Manifestations contre la classe politique - Page 2

  • Liban: le camp palestinien de Nahr Al-Bared se lève contre la faim

    Imprimer

    Le camp palestinien de Nahr al-Bared, près de la ville de Tripoli, dans le nord du Liban, a été témoin d'une manifestation populaire massive pour protester contre la détérioration des conditions de vie.

    Les manifestants ont scandé des slogans dénonçant l'échec de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) à aider les réfugiés à faire face à la crise économique provoqué par le confinement général au Liban depuis deux semaines.

    Les manifestants ont également dénoncé la négligence des factions palestiniennes à l'égard de la réalité des réfugiés, qu'ils ont qualifiée de détériorante, appelant à une assistance immédiate et urgente pour les aider à faire face à la crise qui  les condamé à la «faim».

    Les militants palestiniens ont mis en garde contre une "intifada de la faim" .

    L'activiste palestinien Abu Ramez Bishtawi a déclaré dans un communiqué de presse que ce qui se passe dans le camp de Nahr al-Bared aujourd'hui reflète la gravité des conditions de vie de la population.

    Une grande partie de la population recherche des associations qui distribuent du pain, car le paquet de pain est devenu hors du pouvoir d'achat de beaucoup.

    Bashtawi a mis en garde contre la colère des habitants du camp, soulignant que les manifestants sont en colère contre tout le monde et contre toutes les personnes qui les négligent, et que personne n'est à leur tête à l'exception de la faim du peuple et de son sentiment d'être marginalisé par les factions (palestiniennes) et l'UNRWA."

    Les manifestants, des jeunes hommes et des femmes, des enfants et des personnes âgées, portaient des banderoles sur lesquelles ils avaient écrit : "Ne nous laissez pas avoir faim, marchands de crise."

    Il est à noter que la manifestation à Nahr al-Bared est la première du genre dans un camp de réfugiés palestiniens au Liban depuis l'aggravation de la crise, en particulier depuis le confinement général imposé au pays et qui s'ajoute  aux explosions sociales dans le pays. Les habitants libanais de Tripoli protestent également contre l'effondrement de la vie économique, la hausse des prix provoqué parl'effondrement du taux de change de la livre libanaise par rapport au dollar.

     

     

     

     

  • Liban : Le sérail et la municipalité de Tripoli en feu

    Imprimer

    Liban : Le sérail et la municipalité incendiés par des jets de cocktails Molotov
    Un incendie s'est déclaré  jeudi soir dans le tribunal sunnite de la charia à l'intérieur du Sérail de la ville de Tripoli, suite au lancement d'un cocktail Molotov par les manifestants, qui ont également lancé 3 grenades militaires à l'intérieur du Sérail.

    Face à cette situation insurrectionnelle, les Forces de sécurité intérieure ont demandé aux manifestants pacifiques et aux badauds de se maintenir à l'écart des incidents. Elles ont alors lancé des bombes lacrymogènes pour faire fuir les manifestants des environs de Serail. L'armée libanaise est également intervenue et a déployé des véhicules  sur la place Abdel Hamid Karamé.

    Les affrontements se sont poursuivis un long moment sur la place Abdul Hamid Karamé  entre manifestants et forces de sécurité.

    La Croix-Rouge libanaise a annoncé avoir transporté  5 blessés  vers les hôpitaux de la région et soigné 97 autres sur place.

    Une marche de solidarité avec Tripoli a également eu lieu dans la ville de Saïda, au sud du Liban, jeudi soir. Les manifestants ont parcouru  les rues de la ville en scandant des slogans appelant à la solidarité avec Tripoli.

     

  • Liban : Un deuxième manifestant décède à Tripoli 

    Imprimer

    Un manifestant libanais, blessé par balle mercredi lors des protestations violentes à Tripoli, est décédé jeudi soir.

    La victime s'appelait Oussama Ghemraoui et était originaire du quartier de Bab el-Tebbané. Il s'agit du deuxième manifestant décédé des suites de ses blessures par balles, après le décès ce matin d'un autre protestataire, Omar Tayba, 29 ans.

