Jihadistes tchétchènes - Page 5

  • 4 décembre 2014 - Novelles des guerres contre les organistions jihadistes

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    Les Jihadistes et les forces de sécurité des Etats en lutte contre eux font une intense guerre de propagande dans les medias en ligne. Les uns et les autres clament des succès militaires, profèrent des menaces ou affirment que l'adversaire est stoppé.

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  • 27 et 28 novembre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

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    Front irakien

    L’Etat islamique n’occupe plus que la moitié du terrain conquis en juin 2014 en  Irak
    Partout, les opérations menées par l’armée irakienne ou les Peshmergas kurdes et les milices chiites, avec l’assistance de l’armée de l’air irakienne et la coalition internationale, finissent pas porter leurs fruits.  Après leur déroute au début de l'offensive jihadiste en juin 2014, les forces gouvernementales tentent depuis quelques mois de regagner du terrain avec l'aide des combattants kurdes, de milices chiites et de tribus sunnites, et avec le soutien aérien de la coalition internationale dirigée par les États-Unis. Elles ont réussi à reprendre Jurf al-Sakhr, au sud de Bagdad, Baïji, au nord de la capitale, et faire reculer l'EI dans des zones situées plus au nord. Mais trois des principales villes du pays – Mossoul, Tikrit et Falloujah – restent toujours aux mains des jihadistes.

    Ramadi et Kirkouk
    Les forces irakiennes et des tribus alliées ont pour l’instant réussi à repousser l’offensive de l'État islamique (EI) contre le centre de Ramadi, le chef-lieu de la province sunnite  d'al-Anbar.
    À Ramadi, « nous avons été en mesure de stopper (mercredi soir 26 novembre) l'avancée des combattants près du siège du gouvernement régional », qui était l'objectif de l'assaut de l'EI, a indiqué hier le colonel Haytham al-Daraji, des forces irakiennes. Il a précisé que plus de dix raids aériens avaient visé les troupes jihadistes et que des renforts avaient été envoyés par Bagdad.
    Dans le nord, les combattants kurdes font face à une attaque de l'EI dans la province pétrolière de Kirkouk. Les jihadistes « visent Kirkouk et veulent prendre les sites pétroliers », a précisé un commandant peshmerga Westa Rasul.

    Un commandant de l’Etat Islamique tué au cours d’un bombardement à Mossoul
    Et à Mossoul, plusieurs sources ont indiqué qu'un commandant de l'EI, Abou Chehab al-Souri, avait été tué hier dans cette ville contrôlée par le groupe. Ces mêmes sources ont aussi indiqué que le principal hôpital de la ville avait reçu une trentaine de corps de jihadistes, peu après des bombardements de la coalition internationale dans la région.

    Ne pas crier victoire
    Un peu comme en Syrie, il serait prématuré de crier « victoire » à chaque succès de l’armée irakienne ou des Peshmergas. Ceux-ci ont du mal, en effet, a conserver leurs acquis territoriaux dans les régions sunnites. Chacune de ces victoires est acquise au prix d’exactions et de drames humains qui exaspèrent un peu plus les populations sunnites locales. C’est un problème que connaissent toutes les armées du monde en lutte avec une insurrection populaire.

    La condamnation à mort d’un député sunnite enflamme la communauté sunnite
    La cour criminelle centrale a condamné Ahmad al-Alwani à mort ", a déclaré le porte-parole judiciaire Abdel-Sattar Bayraqdar.
    Le député était accusé de terrorisme par la justice irakienne et notamment tenu responsable pour la mort de deux soldats.
    Les Sunnites irakiens se sentent trahis par la condamnation à mort du député sunnite de Ramadi, Ahmed al-Alwani. Il avait été enlevé lors d'un raid contre son domicile à la fin de Décembre 2013, raid au cours duquel son frère Ali et 15 gardes du corps avaient été tués. Le député sunnite était l’une des grandes voix de la protestation sunnite contre le gouvernement du Chiite Nouri al-Maliki. On s’attendait à plus de clémence de la part du gouvernement de Haydar al-Abadi. Cette condamnation va poser un gros problème au pouvoir irakien car Ahmed al-Alwani est membre du clan Albu Alwan de la tribu Dulaim, la plus grande tribu de la province sunnite d’al-Anbar. Ce jugement va relancer la colère de la tribu contre le gouvernement chiite que beaucoup de sunnites considèrent comme génocidaire. L'enlèvement d’al-Alwani avait déjà été l'une des principales raisons qui avaient dressé les hommes armés des tribus sunnites contre les forces de sécurité dans la province d’al-Anbar, les poussant finalement à faire alliance avec l’Etat Islamique.
    Le condamné a un mois pour interjeter appel de la décision.
    Vidéo en anglais :
    https://www.youtube.com/watch?v=ZAh6x5bctbo&feature=player_embedded

