Gouvernement de l'Est libyen - Page 4

  • Libye : Le ministre de l'Intérieur du Gouvernement d'Accord National (GNA) rétabli dans ses fonctions

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    Bachaga.jpgFathi Bachagha (photo), le ministre de l'Intérieur du Gouvernement de Tripoli (GNA) a retrouvé jeudi 3 août ses fonctions après avoir été suspendu provisoirement par le Premier ministre pour une enquête sur ses déclarations à la suite d'incidents survenus lors de manifestations à Tripoli.

    Un décret signé par Fayez al-Sarraj, chef du GNA, "lève la mesure de suspension provisoire de M. Fathi Bachagha, ministre de l'Intérieur, et le rétablit dans ses fonctions à compter de cette date (jeudi)".

    Le décret, publié sur la page Facebook du GNA, ne fait pas mention de l'enquête ou de ses conclusions.

    Selon des vidéos et photos qui ont circulé sur les réseaux sociaux, M. Bachagha est arrivé à la mi-journée au siège du gouvernement à Tripoli, accompagné d'une forte présence policière, pour son audition qui s'est déroulée à huis clos contrairement à ce qu'il avait exigé.

    Le 23 août, M. Bachagha avait été "suspendu provisoirement" par M. Sarraj en attendant une "enquête administrative" sur "ses déclarations concernant les manifestations et les incidents survenus à Tripoli et dans d'autres villes".

    Le ministre avait "pris acte" de sa suspension mais avait demandé à ce que son audition soit "publique et retransmise en directe" par les médias pour qu'il puisse "exposer les faits" aux Libyens, par souci de "transparence et des principes démocratiques".

    Il y a près de deux semaines, des centaines de Libyens ont manifesté pendant plusieurs jours à Tripoli, siège du GNA --reconnu par l'ONU et qui s'oppose au maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'Est.

    Ils protestaient contre la corruption et la détérioration de leurs conditions de vie, privés des services les plus basiques et épuisés par des années de conflits depuis la fin de la dictature de Mouammar Kadhafi en 2011.

    A plusieurs reprises, des hommes armés ont tiré à balles réelles pour disperser les manifestants, blessant plusieurs d'entre eux tandis que d'autres ont été arrêtés, des incidents que M. Bachagha avait dénoncés.

    Le ministre avait alors accusé des groupes armés d'avoir "enlevé et séquestré" des manifestants pacifiques, les menaçant de "recourir à la force pour protéger les civils".

    En visite en Turquie, allié politique et militaire du GNA face aux pro-Haftar --soutenus eux par l'Egypte, les Emirats arabes unis, l'Arabie Saoudite et la Russie-- lorsque sa suspension avait été annoncée, M. Bachagha était rentré le lendemain à Tripoli.

  • Libye : Les deux parties en conflit ont reçu environ 100 avions et 12 navires de fournitures militaires, selon l'ONU

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    La Représentante spéciale par intérim du Secrétaire général des Nations Unies en Libye, Stephanie Williams, a déclaré lors d'une session du Conseil de sécurité des Nations Unies que depuis le 8 juillet, les forces du maréchal Khalifa Haftar ont reçu environ 70 vols de ravitaillement en matériel militaire qui sont arrivés dans les aéroports de l'est, tandis que 30 vols de ravitaillement ont été envoyés aux aéroports de La Libye occidentale pour soutenir les forces du gouvernement de Tripoli (GNA). En plus de l'arrivée de neuf cargos à l'appui du gouvernement d'accord national (GNA) et de trois cargos pour soutenir Haftar. Ces livraisons sont considérées comme une continuation de la violation de l'embargo international sur les armes imposé à la Libye depuis 2011.

    La Représentante spéciale par intérim du Secrétaire général des Nations Unies en Libye, Stephanie Williams, a exprimé mercredi lors d'une session du Conseil de sécurité des Nations Unies ses regrets face aux violations continues de l'interdiction de l'ONU imposée depuis 2011 sur l'envoi d'armes dans ce pays.

    S'adressant aux membres du conseil, Williams a déclaré que «depuis le dernier exposé du Secrétaire général le 8 juillet, environ 70 vols de ravitaillement ont atterri dans les aéroports de l'est en soutien aux forces du maréchal Khalifa Haftar, tandis que 30 vols de ravitaillement ont été envoyés vers les aéroports de l'ouest de la Libye en soutien au gouvernement d'accord national."

