Lutte contre l'islamisme - Page 5

  • La France ne tremble pas : fermeture de la mosquée de Pantin, près de Paris, validée par la justice

    Imprimer

    La justice administrative française a validé mardi la décision du ministère de l'Intérieur de fermer pour six mois la mosquée de Pantin en région parisienne, accusée par les autorités d'avoir relayé des propos qui ont conduit à l'assassinat du professeur d'histoire Samuel Paty.

    Le tribunal administratif de Montreuil a estimé dans un jugement consulté par l'AFP que les autorités n'ont pas "porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales" en fermant provisoirement le lieu de culte "aux fins de prévenir la réitération de tels actes".

    Les autorités reprochent à la mosquée d'avoir partagé, le 9 octobre sur sa page Facebook, une vidéo montrant le père d'une élève d'un collège de Conflans-Sainte-Honorine, en région parisienne, indigné à la suite d'un cours sur la liberté d'expression dispensé par Samuel Paty.

    Le 16 octobre, le professeur d'histoire-géographie était décapité par un réfugié d'origine russe tchétchène âgé de 18 ans qui lui reprochait d'avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves.

    Lors de l'audience lundi, M'hammed Henniche, responsable de la mosquée et président de la Fédération musulmane de Pantin qui a déposé le recours devant le tribunal administratif, s'était dit "accablé", exprimant à plusieurs reprises ses regrets face à ce "crime ignoble". "Il n'en demeure pas moins qu'il a fait preuve, en tout état de cause, d'une négligence incompréhensible, alors que sa position et ses fonctions auraient dû le conduire à plus de retenue", a souligné le tribunal administratif dans son jugement. "Cette diffusion s'inscrit, en outre dans un contexte d'entrisme de la mouvance radicale au sein de la Grande mosquée de Pantin. Il résulte en effet de l'instruction que M. Doucouré, alias Abou Talha, un des imams de la mosquée de Pantin officiant à la prière du vendredi, est impliqué dans la mouvance islamiste radicale" en région parisienne, a ajouté le tribunal. M. Doucouré avait annoncé dimanche se mettre en retrait de ses activités.

    La Fédération musulmane de Pantin, par le biais de ses avocats, a annoncé dans un communiqué son intention de faire appel de cette décision devant le Conseil d'Etat, plus haute juridiction administrative du pays. Outre la fermeture temporaire de cette mosquée, le gouvernement français a dissous la semaine dernière le collectif propalestinien Cheikh Yassine et vise plusieurs associations jugées proches de "l'islamisme radical".

  • Turquie : Erdogan appelle au boycott des produits français

    Imprimer

    Recep Tayyip Erdogan a appelé lundi les Turcs à boycotter les produits français, sur fond de dispute avec Paris au sujet du traitement des musulmans de France.

    "Tout comme en France certains disent +n'achetez pas les marques turques+, je m'adresse d'ici à ma nation : surtout ne prêtez pas attention aux marques françaises, ne les achetez pas", a déclaré M. Erdogan dans un discours à Ankara.

    Vidéo : A Istanbul, des réfugiés syriens défilent dans les rues, protestant contre la France en criant: « Notre commandant éternel, c’est notre maître Muhammad ».

    Egalement, intéressante déclaration de l'imam de Miami Yousef Fadi Kablawi, qui appelle le président français Macron le "chien de la France" et le menace : "La France, et non l'Islam, est en crise ; les réfugiés syriens font revivre l'Islam en Europe ; d'ici 2050, la France aura une majorité musulmane". Voir la vidéo.

  • Pakistan : L'ambassadeur de France convoqué par les autorités pakistanaises

    Imprimer

    Les autorités pakistanaises ont convoqué lundi 26 octobre l'ambassadeur de France au Pakistan au lendemain des propos du Premier ministre pakistanais Imran Khan qui a accusé la France d'avoir conduit une "attaque contre l'Islam".

    Un porte-parole de la diplomatie pakistanaise a confirmé auprès de Reuters cette convocation et diffusé un communiqué selon lequel "le Pakistan condamne la campagne islamophobe systématique conduite sous le prétexte de la défense de la liberté d'expression".

    Le chef de l'Etat français a présenté vendredi 23 octobre aux Mureaux (Yvelines) un plan de lutte contre "l'islamisme radical", qui passera par la rédaction d'un projet de loi à l'intention de ceux qui veulent "nier les lois de la République" au nom de la religion.

    Ce plan de lutte a été interprété comme une attaque menée contre les musulmans par plusieurs pays dont certains ont lancé une campagne de boycot des produits français dénoncée par Paris.

    Il apparaît de plus en plus clairement que la campagne anti-française soit principalement le fait d'organisations affiliées ou proches des Frères Musulmans et pilotée principalement par la Turquie et le Qatar, les deux chefs de file de ce courant islamiste.

  • France : Le collectif pro-palestinien Cheikh Yassine dissous

    Imprimer

    Le conseil des ministres français a prononcé mercredi 21 octobre la dissolution du collectif pro-palestinien Cheikh Yassine, "impliqué" dans l'assassinat d'un enseignant vendredi, en région parisienne, a indiqué le porte-parole du gouvernement français Gabriel Attal.