    Les Jihadistes sont encore capables de lancer de violentes offensives
    La raffinerie de Baiji, dont on avait annoncé la libération des mains de l’EI à grands cris de victoire, est toujours menacée par les Jihadistes comme en témoigne cette vidéo. Les combattants de l’EI ont à nouveau réussi à prendre pied à l’intérieur du site industriel. L’opération a débuté par l’attaque kamikaze de deux camions bourrés d’explosifs. L’un des véhicules aurait été conduit par un Marocain, Abou Hamza al-Moughrabi. L’autre kamikaze, est un « Britannique » identifié sous le nom d’Abou Hajar al-Britani. L'explosion de son véhicule, chargé de 1800 kg d'explosifs, a détruit plusieurs chars et pièces d'artillerie.
    LiveLeak-dot-com-fb7_1417193951-B3idQMTCcAAzyId_1417194054_jpg_resized.jpg

    Abu Hajar al-Britani

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Une fois le périmètre de défense de l’armée irakienne anéanti par les deux énormes explosions, les Jihadistes se sont lancés à l’assaut et ont réussi à pénétrer dans l’enceinte. Remarquez l’air martial des Jihadistes comparé aux Peshmergas ou aux soldats irakiens.
    La vidéo a été tournée par l’Etat Islamique (exceptionnel) :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=d603cec4cd66

    Un Jihadiste tchétchène capturé par l’armée irakienne dans la région de Tikrit
    Surprise des soldats : Il sait à peine parler l’arabe :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=68a74318f0e6

    Le général iranien Qassem Soleimani à Jalawla
    souleimani.jpgLe général Qassem Soleimani (assis à droite)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La ville de Jalawlaa, dans la province de Diyala, au nord de l’Irak, a été libérée il y a quelques jours. A cette occasion, on a remarqué la présence du général iranien Qassem Soleimani, le commandant de la force al-Qods, les forces spéciales des Gardiens de la Révolution. Qassem Soleimani peut être considéré comme l’homme fort du Moyen Orient avec autorité sur l’Irak, le Liban et la Syrie.
    Les images de Qassem Soleimani, montrant sa présence physique à Jalawla et largement diffusées dans la presse, sont destinées à montrer le rôle joué par l’Iran dans la lutte contre Daech.

    Lutte d’influence entre l’Iran et les Etats-Unis
    Preuve que l’Iran et les Etats-Unis sont en compétition au Moyen Orient, le  général de brigade Mohammad Reza Naghdi, commandant en chef des  forces de mobilisation, les Bassiji,  a une nouvelle fois menacé  les Etats-Unis. S’adressant directement aux  dirigeants américains, il a déclaré : «Si vous voulez prolonger la durée de vie de votre immonde système pendant un certain temps, vous devez supprimer vos bases militaires dans  les pays islamiques, et abandonner tout soutien à l'entité sioniste. »

    Les Chiites irakiens enjeux de la lutte d’influence entre Téhéran et Washington
    Lorsque l’administration Bush junior a lancé son armée à l’assaut de Bagdad, les Chiites irakiens ont vu dans cette offensive la fin du calvaire qu’ils subissaient de la part de Saddam Hussein et ses sbires. A l’époque peu d’entre eux sentaient une quelconque affinité envers l’Iran. Il y avait peut être une communauté confessionnelle mais les différences de mentalité, l’animosité séculaire entre Perses et Arabes, l’acceptation d’une autorité des chefs religieux dans la vie politique, comme en Iran, empêchaient les Chiites irakiens de se sentir proches de l’Iran, à part peut être quelques étudiants en religion.
    Cela ne veut pas dire que l'Iran n’exerçait pas une influence, mais elle n’avait pas réussi à gagner les cœurs et les esprits des Chiites irakiens et à faire de leur pays une succursale de la révolution islamique iranienne.
    Les choses vont brutalement changer avec l’invasion de larges portions de l’Irak par les Salafistes sunnites de l’EI (Daech). La débandade de l’armée irakienne, notamment des soldats sunnites, en juin 2014, avait laissé Mossoul tomber entre les mains de l’organisation jihadiste. Pire, les Salafistes n’étaient plus qu’à quelques dizaines de mètres du sanctuaire des deux Imams Askari à Samarra, au nord de Bagdad, un haut lieu de la religion chiite.
    L’Iran est alors apparu, aux yeux de beaucoup de Chiites irakiens, désespérés par la situation de leur pays après l’effondrement de l’armée, comme le seul pays capable de défendre l’Irak.
    Un responsable chiite irakien a déclaré : "Hajj Qassem Soleimani [le commandant de la Force al-Qods] et ses hommes ont montré que l'Iran se souciait de l'Irak en tant que nation. Le commandant emblématique est allé lui-même se battre avec les volontaires irakiens qui se sont réjoui de sa présence". Il poursuit : "Si Hajj Qassem et ses hommes n’avaient pas été présents, Daech aurait aujourd'hui détruit les sanctuaires de la maison du Prophète Muhammad, et c’est pourquoi aujourd'hui est un autre jour."
    C’est à partir de l’attaque de l’Etat Islamique contre l’Irak que l'Iran a entrepris un effort généralisé pour accroître son influence politique et religieuse en Irak. Les Iraniens ont été actifs sur le plan militaire, mais également sur le plan religieux. Un chef religieux chiite  irakien, Hashem al-Sayed Haidari, a fait son apparition sur la scène politique et militaire, un peu comme Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah au Liban. Haidari est un fidèle du  guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, et tout comme Nasrallah, il sait galvaniser les foules chiites par ses discours enflammés.
    Aujourd’hui, les Iraniens apparaissent comme ceux qui combattent sur le terrain alors que la coalition internationale, pour l’instant, se borne à exécuter des raids aériens sans aucune présence physique au sol.  Et les quelques militaires occidentaux présents sur le terrain se bornent, pour la plupart, à jouer un rôle de conseiller, bien à l’abri dans la zone verte de Bagdad ou à Kirkouk.
    Pour l’instant, l’implication des militaires iraniens sur le terrain est encore limitée en nnombre, mais l'Iran est prêt à renforcer sa présence si le gouvernement irakien lui demande.

