Houthis - Page 9

  • Yémen: le chef des rebelles appelle à la « résistance » après l’échec de Genève

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    Le chef des rebelles Houthis a appelé samedi ses partisans à la « résistance » après l’échec de pourparlers pour la paix au Yémen sous l’égide de l’ONU à Genève.
    « Notre choix est celui de la détermination et de la résistance face à l’agression », a déclaré le chef des rebelles, Abdel Malek al-Houthi. « J’appelle le peuple libre et digne du Yémen à se rendre aujourd’hui sur tous les fronts », a-t-il poursuivi.
    La solution politique du conflit yéménite que tentait de mettre en place l’ONU est à nouveau dans une impasse. Les consultations prévues à Genève n’ont pas réussi à mettre fin à la guerre sanglante dans un avenir prévisible. L’échec laisse présager une nouvelle escalade dans le pays embourbé dans une crise humanitaire majeure, selon les experts.
    Les pourparlers indirects se sont terminés samedi 8 septembre 2018 avant même qu’ils aient commencé, après que les rebelles aient, à la dernière minute, refusé de se rendre à Genève sans une garantie de l’ONU qu’ils pourront retourner rapidement dans la capitale Sanaa qu’ils contrôlent.
    Les Nations Unies étaient censées parrainer à Genève, jeudi septembre, les premières consultations politiques entre les deux principaux partis au conflit, le gouvernement et les rebelles, avec l’espoir que le conflit pourrait être mis sur la voie d’une solution politique après des années de guerre.
    Alexander Mitersky, chercheur dans le domaine de la sécurité et de la défense, estime que les prochaines semaines « pourraient être critiques ».
    « Les pourparlers politiques n’ont pas commencé, il n’y a donc pas de voie politique à suivre, ce qui signifie que les actions des partis sur le terrain seront moins limitées », a déclaré le chercheur résident aux Emirats arabes unis.
    Les rebelles houthis contrôlent la capitale Sanaa et d’autres régions depuis septembre 2014. Les forces gouvernementales tentent de récupérer le terrain perdu avec le soutien d’une alliance militaire dirigée par l’Arabie saoudite depuis mars 2015.
    Les Nations Unies affirment que trois Yéménites sur quatre ont besoin d’une aide alimentaire alors qu’une nouvelle vague de choléra menace un pays dépourvu d’un secteur sanitaire efficace dévasté par la guerre.
    Depuis l’intervention saoudienne, environ 10 000 personnes, principalement des civils, ont été tuées au Yémen, dont plus de 2 000 enfants. 66 enfants ont été tués dans des frappes aériennes rien qu’en août dernier.
    Le conflit a plongé plus de huit millions de personnes dans la famine et provoqué la « pire crise humanitaire » au monde, selon les Nations unies, qui espéraient que les négociations de Genève marqueraient le début d’un cadre de négociations futures.
    « L’échec des pourparlers est un mauvais signe du processus de paix, même s’il y a encore un peu d’espoir que l’envoyé des Nations Unies soit en mesure de sauver quelque chose », a déclaré Graham Griffiths, analyste chez Risk Consulting.
    « Mais malgré tous ses efforts, nous ne voyons aucun signe d’une formule de paix susceptible de créer la confiance perdue entre les deux parties, ou de concessions potentielles qui les rapprochent ».
    L’envoyé des Nations Unies au Yémen, Martin Griffith, a déclaré samedi qu’il se rendrait à Muscat et à Sanaa dans les prochains jours pour préparer le terrain aux futures négociations, suggérant que des pourparlers séparés pourraient avoir lieu au début avec les deux parties.
    Griffith poursuit: « Sans aucun doute, nous allons assister à une escalade militaire, et l’échec des pourparlers de Genève va renforcer la conviction de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite qu’ils pourraient contraindre les Houthis par les armes à faire des concessions. »
    Les propos tenus samedi par le chef rebelle Abdulmalek al-Houthi ont confirmé l’impression qu’il fallait s’attendre à une escalade militaire. Dans un long discours, au cours duquel il a accusé la coalition d’être responsable de l’échec des pourparlers de Genève, il a appelé à la « fermeté » et à « la lutte contre l’agression ». Il a déclaré que « les personnes libres et honorables de ce cher peuple doivent être déterminées aujourd’hui sur le terrain ».
    Bataille de Hodeidah
    Griffith a débuté ses efforts pour réanimer le processus de paix après que l’alliance ait lancé le 13 juin une attaque sur la ville portuaire de Hodeidah, sur la mer Rouge.
    La plupart des approvisionnements envoyés aux millions de Yéménites entrent par ce port. Mais la coalition accuse les rebelles de se servir de ce port pour se procurer des armes et lancer des attaques contre les navires sur la mer Rouge.
    Début juillet, les Emirats Arabes Unis (EAU) ont annoncé la suspension de l’offensive contre la ville de Hodeidah pour permettre la médiation de l’ONU, exigeant le retrait des Houthis de la ville et du port.
    Avec l’échec des consultations à Genève, l’attention se porte à nouveau sur la ville de Hodeidah.
    « L’opération militaire contre la ville de Hodeidah pour expulser les Houthis pourrait reprendre car il n’y a eu aucun changement dans le processus politique », a déclaré Mitersky.
    Des combats ont éclaté, vendredi 7 septembre, entre les forces yéménites soutenues par la coalition et les rebelles Houthis à la périphérie de la ville de Hodeidah, ont indiqué des sources militaires.
    Les sources ont indiqué que « la résistance yéménite »,, qui comprend trois forces hétérogènes soutenues par les Emirats Arabes Unis, a lancé une offensive pour s’emparer de la ville après des semaines de calme sur les fronts sud et ouest de la ville.
    La semaine dernière, 38 insurgés ont été tués et 26 autres blessés dans des frappes aériennes visant des positions Houthi sur les fronts sud et ouest de Hodeidah.
    Mais la prise de la ville de Hodeidah représente un dilemme pour la coalition militaire car elle suppose des combats de rues qui pourraient conduire à de nombreuses victimes civiles, à un moment où la coalition cherche à redorer son image après avoir été accusé, le mois dernier, d’avoir tué des dizaines de civils, dont 40 enfants.
    « La seule préoccupation de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite est de faire face aux réactions de la communauté internationale », a déclaré M. Mitersky, ajoutant que « sa campagne militaire est menacée ».

