JEAN RENÉ BELLIARD - Page 7

  • Irak: Des manifestants attaquent l’ambassade américaine à Bagdad pour protester contre les raids

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    Des milliers de manifestants ont attaqué mardi l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad, brûlant des drapeaux, arrachant des caméras de surveillance et criant « Mort à l’Amérique », après des raids américains meurtriers contre un groupe armé irakien pro-iranien, ont constaté des journalistes de l’AFP.
    Les participants au cortège funéraire de 25 combattants tués dans les raids aériens dimanche en Irak, sont parvenus à traverser sans encombre l’ensemble des checkpoints de l’ultra-sécurisée Zone verte de Bagdad, où siège l’ambassade. Mais les forces de sécurité irakiennes se sont ensuite interposées aux portes de l’ambassade, alors que les manifestants devenaient violents.
    Les manifestants sont des hommes en uniforme de combattants du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires dominée par des factions chiites pro-iraniennes à laquelle appartiennent les brigades du Hezbollah, la faction visée par les raids, mais aussi des femmes brandissant des drapeaux irakiens et du Hachd.
    Portant des banderoles proclamant « Le Parlement doit dégager les troupes américaines, sinon c’est nous qui allons les dégager », « Fermez l’ambassade américaine à Bagdad », ils ont crié « l’Amérique est le grand Satan ».
    Le sentiment anti-américain a été ravivé par les raids menés en représailles à la mort d’un sous-traitant américain dans une attaque à la roquette contre une base en Irak, non revendiquée mais attribuée par Washington à la faction chiite des brigades du Hezbollah.

    Le Hachd al-Chaabi, qui a aidé le pouvoir irakien dans la lutte antijihadistes, a été intégré aux forces régulières.

    Sinan Salaheddin Mahmoud@sinansm
     

    Shiite fighters protest outside the in Baghdad's Green Zone.

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    Les manifestants ont mis le feu au kiosque de sécurité à l'entrée du complexe de l'ambassade américaine à Bagdad, selon Reuters.

    Soldats américains à l'intérieur de l'ambassade pour la protéger - des fenêtres les séparent des manifestants

    Footage of states protection force at the Embassy compound in ,

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    More footage of Protection force inside the Embassy reception area.

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  • Russie: Attentat déjoué à Saint-Pétersbourg – Un suspect avait prêté allégeance à Daech

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    L’un des deux suspects d’un projet d’attentat déjoué à Saint-Pétersbourg avec l’aide de Washington avait prêté allégeance au groupe Etat islamique , ont annoncé lundi les services de sécurité russes (FSB).
    Une vidéo diffusée par le FSB montre l’arrestation vendredi des deux personnes, d’apparence slave, et la perquisition de leur appartement où sont visibles des munitions, des armes blanches, des fils électriques et des vêtements noirs.
    Les services russes ont indiqué dans un communiqué que les deux hommes, dont les noms n’ont pas été rendus publics, ont reconnu leur culpabilité. Une enquête a été ouverte pour « participation à une entreprise terroriste ».
    Une vidéo diffusée par le FSB aux agences russes montre également une personne, le visage masqué, prononçant un serment d’allégeance en arabe. Il s’agit de l’un des deux suspects, selon le FSB.
    Ce projet d’attentat dans la deuxième ville de Russie a été déjoué, selon Moscou, grâce à des renseignements transmis par les Etats-Unis. Le président Vladimir Poutine a remercié dimanche lors d’un entretien téléphonique son homologue Donald Trump.
    Selon le FSB, les deux personnes arrêtées voulaient commettre ces attaques dans « des endroits très fréquentés » à Saint-Pétersbourg, l’ancienne et touristique capitale impériale, lors des vacances et célébrations du Nouvel An.
    Bien qu’opposés farouchement sur de nombreux dossiers internationaux, Moscou et Washington pointent régulièrement leur volonté réciproque de lutter contre le terrorisme.
    En décembre 2017, un attentat de l’EI visant la très touristique cathédrale Notre-Dame-de-Kazan de Saint-Pétersbourg avait déjà été déjoué grâce à des informations transmises par le renseignement américain. Le Kremlin avait vanté un « cas exemplaire » de coopération.

  • Somalie: Les USA annoncent avoir tué quatre islamistes Shebab dans des frappes

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    Les Etats-Unis ont tué dimanche quatre « terroristes » lors de frappes menées en Somalie contre les miliciens islamistes shebab, a annoncé l’armée américaine au lendemain d’un attentat qui a fait au moins 79 morts à Mogadiscio.
    « Ces frappes aériennes de précision visaient des miliciens shebab responsables d’actes terroristes contre des citoyens somaliens innocents en coordination avec El-Qaëda », a déclaré dans un communiqué le commandement militaire américain pour l’Afrique (US Africa Command ou AFRICOM).
    « En coordination avec le gouvernement fédéral somalien, l’US Africa Command a effectué le 29 décembre trois frappes aériennes en deux endroits visant des miliciens shebab », indique le communiqué, qui identifie les lieux des frappes comme « Qunyo Barrow » et « Caliyoow Barrow ».
    Samedi, un attentat à la voiture piégée a fait au moins 90 morts et des dizaines de blessés dans un quartier animé de Mogadiscio, la capitale somalienne.
    Au moins 16 des personnes tués étaient des étudiants de la Benadir University, un établissement privé de Mogadiscio. Ils se trouvaient dans un autobus lorsque la voiture piégée a explosé sur un carrefour très fréquenté dans le sud-est de la capitale.
    Renverser le gouvernement
    L’attentat n’a pas été revendiqué immédiatement, mais Mogadiscio est régulièrement frappée par des attentats des shebab qui luttent depuis plus d’une décennie pour tenter de renverser le gouvernement somalien.
    Chassés de Mogadiscio en 2011, les shebab, alliés d’El-Qaëda, ont perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats suicide. On estime qu’ils comptent actuellement entre 5.000 et 9.000 combattants.
    « Depuis les premières attaques des shebab en 2011, ce groupe a tué sans pitié des centaines de personnes », a déclaré le général américain William Gayler, qui dirige les opérations de l’AFRICOM.
    « Ils ont attaqué des partenaires et des alliés africains (des Etats-Unis) et des citoyens américains », a dit le général.
    Depuis 2015, il y a eu en Somalie 13 attentats avec des bilans dépassant les 20 morts, et onze d’entre eux ont eu lieu à Mogadiscio, selon des chiffres rassemblés par l’AFP. Tous ont été commis à la voiture piégée.
    Le plus meurtrier de l’histoire de la Somalie s’est produit en octobre 2017, lorsque l’explosion d’un camion piégé à Mogadiscio a fait 512 morts et 295 blessés.
    Il y a deux semaines, les shebab ont attaqué un hôtel de la capitale fréquenté par des responsables politiques, des officiers et des diplomates, faisant cinq morts.
    Présents en Somalie, les Etats-Unis y ont intensifié depuis avril 2017 leurs frappes aériennes après l’extension par le président Donald Trump des pouvoirs donnés à l’armée américaine pour lancer des opérations antiterroristes, par voie aérienne ou terrestre.
    En avril dernier, le commandement militaire américain pour l’Afrique a annoncé avoir tué 800 personnes en 110 attaques aériennes depuis avril 2017 dans ce pays de la Corne de l’Afrique.