azerbaïdjan - l'intérieur de positions arméniennes

  • Azerbaïdjan : Les corps de 120 mercenaires syriens reviennent d'Azerbaïdjan

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    L'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) a annoncé, mardi 13 octobre, l'arrivée en Syrie des corps de mercenaires des factions pro-Ankara tués dans les combats du Haut-Karabakh, accompagnés d'un lot de combattants revenus d'Azerbaïdjan.

    L'observatoire a rapporté que le nombre de mercenaires tués dans les combats du Haut Karabakh, aux côtés des forces azéries, se monte à 119. Malgré le nombre élevé de morts, les efforts turcs pour recruter des combattants et les envoyer en Azerbaïdjan se poursuivent à plein régime.

    L'OSDH rapporte que plus de 400 combattants des factions «Sultan Murad et Hamzat» et d'autres factions devraient être transférés par le gouvernement turc en Azerbaïdjan dans les prochains jours.

    Selon l'OSDH, la Turquie a transféré au moins 1 450 combattants syriens en Azerbaïdjan depuis le début des combats.

    Il a ajouté que les services de renseignement turcs continuaient de transférer et de former un grand nombre de membres des factions pro-turques à combattre en Azerbaïdjan.

    Selon l'OSDH, le gouvernement turc aurait assuré les mercenaires des factions syriennes pro-turques que leur rôle se limiterait à protéger les champs pétrolifères et les frontières d’Azerbaïdjan.

    Les combats, les plus féroces dans la région du Haut-Karabakh depuis 25 ans, retiennent l'attention du monde entier, en partie en raison de sa proximité avec des oléoducs transportant du pétrole et du gaz d'Azerbaïdjan et des risques d'entraîner des puissances régionales telles que la Turquie et la Russie dans le conflit.

    Ankara et Moscou subissent de plus en plus de pressions pour exercer leur influence dans la région et mettre fin aux combats.

    Le ministre arménien des Affaires étrangères Zahrab Mnatsakyanian a rencontré lundi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à Moscou et a accusé l'Azerbaïdjan de tout faire pour accroître l'influence de la Turquie dans la région et d'utiliser des mercenaires fidèles à la Turquie.

  • Nagrony-Karabakh : Poursuite des combats

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    Dans la matinée du mardi 13 octobre, les forces armées azerbaïdjanaises ont repris les combats dans les directions sud, nord, nord-est et est, en effectuant des tirs de roquettes. Les forces azerbaïdjanaises sont particulièrement actives dans la partie nord-est de la ligne de front.

    L'Azerbaïdjan accuse l'Arménie d'avoir bombardé la région de Tartar dans la matinée du 13 octobre. Le porte-parole du ministère arménien de la défense, Shushan Stepanyan, a nié ces accusations.

    D son côté, l'armée azerbaïdjanaise continue de briser les défenses arméniennes, ce qui fait que tout semblant de cessez-le-feu a disparu.

    Selon les autorités de l'Artsakh (Haut-Karabakh), l'armée de l'air azerbaïdjanaise utilise des avions de chasse Su-25 le long de la frontière avec le soutien aérien des avions de chasse F-16 de l'armée de l'air turque.

    Selon les autorités de l'Artsakh, 51 militaires arméniens ont été tués au cours des dernières 24 heures, ce qui porte à 480 soldats arméniens tués depuis le 27 septembre. L'Azerbaïdjan ne communique pas sur le nombre de ses soldats tués.

    Le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan a déclaré que le Haut-Karabakh était proche d'une crise humanitaire en raison de l'offensive de l'Azerbaïdjan.

    "En fait, nous sommes très proches d'une crise humanitaire dans la zone du conflit du Haut-Karabakh, pour ne pas dire que nous faisons déjà face à une crise humanitaire", a-t-il déclaré.

    Selon lui, une des solutions peut être la reconnaissance du droit du peuple du Haut-Karabakh à l'autodétermination, jusqu'à la reconnaissance de l'indépendance du Haut-Karabakh.

