IRAK - Page 7

  • Irak: la production d’un champ pétrolier arrêtée par les manifestants

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    La production a été arrêtée samedi dans un champ pétrolier du sud de l’Irak, des manifestants anti-gouvernementaux en bloquant l’accès, ont indiqué à l’AFP des sources policières et des cadres du secteur pétrolier.
    Il s’agit de la première interruption de la production dans un champ pétrolier en Irak depuis le début de manifestations inédites contre les autorités et leur parrain iranien, le 1er octobre.
    La production du champ de Nassiriya, à environ 300 km au sud de Bagdad, s’élève habituellement à 100.000 barils par jour. Samedi matin, elle a été interrompue car des manifestants bloquaient les accès au champ pour réclamer des emplois, ont indiqué des sources policières.
    Des cadres du secteur pétrolier sur place ont confirmé l’arrêt de la production qui, s’il est de courte durée, n’aura pas d’impact majeur sur la production et les exportations irakiennes, selon des experts.
    Les bâtiments administratifs de la compagnie nationale qui gère ce champ sont, eux, fermés depuis 50 jours par la campagne de désobéissance civile qui paralyse une bonne part du sud de l’Irak, ont ajouté ces cadres.
    Irak: Deuxième producteur de l’OPEP
    L’Irak est le deuxième producteur de l’Opep et exporte chaque jour en moyenne 3,6 millions de barils. Il est en proie depuis trois mois à une révolte déjà marquée par près de 460 morts et 25.000 blessés. L’or noir est l’unique ressource en devises du pays et représente 90% de ses recettes. Un tarissement de son flot serait un coup dur pour le gouvernement surendetté mais aussi pour l’économie nationale qui n’a jusqu’ici pas été touchée par les manifestations.
    Au niveau mondial, une baisse forte –et longue– des exportations irakiennes aurait un réel impact sur les prix, estiment les experts. Bagdad assure qu’elle réduira sa production, comme l’a décidé l’organisation pour pousser les prix à la hausse après une chute de 40% entre 2014 et 2019.
    En trois mois de manifestations, plusieurs sit-in et blocages de routes ont eu lieu dans le Sud, voisin de l’Iran, mais ces actions n’ont pas affecté la production des champs pétroliers.

  • Irak: un sous-traitant américain tué dans une attaque à la roquette, des militaires blessés

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    Un sous-traitant américain a été tué vendredi dans une attaque à la roquette contre une base militaire irakienne à Kirkouk, a annoncé dans un communiqué la coalition anti-jihadiste menée par les Etats-Unis.
    « Plusieurs militaires américains et des membres du personnel irakien ont été blessés » sur cette base abritant des forces de la coalition et située dans le nord du pays, a-t-elle ajouté. « Les forces de sécurité irakiennes mènent la réponse (à l’attaque) et l’enquête. D’autres informations seront rendues publiques une fois qu’elles seront disponibles », a dit la coalition.
    Tir d’au moins 30 roquettes
    Un responsable américain au courant de l’enquête a dit à l’AFP, sous couvert de l’anonymat, qu’au moins 30 roquettes avaient frappé la base, touchant notamment un dépôt de munitions.
    Les bases abritant des soldats américains plusieurs fois attaquées par des factions pro-iraniennes depuis fin octobre
    Depuis fin octobre, des salves de roquettes se sont abattues à plusieurs reprises sur des secteurs où sont basés des soldats et des diplomates américains. Ces tirs n’ont pas été revendiqués, mais les Etats-Unis accusent les factions pro-Iran en Irak. Selon le responsable américain, l’attaque de la base à Kirkouk est la plus importante depuis le début de ces salves.
    Les Etats-Unis avaient appelé mi-décembre le gouvernement irakien à « prendre des mesures » pour faire cesser les attaques en Irak contre des intérêts américains. Le ministre américain de la Défense Mark Esper avait alors exprimé par téléphone son « inquiétude » au Premier ministre démissionnaire irakien Adel Abdel Mahdi « au sujet de ce qui apparaît comme des attaques contre des bases en Irak où pourraient se trouver des forces ou des équipements américains ». M. Abdel Mahdi avait de son côté appelé « tout le monde à ne pas ménager ses efforts pour empêcher une escalade qui menacera toutes les parties », redoutant selon un haut responsable irakien « qu’une réponse américaine à des tirs venus de parties pro-Iran ne dégénère en affrontements sur le sol irakien ».

