Ghouta orientale - Page 6

  • 12 décembre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

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    Cisjordanie
    Un Palestinien a attaqué à l'acide un groupe de civils israéliens, y compris des enfants, en Cisjordanie, non loin de Jérusalem ; Quatre personnes ont été blessées.
    L’agression a eu lieu dans l'après-midi du 12 Décembre près du point de contrôle "Minharot" au sud de Jérusalem. L’agresseur a pris une famille pour cible : les parents et leurs quatre filles. Seul le père souffrirait de brûlures chimiques de gravité moyenne. Les brûlures des quatre enfants seraient minimes.
    Des Israéliens qui se trouvaient près de la scène ont ouvert le feu et blessé l’assaillant.
    A signaler également : Le même jour, une voiture palestinienne s’est écrasée contre le mur de protection en béton d’un arrêt de bus près d'une base militaire à proximité de Naplouse. Le chauffeur palestinien a été légèrement blessé. 

    Front syrien

    Une réunion des services de renseignement de plusieurs pays à Amman
    Une réunion a eu lieu à l’ambassande des Etats-Unis à Amman en Jordanie. Elle réunissait des responsables de services de renseignement des Etats Unis, de Grande Bretagne, d'Arabie saoudite, du Qatar et de Jordanie. Le but de la réunion était d’examiner les modalités d'une offensive terrestre contre les positions de Daech en Syrie.
    Les participants auraient passé en revue les différentes stratégies offensives contre Daech et échangé des renseignements sécuritaires. Ils auraient également évoqué l'emploi des forces spéciales et des commandos sur le sol irakien et syrien dans le cadre d'une offensive terrestre. Rappelons que l’éventualité d’une offensive terrestre contre Daech par des forces étrangères sur le sol irakien a été rejetée à plusieurs reprises par le ministre irakien des AE : "pour l'Irak toute opération terrestre sur le sol irakien sous le prétexte de faire face à Daech est considérée comme une ligne rouge que l'Irak ne laissera jamais franchir".

    Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
    Onze Jihadistes de Daech ont péri, au cours d’une embuscade tendue par les forces de la défense populaire des Kurdes syriens (YPG), aux alentours d’Aïn al-Arab (Kobani).

    Alep et sa banlieue
    Les Aleppins ont vécu une nuit particulièrement violente en raison de l’escalade menée par les miliciens de l’opposition armée retranchés dans le quartier de Bani Zeid. Les quartiers résidentiels se trouvant aux confins de Bani Seid, dont Achrafiyyeh, Rue du Nil et rue Tichrine, ont reçus une quarantaine de projectiles, faisant 5 tués parmi la population et 40 blessés.
    De leur côté, l’AAS a bombardé les positions des rebelles à Cheikh Saïd, au sud d’Alep, causant des tués et des blessés dans leurs rangs.
    L’armée serait également en train d’opérer une avancée vers l’entrée nord d’Alep, ce qui pourrait lui permettre d’imposer un blocus aux régions contrôlées par les rebelles et vidées de leurs habitants.
    Dans le quartier Boustane al-Kacer, ligne de démarcation entre les quartiers de l’ouest d’Alep toujours entre les mains de l’Armée Arabe Syrienne (AAS) et les quartiers est tenus par les rebelles, un des dirigeants de la milice Hazm, soutenue par les Etats-Unis, a été grièvement blessé par l’explosion d’une voiture piégée.
    Selon le « Comité de réconciliation nationale d’Alep », tous les groupuscules armés des quartiers Halak et Haydariyyeh, proches des zones de combat, ont décidé de renoncer de participer aux combats. Exprimant leur volonté de profiter de la réconciliation et affichant leur soutien au plan de Di Mistura (l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie), elles disent « vouloir jouer un rôle de garant de la sécurité des quartiers pour empêcher les extrémistes de les utiliser pour combattre les troupes régulières », rapporte al-Akhbar.
    La situation est toujours aussi confuse en ce qui concerne le sort des villes chiites de Nobol et d'al-Zahra. Les rebelles sunnites ont tiré de nombreuses roquettes sur  ces deux localités tandis que les défenseurs lançaient une contre-attaque vers la ville de Mayer, infligeant des pertes à l’adversaire.