    M. Pashinyan a rencontré plusieurs ambassadeurs d'Etats étrangers et leur a précisé les points suivants:
    - C'est l'Azerbaïdjan qui a attaqué le Haut-Karabakh.
    - Cette guerre n'aurait jamais commencé si la Turquie n'avait pas montré sa volonté d'y participer pleinement.
    - L'implication de la Turquie et son incitation à la guerre sont également publiques.
    - La Turquie a recruté des mercenaires et des membres de groupes terroristes en Syrie et les a amenés dans la zone de conflit avec ses propres moyens de transport aérien.
    - Cela fait partie de la politique expansionniste de la Turquie, car les Arméniens du Caucase du Sud sont le dernier obstacle sur le chemin de la Turquie vers l'est, le nord, le sud-est.
    - L'objectif politique officiel de l'Azerbaïdjan est l'extermination des Arméniens, au moins dans le Haut-Karabakh.
    - L'Azerbaïdjan ne respecte pas le cessez-le-feu. Le cessez-le-feu devait prendre effet le 10 octobre à 12 heures. Cependant, à 12h05, l'Azerbaïdjan a lancé une attaque sur le territoire du Haut-Karabakh, tentant de s'emparer de la ville de Hadrut. Les combats sont toujours en cours dans la région d'Hadrut.
    - L'Arménie a clairement déclaré son engagement à respecter le cessez-le-feu conformément à la déclaration, nous avons l'intention d'observer le cessez-le-feu. Nous y sommes attachés.
    - Dans cette guerre, le peuple arménien tente de résister au génocide qui se déchaîne contre lui.
    - Nous sommes prêts à être constructifs dans ce processus. Toutefois, nous pensons que la reprise du processus de négociation devrait se faire selon la logique définie dans la déclaration de Moscou.

    La cour suprême d'Israël rejette la demande d'interdiction de vente d'armes à l'Azerbaïdjan
    Entre-temps, la Cour suprême d'Israël a rejeté, dans un contexte de bonne nouvelle pour l'Azerbaïdjan, la demande d'interdiction de la vente d'armes à l'Azerbaïdjan, en raison du manque de preuves de crimes de guerre contre l'Arménie.

    - Vidéo - Côté arménien
    Un drone azéri abattu par un missile anti-aérien de fabrication iranienne tiré par les Arméniens

    Attaque d'un char de l'armée azerbaïdjanaise : 


    - Vidéos - Côté azéri

    Vidéo du village de Suleymanli capturé par les forces azéries dans la région de Jebrail

    Vdiéo des points de ravitaillement mobiles pour les troupes au combat :

  • Nagorny-Karabakh : Pas de répit dans les combats - Victimes civiles

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    Forces arméniennes du Nagorny Karabakh et armée azerbaïdjanaise poursuivaient sans relâche lundi 5 octobre leurs affrontements, au lendemain d'une journée marquée par les bombardements de zones urbaines ayant fait des victimes civiles.

    Le ministère des Affaires étrangères du Karabakh a indiqué que dans la matinée leur capitale, Stepanakert, peuplée de 50.000 habitants, était visée par "des tirs de roquettes intensifs". La veille, des deux côtés du front, des tirs d'artillerie avaient déjà visé des villes, en particulier Stepanakert et sa voisine Chouchi, et en Azerbaïdjan: Ganja, deuxième ville du pays à 60 km de la ligne de contact, ou encore Beylagan.

    Et selon Bakou, les frappes sur les zones urbaines azerbaïdjanaises ont aussi repris lundi. "Les forces armées arméniennes attaquent les zones densément peuplées à Ganja, Barda, Beylagan et d'autres villes d'Azerbaïdjan avec des missiles et des roquettes. Barbarie et vandalisme", a dénoncé le conseiller présidentiel azerbaïdjanais Hikmet Hajiyev sur Twitter.

    Au Karabakh comme en Azerbaïdjan, les journalistes de l'AFP ont vu des maisons ou immeubles d'habitants touchés par les tirs. Selon des bilans officiels, les bombardements dimanche ont fait quatre morts parmi les habitants de la république auto-proclamée, et cinq en Azerbaïdjan. Ainsi que de nombreux blessés.

    Comme à leur habitude depuis la reprise du conflit le 27 septembre, les belligérants s'accusent de délibérément viser des civils, diffusant des images d'habitations détruites ou de missiles non explosés plantés dans des façades.

    Dimanche soir, face à la violence des bombardements touchant les zones habitées, la Russie s'est inquiétée de ce tournant. Le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a exprimé sa préoccupation, auprès de son homologue arménien, face à "la hausse du nombre de victimes au sein de la population civile". Il a réitéré l'appel de la Russie, principale puissance régionale, à "un cessez-le-feu au plus vite".