    L’Iran ne cesse d’accuser les Etats-Unis de collusion avec l’Etat Islamique
    Hossein Amir-Abdollahian, le ministre des Affaires étrangères, n’y va pas par quatre chemins en ce qui concerne les Etats-Unis. Pour lui,  la coalition internationale conduite par les USA soutient l’Etat Islamique. Les pays occidentaux visent seulement, à son avis, à protéger leurs intérêts dans la région.
    "L'Iran à mis plusieurs fois en garde les Etats-Unis et les pays occidentaux contre les menaces de l’EI et la présence croissante des terroristes dans la région sensible du Moyen-Orient. Ces groupes terroristes poursuivront leurs opérations, sauf si les Etats-Unis et l'Occident adoptent une approche claire pour combattre le terrorisme, " a déclaré Amir-Abdollahian.
    Les responsables iraniens soupçonnent, en effet, la coalition de jouer un double jeu en Irak et en Syrie, même s’ils savent bien que seule une coopération avec la coalition pourra  mettre fin plus rapidement à la bataille avec l’EI.
    Washington s’abstient pour l’instant de répondre aux accusations iraniennes. Les Etats-Unis savent qu’ils ne peuvent se permettre le luxe de rompre le dialogue avec l’Iran en ce moment. Il y a trop d’enjeu actuellement. 
    Les deux pays ont négocié sur le dossier nucléaire avec les yeux rivés sur la Syrie et l'Irak.  C’est peut-être la raison pour laquelle ils ont décidé de continuer les négociations même s’ils n’ont pas réussi à s’entendre pour l’instant.

    Le Hezbollah libanais est présent en Irak
    On sait que des dizaines d'experts militaires hautement qualifiés du Hezbollah libanais sont arrivés en Irak pour aider à la gestion militaire de la bataille.
    "Ils ne se battent pas, mais ils aident avec les tactiques, car ils sont bien expérimentés dans ces batailles. Ils comprennent la mentalité des combattants mieux que quiconque sur le terrain », a révélé un dirigeant irakien. Pour autant, les combattants du Hezbollah ne sont pas directement impliqués dans la guerre.

    Front Syrien

    Batailles en cours
    Deux grandes batailles ont lieu actuellement. La première est celle d’Alep, dans le nord, et la seconde a lieu autour de la base de Cheikh Maskin, au Sud.

    Gouta orientale (à l’est de Damas)
    L’agence officielle SANA affirme que les soldats de l’Armée Arabe Syrienne, renforcés par des éléments du Hezbollah libanais, avaient tué 50 rebelles dans une embuscade mercredi soir 26 novembre, à l'est de Damas. Les rebelles avaient quitté le village de Medaa (dans la Ghouta orientale) pour gagner Dmeir », plus au nord-est.
     