    Deraa (Sud syrien)
    De très violents combats ont opposé les Jihadistes de Daech et du Front al-Nosra aux soldats de l'Armée Arabe Syrienne (AAS) dans la localité de Jada al-Saad, proche de Deraa.
    La banlieue de Deraa est, également le théâtre de violents accrochages. L’AAS a pris pour cible des positions rebelles à Tal Chahab, Tafas, et al-Mazirab, ainsi qu’à Chekh Maskin, et une zone située entre les villages de Tafas et Atman, tous situés dans la banlieue de Deraa.
    Ci-dessous, plusieurs vidéos des combats de Sheikh Maskin. La localité défendue par la brigade 82 de l’AAS est en partie occupée par les rebelles du Front du Sud :
    Première vidéo (côté rebelles)
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=ba8314b6e6be
    et
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=b8ffef22b8d9
    Troisième vidéo (très courte) montrant un combat de rue :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=13b390769dd6

    Damas et sa banlieue
    Les combats, extrêmement intenses, se poursuivent à Douma et dans la Ghouta-orientale, où l'armée syrienne pilonne continuellement les positions de Jaïsh al-Islam (pro-saoudiens).
    Les affrontements entre soldats de l’AAS et rebelles se poursuivent, dans la localité de Jobar, à l’Est de Damas, où l’armée continue de progresser.
    Cette vidéo montre un bombardement au mortier des positions de l’AAS dans les environs de Jobar par les rebelles :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=13e0028fc5a1
    La video  (langue russe) suivante nous montre la localité de Htetet al-Turkman, ou ce qu’il en reste, après qu’elle ait été reprise par l’AAS. Htetet al-Tukman est située dans la banlieue de Damas :
    https://www.youtube.com/watch?v=68U_1dSgxac&list=UU3wZesPkjsxlnywLiT8IeNA&feature=player_detailpage
    Journal des combats autour de la base aérienne de Deir ez-Zhor
    Jeudi 11 décembre dans la soirée, Les Jihadistes de l’Etat Islamique ont lancé un tank suicide (BVIED) bourré de six tonnes d’explosifs contre l’enceinte de l’aéroport militaire de Deir ez-Zhor, au niveau de la localité d’al-Jafrat. L’explosion a endommagé en partie les fortifications de l’armée. L’objectif était d’ouvrir une brèche dans le système de défense à l’est de l’aéroport. Le kamikaze s’appelait Abou al-Farouq al-Libi. Il avait réussi à s’approcher de l’enceinte sans être repéré par les soldats, profitant de l’épais brouillard qui enveloppait la région. 

    Abou Farouq al-Libi.jpgAbou Farouq al-Libi

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un autre BVIED a été lancé contre l’enceinte orientale de l’aéroport, mais les défenseurs ont réussi à le détruire 40 mètres avant qu’il ne parvienne à sa destination, grâce au tir d’un missile à chaleur. Suite à ces attaques suicides, les Jihadistes ont tenté de lancer un assaut de loin (le quatrième en onze jours), mais ils ont été repoussés par un violent bombardement aérien de l’armée de l’air syrienne, un bombardement au mortier et les tirs des défenseurs.
    La situation est calme depuis.
     
    Cette video (côté jihadiste) donne une idée de l’intensité des combats nocturnes autour de la base aérienne de Deir ez-Zhor, le Dien Bien Phu syrien :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=d9384a779405
    A noter que les corps de plusieurs Jihadistes étrangers ont été retrouvés sur le terrain par l’armée. Parmi eux se trouvait le corps d’un Jihadiste belge, Abou Sa’id al-Belgiki. Il appartenait au groupe Sharia4Belgia.

    Abou Sa'id al-Belgiki.jpgAbou Sa'id al-Belgki

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Edleb (Nord syrien)
    Hazm et Ahrar al-Cham contre le Front al-Nosra
    La milice Hazm, soutenue par les Etats-Unis, a décidé de soutenir la brigade Ahrar al-Cham et d’affronter dans la province d’Edleb les Jihadistes du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie). Les deux camps se sont livrés à une vague d’enlèvements.
    L’origine du conflit est du au fait que les Jihadistes du Front al-Nosra ont décidé d’établir leur califat dans le gouvernorat d’Edleb et d’en chasser les autres milices. Ils ont commencé par s’affronter avec les miliciens du Front des révolutionnaires dirigé par l’officier déserteur Jamal Maarouf.
    30 soldats de l’AAS ont profité de la confusion pour s’évader d’une prison tenue par un tribunal religieux dans la localité d’al-Dana dans la province nord d’Edleb.