    "De même, environ neuf cargos ont accosté dans les ports occidentaux en appui au Gouvernement d'accord national, alors qu'il a été signalé que trois cargos étaient arrivés en appui aux forces" dirigées par Haftar, a-t-elle ajouté lors d'une séance consacrée au Conseil de sécurité pour discuter de la situation en Libye.

    L'envoyé de l'ONU a souligné que "les sponsors étrangers renforcent leurs actifs dans les principales bases aériennes libyennes à l'Est et à l'Ouest", déplorant que toutes ces activités "constituent une violation grave de la souveraineté de la Libye et une violation flagrante de l'embargo sur les armes imposé par les Nations Unies" à ce pays en 2011.

    Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye a connu des conflits successifs qui ont épuisé la population du pays qui possède les plus grandes réserves de pétrole en Afrique.

    Williams a expliqué que la Mission d'appui des Nations Unies en Libye, dont le mandat est censé être renouvelé à la mi-septembre, "reçoit toujours des informations faisant état de la présence de mercenaires et d'agents étrangers à grande échelle, ce qui augmente la complexité des dynamiques locales et les chances de parvenir à un règlement à l'avenir".

    La Turquie soutient le gouvernement d'accord national reconnu par les Nations Unies, tandis que les Émirats arabes unis, l'Égypte et la Russie soutiennent le camp de Haftar.

    Au cours de la session, l'ambassadeur de Russie aux Nations Unies, Vasily Nebenzia, a rejeté les accusations répétées portées contre la Russie d'ingérence militaire en Libye, soulignant qu '"il n'y a même pas une armée russe en Libye".

    En revanche, l'ambassadeur américain Kelly Craft a critiqué la présence de mercenaires russes en Libye, liés au gouvernement russe.

    "Il n'y a pas de place en Libye pour les mercenaires étrangers, y compris le groupe Wagner du ministère russe de la Défense, qui combat aux côtés et en soutien des forces fidèles à Haftar", a-t-elle déclaré.

    L'ambassadeur de France, Nicolas de Rivière, a appelé de son côté au renforcement de la mission des Nations Unies en Libye afin qu'elle puisse superviser un éventuel cessez-le-feu et mieux faire respecter l'embargo sur les armes.

    Au cours de la session, plusieurs membres du Conseil ont appelé à la nomination dans les meilleurs délais d'un véritable envoyé de l'ONU en Libye.

    En raison des désaccords actuels entre les États-Unis et leurs partenaires sur les tâches spécifiques de l'envoyé de l'ONU en Libye, le successeur de Ghassan Salameh, qui a démissionné en mars 2020 pour des raisons de santé, n'a pas encore été nommé.

    Depuis 2015, deux puissances au pouvoir sont en conflit: le gouvernement d'accord national (GNA) dirigé par Fayez al-Sarraj, basé à Tripoli (ouest), et un gouvernement parallèle (HoR) soutenu par le maréchal Khalifa Haftar dans l'est du pays.

  • Libye : L'annonce de cessez-le-feu est un "coup médiatique", selon le porte-parole du maréchal Haftar

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    mesmari.jpgLe porte-parole du maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen, a critiqué l'annonce d'un cessez-le-feu dans le pays, le qualifiant de simple "coup médiatique" de la part du gouvernement d'Accord National (GNA), accusé de préparer une nouvelle offensive armée.

    Vendredi, un cessez-le-feu avait été annoncé dans deux communiqués séparés, l'un signé par le chef du GNA Fayez al-Sarraj, et le second par Aguila Saleh, président du Parlement libyen élu et membre du camp du maréchal Haftar. Les deux textes ont également évoqué l'organisation prochaine d'élections dans ce pays en proie au chaos à la suite de la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, et déchiré entre deux autorités rivales, l'une à l'Ouest incarnée par le GNA, reconnu par l'ONU, et l'autre à l'Est par Khalifa Haftar.