    Alep
    Sur le plan militaire, il semble que les forces d’auto-défense des localités chiites encerclées de Noubboul et Zahra aient réussi à repousser le dernier assaut des Jihadistes de l’EI.
    Vidéo :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=0ebe17b72d69
    La brigade rebelle Hazm, armée et financée par les Etats-Unis, a mis en ligne une vidéo de son activité militaire dans le secteur d’Handarat, à Alep. Peu spectaculaire, mais remarquez le fusil du sniper :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=9211aa691ef9
    Sur le plan politique, Damas et Moscou ont affiché pour la première fois leur appui aux « efforts » de l'émissaire de l'ONU, Staffan De Mistura, de « geler » les combats en cours à Alep. C'est ce qu'a affirmé le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem, le 27 novembre 2014. En octobre, l'émissaire de l'ONU avait proposé d'instaurer des zones de cessez-le-feu pour permettre la distribution de l'aide humanitaire dans ce pays et estimé qu'Alep pourrait être « une bonne candidate » pour ce type de zone.

    Bataille de Cheikh Maskin (province de Deraa - Sud)
    Une vidéo intéressante montre des missiles anti-chars américains aux mains des combattants rebelles :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=4d05ed4ae489

    Damas et sa banlieue
    J’ai souvent montré des vidéos (côté AAS), tournées par une équipe russe, montrant l’activité des chars contre les positions rebelles.
    Aujourd’hui, c’est une vidéo tournée par les rebelles filmant l’arrivée d’une relève de combattants dans les ruines de Jobar :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=75dd2b357188

    Vidéos de la Brigade rebelle Noureddine az-Zanki
    La brigade rebelle de Noureddine al-Zanki poursuit sa mise en ligne de vidéos impressionnantes mettant en scène l’utilisation de puissants mortiers et de missiles antichars TOWS :
    Vidéos :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=iauqtDMBw3s&list=UUtkgK9TNy-izDXpixqz_8Ng
    Combats dans le quartier d’al-Rashidin:
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=uvWqZZtKQC4&list=UUtkgK9TNy-izDXpixqz_8Ng

    Les autorités syriennes fournissent des renseignements sur Daech aux Américains
    L’institut Stratford, proche des services de renseignement américain, a fait une révélation surprenante. Il affirme que les autorités syriennes fourniraient des informations cruciales aux Américains, via les Irakiens.
    Ces informations se rapportent aux organisations jihadistes qui opèrent  sur le sol syrien, Daech (Etat Islamique), et le groupuscule Khorassan, proche d’Al-Qaïda et donc du front al-Nosra.
    Malgré la pression des alliés sunnites et de la Turquie, qui voudraient que les Etats-Unis élargissent leur mission contre Daech pour renverser le régime syrien de Bachar al-Assad, « l’administration américaine préfère éviter ce risque et reste attachée à sa mission principale qui consiste à frapper les groupuscules armés et en même temps à préserver ses liens avec l’Iran. Le gouvernement syrien a bien lu les priorités américaines dans ce conflit et profitent de l’occasion pour se rapprocher des Etats-Unis en s’échangeant les renseignements sensibles », écrit l’institut.
    Selon lui, il est question d’une quantité impressionnante d’informations qui parvient à Washington à travers le gouvernement irakien sur les dépôts d’armes de Daech, leurs centres d’entrainement et leurs sièges de commandement dans le gouvernorat d’Alep, Deir ez-Zhor et Raqqa.
    Toujours selon l’institut, les Américains ont rejeté une proposition de la part des responsables irakiens pour participer à des rencontres des membres des services de renseignement irakiens, américains et Syriens. « L’Iran et ses alliés à Bagdad et Damas pourraient profiter de l’augmentation de la prise de conscience dans la région que les USA ne sont plus liés à leurs partenaires arabes traditionnels et que la carte du renversement d’Assad n’est plus sur la table », estime Stratford.
     « Les USA exploitent leurs performances dans la collecte des informations des services de renseignement pour surveiller l’Etat Islamique et pour vérifier toute information qui lui est fournie d’une partie tierce. En géopolitique, il est préférable qu’ils utilisent leurs relations pour se concentrer sur leur mission et faire l’équilibre entre les différents acteurs du Proche-Orient, quoique la coopération publique avec le régime d’Assad puisse être considérée comme un facteur politique explosif pour l’administration américaine », conclut le centre américain.

    Front égyptien

    Des centaines de militaires et policiers tués par les Salafistes depuis juillet 2013
    Des centaines de policiers et militaires ont été tués au cours d’attaques terroristes depuis que l'armée a destitué et arrêté le président islamiste élu Mohamed Morsi, le 3 juillet 2013. Ces attentats sont revendiqués par des groupes d'insurgés islamistes qui disent agir en représailles à la sanglante répression menée par le nouveau gouvernement contre les partisans du président déchu.
    La dernière victime en date est un général de brigade de l'armée égyptienne tué vendredi 28 novembre au Caire par des inconnus qui ont ouvert le feu sur lui et les deux soldats qui l'accompagnaient.
    Le général sortait d'un hôtel accompagné de deux gardes du corps quand des hommes armés à bord d'une voiture ont ouvert le feu sur le petit groupe. L'officier supérieur a été tué et les deux soldats ont été blessés.
    Ce vendredi 28 novembre, les partisans du président déchu, Mohamed Morsi, sont à nouveau descendu dans la rue à l'appel des Frères Musulmans et d’autres mouvements salafistes. Le pouvoir, interdisant toute manifestation qui ne serait pas préalablement "autorisée" par le ministère de l'Intérieur, les forces de sécurité sont aussitôt intervenues, arrêtant plus d’une centaine de personnes qualifiées de « frères musulmans » par la police.
    Depuis le mois de juillet 2013, date à la quelle le président Morsi a été renversé, plus de 1 400 manifestants islamistes ont été tués par la police et l'armée, essentiellement au Caire, et plus de 15 000 Frères musulmans ou sympathisants ont été emprisonnés.