    Le Comité international de la Croix-Rouge a lui aussi condamné "les bombardements aveugles". Des centaines de maisons et d'infrastructures clés comme des hôpitaux et des écoles ont été détruites ou endommagées, selon le CICR.

    Les séparatistes, soutenus politiquement et militairement par l'Arménie, et les Azerbaïdjanais n'ont donné, au neuvième jour de combats, aucun signe de vouloir entendre les appels à la trêve de l'essentiel de la communauté internationale.

    Le Nagorny Karabakh, majoritairement peuplé d'Arméniens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan à la chute de l'URSS, entraînant au début des années 1990 une guerre qui a fait 30.000 morts. Le front y est quasiment gelé depuis malgré des heurts réguliers. Les deux camps s'accusent de la reprise des hostilités, une crise parmi les plus graves, sinon la plus grave, depuis le cessez-le-feu de 1994, faisant craindre une guerre ouverte entre les deux pays ex-soviétiques.

    "Un retrait et des excuses!"
    Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev, dans un discours télévisé à la nation a proclamé dimanche que l'offensive continuerait jusqu'à ce que son adversaire quitte "nos territoires", que le Premier ministre arménien Nikol Pachinian "présente ses excuses" et proclame que "le Karabakh, ce n'est pas l'Arménie". Bakou revendique nombre de succès militaire sur le terrain, notamment la prise de plusieurs villes et villages.

    "Victoires imaginaires"
    Mais du côté arménien, on rejette ces affirmations et on affiche aussi sa détermination. "Ayant échoué à gagner sur le champ de bataille, la partie azerbaïdjanaise proclame des victoires imaginaires et répand des +fake news+ sur des bombardements arméniens de zones habitées azerbaïdjanaises", a dénoncé le ministère arménien des Affaires étrangères.

    Le bilan des morts - toujours très partiel, Bakou ne communiquant pas ses pertes militaires - s'établit à 245, le Karabakh ayant revu à la baisse à 202 le nombre de ses combattants tués. S'y ajoutent 18 civils du territoire séparatiste et 25 Azerbaïdjanais. Mais chaque partie affirme avoir tué de 2.000 à 3.000 soldats ennemis.

    Une escalade du conflit pourrait avoir des conséquences imprévisibles, plusieurs puissances étant en concurrence dans le Caucase: la Russie, le traditionnel arbitre régional, la Turquie, alliée à l'Azerbaïdjan, ou encore l'Iran. Les Turcs sont déjà accusés d'aggraver le conflit en encourageant Bakou à l'offensive militaire et sont accusés d'avoir déployé des mercenaires syriens pro-turcs au Karabakh.

    21 civils tués au Karabakh depuis le début du conflit, selon les autorités arméniennes
    Le Centre d'information unifié arménien, sous l'autorité du gouvernement arménien, a déclaré lundi que depuis le début des hostilités dans la zone de conflit du Karabakh, 21 civils avaient été tués par les bombardements azerbaïdjanais et 82 autres blessés.
    "Dès les premiers jours de l'agression, les forces armées azerbaïdjanaises ont tiré sur des localités pacifiques et les infrastructures civiles en Arménie et en Artsakh (le nom du Karabakh - ndlr). En conséquence, 21 civils sont morts, 82 ont été blessés, 2104 unités de biens, bâtiments et structures ont été endommagés", indique le message. publié sur la page Facebook du centre.

    Lundi 5 octobre - 18H30 : Les forces arméniennes annoncent s'être repliées pour "éviter des victimes"
    L'armée de défense du Karabakh a retiré ses troupes de certaines régions, a déclaré l'attaché de presse du président du Haut Karabakh, Vahram Poghosyan, sur Facebook.
    Il a ajouté que le retrait avait été ordonné pour "éviter des pertes inutiles et causer plus de dégâts à l'ennemi".
    Selon lui, les forces du Karabakh ont atteint leur objectif et continuent de se battre.

