JEAN RENÉ BELLIARD - Page 6

  • Afghanistan : Un commandant en chef des Talibans et 13 de ses collègues tués dans une opération dans la province de Kunduz

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    Un commandant taliban avec 13 de ses collègues a été tué à Kunduz ce matin.
    Hadi Jamal, responsable du 217e corps d’armée du Pamir, a déclaré que le mollah Khaksar, commandant en chef des talibans et 13 de ses collègues, a été tué lors d’une opération de commando avec l’appui des forces aériennes dans la périphérie du district de Khanabad, dans la banlieue de la ville de Kunduz.
    Plusieurs cachettes de Talibans et un véhicule, ont été détruits au cours de l’opération.

  • Afghanistan : Les talibans tuent 17 forces pro-gouvernementales dans la province de Takhar

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    Au moins 17 membres de la « force de soulèvement populaire » ont été tués lors d’une attaque nocturne des talibans dans la province de Takhar, dans le nord de l’Afghanistan, a déclaré un responsable dimanche.
    Mohammad Javad Hijri, un porte-parole du gouverneur de la province, a déclaré que quatre autres personnes avaient été blessées après que les insurgés aient attaqué la base des forces dans le district de Khwaja Bahauddin.
    Il a ajouté que la « force de soulèvement populaire » était dirigée par Malik Ahmad Tatar, un commandant redouté connu localement comme un ennemi impitoyable des talibans.
    Hijri a déclaré que des renforts ont été envoyés sur le site de l’attaque, ajoutant que les talibans ont été repoussés.
    Les talibans ont revendiqué l’attaque.
    Le groupe a multiplié les attaques contre les forces pro-gouvernementales récemment. Cette dernière attaque survient un jour après que les talibans aient tué 10 soldats lors d’une attaque à la bombe dans le sud de la province de Helmand.

  • Algérie: le président nomme Abdelaziz Djerad Premier ministre

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    Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a nommé vendredi Abdelaziz Djerad (photo) au poste de Premier ministre, a annoncé la télévision publique, citant un communiqué de la présidence.
    Peu connu sur la scène politique, il a « été chargé de constituer un nouveau gouvernement », selon la même source.
    Né en 1954 à Khenchela, il est diplômé de la faculté des sciences politiques d’Alger et docteur d’État de l’université Paris-Nanterre. Professeur de relations internationales à la faculté des sciences politiques et à l’École nationale d’administration (ENA), il a aussi dirigé cette prestigieuse école pendant cinq ans.
    Djerad a également exercé les fonctions de secrétaire général de la présidence de la République sous Liamine Zeroual et de secrétaire général du ministère des Affaires étrangères. Membre du bureau politique du FLN, il a été écarté en 2003 à cause, semble-t-il, de sa proximité avec Ali Benflis. C’est aussi à cette période qu’il a quitté le ministère des Affaires étrangères. Par la suite, il subira, selon des comptes rendus de la presse de l’époque, les représailles du cercle présidentiel.
    À l’époque déjà, il disait que « les commis de l’État ne doivent pas déshonorer leur fonction » et appelait à ce que « les serviteurs de l’État soient mis à l’abri des abus du pouvoir politique » (Liberté du 10 novembre 2003).
    Il a fait son retour au FLN en 2016 en tant que membre du comité central, mais il se retirera lorsque Djamel Ould Abbès est nommé secrétaire général du parti. Depuis quelques années, Abdelaziz Djerad est surtout connu pour ses ouvrages, ses articles et ses interventions dans les médias.
    Des déclarations favorables au Hirak (mouvement de contestation)
    Ces derniers mois, il n’a pas cessé d’éclairer l’opinion sur la situation politique du pays et les voies d’une sortie de crise rapide. Globalement, il s’est montré favorable au Hirak populaire dès le début et s’est toujours exprimé en faveur d’un changement des pratiques du système en place et du mode de gouvernance.
    En avril dernier, sur la Chaîne III, il proposait de « mettre en veilleuse l’article 102 » et déclarait sans ambiguïté que « la crise est politique, il faut une solution politique », en réponse à ceux qui privilégiaient de s’en tenir à la lettre de la Constitution.
    « Si un président est élu dans le cadre du dispositif actuel qui est imposé au peuple algérien, il y aura une autre crise plus importante et une rupture totale entre les gouvernants et les gouvernés », estimait-il encore.
    Dans un entretien à TSA en juin dernier, il a qualifié l’ANP de détenteur du pouvoir réel, et appelé au départ des fameux trois B. « Dans toute négociation ou dialogue, il y a des signaux qu’on doit envoyer au vis-à-vis avec qui on dialogue. Le pouvoir réel, en d’autres termes l’institution militaire, pourrait envoyer des signaux en faisant partir le Premier ministre et peut-être aussi le président de l’État, d’autant plus que le départ de ces deux personnages ne coûtera absolument rien politiquement. De mon point de vue, ce sera un avantage que de se débarrasser de ces verrous. Ensuite désigner soit une personnalité ou un groupe de personnes en vue de définir les termes d’un véritable dialogue. Il est clair qu’avec le Premier ministre et le chef d’État la confiance ne pourra pas être établie. Or, dans tout dialogue ou négociation il faut qu’il y ait une confiance entre les partenaires. Même s’ils ne sont pas d’accord sur la forme et le fond, le fait de se réunir autour d’une table n’a pas un coût politique pour l’institution militaire. C’est pour cela que les analystes ne comprennent pas le pourquoi de cette résistance. Personnellement je persiste à dire qu’il n’y a pas de coût politique en faisant partir Bedoui et Bensalah », disait-il.
    Quand il a été interviewé, toujours par TSA, en juillet, sur la situation des droits de l’Homme et la répression du hirak, ses propos ont été moins tranchés. « Quand vous constatez qu’il y a des slogans qui remettent en cause la direction de l’armée et l’institution militaire ou encore ceux qui essayent d’aborder les problèmes politiques, notamment l’opposition, en tentant de trouver une plateforme de dialogue, etc. Quand on constate la violence extraordinaire qu’il y a sur les réseaux sociaux sans qu’il y ait aucune proposition pour trouver une solution à la crise, tout cela suscite des réactions négatives », avait-il analysé.
    La nomination d’Abdelaziz Djerad s’apparente à un message envoyé au Hirak populaire. L’option de l’ouverture d’un dialogue avec ce dernier ne semble donc pas avoir été abandonnée. Ses proches le présentent même comme un « démocrate ». Il lui appartient de le confirmer maintenant qu’il est aux commandes de l’Exécutif. Ses premières décisions sont très attendues.
    Il succède à Sabri Boukadoum, ministre des Affaires étrangères qui avait été nommé Premier ministre par intérim après la démission de Noureddine Bedoui le 19 décembre, jour de l’intronisation de M. Tebboune comme nouveau chef de l’Etat.