    Pour le quatrième jour consécutif, Tripoli, cité la plus pauvre du Liban, était le théâtre de violents affrontements entre manifestants, qui protestaient contre les restrictions sanitaires et leurs difficiles conditions de vie, et les forces de l'ordre. Ces violences, quasi-interrompues depuis lundi, ont fait plus de 300 blessés depuis le début de la semaine. Avec plus de la moitié de ses habitants vivant sous le seuil de pauvreté, Tripoli était l'un des épicentres du mouvement de contestation sans précédent déclenché en octobre 2019 à travers le pays contre une classe dirigeante accusée de corruption et d'incompétence. 

    Des maisons de responsables libanais prises pour cible par les manifestants
    Des foules en colère se sont rassemblées jeudi devant les résidences à Tripoli de personnalités politiques influentes du Liban, incendiant des bennes à ordures et brisant des caméras de surveillance, au quatrième jour de manifestations contre la gestion de la pandémie de coronavirus.

    "Nous voulons incendier leur maison comme ils nous ont brûlé le coeur", a dit à l'AFP Omar Qarhani, père de six enfants. "Ils ont fait honte à cette ville", ajoute ce chômeur de 42 ans, en référence aux dirigeants politiques.

    Les manifestants ont également jeté en fin de journée des cocktails molotov dans les locaux de la mairie de la ville, provoquant un violent incendie, selon l'agence de presse nationale.

    Le Liban connaît sa pire crise économique depuis la fin de la guerre civile (1975-1990), aggravée par la pandémie de coronavirus qui a entraîné des segments entiers de la population dans la précarité.




  • Liban : Nouveaux heurts entre manifestants et forces de l'ordre à Tripoli, tirs de lacrymogènes

    Imprimer

    De nouveaux heurts ont été signalés jeudi vers 16h30 à Tripoli, au Liban-nord, entre des dizaines de manifestants et les forces de l'ordre. Il s'agit du quatrième jour consécutif de manifestations violentes contre le confinement général et la détérioration des conditions de vie, avec des heurts qui ont déjà fait un mort et des centaines de blessés, parmi lesquels 41 soldats et officiers. A noter que les manifestants ont lancé, mercredi, plus de 300 cocktails Molotov et trois grenades de fabrication russe.

    6aea1442-19d2-4d89-a5d1-a6ac0fb40edf.jpeg

    Pour repousser les manifestants, les forces de l'ordre ont tiré jeudi, plusieurs grenades lacrymogènes contre les manifestants, tandis que ces derniers répliquaient en leur lançant divers projectiles. Un groupe d'entre eux tentait de pénétrer dans l'enceinte du Sérail gouvernemental de la ville, qui était toutefois encerclé de fils barbelés et gardé par des militaires postés sur son toit.

    Depuis lundi, les manifestations prennent chaque soir un tour violent à Tripoli et dégénèrent en affrontements entre les forces de l'ordre et les manifestants, qui protestent contre le prolongement du confinement sanitaire. Les mesures strictes mises en place pour ce bouclage total privent en effet de nombreux citoyens, parmi lesquels de nombreux journaliers,  de leurs revenus et l'Etat n'a encore fourni aucune compensation ou aide aux personnes fragilisées. Tripoli était déjà l'une des villes les plus pauvres du Liban avant la flambée du nouveau coronavirus.

  • Liban : Affrontements mercredi soir entre manifestants et forces de l'ordre à Tripoli : plus de 220 blessés

    Imprimer

    Alors que la tension restait vive, mercredi soir à Tripoli, théâtre d'affrontements pour le troisième jour consécutif entre manifestants et forces de l’ordre, la Croix-Rouge libanaise a fait état, dans la soirée, d'un bilan de 220 blessés. Quinze d'entre eux ont dû être évacués vers des hôpitaux. Ce nouveau bilan porte à plus de 300 le nombre de blessés en trois jours dans la grande métropole du Nord.Un peu plus tôt, la Croix Rouge avait avancé un bilan de 67 blessés.