    "Nous avons ce matin prononcé la dissolution du collectif Cheikh Yassine, impliqué, lié à l'attentat de vendredi dernier et depuis bien longtemps, le faux nez d'une idéologie antirépublicaine qui diffuse la haine", a-t-il indiqué lors du compte-rendu du conseil.

    Le président Emmanuel Macron, qui avait annoncé cette dissolution mardi soir, a souligné lors du conseil des ministres que "le mal a été nommé: c'est l'islamisme politique, qui entretient méthodiquement une déconstruction de la République", a rapporté M. Attal. C'est une "bataille sécuritaire, éducative, culturelle, et une bataille qui va durer", a aussi dit le chef de l'Etat, selon M. Attal.

    Le collectif Cheikh Yassine - du nom du fondateur du mouvement islamiste palestinien Hamas tué par l'armée israélienne en 2004 - avait été créé par Abdelhakim Sefrioui, un militant islamiste radical actuellement en garde à vue dans l'enquête sur l'attentat de vendredi. M. Sefrioui avait notamment diffusé il y a quelques jours sur Youtube une vidéo dans laquelle il dénonçait le professeur assassiné, qualifié de "voyou".

    Cette mesure s'ajoute à la fermeture prévue mercredi soir de la mosquée de Pantin, en banlieue nord de Paris, pour avoir notamment relayé une vidéo dénonçant le cours de Samuel Paty, ainsi qu'aux "expulsions des personnes radicalisées en situation irrégulière".

    Soulignant le "renforcement massif" de l'action du gouvernement avec les orientations posées par le chef de l'Etat lors de son discours du 2 octobre sur les séparatismes, Gabriel Attal a précisé que depuis février 2018, "356 lieux de radicalisation - débits de boisson, associations, mosquées, clubs de sport - ont été fermés", et que "rien que le mois dernier, nous en avons fermé un tous les trois jours". Plus de 1.200 personnels ont aussi été recrutés depuis 2017 dans le renseignement.

    Le gouvernement entend aussi apporter un "soutien" à l'école, a souligné M. Attal en évoquant la volonté de "renforcer l'enseignement moral et civique" et la nécessité de placer la rentrée des vacances scolaires le 2 novembre "sous le signe des valeurs républicaines et de liberté selon des modalités que le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer détaillera dans les prochains jours".

  • France : Le Sénat français vote une proposition constitutionnelle contre l'avis du gouvernement

    Imprimer

    Le Sénat français a voté lundi en première lecture une proposition de loi de sa majorité de droite contre "l'islamisme radical", afin d'inscrire dans la Constitution la prééminence des règles de la République, contre l'avis du gouvernement qui juge le texte inefficace.

    La proposition de loi, adoptée par 229 voix pour et 23 abstentions - sans vote contre - a toutefois peu de chances de poursuivre son parcours parlementaire. Trois jours après la décapitation dans la région parisienne de Samuel Paty, un professeur d'histoire-géographie, le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti estime à cet égard que "ce texte-là, même si l'intention est plus que louable, ne pourra résoudre quoi que ce soit".

    Le premier article de la proposition de loi entend consacrer, à l'article 1er de la Constitution, le principe selon lequel "nul individu ou nul groupe ne peut se prévaloir de son origine ou de sa religion pour s'exonérer de la règle commune".

    Le second article fait obligation aux partis politiques de respecter le principe de laïcité, au même titre que les principes de souveraineté nationale et de démocratie, avec l'objectif d'exclure les partis communautaristes des financements publics prévus pour les candidats aux élections. "La République est en danger, comme elle l'a rarement été" et "une fois encore, il nous faut rester unis, et déterminés", a plaidé le président du Sénat Gérard Larcher (LR, opposition de droite), avant d'inviter à un moment de recueillement, en ouverture. "Le moment nous oblige à travailler ensemble", a pour sa part invité Eric Dupond-Moretti, qui a cependant repoussé le texte de l'ancien président de la commission des Lois Philippe Bas (LR), du patron des sénateurs de droite Bruno Retailleau et du président du groupe centriste Hervé Marseille.

    Le ministre de la Justice a opposé que "la prééminence des lois de la République, qui peut-être contre ? (...) Cette évidence ne touchera jamais les forces haineuses de l'obscurantisme et la forme moderne qu'il prend aujourd'hui avec le visage de l'islamisme". Mais il n'est "pas convaincu par la justesse, la rigueur juridique et l'utilité de la proposition" sénatoriale, qui pourrait même remettre en cause des dérogations alimentaires pour les juifs ou les musulmans.

    Le gouvernement planche lui-même sur un projet de loi contre les "séparatismes", qui pourrait être renforcé après l'assassinat de l'enseignant. Quinze personnes, dont quatre collégiens, sont actuellement en garde à vue et interrogées par les enquêteurs de l'antiterrorisme qui cherchent à établir si le meurtrier, un Russe tchétchène de 18 ans tué par la police, a bénéficié de complicités.

    Lien permanent Catégories : FRANCE, Lutte contre l'islamisme 0 commentaire