    Pertes en matériel par les deux belligérants

    Arménie / République d'Artsakh

    Tanks (43, dont 39 détruits ou abandonnés)
    - 10 T-72A: 10 détruits ; 2 endommagés ; 2 capturés
    - 2 T-72AV: (1, détruit et 1 capturé)
    - 7 T-72B: (4 détruits et 3 capturés)
    - 20 T-72 non précisés: (18 détruits et 2 endommagés)

    Véhicules blindés de combat (5 détruits ou abandonnés)
    1 MT-LB avec tri-tube anti-aérienne Zavasta M55 AA: (détruite)
    3 MT-LB avec canon anti-aérien de 23mm (détruits)
    1 Armored Fighting Vehicle non précisé: (détruit)

    Véhicules de combat d'infanterie (11détruits ou abandonnés)
    5 BMP-1: (détruits)
    5 BMP-2: (1 détruit et 4 abondonnés)
    1 BMP non précisé: (détruit)

    Artillerie remorquée (8 détruites ou abandonnées)
    7 Obusier de 122 mm (D-30) 2A18: (5 détruits et deux capturés)
    1 canon-obusier de 152 mm (D-20) M-1955: (détruit)

    Artillerie automotrice (4 détruites)
    1 122mm 2S1 Gvozdika: (détruit)
    3 152 mm 2S3 Akatsiya: (détruits)

    Lance-roquettes multiples (13 détruits)
    13 122mm BM-21: (détruits)

    Mortiers (6 détruits ou abandonnés)
    - 5 120 mm M75: (capturés)
    - 1 mortier non précisé: (détruit)

    Systèmes de missiles sol-air (12 détruits)
    - 3 9K35 Strela-10: (détruits)
    - 9 9K33 Osa: (détruits)

    Brouilleurs et systèmes de réception (1 détruit)
    - 1 brouilleurs: (détruit)

    Aéronefs (1 détruit)
    - 1 Su-25K (détruit)

    Camions, véhicules et jeeps (68 détruits ou abandonnés)
    - 2 GAZ-452: (2 endommagés et abandonnés)
    - 3 GAZ-3308: (1 détruit ; 1 endommagé et capturé et 1 capturé)
    - 1 transloader 9T217 (pour 9K33 Osa): (détruit)
    - 2 ZiL-131: (1 détruit et 1 capturé)
    - 1 Ural-375D: (capturé)
    - 32 Ural-4320: (13 détruits ; 2 abandonnés et 17 capturés)
    - 15 Ural-43206: (1 détruit ; 4 endommagés et capturés et 10 capturés intacts)
    - 2 UAZ-469: (endommagés et capturés)
    - 3 KamAZ: (2 détruits et 1 capturé intact)
    - 5 Camions non précisés: (4 détruits et un capturé intact)
    - 1 fourgon / jeep non précisé: (capturé)
    - 1 Bus (transportant des renforts): (détruit)

    Leurres (2 détruits ou abandonnés)
    - 2 Leurre 9K33 Osa: (détruits)

    Zones stratégiques touchées (7)
    - base militaire: (1)
    - poste de commandement: (2)
    - stock de munitions: (2)
    - dépôt de stockage: (1)
    - Aéroport de Stepanakert

    Missiles guidés antichars (9 capturés, dont 2 lanceurs ou optiques)
    - 4 9M111 Fagot: (4 capturés)
    - 3 9M133M-2 Kornet-EM: (3 capturés)
    - 1 lanceur 9P163-1 pour le 9M133M-2 Kornet-EM: (capturé)
    - 1 Optique thermique 1PN65 'Trakt-1' pour lanceur 9P135M Konkurs ATGM: ( capturé)

    Azerbaïdjan

    Tanks (21 détruits ou abandonnés)
    - 3 T-72A: (1 détruit et 2, endommagés)
    - 6 T-72AV / T-72 `` Aslan '': (3 détruits et 3 endommagés)
    - 9 T-72 non spécifiés (détruits)
    - 2 T-90S: (2 endommagés et capturés)

    Véhicules de combat d'infanterie (14, dont 13 détruits ou abandonnés)
    - 2 BMP-1: (2 détruits)
    - 8 BMP-2: (4 détruits ; 1 endommagé et abandonné ; 1 endommagé et capturé et 2 capturés)
    - 2 BTR-82A: (1, endommagé et 1 endommagé et capturé)
    - 1 BMP non spécifié: (détruit)

    Matériel d'ingénierie (10)
    - 1 IMR-2: (endommagé)

    Aéronefs (5)
    - 5 An-2 (utilisé comme appât sans pilote pour permettre à l'Arménie de révéler des systèmes de défense aérienne): (détruits)

    Véhicules aériens sans pilote (11)
    - 2 IAI Harop: (2 détruits)
    - 1 Orbiter 1K: (endommagé et capturé)
    - 8 UAV inconnu: (détruits)

    Camions, véhicules et jeeps (4)
    - 2 Ural-4320: (détruits)
    - 2 Camions non précisé: (détruits)

    Vidéos - côté arménien


    Vidéos - Côté azéri
    la ville de Talish prise par les forces azéries - Les habitants arméniens ont fui la ville.