    Lattaquié
    L’armée régulière a neutralisé les tentatives des rebelles sunnites visant à s’infiltrer dans la localité de Safkoun, en banlieue de Lattaquié, via le village de Ghamam. Un certain nombre de rebelles ont été tués ou blessés, au cours de cette opération

    Qalamoun (proche de la frontière libanaise)
    Le Qalamoun se trouve également au bord d’une guerre fratricide entre formations rebelles et jihadistes. L’Etat Islamique a adressé un ultimatum de 48 heures à tous les groupes armés qui combattent dans cette région, les sommant de prêter allégeance à son chef Abou Bakr al-Baghdadi. Faute de quoi, elle les éliminera.
    L’Etat Islamique compte en effet proclamer le Qalamoun comme « état du califat dans un délai de 54 jours ».
    Un site de l’opposition « Koullouna Chouraka » (Tous des partenaires) a assuré qu’il règne un consensus au sein des milices du Qalamoun de rejeter cette allégeance. Elles ont été rejointes dans ce refus par les Jihadistes du Front al-Nosra, malgré les bonne relations qu’il entretient avec Daech dans cette région.
    L’ultimatum et les offres qui l’accompagnaient ont cependant convaincu un certain nombre de petites milices, qui souffraient d’un manque d’approvisionnement et de financement, de faire allégeance à l’Etat Islamique. Ces petits groupes luttaient dans des conditions difficiles dans la région de Qousseir, dans la province de Homs. De même, des rumeurs font état du ralliement à Daech de la brigade Ossoud al-Cham (les Lions du Levant), l'une des milices les plus importantes dans la ville de Talbisseh.

    Turquie

    Des agents du MIT (services de renseignement turcs) tués en Irak et en Syrie
    La proximité des combats entre Jihadistes de l’Etat Islamique et armées syrienne et irakienne, ainsi qu’entre Jihadistes et forces kurdes ne pouvait laisser les Turcs indifférents. Ceux-ci ont dépêché un grand nombre d’agents et de forces spéciales pour observer ce qui se passait sur le terrain.
    L’agence de presse AhlulBayt (ABNA) a publié les noms de douze membres des services de renseignement et des forces spéciales turques tués en Syrie et en Irak.
    L’ABNA a indiqué que plusieurs membres des SR turcs avaient été tués par un tir de l’artillerie irakienne sur une planque du MIT au moment de l’affaire des otages turcs capturés par l’Etat Islamique. La planque du MIT avait été visée par erreur, affirme l’ABNA, mais explique que l’erreur était due au fait que les agents étaient habillés comme des Jihadistes de l’EI. Les noms des agents tués sont les suivants :
    1- İskender Demir
    2- Murat Tin
    3- Serdar Karaçam (or Karaçay)
    4- Hikmet Y. (trouvé avec un passeport jordanien au nom de  Muhammed Hammash)
    Par ailleurs, cinq membres des forces spéciales turques ont été tués alors qu’ils traversaient la ligne de chemin de fer pour entrer à Kobane. Selon l’ABNA « à voir l’équipement trouvé sur ces gens, il était évident qu’ils appartenaient aux services secrets et aux forces spéciales turcs même s’ils étaient habillés comme des Jihadistes de l’EI, portaient de longues barbes et des moustaches courtes. On a trouvé, par exemple, des systèmes de navigation GPS et des informations concernant des contacts à Kobane de personnes en relation avec le MIT. Et pourtant, ces agents étaient munis de cartes d’identité de l’Etat Islamique.
    Les noms des cinq agents sont :
    1- Mustafa Turan
    2- Halil İbrahim T.
    3- Hızır K.
    4- Murat Çolak (Cette personne utilisait également une carte d’identité au nom d’une organisation caritative pour se rendre en Syrie).
    5- Un autre corps a été retrouvé mais l’identité de la personne décédée n’a pu être repérée car sa dépouille a été enlevée par les soldats turcs.
    Trois autres agents turcs ont été tués en Irak
    L’ABNA a révélé que trois autres agents turcs avaient perdu la vie à diverses occasions en Irak. Ils appartenaient au MIT et au service de renseignement de l’armée. Leur appartenance aux services secrets turcs a été mis en évidence par le fait qu’ils avaient sur eux les adresses et les numéros de téléphone de personnes notoirement membres du MIT. Leurs dépouilles ont été ramenées en Turquie dès le lendemain de leur décès.
    Les noms sont :
    1- Necmettin Tuna (or Turna)
    2- Çağrı Ceyhan (Pilote et lieutenant. On a prétendu qu’il était mort à l’occasion d’un accident d’hélicoptère à Kocaeli. En fait, il a été tué au cours d’une mission clandestine en Irak).
    3-Deniz M.