    Israël

    Israël se prépare à la guerre dans le Golan
    L’armée israélienne se prépare pour combattre à la frontière avec la Syrie, a révélé la Deuxième chaine de télévision israélienne.
    « L’armée est parfaitement consciente que la guerre en Syrie pourrait très bien se retourner ultérieurement contre Israël », rapporte la télévision. Et il est question d’une manœuvre qui a été entreprise par une brigade du Rassemblement pour le combat baptisé Ayt et qui est chargée de collecter des informations sur le terrain et de développer la banque de cibles. Durant cet exercice qui a eu lieu dimanche 23 novembre 2014, toutes les unités œuvrant dans le Golan ont participé à une manœuvre destinée à simuler une situation d’escalade et de combats contre l’armée syrienne et des opposants.
    Une partie de ces manœuvres simulaient des activités clandestines des unités israéliennes réalisées à partir de positions situées derrière les lignes de l’adversaire. Elles consistaient à collecter des renseignements, à « cuisiner des cibles » qui permettent à l’armée israélienne de disposer d’importantes performances, sans oublier les cibles collectées via des moyens électro-optiques qui prennent des photos en profondeur dans le territoire syrien.
    Pourtant, «  depuis que le front al-Nosra a pris le contrôle de cette région frontalière, la situation est très calme et l’Etat Islamique (Daech) est encore loin, voire il n’y a aucune hypothèse pratique chez l’armée sur une éventuelle arrivée de Daech à la frontière », a ajouté la télévision israélienne.
    Soucieux de protéger leur frontière avec la Syrie, il semble que les Israéliens aient pris contact avec les Jihadistes du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie).  Ils auraient autorisé le transport vers les hôpitaux israéliens de blessés du Front. Ils ont même, à plusieurs occasions, ouvert le feu sur des positions de l’armée syrienne proches du Golan, offrant ainsi un appui aux Jihadistes qui n’en demandaient sans doute pas tant.

    Liban

    Le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie et au Liban) menace d’exécuter un des soldats libanais qu’il détient en otage si la Jihadiste Jumana Hamid, actuellement emprisonnée au Liban, n’est pas libérée. Jumana Hamayyid est une Jihadiste capturée au volant d’une voiture piégée à proximité d’Ersal, dans la Bekaa.

    Yémen

    L’organisation chiite Ansarullah a repris son offensive
    La milice chiite armée d'Ansaruallah a repris son offensive vers le sud, se rapprochant de la ville d'Aden.
    Un convoi de 16 véhicules transportant quelque 200 miliciens armés de mitrailleuses a pénétré dans la nuit dans la banlieue est de la ville de Taëz, chef-lieu de la province de Taëz, où ils se sont déployés non loin de l'aéroport et de la radio locale. La ville a une population de 500 000 habitants et est située à 250 km au sud-ouest de la capitale.
    Les miliciens chiites, qui avaient pris la province d’Amrane en juillet 2014, ont occupé Sanaa, le 21 septembre, et se sont aussi emparés de nombreuses localités de l'ouest et du centre du Yémen et notamment du port stratégique de Hodeida, sur la mer Rouge, qui commande la voie vers le détroit de Bab al-Mendeb, à l'embouchure du Golfe d'Aden.
    Mais ils n’avaient pas poursuivi vers  Taëz en vertu d'un accord avec les autorités locales.
    "Cet accord ne tient plus car les autorités locales n'ont pas honoré leurs engagements d'arrêter 14 extrémistes dans la province de Taëz", a déclaré à l'AFP une source proche d'Ansarullah.
    Les partisans de l'ancien président Ali Abdallah Saleh auraient aidé les Houthis à parvenir jusqu'à Al-Janad", la banlieue de Taëz où se trouve une caserne de la Garde républicaine, dont plusieurs officiers sont restés fidèles au fils aîné de l'ex-président qui commandait ce corps d'élite.