  • Nagorny-Karabakh - Dernières informations

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    Erevan promet d'employer "tous les moyens" pour protéger le Haut-Karabakh
    L'Arménie emploiera "tous les moyens possibles" pour protéger les habitants du Haut-Karabakh des attaques conduites par l'armée azerbaïdjanaise qui, selon Bakou, progresse sur le terrain.

    Ignorant l'appel à la médiation lancé par Paris, les belligérants ont poursuivi les bombardements, usant de roquettes et de missiles pour le septième jour consécutif.

    Un bilan, dont l'authenticité n'a pu être vérifiée, fait état d'au moins 230 morts depuis la reprise des combats dans cette enclave séparatiste dont la souveraineté est revendiquée depuis les années 1990 par l'Azerbaïdjan.

    Les deux camps affirment avoir détruit des centaines de chars ennemis sans, là encore, que l'exactitude de ces déclarations puisse être établie avec certitude.

    "Aujourd'hui, l'armée azérie a hissé le drapeau de l'Azerbaïdjan à Madagiz", s'est réjoui le président azerbaïdjanais Ilham Aliev sur les réseaux sociaux, évoquant la capture d'un village peuplé par une centaine d'habitants.

    Artsrun Hovhannisian, un représentant du ministère arménien des Affaires étrangères a réagi aux déclarations de Bakou, assurant que la situation changeait fréquemment. "Dans ce genre de guerre, de telles évolutions sont naturelles. Vous prenez une position, vous la quittez une heure plus tard."

    Dans une allocution télévisée, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a déclaré à ses compatriotes que les combats étaient intenses sur l'ensemble de la ligne de front.

    "A l'heure actuelle, nous avons subi des pertes humaines significatives, qu'il s'agisse de militaires ou de civils, de grandes quantités de matériel militaire sont inutilisables, mais l'adversaire n'a pas été capable de surmonter la moindre de ses difficultés stratégiques", a-t-il dit.

    Si les forces armées arméniennes se tiennent pour l'heure à l'écart des combats qui se déroulent dans le Haut-Karabakh, Nikol Pachinian a qualifié le conflit de lutte nationale et l'a comparé à la répression ottomane qui s'est abattue au début du 20e siècle sur les Arméniens.

    Son ministère des Affaires étrangères a déclaré que l'Arménie, qui se porte garante de la sécurité au Haut-Karabakh, prendrait toutes les mesures nécessaires pour que cessent les "atrocités de masse" commises par les forces armées azerbaïdjanaises et par leur allié turc, sans plus de précisions.

    Gelé depuis des années, le conflit entre les forces azerbaïdjanaises et les séparatistes arméniens de cette enclave montagneuse située en territoire azerbaïdjanais mais à la population majoritairement arménienne a repris dimanche dernier, à un niveau d'intensité sans égal depuis la guerre meurtrière qui avait suivi l'effondrement de l'Union soviétique, en 1991.

    Emmanuel Macron s'est entretenu vendredi avec le Premier ministre arménien Nikol Pachinian et le président azerbaïdjanais Ilham Aliev au sujet de la situation dans la région séparatiste du Haut-Karabakh et il leur a proposé de reprendre les négociations, rapporte l'Elysée.

    L'initiative est restée lettre morte, la Turquie ayant même rejeté une demande "superficielle". Ankara, a déclaré le président Recep Tayyip Erdogan, se tient du côté des peuples opprimés, de la Syrie à la Libye, de la Méditerranée au Caucase".

    La Syrie dénonce l'ingérence turque au Nagorny-Karabakh
    Dans un communiqué samedi, le ministère syrien des Affaires étrangères a mis en garde contre "la flagrante ingérence turque" dans ce conflit.