    Jihadisme international

    Grande Bretagne
    D’après l’International Centre for the Study of Radicalisation (ICSR), e second des trois Jihadistes « britanniques » originaire de Coventry a été tué au cours d’un raid de l’US air force. Il s’agit de Rashed Amani. Un autre des trois comparses, Al Kantar, avait été tué la semaine dernière. Un seul a survécu pour l’instant. Il s’agit de Mohammed Hadi.

    Rashid Amani.jpgRashed Amani

     

     

     

     

     

     

     

     

    Jean René Belliard

     

  • 9 décembre 201 - Quel bazar en Syrie !

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    Mais Quel bazar en Syrie !
    Partout en Syrie, la situation ne cesse de se compliquer et les « frères d’armes » d’hier se retournent les uns contre les autres, se livrant à des affrontements de plus en plus sanguinaires et impitoyables.

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  • 4 décembre 2014 - Novelles des guerres contre les organistions jihadistes

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    Les Jihadistes et les forces de sécurité des Etats en lutte contre eux font une intense guerre de propagande dans les medias en ligne. Les uns et les autres clament des succès militaires, profèrent des menaces ou affirment que l'adversaire est stoppé.

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  • 3 décembre – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

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    Le fait marquant est l’entrée en lice de l’Iran dans la lutte contre l’Etat Islamique. Curieusement, l’Arabie saoudite menace la Syrie et al-Qaïda dans la Péninsule Arabique (AQPA) exécute une attaque contre la résidence de l’ambassadeur iranien à Sanaa, la capitale du Yémen. Un avertissement à l'Iran ?

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  • 2 décembre 2014 - Nouvelles des conflits du Moyen Orient

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    Israël

    On m’a demandé ce que je pensais du débat à l’Assemblée Nationale française du vote sur la reconnaissance d’un Etat palestinien. Voici ma réponse :

    Activité de la chambre des députés française
    Le vote sur la reconnaissance de l’Etat palestinien par la Chambre des Députés française est une pure action d'intox électorale. L’objectif de la Gauche française est de tenter de récupérer le vote musulman mis à mal par la loi "mariage pour tous". Il s’agit d’un débat et d’un vote qui ne servent à rien. Un activisme stérile.

    La viabilité économique d’un Etat palestinien dans l’état actuel des choses est impossible
    La viabilité de l'Etat palestinien est impossible si on ne prévoit pas en même temps un démantèlement des « colonies de peuplement » israéliennes qui ont essaimé en Cisjordanie. Cela reviendrait à mettre un Etat palestinien sous perfusion financière permanente de la communauté internationale.

    Un Etat palestinien sans démantèlement des colonies revient à instituer un apartheid
    Il y a fort à parier que le gouvernement israélien refusera d’évacuer 400 000 colons établis en Cisjordanie pour les faire revenir à l’intérieur des frontières légalement reconnues par la communauté internationale. Or ces frontières n’ont plus aucune existence réelle en raison des bouleversements occasionnés dans le pays à la suite de plusieurs guerres israélo-arabes.
    Croire à la fiction d’un Etat palestinien sans apporter une réponse au problème de la présence de colonies de peuplement juif en Cisjordanie, revient à accepter une forme d’apartheid entre les deux communautés juives et palestiniennes pour des raisons de sécurité.

    La seule solution : Cohabitation de tous les résidents juifs et arabes dans un seul Etat
    Une solution est un État multiconfessionnel avec, par exemple une répartition des charges de l’Etat et des ministères régaliens entre les différentes communautés : Juives, musulmanes, chrétiennes orthodoxes, druzes, etc. Cela permettrait d’organiser un « vivre ensemble » qui donnerait aux Juifs un accès libre à ce qu’ils appellent la Judée et la Samarie et aux Arabes un accès à l’ensemble du territoire de la nouvelle entité nationale. Cela suppose de procéder par étapes avec une garantie et une protection internationale des deux communautés.