    "C'est du marketing médiatique. (...) La vérité, c'est ce qui se passe sur le terrain", a toutefois commenté dans la nuit de dimanche à lundi Ahmad al-Mesmari (photo), dans une première réaction de ce porte-parole du maréchal Haftar. Montrant une carte de la région autour de Syrte, où le front est stabilisé depuis plusieurs semaines, M. Mesmari a affirmé: "les forces pro-GNA ont l'intention d'attaquer nos unités à Syrte et à Joufra puis avanceront vers la zone du Croissant pétrolier", plus à l'est et où se situent les principaux terminaux pétroliers du pays, selon lui. "Au cours des 24 dernières heures, nous avons observé des navires et des frégates turcs avancer vers Syrte (...). Nous riposterons à tout acte hostile", a-t-il clamé. Intervenant ensuite sur la chaîne de télévision saoudienne Al-Arabiya Al-Hadath, ce porte-parole a tempéré son propos en affirmant que le camp Haftar ne rejetait "pas" le cessez-le-feu... tout en estimant que le texte de vendredi du GNA avait été "rédigé par Ankara". Il n'a fait aucune mention de celui de Aguila Saleh.

    Cette annonce d'un cessez-le-feu a été saluée par l'ONU ou encore par l'Union européenne comme une possible avancée dans ce conflit où interviennent un grand nombre de puissances étrangères. D'un côté, la Turquie et le Qatar appuient le GNA, de l'autre, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et l'Egypte soutiennent les forces pro-Haftar. Ces dernières, après l'échec de leur offensive lancée sur Tripoli en avril 2019, se sont retirées vers la ville côtière de Syrte (450 km à l'est de Tripoli), verrou stratégique vers les principaux sites pétroliers et la base aérienne d'al-Joufra, au sud.

  • Libye : Les autorités rivales annoncent des élections prochaines et l'arrêt des combats

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    Les autorités rivales en Libye ont annoncé séparément vendredi l'organisation d'élections prochainement et la cessation de tous les combats sur le territoire, une "entente" saluée par l'ONU.

    Dans deux communiqués distincts, Fayez al-Sarraj, chef du Conseil présidentiel du Gouvernement d'union nationale (GNA), basé à Tripoli et reconnu par l'ONU, et Aguila Saleh, président du Parlement élu, basé dans l'est du pays, ont annoncé des élections prochainement et ordonné à toutes les parties d'observer "un cessez-le-feu immédiat et l'arrêt de tous les combats sur tout le territoire libyen".

    Seule exigence de la part de Fayez al-Sarraj : la démilitarisation de Syrte et Jufra, ce que le maréchal Haftar, soutenu par Auila Saleh, a peu de chance d'accepter.

  • Libye : l'Egypte prête à envoyer ses soldats

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    Le Parlement égyptien a approuvé à l'unanimité, lundi 20 juillet, la disposition autorisant le déploiement de troupes en dehors des frontières nationales. Ce vote intervient après que le président, Abdel Fattah al-Sissi, ait menacé de prendre des mesures militaires contre les forces du Gouvernement d'Accord national (GNA) de Tripoli, soutenu par la Turquie.
    "Le Parlement a approuvé à l'unanimité le déploiement des forces armées égyptiennes dans des missions de combat en dehors des frontières nationales pour défendre la sécurité de notre pays contre les milices armées et les éléments terroristes étrangers", a déclaré l'organe législatif du Caire dans une note. Le déploiement des troupes aura lieu sur le "front occidental", une référence claire à la frontière avec la Libye. Selon le journal Al-Jazeera, cette initiative risque d'entraîner une confrontation directe entre l'Égypte et la Turquie.
    La chef de la mission de soutien des Nations unies en Libye, Stephanie Williams, peu avant l'annonce égyptienne, avait appelé toutes les parties impliquées dans le conflit à un cessez-le-feu immédiat "pour épargner les 125 000 habitants libyens en danger et mettre fin aux violations flagrantes de l'embargo sur les armes". Les commentaires du représentant de l'ONU sont arrivés immédiatement après la rencontre avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune, qui a proposé de lancer une initiative de paix avec la médiation de l'Algérie et de la Tunisie.
    Dans l'intervalle, la Turquie, lors d'une réunion trilatérale à Ankara le lundi 20 juillet entre les ministres libyen, turc et maltais, a appelé à une cessation "immédiate" du soutien au général Khalifa Haftar, chef de l'Armée Nationale Libyenne (ANL) et a exhorté les parties à accroître la coopération régionale afin de contribuer à la stabilité et à la paix en Méditerranée. "Il est essentiel que toute aide et tout soutien apportés au coup d'État de Haftar, qui entrave la paix, la tranquillité, la sécurité et l'intégrité territoriale de la Libye, prennent fin immédiatement", a déclaré le ministre turc de la défense, Hulusi Akar, à la fin de la conférence. "Les partisans de Haftar devraient cesser de soutenir un projet irréaliste et erroné", a déclaré le ministre de l'Intérieur du gouvernement de Tripoli, Fathi Bashaga.
    Depuis le 6 juin, l'Égypte appelle l'armée du gouvernement de Tripoli et son allié turc à mettre fin aux combats, exhortant les parties impliquées dans le conflit à retirer les forces étrangères de Libye. Plusieurs pays arabes et européens, comme la France, ont salué l'initiative égyptienne, mais la Turquie et les forces de Tripoli elles-mêmes ont ignoré la soi-disant "Initiative du Caire". Cela a conduit le président égyptien al-Sissi, le 20 juin, à ordonner à ses forces aériennes de se préparer à une éventuelle opération militaire à l'intérieur ou à l'extérieur de l'Égypte. Pour le GNA, de telles déclarations devaient être considérées comme une "déclaration de guerre".
    Le dimanche 19 juillet, le quotidien égyptien Al-Ahram a rapporté que le vote au Parlement visait à donner à al-Sissi le pouvoir d'"intervenir militairement en Libye pour aider à défendre son voisin occidental contre l'agression turque". Le 13 juillet déjà, le Parlement de Tobrouk (HoR), la seule autorité élue du pays, avait accordé à l'Égypte l'autorisation d'entrer en Libye en cas de menace imminente pour la sécurité libyenne et égyptienne. Le 15 juillet, l'armée du GNA a révélé avoir découvert une cargaison de fournitures militaires en provenance d'Égypte et à destination de la ville de Tobrouk. Enfin, le 16 juillet, al-Sissi a organisé une réunion au Caire avec plus de 50 anciens de tribus libyennes et des dignitaires affiliés à l'ANL pour exposer les futures actions de l'armée égyptienne en soutien aux forces de Haftar. A cette occasion, le président a déclaré qu'il n'hésiterait pas face aux menaces permanentes qui pèsent sur la sécurité intérieure et nord-africaine et s'est dit prêt à armer les tribus libyennes de manière à permettre la mise en place d'une "armée nationale capable de faire face aux forces tripolitaines".