    Ankara "a pour objectif d'attiser la situation, une attitude qui est constante chez le régime turc dans plusieurs pays, où il a créé des tensions et alimenté le feu de la sédition", indique le ministère dans un communiqué diffusé par l'agence officielle syrienne Sana.

    De nouvelles frappes visent Stepanakert, capitale du Karabakh
    Des nouvelles frappes, suivies d'explosions ont secoué dimanche la principale ville de la région indépendantiste du Karabakh, en proie à un conflit entre séparatistes arméniens et forces azerbaïdjanaises, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les sirènes d'alertes ont retenti vers 09h30 (05h30 GMT) dans la ville, juste avant que les explosions ne se multiplient. Le ministère des Affaires étrangères de la république auto-proclamée, a indiqué qu'il s'agissait de "tirs de roquettes", selon l'agence russe Interfax.

    Ces derniers jours, la ville a essuyé de nombreux bombardements de ce type, forçant la population à se terrer dans les caves et les abris. Depuis la nuit de samedi à dimanche, Stepanakert est privée d'électricité.

    Selon le ministère locales des Affaires étrangères, les forces azerbaïdjanaises ont "visé le bâtiment du réseau électrique" la nuit passée. Dans le centre-ville, les destructions restaient cependant limitées, a constaté une équipe de l'AFP avant que les frappes ne reprennent dimanche matin.




    Quatre civils ont été tués et 10 autres blessés à lors des bombardements azéris des villes de Stepanakert et Chouchi.

    De son côté, le ministère azerbaïdjanais de la Défense a affirmé que les "forces arméniennes tirent des roquettes sur les villes de Terter (Tadar) et Horadiz, dans la région de Fizouli depuis Khankendy", le nom azerbaïdjanais de Stepanakert. "L'armée azerbaïdjanaise a pris les mesures de rétorsions adéquate contre l'ennemi", a-t-il indiqué.

    L'Arménie affirme avoir bombardé la base aérienne de Ganja abritant des F-16 turcs

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    Samedi 3 octobre, l'armée arménienne a attaqué la base aérienne militaire azerbaïdjanaise qui accueille des chasseurs F-16 turcs.

    Il s'agit de la plus grande base aérienne azerbaïdjanaise, selon les médias arméniens.

    le ministère de la défense d'Azerbaïdjan a publié des images uniques de la frappe de certains objectifs près de la localité azerbaïdjanaise de Sabirk.

    L'une des plus grandes bases aériennes de l'armée de l'air azerbaïdjanaise, située à quelques kilomètres seulement de la localité de Sabirk, a été touchée. Selon des rapports antérieurs, c'est sur cette base aérienne que se trouvaient les chasseurs F-16 turcs.

    Selon le ministère de la défense de l'Azerbaïdjan, au moins 10 missiles tactiques "Tochka-U" ont été tirés sur le territoire du village de Sabirk, mais il ne confirme pas que la cible était une base militaire.

    La localité de Sabirk ne présente aucun intérêt pour les forces militaires de l'Arménie et de la République du Haut-Karabakh. Par contre, la destruction de la base aérienne peut devenir un problème très sérieux pour Bakou, surtout si des chasseurs F-16 turcs y sont effectivement basés, comme cela a été précédemment signalé.

    L'ennemi bombarde la colonie de Sabirk de la région de Shamkir depuis le territoire de l'Arménie et le village de Guzanli de la région d'Aghdam depuis les territoires occupés (Haut Karabakh), rapporte le ministère de la défense de l'Azerbaïdjan.

    Les forces arméniennes sont très inférieures en puissance à l'armée de l'air azerbaïdjanaise, et l'Arménie pourrait donc réellement essayer de cibler les bases aériennes azéries. Selon des sources, les chasseurs intercepteurs MiG-25 sont situés sur la base aérienne de Dallar.

    Le secrétaire de presse du président de l'Artsakh (Haut Karabakh), Vahram Poghosyan, affirme que l'aéroport de Ganja a été détruit. L'aéroport de Ganja est pourtant différent de la base aérienne de Sabirk

    Ganja est l'aéroport qui dessert la deuxième plus grande ville d'Azerbaïdjan, il est également utilisé par les forces aériennes et de défense aérienne azerbaïdjanaises et était auparavant utilisé par l'armée de l'air soviétique.