    Le gouvernement israélien actuel insiste pour être reconnu comme un Etat juif : une aberration démocratique
    Israël veut être reconnu comme un État juif. Ceci est une aberration démocratique. Cela reviendrait à traiter comme des citoyens de seconde catégorie les citoyens non-juifs.

    Il n’y a que deux solutions :
    Le choix est entre :
    - 2 États - Israël et la Palestine mais ceci implique un démantèlement de toute les « colonies de peuplement » situées en Cisjordanie - Solution guère réalisable, on en convient.
    - 1 seul État sur l'ensemble d'Israël et de la Cisjordanie (Judée et Samarie) avec une répartition des principales fonctions de l’Etat et des ministères régaliens (AE – Intérieur – Justice – Education). C'est la seule solution économiquement viable pour les Palestiniens. Cela suppose : Respect mutuel -  libre circulation - démantèlement du mur - répartition budgétaire – Règles en ce qui concerne le foncier – aménagement des transports, de la distribution de l’eau, etc.

    Front irakien

    Sayyed Hashim al-Haidari (le Hassan Nasrallah irakien)
    Un chef religieux chiite  irakien, al-Sayyed Hashem al-Haidari, a fait son apparition sur la scène politique et militaire, un peu comme Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah au Liban. Haidari est un fidèle du  guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, et tout comme Nasrallah, il sait galvaniser les foules chiites par ses discours enflammés. La vidéo ci-dessous est intéressante pour ce qui concerne la rhétorique anti-Amérique qu’il utilise pour galvaniser ses supporters. Pour lui, les Jihadistes de l’Etat Islamique ne sont que les « jouets » des Américains. Vous ne trouverez pas d’Américains capables d’exécuter un attentat kamikaze, c’est pourquoi ils utilisent les jihadistes de l’EI, martèle-t-il dans son discours.
    Vidéo d’un de ses discours – le discours est en arabe sous-titré en anglais :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=g0aGETZxPYk

    Kurdistan
    Le gouvernement irakien et les Kurde irakiens ont annoncé mardi 2 décembre avoir conclu un accord pour régler leurs différends sur le budget et les exportations pétrolières. Les deux camps devaient absolument trouver une entente pour concentrer leurs efforts à la lutte contre l’Etat Islamique. 
    Cet accord a été conclu au cours d'un conseil des ministres présidé par le Premier ministre Haidar al-Abadi auquel participait le Premier ministre kurde Nechirvan Barzani.

    L’armée irakienne et les Peshmergas reprennent 27 villages des mains de l’Etat Islamique :
    L’armée irakienne et les Peshmergas ont repris 27 villages de la province de Diyala des mains de l’Etat Islamique. L’armée, avec l’appui de l’aviation, a réoccupé les monts Hamrin et la rivière Narin utilisées par les Salafistes comme voie de communication et d’approvisionnement.
    Vidéo (langue anglaise) :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=94b020df8231

    Frontière occidentale de l’Irak
    Au moins seize gardes-frontières ont été tués lundi 1er décembre à l'ouest de l'Irak par des jihadistes de l'État islamique (EI). Quatre autres gardes ont été blessés dans l’attaque contre leur quartier général à al-Walid, à l'extrémité ouest de la province sunnite d'al-Anbar.

    Ramadi
    Cette vidéo jihadiste montre des combats à al-Sajjariyya, à l’est de Ramadi. Remarquez au début de la vidéo la mitrailleuse américaine, sans doute prise à l’armée irakienne. Attention des images peuvent choquer à la fin de la vidéo :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=f61a70a520fe

    Nouvelle offensive jihadiste près du barrage de Samarra
    La vidéo a été mise en ligne par l’Etat Islamique :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=1f5977544fee

    Ailleurs en Irak
    Ailleurs dans le pays, neuf miliciens chiites sont morts au combat entre dimanche et lundi, et trois civils ont été tués dans des tirs de mortier lundi 1er décembre à Bald. Quatre personnes sont mortes et sept ont été blessées dans une explosion à Touz Khourmatou (90km au sud de Kirkouk).

    Frappes françaises contre Daech
     « Deux avions de chasse français ont détruit lundi 1er décembre un check-point tenu par des terroristes du groupe Daech dans le nord de l'Irak », a indiqué le ministère français de la Défense dans un communiqué.
    « Une patrouille de reconnaissance armée de deux avions de chasse a bombardé une position du groupe terroriste Daech lundi matin », selon le communiqué, précisant que les moyens de la coalition avaient repéré quelques heures avant le check point au sud-ouest du Mont Sinjar.
    « Les Rafale équipés de bombes guidées laser ont neutralisé la menace et détruit les deux structures qui constituaient le barrage », indique la défense, sans préciser si des terroristes ont été tués dans la frappe. La dernière frappe en Irak de la France, qui participe à la coalition internationale contre le groupe Daech, remontait au 19 novembre.