     

  • Libye : guerre aérienne dans le ciel libyen

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    Les moyens utilisés pour mener l'attaque aérienne, menée entre les 4 et 5 juillet, contre la base aérienne d'al-Watiya, contrôlée par les forces de Tripoli et la Turquie, pourraient révéler l'implication militaire active en Libye de pays comme la France ou l'Egypte.
    Selon des rapports publiés par l'Arab Weekly, certaines sources affirment que les avions de guerre qui ont frappé la base aérienne d'Al-Watiya, située dans l'ouest de la Libye, étaient des Rafale. Les pays qui possèdent ce type d'avion et qui sont à portée de la base attaquée sont la France et l'Egypte. Les sources ont également qualifié l'offensive de "réponse rapide" à la visite du ministre turc de la défense, Hulusi Akar, à Tripoli le 3 juillet.
    La présence turque en Libye est une source de préoccupation pour le Caire et Paris, qui ont fortement critiqué Ankara pour son rôle dans le conflit libyen. L'Égypte a menacé d'intervenir militairement si les milices de Tripoli, soutenues par la Turquie, tentaient d'avancer vers Syrte. Le 20 juin, le président égyptien, Abdel Fattah al-Sisi, a déclaré que le Caire avait le droit, en vertu de la Charte des Nations unies, d'entreprendre une action militaire en Libye pour protéger ses frontières. Pour sa part, Paris a qualifié d'"inacceptables" les agissements des Turcs, soulignant qu'il ne permettrait pas que cela continue.
    Les tensions entre la France et la Turquie se sont accrues suite à l'incident du 10 juin dernier, lorsqu'un navire de guerre turc a empêché l'un des navires de la mission européenne chargée de faire respecter l'embargo sur les armes imposé en Libye, l'opération Irini, d'inspecter un cargo suspect au large des côtes libyennes. Paris a considéré la conduite turque comme un acte hostile selon les règles d'engagement de l'OTAN. D'autre part, Ankara a nié avoir causé des problèmes à la frégate française. De son côté, le Secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a annoncé, le 18 juin dernier, que l'Alliance allait lancer les enquêtes nécessaires pour établir les faits.
    Arab Weekly explique que la récente attaque aérienne contre Al-Watiya prouvait que les "lignes rouges" dans l'espace aérien étaient différentes de celles qui valent au sol. Bien que la France ou l'Égypte ne soient pas intervenues militairement avec leurs troupes au sol, cela n'exclut pas qu'elles aient pu mener des attaques aériennes. En fait, les chasseurs et les drones positionnés sur la base d'Al-Watiya constituent une menace directe pour les unités de l'Armée Nationale Libyenne, commandée par le maréchal Khalifa Haftar et déployées à Syrte, sur la base militaire de Jufra et dans l'est libyen. Les sites de renseignement égyptiens ont publié des photos non datées de batteries de missiles et de radars Hawk, qui selon eux faisaient partie des cibles touchées lors de l'attaque du 4 et 5 juillet. Bien que les médias turcs et qataris aient nié qu'il y ait eu des victimes lors de l'attaque, une source libyenne a rapporté que les raids avaient causé la mort d'un nombre indéterminé de soldats turcs.
    La base d'al-Watiya
    La base d'al-Watiya, définie comme stratégique pour son emplacement, était considérée comme l'un des plus grands bastions de l'Armée nationale libyenne (LNA) et de son général, Khalifa Haftar, dans l'ouest de la Libye. Les forces de Tripoli, appuyées par la Turquie, ont pu prendre le contrôle de cette base le 18 mai et s'y installer.