    Il est également utilisé par la Silk Way Airlines, qui est bien connue pour ses livraisons d'armes.

    L'aéroport de Ganja est intacte
    L'aéroport de la ville azerbaïdjanaise de Ganja, dont la destruction a été annoncée par les autorités de la République du Haut-Karabakh, n'a pas été endommagé par les bombardements. Le bâtiment de l'aéroport est intact, ainsi que les pistes où sont stationnés des avions civils ne fonctionnent plus en raison de l'épidémie de coronavirus depuis mars de cette année.

    Cela a été rapporté le dimanche 4 octobre par le correspondant du site Web de la chaîne de télévision Dozhd.

    Le directeur de l'aéroport, Bayler Najafov, a déclaré qu'il se trouvait à l'aéroport depuis 7 heures du matin et qu'il avait entendu des explosions dans la ville, mais selon lui, l'aéroport n'a pas été touché. Plusieurs obus ont touché des immeubles résidentiels à Ganja.

    Plus tôt dans la journée, le bureau du procureur général d'Azerbaïdjan a signalé qu'une personne avait été tuée, 32 avaient été blessées à la suite des bombardements de la ville, et l'attaché de presse du président de la république non reconnue, Vahram Poghosyan, a informé le public de la reprise du bombardement de Stepanakert.

    Le président Arayik Harutyunyan a averti que si les bombardements ne s'arrêtaient pas. Les forces arméniennes du Haut Karabakh continueront de tirer sur Ganja, où se trouve la base aérienne militaire. Selon le ministère arménien de la Défense, des chasseurs turcs F-16 ont décollé de cet aérodrome pour des frappes aériennes sur le Haut Karabakh.

    Destructions dans la localité azérie de Ganja :

    Au moins 64 combattants syriens proturcs morts
    Au moins 64 combattants syriens proturcs ont été tués au Nagorny Karabakh depuis le début des affrontements entre Azerbaïdjanais et Arméniens dans ce territoire séparatiste, a indiqué samedi une ONG.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), 1.200 Syriens qui avaient combattu contre le régime de Bachar el-Assad ont été envoyés par la Turquie se battre aux côtés des forces azerbaïdjanaises contre les séparatistes soutenus par Erevan. L'ONG avait fait état auparavant d'un chiffre de 850 combattants, envoyés depuis une semaine. Au moins 36 de ces rebelles syriens ont péri durant les dernières 48h, a ajouté l'OSDH, portant le bilan à 64 morts.

    Depuis le début des hostilités, l'Arménie accuse la Turquie d'envoyer des "mercenaires" syriens au Nagorny Karabakh. Celle-ci n'a pas commenté officiellement ces allégations.

    En direct du front (côté arménien) :
    Vidéo arménienne des armement récupérés ou laissés sur le terrain par l'armée azerbaïdjanaise:


    L'infanterie azérie sous les tirs arméniens dans les gorges de Mataghis


    Vidéo côté azéri
    Avec l'armée azerbaïdjanaise à l'intérieur du Haut Karabakh

  • Nagorno-Karabakh : 90 militants syriens tués, blessés ou disparus dans les combats

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    Des dizaines de miliciens syriens recrutés par la Turquie ont été tués, blessés ou portés disparus lors des combats aux côtés des forces armées azerbaïdjanaises dans la zone contestée du Haut-Karabakh, a rapporté le 1er octobre l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH)

    "Les dernières 48 heures ont vu une participation à grande échelle des miliciens syriens enrôlés par Ankara dans les combats des collines du Haut-Karabakh", a déclaré l'OSDH dans son rapport.

    Selon l'OSDH, le nombre de miliciens syriens qui ont été tués par les forces arméniennes est passé à 28. Au moins 62 autres ont été blessés ou portés disparus.

    Au total, 850 militants syriens auraient été déployés en Azerbaïdjan à ce jour. Des compagnies de sécurité turques sont à l'origine de ces recrutements.

    La Turquie semble soutenir l'opération azérie dans le Haut-Karabakh, qui a débuté le 27 septembre. Outre le déploiement de miliciens syriens, Ankara est également accusée de prendre une part active aux opérations aériennes des forces azéries au-dessus de la zone contestée.

    L'intervention indirecte de la Turquie est susceptible d'aggraver encore le conflit du Haut-Karabakh, comme nous l'avons déjà vu en Libye et en Syrie.

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