  • Irak : le président menace de démissionner par opposition aux alliés de l’Iran au Parlement

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    Le président irakien Barham Salih (photo) a refusé jeudi de désigner le candidat d’un bloc parlementaire soutenu par l’Iran au poste de Premier ministre, disant qu’il préférerait démissionner plutôt que de nommer quelqu’un à ce poste qui serait rejeté par les manifestants.
    Le bloc Bina (bloc Fattah), dirigé par Hadi al-Amiri, chef d’une milice soutenue par l’Iran, avait désigné le gouverneur de Bassora Asaad al-Edani comme prochain Premier ministre après des semaines d’impasse politique.
    Mais Salih a déclaré dans un communiqué que la nomination d’Edani n’apaiserait pas les manifestants qui réclament un premier ministre indépendant et sans affiliation politique, ni ne contribuerait à calmer les troubles qui secouent le pays.
    Il a ajouté qu’il était prêt à démissionner parce que la Constitution ne lui donne pas le droit de rejeter les candidats à la fonction de premier ministre.
     » Par désir d’arrêter le sang et de maintenir la paix, et avec tout le respect dû à Asaad al-Edani, je refuse de le nommer « , a déclaré M. Salih. « C’est pourquoi je mets ma volonté de démissionner du poste de président à la disposition des membres du parlement afin qu’ils décident en tant que représentants du peuple ce qu’ils jugent bon ».
    La démission de Salih ne peut que compliquer l’impasse politique, car le législateur doit d’abord choisir son remplaçant et cette personne doit ensuite nommer un premier ministre. Selon la constitution, le président du parlement reprendra d’abord la présidence par intérim.
    Des protestations de masse ont agité l’Irak depuis le 1er octobre et les manifestants, jeunes pour la plupart, réclament une refonte d’un système qu’ils considèrent comme profondément corrompu et qui maintient la plupart des Irakiens dans la pauvreté. Plus de 450 personnes ont été tuées.
    Le Premier ministre Adel Abdul Mahdi a démissionné le mois dernier alors que les protestations se poursuivaient, mais il est resté en fonction à titre intérimaire.
    Selon des sources du bureau de Salih, le président a quitté Bagdad jeudi pour sa ville natale de Sulaimaniya dans la région semi-autonome du Kurdistan irakien et on annonce qu’il prononcera un discours télévisé plus tard.
    Les luttes intestines entre les partis politiques qui s’accrochent au pouvoir ont alimenté la crise et menacent de provoquer davantage de troubles alors que les manifestants perdent patience face à l’impasse.
    Deux blocs politiques – Bina, soutenu par l’Iran, et Islah, dirigé par le religieux chiite Moqtada al-Sadr – sont étroitement impliqués dans des accords en coulisses pour s’entendre sur un candidat.
    Un roc et une
    Un accord sur les délicates questions politico-confessionnelles semble peu probable. Le président se retrouve face aux partis pro-iraniens et confronté aux demandes du peuple.
     » En disant qu’il est prêt à démissionner, il répond aux pressions de l’Iran et de ses alliés, disant qu’il préfère démissionner plutôt que d’être un bouc émissaire et il tire le tapis sous les pieds des partis pro-iraniens en choisissant de se ranger du côté des manifestants « .
    Le Parlement a approuvé une nouvelle loi électorale mardi, une demande essentielle des manifestants visant à rendre les élections plus équitables, mais l’impasse politique menace de provoquer davantage de troubles.
    Les manifestants réclament également un premier ministre indépendant, sans affiliation politique, et le retrait d’une élite dirigeante considérée comme s’enrichissant au détriment de l’État et servant des puissances étrangères – surtout l’Iran – alors que de nombreux Irakiens croupissent dans la pauvreté, sans emploi, sans soins de santé ni éducation.
    Depuis le renversement de Saddam Hussein en 2003, le pouvoir a été partagé selon des critères ethno-sectaires entre les partis des trois plus grandes communautés irakiennes.
    Le poste le plus puissant, celui de premier ministre, est occupé par un Arabe chiite, le président du parlement par un Arabe sunnite et la présidence par un Kurde.
    Les factions pro-iraniennes ont considéré que Salih se dérobait à ses devoirs et les législateurs de Bina ont déclaré que c’était un motif de destitution.
     » Des pressions américaines sont exercées sur le président Barham Salih pour l’empêcher de nommer le candidat du bloc majoritaire Edani « , a déclaré le député Bina Hamid al-Moussawi.
     » Le président qui menace de démissionner manque à son devoir constitutionnel et prend une mesure dangereuse… Barham a admis qu’il violait la constitution, ce qui nous donne le droit de le tenir pour responsable devant le Parlement et de le démettre de ses fonctions ».
    Les Etats-Unis et l’Iran – eux-mêmes adversaires de longue date – sont les deux principaux alliés de l’Irak. Les manifestants affirment que l’élite politique obéit aux puissances étrangères, principalement Téhéran et Washington, au détriment des intérêts des Irakiens ordinaires.
    Les législateurs du parti de Sadr, qui se présente comme un nationaliste, ont salué la décision de Salih et promis de le soutenir.
    « Nous sommes contre toute pression sur le président et nous le soutenons. Nous n’accepterons pas sa démission », a déclaré le député sadriste Sabah al-Uqaili.

  • Frontlive-Chrono – Lundi 23 décembre 2019

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  • Frontlive-Chrono – Dimanche 22 décembre 2019

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