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    Le lendemain de l'attaque du 4 juillet, le gouvernement de Tripoli a accusé "une force aérienne étrangère" d'être responsable du bombardement de la base, sans donner plus de détails sur l'identité des avions ou des cibles touchées. Ibrahim al-Darsi, membre du Parlement de Tobrouk (HoR), a déclaré que "les attaques aériennes ont été lancées par des forces que nous connaissons" et a ajouté que l'assaut était "un message clair et constituait une gifle forte et douloureuse au visage du président turc Recep Tayyip Erdogan et de ses affidés en Libye, en particulier le gouvernement de milices dirigé par Fayez al-Sarraj".
    Dans un entretien téléphonique avec Arab Weekly, al-Darsi a déclaré que les raids "confirment que l'arène libyenne n'est pas vide, mais qu'elle comprend des forces qui ont la capacité de frapper fort n'importe où, n'importe quand. Selon le député, le moment choisi pour les attaques est un avertissement direct à Erdogan et lui rappelle que les "lignes rouges" ne doivent pas être franchies, comme une éventuelle attaque contre la ville de Syrte et la base de Jufra. Le 3 juillet, le ministre turc de la défense Akar, s'adressant aux soldats turcs en Libye, a déclaré que le rêve de Haftar de contrôler toute la Libye n'avait pas été réalisé, grâce aux efforts des troupes turques, qui ont changé l'équilibre des forces et éliminé cette menace. Le même jour, Le maréchal Haftar lui répondait le même jour que ses forces restaient fermes. L'attaque du 4 juillet était finalement une confirmation des intentions de l'Armée Nationale Libyenne et de ses alliés de lutter jusqu'au départ complet des forces turques de Libye

     

  • Frontlive-Chrono du lundi 13 janvier 2019 - Les informations essentielles sur le Moyen Orient, l'Afrique du nord et le Sahel

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    Burkina Faso: 9 personnes tuées dans une attaque à Sollé

    Au moins neuf personnes ont été tuées par des hommes armés non identifiés sur l’axe Titao-Sollé dans la province du Lorum (région du Nord) selon une source locale. Ce sont deux véhicules transportant des commerçants qui ont été attaqués, sur l’axe Titao-Sollé situé dans la province du Lorum dans la région du Nord. « Les assaillants…

    Libye: du « progrès » à Moscou, mais Haftar demande du temps pour réfléchir, selon Lavrov

    Un « certain progrès » a été obtenu lundi à l’issue de négociations à Moscou destinées à signer un accord formel de cessez-le-feu en Libye entre les deux chefs belligérants, a annoncé le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Les négociations impliquant les délégations entre les deux camps, qui ont duré environ sept heures, ont été…

    Iran: Troisième journée de manifestations anti-régime – Des forces de sécurité blessés

    Des clips vidéo publiés depuis l’intérieur de l’Iran sur les réseaux sociaux montrent des manifestants réunis lundi dans la capitale, Téhéran, pour la troisième journée consécutive, témoignant de la colère générale à propos de l’aveu de l’armée d’avoir abattu l’avion ukrainien la semaine dernière. « Ils ont tué notre élite et les ont remplacés par des…