    Etat Islamique et al-Qaïda

    L’Etat islamique poursuit son expansion planétaire
    L’organisation jihadiste al-Qaïda, dirigée par Ayman Zawahiri, sent qu’elle perd de terrain au profit de l’Etat islamique (Daech), qui s’étend de plus en plus et pose une menace existentielle pour le premier.
    L’Etat Islamique a clairement annoncé son intention de s’implanter dans la province syrienne de Deraa, voisine de la Jordanie. L’organisation salafiste a également reçu l’allégeance de deux importants groupes « jihadistes » du Caucase. Il s’agit du groupe « Awkhiya », dirigé par « le prince Souleimane » et « Rabani Qalaa » au Daghestan. Le ralliement de ces deux groupes à Daech provoque un état de confusion parmi les groupes jihadistes de la région. Une division avait déjà eu lieu en 2010 et les répercussions sont toujours sensibles aujourd’hui. 

    Al-Qaïda bien décidé, cette fois, à réagir
    Ayman Zawahiri a cette fois décidé de réagir. Il a chargé le dirigeant de la branche d’al-Qaïda au Yémen (AQPA), Nasser Wahichi, de s’opposer aux tentatives d’expansion de Daech dans plusieurs pays arabes.
    La branche d’al-Qaïda au Yémen s’est aussitôt mise en marche pour découvrir les dirigeants et les cellules ayant prêté allégeance à Abou Baker al-Baghdadi, le calife autoproclamé de l’Etat Islamique.
    A cette fin, Wahichi s’est réuni avec les « dirigeants » qui ont prêté allégeance à Daech pour les mettre en garde contre les risques de division que leur allégeance n’allait pas manquer de provoquer entre les « Jihadistes ».
    Cette rencontre ne va sans doute pas suffire pour convaincre les partisans de l’EI de revenir sur leur décision.  Un partisan de Daech,cheikh Maamoun Hatem, a même conseillé aux branches d’al-Qaïda au Yémen de prêter allégeance à « l’Etat islamique qui a imposé sa domination sur terre », selon un enregistrement sonore posté sur son compte Twitter.
    Il semble qu’al-Qaïda au Yémen ne se laissera pas intimider par les déclarations des partisans de l’Etat Islamique. Qassem Rimi, le commandant militaire d’al-Qaida au Yémen, est fermement déterminé à confronter l’expansion de l’EI. 
    Une lutte qui pourrait se révéler plus difficile que prévue, sachant que l’Etat islamique (Daech) est connu pour sa capacité à s’infiltrer dans les rangs des adversaires, enrôler les agents et former des cellules dormantes en attendant le moment décisif.

    Le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) craint pour sa survie en Syrie
    Le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) est de plus en plus inquiet de l’expansion à ses dépens de l’Etat Islamique.
    Après avoir  été chassé de toute la région de l’Est syrien, qui constitue une importante ressource pétrolière et gazière, al-Nosra est actuellement menacé dans la province de Deraa, la plus importante ville contrôlée par lui.
    Les dirigeants d’al-Nosra craignent des activités militaires et sécuritaires de Daech dans la région de Bir el-Qassab jusqu’à Lojat aux abords de Deraa. Plusieurs assassinats de dirigeants de groupes armés ont eu lieu récemment dans cette région, alors que des renseignements font état d’une mobilisation militaire en masse de Daech depuis quelques mois.

    L’Egypte également sous la menace de l’Etat Islamique
    Les prémices d’un conflit armé entre les deux branches jihadistes, al-Qaïda et Daech, apparaissent également dans ce pays le plus peuplé du monde arabe.
    On dispose d’informations révélant un rapprochement entre le groupe « les soldats de l’Egypte » (Ajnad Misr en arabe) et le commandement d’al-Qaïda international.
    Ce dernier fournirait le soutien nécessaire à Ajnad Misr pour freiner le groupe « Ansar beit el-Maqdess » qui a prêté récemment allégeance à Daech.

    Jean René Belliard


     

     

     

     

     

  • 6 au 8 novembre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

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    La guerre fait rage entre les Islamistes sunnites, encore appelés Jihadistes, et le reste du monde. Et cette lutte à mort est multiforme. Elle l’est en raison de la diversité des adversaires – chiites, occidentaux, armées nationales, forces laïques, et tous ceux qui refusent de passer sous l’autorité des partisans de la charia. Et elle est multiforme en raison de la diversité des Jihadistes eux-mêmes dont beaucoup n’ont que peu ou pas de relations avec l’islam mais sont simplement animés par une haine féroce de « l’establishment ».
    Il est nécessaire, par conséquent, de passer en revue les divers théâtres où ces affrontements ont lieu. On s’aperçoit, à considérer la liste de plus en plus longue des régions affectées par ce conflit, qu’on se dirige petit à petit vers ce qu’on pourrait appeler une guerre mondiale.