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    • Yémen: le chef des rebelles appelle à la « résistance » après l’échec de Genève – Log in
    • Yémen: 84 morts dans des combats près de Hodeida après l’échec des pourparlers – Log in
  • Frontlive-Chrono – Dimanche 26 août 2018

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    • Libye: L’EI revendique une attaque contre un checkpoint militaire – Log in
    • Yémen: Les Houthis affirment avoir tiré deux missiles sur l’Arabie Saoudite – Log in
  • Yemen: A military assault on Hodeidah will almost certainly have catastrophic humanitarian impact

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    A bloody battle just ahead
    Yemeni government forces, supported by the Arab Coalition, are preparing to launch an assault on Hodeida, a strategically important port on the Red Sea. This is not the port through which international aid and, according to the Yemeni government and the Coalition, Iranian arms are delivered to the Shiite Houthi rebels.
    The problem is that the region is densely populated – about 600,000 inhabitants and displaced. However, the government forces do not seem to be in a position to win quickly over their adversaries, which means that the battle is likely to drag on, making the port inoperable. This means that the blockade of the areas controlled by the Shiite rebels will worsen, which suggests an explosion of the humanitarian catastrophe, already one of the worst the world has known.
    For its part, the Arab Coalition draws attention to the risks posed by the Houthis to shipping in the Red Sea, an international communication route of vital importance, at least for Europe. Already, Houthi rebels have repeatedly attacked Saudi oil tankers off Hodeida. It is therefore unlikely that both sides will pay any attention to the UN’s calls for restraint.
    A bloody battle in preparation
    Yemeni government forces, supported by the Arab Coalition, are preparing to launch an assault on Hodeida, a strategically important port on the Red Sea. This is not the port through which international aid and, according to the Yemeni government and the Coalition, Iranian arms are delivered to the Shiite Houthi rebels.
    The problem is that the region is densely populated – about 600,000 inhabitants and displaced. However, the government forces do not seem to be in a position to win quickly over their adversaries, which means that the battle is likely to drag on, making the port inoperable. This means that the blockade of the areas controlled by the Shiite rebels will worsen, which suggests an explosion of the humanitarian catastrophe, already one of the worst the world has known.
    For its part, the Arab Coalition draws attention to the risks posed by the Houthis to shipping in the Red Sea, an international communication route of vital importance, at least for Europe. Already, Houthi rebels have repeatedly attacked Saudi oil tankers off Hodeida. It is therefore unlikely that both sides will pay any attention to the UN’s calls for restraint.
    UN sounds alarm on Hodeida
    Humanitarian agencies in Yemen are deeply worried by the likely impact of a possible military assault on the port city of Hodeidah. The UN and its partners estimate that as many as 600,000 civilians are currently living in and around Hodeidah.
    “A military attack or siege on Hodeidah will impact hundreds of thousands of innocent civilians,” said Ms. Lise Grande, the Humanitarian Coordinator for Yemen. “Humanitarian organisations have rushed to develop a contingency plan. In a prolonged worst case, we fear that as many as 250,000 people may lose everything— even their lives.”
    In addition to being one of Yemen’s most densely populated areas, Hodeidah is the single most important point of entry for the food and basic supplies needed to prevent famine and a recurrence of a cholera epidemic. Close to 70 percent of Yemen’s imports, including commercial and humanitarian goods, enter through the ports of Hodeidah and Saleef, just to the north of Hodeidah.
    Our top priority is helping to ensure the 22 million Yemenis who need some form of humanitarian aid and protection receive the assistance they need,” said Ms. Grande. “Cutting off imports through Hodeidah for any length of time will put Yemen’s population at extreme, unjustifiable risk.”
    Across the country, people are desperate for food, medical help and protection. This is why humanitarian organisations have dramatically ramped up the amount of assistance we are providing. Yemen is already the worst humanitarian crisis in the world. With so many lives at stake, absolutely everything has to be done by the parties to the conflict to protect civilians and ensure they have the assistance they need to survive,” said Ms. Grande.
    The UN and partners are requesting USD 3 billion through the 2018 Humanitarian Response Plan to support 22.2 million people in need. To date, USD 1.5 billion, half of resources necessary for the year, has been received.