  • Irak: la production d’un champ pétrolier arrêtée par les manifestants

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    La production a été arrêtée samedi dans un champ pétrolier du sud de l’Irak, des manifestants anti-gouvernementaux en bloquant l’accès, ont indiqué à l’AFP des sources policières et des cadres du secteur pétrolier.
    Il s’agit de la première interruption de la production dans un champ pétrolier en Irak depuis le début de manifestations inédites contre les autorités et leur parrain iranien, le 1er octobre.
    La production du champ de Nassiriya, à environ 300 km au sud de Bagdad, s’élève habituellement à 100.000 barils par jour. Samedi matin, elle a été interrompue car des manifestants bloquaient les accès au champ pour réclamer des emplois, ont indiqué des sources policières.
    Des cadres du secteur pétrolier sur place ont confirmé l’arrêt de la production qui, s’il est de courte durée, n’aura pas d’impact majeur sur la production et les exportations irakiennes, selon des experts.
    Les bâtiments administratifs de la compagnie nationale qui gère ce champ sont, eux, fermés depuis 50 jours par la campagne de désobéissance civile qui paralyse une bonne part du sud de l’Irak, ont ajouté ces cadres.
    Irak: Deuxième producteur de l’OPEP
    L’Irak est le deuxième producteur de l’Opep et exporte chaque jour en moyenne 3,6 millions de barils. Il est en proie depuis trois mois à une révolte déjà marquée par près de 460 morts et 25.000 blessés. L’or noir est l’unique ressource en devises du pays et représente 90% de ses recettes. Un tarissement de son flot serait un coup dur pour le gouvernement surendetté mais aussi pour l’économie nationale qui n’a jusqu’ici pas été touchée par les manifestations.
    Au niveau mondial, une baisse forte –et longue– des exportations irakiennes aurait un réel impact sur les prix, estiment les experts. Bagdad assure qu’elle réduira sa production, comme l’a décidé l’organisation pour pousser les prix à la hausse après une chute de 40% entre 2014 et 2019.
    En trois mois de manifestations, plusieurs sit-in et blocages de routes ont eu lieu dans le Sud, voisin de l’Iran, mais ces actions n’ont pas affecté la production des champs pétroliers.

  • Afghanistan: 10 soldats tués dans une attaque de talibans contre une base

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    Dix soldats afghans ont été tués dans une attaque des talibans contre une base militaire dans la province septentrionale de Helmand samedi, selon des responsables sur place.
    Les assaillants ont creusé un tunnel sous la base située dans le district de Sangin puis l’ont fait sauter avant de lancer un assaut, a dit à l’AFP Nawab Zadran, un porte-parole du 215è corps d’armée de Maiwand, dans le sud de l’Afghanistan. « Il y avait 18 soldats assurant la sécurité de la population de Sangin qui se trouvaient alors dans la base. Quatre ont été blessés et quatre ont repoussé l’attaque des talibans avec bravoure », a-t-il dit.
    Le porte-parole de la province, Omar Zawak, a confirmé l’attaque en expliquant que les dix soldats avaient été tués par l’explosion. Le porte-parole des talibans en Afghanistan, Zabihullah Mudjahid, a revendiqué l’assaut au nom du mouvement. La province de Helmand est une place forte des insurgés.
    Cette attaque intervient alors que les Etats-Unis et les talibans n’ont toujours pas repris leurs pourparlers sur un projet de retrait des forces américaines, qui prévoit a minima une réduction de la violence. Ces discussions ont été suspendues après une attaque des talibans contre la base militaire américaine de Bagram.
    Mardi, sept soldats afghans ont été tués dans une opération des talibans dans la province de Balkh (Nord). L’hiver marquait traditionnellement un ralentissement des hostilités, avec les combattants rejoignant leurs foyers et la neige gênant leurs déplacements. Ce n’est plus le cas depuis plusieurs années.