Liberté d'expression - Page 3

  • Indonésie : Pour le président Joko Widodo, les propos de Macron "insultent" l'islam

    Imprimer

    Le président indonésien Joko Widodo, à la tête du plus grand pays musulman du monde, a "fermement condamné" samedi les propos de son homologue français Emmanuel Macron défendant le droit de publier les caricatures du prophète Mahomet, jugeant que ses déclarations avaient "insulté l'islam".

    M. Widodo s'est également élevé contre la liberté d'expression quand elle "blesse l'honneur, la pureté, et le caractère sacré des valeurs et symboles religieux". La France a été le théâtre de récentes attaques meurtrières menées par des islamistes, dont la dernière jeudi dans une église à Nice (sud-est) où un homme a tué trois personnes.

    M. Macron a défendu les caricatures du prophète de l'islam dans le cadre de la liberté d'expression à la suite de la décapitation près de Paris, par un jeune Tchétchène, d'un enseignant qui avait montré à sa classe de tels dessins. Ces propos ont provoqué des manifestations dans plusieurs pays arabes et musulmans, où ont également été lancés des appels au boycott des produits français et où des effigies du président français ont été brûlées.

    "Tout d'abord, l'Indonésie condamne fermement les violences à Paris et à Nice", a déclaré samedi M. Widodo. "Deuxièmement, l'Indonésie condamne aussi fermement les propos du président français qui ont insulté l'islam, blessé les musulmans à travers le monde et pourrait défaire l'unité des croyants (...) juste au moment où le monde a besoin d'unité pour faire face à la pandémie de Covid-19", a-t-il ajouté, dans une déclaration retransmise en direct.

    "La liberté d'expression qui blesse l'honneur, la pureté et le caractère sacré des valeurs et symboles religieux ne peut se justifier, et doit être arrêtée", a dit le président indonésien. "Le terrorisme n'a rien à voir avec la religion", a-t-il encore assuré.
    Cette semaine, le ministère indonésien des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur de France au sujet des déclarations du président Macron, alors que des manifestations ont eu lieu dans plusieurs grandes villes du pays.

  • France : Arrestation d'un homme armé de couteaux à Paris et suspicion d'un réseau impliqué dans l'attentat de Nice

    Imprimer

    L'agence "Reuters" a rapporté que la police avait arrêté un homme armé de deux couteaux à Paris, au lendemain de l'attaque au couteau qui a fait trois morts à Nice.

    Reuters a cité une source policière révélant que ce nouvel incident avait eu lieu dans le 15e arrondissement, au sud-ouest de la capitale. L'homme armé avait menacé les policiers avec un couteau.

    La source a confirmé que les policiers avaient réussi à arrêter l'homme.

    Cette nouvelle affaire s'inscrit dans le contexte d'une série d'attaques similaires en France depuis hier matin, en parallèle à l'attaque sanglante de la cathédrale Notre-Dame de Nice.

    Y a-t-il un réseau derrière l'attaque de Nice?
    Pendant ce temps, les services de sécurité français enquêtent sur la possibilité d'un réseau entier derrière l'attentat contre l'église de Nice, jeudi, qui a fait 3 morts.

    Les enquêteurs pensent que l'attaquant appartenait à un groupe qui a assuré son transfert en train vers lae France via l'Italie, après son arrivée sur l'île de Lampedusa en tant qu'immigrant irrégulier. Le départ de Tunisie du terroriste pourrait avoir coïncidé avec le discours du président français Emmanuel Macron il y a quelques semaines sur l'islam.

    Un Conseil de la Défense s'est réuni vendredi à l'Elysée pour discuter de l'attentat contre l'église Notre-Dame de Nice, et pour évaluer la situation et les mesures prises et celles qui pourraient être prises ultérieurement.

    Le ministre français de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a déclaré: "Nous sommes en guerre contre l'islam politique". De son côté, la dirigeante de l'extrême droite française, Marine Le Pen, a appelé à la dissolution de l'Union des organisations islamiques en France, re-baptsée "Musulmans de France" et qui est affiliée aux "Frères musulmans". Elle demande également la confiscation de ses biens et avoirs, considérant que les mesures prises jusqu'à présent sont inférieures à ce que le gouvernement devrait faire. Elle exige que tous ceux qui promeuvent l'islam politique et tous ceux qui appellent à se convertir à l'islam soient punis en France, et qu'ils soient expulsés s'ils ne sont pas français.