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  • 4 au 6 novembre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen orient

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    film « Son of Babylon »
    Une fois n’est pas coutume. On va commencer par un magnifique film kurde (sous-titré en arabe) sur les misères du peuple irakien. Le film retrace les pérégrinations d’une mère kurde et de son fils à la recherche du mari et père sans doute disparu lors de la répression du peuple kurde sous Saddam Hussein. Un film d’une humanité profonde. A voir absolument même si on ne comprend pas l’arabe:
    https://www.youtube.com/watch?v=Q9BK768W69o&list=UUNoazHVgGDtXhHwY3maknuw&feature=player_detailpage

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  • Les Tchétchènes du califat islamique

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    Les brigades tchétchènes en Syrie
    C’est en Syrie que sont apparues les premières brigades jihadistes tchétchènes. Ils composaient les éléments de la brigade Jeich al-Mouhajirin et Ansar (« Armée des immigrants », en allusion aux premiers musulmans contemporains du prophète Mohammad et qui ont quitté la Mecque vers Médine sous la pression de leurs adversaires). La brigade était commandée par un certain Mohammad le Tchétchène. Il aurait succombé au cours d’un pilonnage de sa position par l’Armée Arabe Syrienne (AAS) à Alep. Il aurait été remplacé par Abou Asma le Daghestanais.
    Trois autres chefs Tchétchène ont été repérés à l’occasion de combats dans la province de Lattaqié : Ces trois chefs tchétchènes sont Abou Moussa le tchétchène, qui commande les « Brigades des Ansar ach-Cham », Abou al-Walid le tchétchène qui est le prince des «Jounoud ach-Cham », et Abou Tourab le tchétchène, son adjoint.
    Abou Moussa et Abou al-Walid sont des vétérans des combats contre les russes dans les années 90 du siècle dernier.

    Vidéo (en langue russe) de Jeich al-Mouhajirin et Ansar mise en ligne le 10 février 2014. La vidéo montre les membres de cette brigade à l’offensive dans la région d’Alep :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=afa7788f59f8

    Les Tchétchènes sont le fer de lance de l’Etat Islamique
    Lorsque l’organisation de l’Etat Islamique d’Irak et du Levant (EIIL ou Daech en arabe) est apparue sur le théâtre syrien – après avoir combattu  pendant de nombreuses années sous la bannière d’al-Qaïda en Irak – les Tchétchènes de la brigade al-Moujahirin et Ansar ont aussitôt fait allégeance à cette organisation jihadiste nouvelle sur le théâtre syrien. Très vite, grâce à leur expérience obtenue par des années de combats contre les armées russe et américaine en Tchétchénie, en Afghanistan et en Irak, grâce à leur professionnalisme, les Tchétchènes sont très vite devenus le fer de lance des offensives de l’EI en Syrie ou en Irak.

    Les Tchétchènes accusés d’atrocités
    Les Tchétchènes multiplient les crimes et les violations des droits de l’homme, selon des enquêteurs des Nations unies. « Dans le nord de la Syrie, il y a eu une augmentation des crimes et des violations des droits de l’homme commis par des groupes extrémistes armés antigouvernementaux qui opèrent aux côtés de combattants étrangers », a déclaré Paulo Pinheiro, qui dirige l’équipe de l’ONU, devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève. « Des brigades entières (de la rébellion) sont aujourd’hui formées de combattants qui sont venus en Syrie, al-Mouhajirin et Ansar étant l’une des plus actives », a-t-il ajouté. Ces accusations ne sont pas nouvelles. Elles datent de septembre 2013.
    Depuis l'été 2014 et l’offensive des Jihadistes de l’Etat Islamique en Irak, de nombreux témoignages accusent les tchétchènes de Jeich al-Mouhajirin et Ansar d’être impliqués dans des massacres, des enlèvements et d’autres exactions.
    Une vidéo intitulée « Novosti Halifata » (« Nouvelle du califat » en langue russe) montre un groupe de Tchétchènes de l'État islamique massacrer entre 160 et 250 soldats de l’AAS après la capture de la base aérienne de Tabqa dans la province de Raqqa, en juillet 2014.

    Abou Omar le Tchétchène
    Un homme s’est fait largement filmé et photographié pour apparaître dans les médias du monde entier  Abou Omar le Tchétchène et sa légendaire énorme barbe rousse :

    ABou_Omar_syrie.jpg

     

    Abou Omar al-Shihani (le Tchétchène) - au centre avec sa barbe rousse
     

     

     

     

     

     

     

    On ne connaissait pas grand-chose sur cet homme. Mais l’édition électronique du journal américain Daily Beast vient de donner des renseignements sur ce Jihadiste et certaines révélations sont surprenantes.
    Les journalistes se sont rendus en Georgie et en Tchétchénie pour mener leur enquête.
    Première révélation : Le vrai nom d’Abou Omar est Tarkhan Batirachvelli. Il serait âgé de 27 ans. Son père, Temour Barirachvelli est un géorgien chrétien qui vit dans une extrême pauvreté dans le village géorgien de Birkiani.  C’est la mère d’Abou Omar qui est musulmane.