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    Jean René Belliard
    Groupe Ptolémée : +33757910350 

     

     

  • Yémen: un assaut contre Hodeida aura un impact « catastrophique » sur les civils, prévient l’ONU

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    Une bataille sanglante en préparation
    Les forces gouvernementales yéménites, appuyées par la Coalition arabe, se préparent à lancer l’assaut contre Hodeida, un port d’une importance stratégique considérable situé sur la Mer rouge. C’est par ce port qu’est acheminé l’aide internationale et, selon le gouvernement yéménite et la Coalition, les armes iraniennes à destination des rebelles chiites Houthis.
    Le problème est que la région est très peuplée – environ 600.000 habitants et déplacés. Or, les forces gouvernementales ne semblent pas être en mesure de l’emporter rapidement sur leurs adversaires, ce qui signifie que la bataille risque de s’éterniser, rendant le port inopérable. En conséquences le blocus des zones contrôlées par les rebelles chiites va s’aggraver, ce qui laisse envisager une explosion de la catastrophe humanitaire, déjà l’une des pires que le monde ait connues.
    De son côté, la Coalition arabe attire l’attention sur les risques que font peser les Houthis sur la navigation dans la Mer rouge, une voie de communication internationale d’une importance capitale, au moins pour l’Europe. Déjà, les rebelles houthis ont attaqué à plusieurs reprises des pétroliers saoudiens au large de Hodeida. Il est donc peu probable que les deux parties prêtent la moindre attention aux appels à la retenue lancés par l’ONU. 
    L’ONU tire la sonnette d’alarme sur Hodeida

    La coordinatrice humanitaire de l’ONU au Yémen a averti vendredi 8 juin 2018 que l’attaque des forces progouvernementales contre la ville portuaire de Hodeida (ouest), contrôlée par les rebelles houthis, aurait un « impact catastrophique » sur les civils.
    600.000 civils coincés à Hodeida
    « Une attaque militaire ou un siège touchera des centaines de milliers de civils innocents« , a dit Lise Grande dans un communiqué, dans lequel l’ONU estime à jusqu’à 600.000 le nombre de civils dans Hodeida et autour. « Dans les pires des cas, nous craignons que plus de 250.000 (d’entre eux) puissent tout perdre, même la vie », a mis en garde Mme Grande.
    Hodeida, seul port d’entrée de l’aide humanitaire
    Hodeida, sur la mer Rouge, est le principal point d’entrée des importations de marchandises et de l’aide humanitaire au Yémen, pays au bord de la famine et frappé par le choléra, qui vit « la pire crise humanitaire du monde » selon l’ONU.
    Les troupes progouvernementales, appuyées par la coalition militaire commandée par l’Arabie saoudite, se rapprochent de cette ville portuaire d’où elles cherchent à chasser les rebelles chiites houthis, soutenus par l’Iran.
    La coalition affirme que Hodeida est un point de départ pour des attaques rebelles en mer et le lieu par lequel l’Iran livrerait des armes aux houthis, ce que Téhéran dément.
    « Notre priorité est de répondre aux besoins de 22 millions de Yéménites en aide humanitaire et en protection« , a affirmé la coordinatrice de l’ONU. Or une « coupure des importations via Hodeida pour une longue période fera courir à la population yéménite un risque injustifié« , a-t-elle dit.
    Selon l’ONU, « près de 70% des importations yéménites, y compris les aides humanitaires et les médicaments, transitent par ce port et celui de Salif, juste au nord« .
    Le médiateur de l’ONU au Yémen Martin Griffiths avait exprimé les mêmes préoccupations mardi à l’issue d’une visite à Sanaa, la capitale yéménite contrôlée par les rebelles.
    « Outre les conséquences humanitaires d’une bataille, je suis aussi très inquiet concernant l’impact d’une telle attaque sur le processus politique » que l’ONU est « déterminée à faire avancer« , a dit M. Griffiths.
    Le médiateur onusien a par ailleurs appelé « toutes les parties » au conflit à créer « un environnement favorable à la reprise » de négociations politiques.
    Outre Hodeida et Sanaa, les houthis, issus de la minorité zaïdite (branche du chiisme), contrôlent depuis fin 2014 de vastes régions du nord et de l’ouest.
    Depuis 2015, le conflit au Yémen a fait près de 10.000 morts et plus de 55.000 blessés.

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    Jean René Belliard
    Groupe Ptolémée : +33757910350 
  • Frontlive-Chrono du 21 mai 2018

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    Articles publiés sur Frontlive-Chrono le 21 mai 2018

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