  • Pakistan : Manifestation anti-Française houleuse

    Imprimer

    Quelque 2.000 islamistes ont manifesté vendredi contre la France à Islamabad, où la marche s'est terminée dans la violence, des protestataires ayant lancé des pierres contre la police, qui a riposté par des jets de gaz lacrymogène, a constaté l'AFP.

    Des groupes religieux, étudiants et autres petits commerçants, se sont dirigés vers l'ambassade de France en hurlant "expulsez le chien français" ou encore "décapitez le blasphèmateur".

    Les protestataires ont poussé des conteneurs qui avaient été déposés par les autorités pour bloquer les rues menant à l'enclave diplomatique, mais ils ont été empêchés d'atteindre la représentation française par d'autre barricades.

    Certains ont jeté des pierres contre les forces de l'ordre, qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes.

    "Comment osent-ils manquer de respect à notre prophète ? En tant que musulman, je suis prêt à sacrifier ma tête pour l'honneur du prophète. Un musulman peut sacrifier sa tête et peut aussi couper la tête du blasphémateur", a lancé un commerçant de 34 ans.

    Un autre manifestant a appelé à "expulser l'impur ambassadeur français du pays des purs".

    Environ 10 000 personnes ont défilé à Karachi (Sud), la plus grande ville du Pakistan, après la prière du vendredi. La procession devait initialement marquer l'anniversaire du prophète, mais elle était chargée d'une forte colère anti-française.

    A Lahore (Est), environ 3 000 personnes ont participé à une manifestation organisée par le parti religieux Tehreek-e-Labbaik, qui a fait de la lutte contre le blasphème son principal cheval de bataille.

    Le blasphème est une question incendiaire au Pakistan, où même des allégations non prouvées d'offense à l'islam peuvent entraîner assassinats et lynchages.

    Le Premier ministre Imran Khan a accusé Emmanuel Macron d'"attaquer l'Islam", après que le président français Emmanuel Macron a défendu la liberté de caricaturer lors de l'hommage à un enseignant tué pour avoir montré des caricatures de Mahomet.

    De petites manifestations ont également eu lieu dans l'Afghanistan voisin. Le plus grand rassemblement s'est tenu à Herat, la capitale de l'Ouest, où des milliers de personnes ont crié "Mort à la France ! Mort à Macron !".

  • Liban : Des manifestants islamistes ont tenté de pénétrer dans l'ambassade de France à Beyrouth

    Imprimer

    Des dizaines de manifestants islamistes, drapeaux islamiques à la main et criant des slogans en faveur du Prophète, se sont rassemblés vendredi en début d'après-midi à Corniche Mazraa à Beyrouth, près de la Résidence des Pins, la résidence officielle de l'ambassadrice de France, afin de protester contre les caricatures de Mahomet et les propos du président Emmanuel Macron qui les défendait.

    Selon les images de la chaîne LBCI, une foule de manifestants s'est élancée de la mosquée Abdel Nasser en direction de la Résidence des Pins, mais l'armée et la police sont déployées en masse sur les lieux, et on dressé des barbelés et des barrages métalliques afin d'empêcher les protestataires de s'approcher. Aucun incident n'a été signalé jusque-là. 

    Un peu plus tôt, un convoi de bus transportant des manifestants brandissant des drapeaux islamiques s'était dirigé de Tripoli, dans le Nord, vers la capitale. Ces protestataires semblent répondre à un appel lancé par le groupe pan-islamiste nommé Hezb al-Tahrir.

    Voir la vidéo

  • France : Le gouvernement avertit ses ressortissants à l'étranger: "la menace est partout"

    Imprimer

    Le ministre français des Affaires étrangères a appelé les ressortissants français vivant à l'étranger à la prudence au lendemain de l'attentat de Nice, estimant que la menace contre les intérêts français était "partout".

    "Le message d'urgence attentat (plus haut niveau du plan de sécurité "vigipirate", a été envoyé hier soir à l'ensemble de nos ressortissants à l'étranger, quels que soient les lieux, puisque la menace est partout", a déclaré Jean-Yves Le Drian à l'issue d'un Conseil de défense. "On passe vite de la haine virtuelle à la violence réelle, et nous avons décidé de prendre toutes les mesures pour assurer la sécurité de nos intérêts, de nos ressortissants", a poursuivi le ministre, précisant que des instructions avaient été données aux ambassadeurs "pour qu'ils renforcent les dispositifs de sécurité" autour des présences françaises dans le monde (ambassades, consulats mais aussi Alliances françaises ou établissements scolaires).