    Un ancien des Spetsnaz géorgiens
    Le père aurait révélé que Tarkhan avait travaillé un certain temps avec les unités d’élite des services de renseignement géorgiens, les Spetsnaz. Il avait surtout travaillé au service des opérations spéciales du ministère de l’intérieur géorgien, connu sous l’appellation KUD (ou Kudi). Ce service, officiellement appelé le département de la sécurité constitutionnelle, est surtout connu pour ses méthodes brutales. Les affirmations du père selon lesquelles Tarkhan, et son frère Tamaz, auraient travaillé pour les services de renseignement géorgiens ont été confirmées  par un responsable militaire géorgien sous couvert de l’anonymat. Il les aurait quittés après avoir contracté la tuberculose.
    selon le Daily Beast, c’est après s’être enrôlé en 2006 dans l’armée géorgienne que Tarkhan aurait rejoint les rangs des Spetsnaz qui venaient d’être créés. Pendant la guerre de 2008 entre la Russie et la Géorgie, il aurait eu pour mission d’espionner les mouvements des chars russes.
    Tarkhan a épousé Seda Dudurkaeva, qui se fait appeler Aïcha. Elle est la fille d’Asu Dudurkaev, un ancien ministre démis de ses fonctions pour des raisons sécuritaires par le président Ramzan Kadyrov, proche du président russe Valdimir Poutine. Seda était l’épouse d’un autre jihadiste tchétchène, Hamzat Borchashvili, alias Abou Abdallah qui a été tué lors de combats. 

    Seda_Hamza_Tarkhan.jpg
      Seda Dudurkaeva, alias  Aïcha et Hamzat Borchashvili derrière. Abou Omar à gauche

     

     

     

     

     

     

     

    Le vrai chef des Jihadistes tchétchènes est Tamaz Barirachvelli
    Le véritable chef de la brigade tchétchène de l’Etat Islamique ne serait pas Tarkhan mais son frère Tamaz. C’est tout au moins ce qu’a révélé le père Batirachvelli aux journalistes de Daily Beast. Tamaz a combattu en Tchétchénie. Le père a expliqué que Tamaz avait participé aux combats des séparatistes tchétchènes contre l’armée russe dans les années 90 du siècle dernier. C’est lui qui a pris la décision d’emmener toute sa famille en Syrie lors de l’éclatement de la guerre civile. « C’est lui le cerveau de tous les éléments tchétchènes qui ont rejoint les rangs de Daesh en Irak et en Syrie. Il ne porte jamais de treillis militaire dans ses déplacements », a-t-il confié.

    Abou Omar sert de leurre à Tamaz, le véritable chef des Tchétchènes
    Il y avait quelque chose d’irréel dans les apparitions d’Abou Omar sur les vidéos tchétchènes – je ne sais quoi de manque de sérieux, de juvénile dans ses propos. L’intuition ne m’avait pas trompé. Le journal Daily Beast a confirmé que le trop visible  jihadiste à la barbe rousse, l'un des terroristes les plus recherchés de la planète, pourrait bien être un leurre pour son frère aîné, le cerveau derrière les agents tchétchènes qui exécutent les offensives de Daesh en Syrie et en Irak ».
    Cela explique pourquoi, explique le journal américain, contrairement aux autres hauts commandants de Daesh, Tarkhan se laisse photographier. Ils créent l'illusion qu'il est la "tête du serpent,  alors que le véritable architecte de l'opération de l’Etat Islamique en Syrie est Tamaz Batirashvili qui, lui, reste dans l'ombre ». Cela serait d’autant plus facile que les deux hommes se ressemblent beaucoup, selon le père.

    Tamaz, un Jihadiste au service des Georgiens contre les Russes ?
    Les qualités de Tamaz Batirashvili, l'aîné des deux Tchétchènes, ont également été confirmées par un ancien responsable militaire géorgien. « Il y avait des hommes beaucoup plus professionnels et expérimentés dans le groupe de la vallée de Pankisi qui ont travaillé avec l'agence d'espionnage géorgienne. "Tarkhan était le seul novice», explique le militaire. "Nous ne l’avons recruté que parce que nous étions intéressés par son frère, Tamaz et ses compagnons, qui étaient «des vrais loups, des soldats expérimentés, et d’anciens combattants des guerres de Tchétchénie.», écrit le journal qui ajoute que la Géorgie pourrait avoir voulu recruter ces jihadistes pour faire face aux troupes russes.

    Jean René Belliard