    Les protestataires manifestent contre le confinement strict, décrété pour endiguer la propagation alarmante du coronavirus, et l'absence d'aides étatiques, qui rendent leurs conditions de vie extrêmement difficiles. Des sit-in et manifestations ont également été organisés dans d'autres régions du Liban, sans toutefois virer aux émeutes.

    Un peu plus tôt, les FSI avaient indiqué, selon L'Orient Today, que neuf de leurs membres avaient été blessés par le jet d'une grenade militaire. L'un des blessés étant dans un état critique.

    Des tirs à balles réelles d'origine inconnue ont été entendus dans le secteur du site de la manifestation par la correspondante de l'AFP, tandis que des protestataires ont mis le feu à l'entrée d'un bâtiment de la police.

    "Nous sommes ici pour demander de la nourriture, les gens ont faim", a lancé Mohamad Ezzedine, un manifestant de 20 ans. "Il est temps que les gens descendent dans la rue", a-t-il ajouté. "Nous avons pris la décision de poursuivre notre action, quel que soit le prix (...) car nous n'avons plus rien à perdre", a renchéri un manifestant encagoulé. "Nous vivons dans des conditions misérables. J'ai frappé à toutes les portes, mais n'ai trouvé aucun emploi", a ajouté ce chômeur de 25 ans.

    Après plusieurs heures de heurts, les forces de l'ordre et l'armée libanaise ont déployé des renforts autour du Sérail et sur la place al-Nour pour disperser les manifestants et les empêcher de prendre d'assaut le siège du gouvernorat. Les manifestants se sont retranchés dans les ruelles adjacentes où les affrontements se sont poursuivis tard dans la soirée.

    Tripoli était déjà l'une des villes les plus pauvres du Liban avant la flambée du nouveau coronavirus et les divers confinements décrétés par les autorités en près d'un an, qui ont aggravé les conditions de vie de ses habitants. De nombreux résidents, notamment des journaliers, se sont retrouvés sans revenu depuis le début du dernier confinement.

    Cette colère a éclaté alors que le Liban traverse une crise économique et financière inédite dans son histoire moderne, marquée par une hyperinflation et des licenciements massifs. Plus de la moitié de la population vit désormais dans la pauvreté.




  • Liban : Deuxième nuit de troubles à Tripoli. 

    Imprimer

    Deuxième nuit de troubles, mardi 26 janvier, à Tripoli. Des centaines de soldats ont été  déployés pour calmer la situation.
    La nuit dernière (26 janvier), les manifestants ont brièvement pénétré à l'intérieur du Sérail de Tripoli. Des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc ont été utilisés.

  • Liban : Violents affrontements entre manifestants et forces de l'ordre près du Parlement

    Imprimer

    De violents affrontements opposaient lundi des dizaines de manifestants aux forces de l'ordre, dans la rue Weygand à Beyrouth, près du Parlement libanais. Ce regain de tension intervient peu avant une allocution du Premier ministre Hassan Diab qui devrait présenter la démission de son gouvernement comme la rue le réclame, notamment depuis la double explosion au port de Beyrouth, mardi, qui a fait près de 160 morts et 6.000 blessés et laissé des dizaines de milliers sans abri. La police antiémeute et les protestataires se sont retrouvés dans un face-à-face lors duquel les forces de l'ordre ont fait usage de bombes lacrymogènes pour disperser les manifestants.
    Le drame a relancé la contestation populaire déclenchée le 17 octobre 2019 qui s'était essoufflée avec la pandémie de coronavirus. Dimanche et samedi les manifestants étaient également descendus dans la rue pour crier leur colère contre la classe politique après ce drame qui a dévasté la capitale. Ces manifestations ont été émaillées de violences, faisant un tué parmi les policiers et des centaines de blessés parmi les protestataires et les forces de l'ordre. Les manifestants ont appelé à la "vengeance" et réclamé des comptes à une classe politique totalement discréditée. La démission du gouvernement ne devrait cependant pas satisfaire le mouvement de protestation populaire qui réclame le départ de toute la classe politique.