    Quelques semaines après l'assassinat de l'enseignant Samuel Paty, décapité pour avoir montré à ses élèves des caricatures du prophète Mahomet dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression, le chef de la diplomatie française a évoqué une vigilance toute particulière autour des écoles.

    "Nous avons aussi pris la décision de n'autoriser les ouvertures d'établissements scolaires qu'à partir du moment où la vigilance aura été accrue et une attention aura été portée à l'égard à la fois des parents, des enseignants et des élèves", a-t-il expliqué.

    M. Le Drian a relevé que ces mesures étaient prises "en relation avec les autorités locales qui, d'une manière générale, nous apportent leur concours".
    Des manifestations anti-françaises et des appels au boycott des produits français se sont multipliés depuis le week-end dernier dans le monde musulman pour dénoncer le soutien apporté par le président Emmanuel Macron à la liberté de caricaturer.

  • Bangladesh : Des milliers de manifestants anti-Macron après l'attentat de Nice

    Imprimer

    Des dizaines de milliers de musulmans ont manifesté vendredi au Bangladesh pour protester contre les déclarations d'Emmanuel Macron sur la liberté de culte et les valeurs après une nouvelle attaque d'inspiration islamiste contre une église à Nice. La France, qui abrite la plus grande communauté musulmane d'Europe, est engagée dans une guerre contre une "idéologie islamiste", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, estimant que de nouveaux attentats sur le sol français étaient probables.

    Dans les rues de Dacca, la capitale du Bangladesh, des manifestants ont scandé "Boycottez les produits français" et ont brandi des banderoles qualifiant Emmanuel Macron de "plus grand terroriste du monde". "Macron dirige l'islamophobie", a jugé un manifestant à Dacca. "Il ne connaît pas la puissance de l'Islam. Le monde musulman ne laissera pas cela se poursuivre en vain. Nous nous lèverons et nous unirons contre lui", a-t-il ajouté. Plusieurs dirigeants en Asie ont en revanche exprimé leur soutien à la France après les attentats de jeudi.

    Le plan Vigipirate en France a été porté jeudi au niveau "urgence attentat" sur l'ensemble du territoire national après qu'un ressortissant tunisien de 21 ans a décapité une femme et tué deux autres personnes à coups de couteau dans la Basilique Notre-Dame, en plein coeur de Nice.

    "Nous ne cèderons rien"
    Dénonçant une "attaque terroriste islamiste contre la France", Emmanuel Macron a déclaré sur les lieux du drame: "Nous ne céderons rien". Il a également annoncé un renforcement de l'opération Sentinelle, qui passera de 3.000 à 7.000 militaires mobilisés pour protéger notamment les lieux de cultes. "Si nous sommes attaqués, une fois encore, c'est pour les valeurs qui sont les nôtres, pour notre goût de la liberté, pour cette possibilité sur notre sol de croire librement et de ne céder à aucun esprit de terreur", a insisté le président français.

    Emmanuel Macron avait déjà provoqué la colère d'une partie du monde musulman en promettant lors de l'hommage national à Samuel Paty, un professeur de collège assassiné après avoir montré des caricatures de Mahomet dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression, que la France ne renoncerait jamais à ces caricatures.

    Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie et des Finances, a reconnu vendredi ne pas aimer les caricatures du prophète Mahomet publiées par Charlie Hebdo mais a assuré qu'il les défendait au nom du principe de la liberté d'expression. "Je suis Français, et quand on est Français on défend Charlie Hebdo même si on n'aime pas les caricatures de Charlie Hebdo. C'est exactement mon cas", a-t-il dit.

  • France : "La guerre contre l'islamo-fascisme ne peut être gagnée pacifiquement." Le maire de Nice appelle à modifier la Constitution française

    Imprimer

    Le maire de Nice, Christian Estrosi, a annoncé la nécessité de changer la constitution française si ses dispositions ne sont pas adaptées à la guerre contre le terrorisme, qu'il a également comparée à un virus.
    "La démocratie est le respect de la constitution. Si nous sommes contraints de respecter des dispositions qui ne sont pas adaptées à la possibilité de mener une guerre (contre le terrorisme), en respectant la constitution, alors nous devons modifier la constitution " , a déclaré le maire de Nice sur les ondes de la radio Europe-1.
    Il a souligné que cette guerre ne peut être gagnée par des «lois pacifiques» et a également comparé le terrorisme à un virus.
    "Avec COVID-19, nous avons privé les Français de certaines libertés, qu'ils ont acceptées pour lutter contre le virus. L'islamo-fascisme est un virus, les bombes explosent constamment sur notre territoire", a déclaré Estrosi.