    Liban

    La guerre en Syrie et ses conséquences sur l’intérieur libanais
    Le Liban suit avec inquiétude l’évolution de la situation militaire en Syrie depuis le début de la guerre civile, il y a trois ans. L’inquiétude est d’autant plus grande que le conflit a tendance à débordé ses frontières, non seulement dans la région du Qalamoun, proche de la Bekaa, mais au nord, dans la région du Akkar. Sans compter les incidents sécuritaires qui se multiplient un peu partout dans le pays. Le nombre de ces incidents tend à augmenter au fil des mois et implique de plus en plus des ressortissants syriens réfugiés au Liban et de plus en plus exaspérés par l’absence de progrès de la révolution sur le terrain. Beaucoup de ces réfugiés, surtout les jeunes adultes ont abandonné tout espoir de revenir rapidement au pays et sont de plus en plus gagner par les idées véhiculées par les organisations salafistes. C’est bien l’avertissement qu’a émis le commandant en chef de l’armée libanaise, le général Jean Kahwagi lorsqu’il déclarait en août 2014, qu’il y avait urgence à imposer un contrôle plus strict dans les camps des réfugiés syriens répandus sur l'ensemble du territoire libanais, « afin que ces derniers ne se transforment pas en îlots terroristes ». Les Libanais savent de quoi ils parlent lorsqu’ils invoquent le danger que représentent des réfugiés sur son sol.

    La communauté internationale affirme vouloir garantir la stabilité du pays
    En l’absence de l’éclatement d’un conflit civil majeur, le Liban peut croire que la communauté internationale interviendrait pour préserver son intégralité et sa stabilité. Il est peu probable que les candidats soient très nombreux à mettre des troupes sur le terrain si la situation dérapait. On sait, dans toutes les chancelleries occidentales que le Liban est le quatrième fournisseur de combattants à l’Etat Islamique, après la Tunisie, l’Arabie saoudite et la Jordanie. L’ONU parle de 870 combattants libanais dans les rangs de daech. Le Hezbollah libanais maintient, quant à lui,  près d'un millier de combattants  en permanence en Syrie qui se battent aux côtés de l’Armée Arabe Syrienne (AAS).

    La situation risque d’empirer
    Il n’y a pour l’instant aucun espoir de solution politique en Syrie. Cela signifie pour l’Etat libanais qu’il est peu probable que les réfugiés puissent rentrer chez eux dans un avenir proche.

    Les Américains auraient conseillé à l’armée libanaise de coordonner ses actions avec l’armée syrienne
    Les Américains aimeraient entraîner le Liban dans leur lutte contre les Jihadistes. Des sources sécuritaires laissent entendre que les Américains auraient conseillé aux forces armées libanaises de coordonner leur action avec l'armée syrienne, le long de la frontière dans la zone du Qalamoun et de Zabadani, jusqu'à la Békaa-Ouest et à Rachaya pour lutter contre les combattants de Daech et du Front al-Nosra (al-Qaïda). Mais comme le dossier syrien continue de diviser la classe politique libanaise, il n'est pas question pour l'instant de la part du gouvernement de procéder à une volte-face politique. L'armée pourrait simplement avoir un feu vert pour un minimum de coordination avec les forces de Damas.

    Rumeur : L'épouse d'Abou Baker al-Baghdadi arrêtée  au Liban
    La chaîne panarabe al-Mayadin, citant une information provenant des services de renseignement de l'armée libanaise, affirme que Souha Doulaimi, l'une des épouses du calife autoproclamé de l’Etat Islamique, Abou Bakr al Baghdadi, ainsi que l'un de ses fils (8 ans) a été arrêtée à un poste-frontière illégal avec la Syrie. Cette arrestation, qui aurait eu lieu il y a dix jours, aurait été réalisée en coopération avec des services de renseignement étrangers, affirme la chaîne.
    En fait, il n’y a rien de certain à l’heure actuelle que cette femme soit une épouse, ou une ex-épouse du leader de l’EI ou qu’il s’agisse même d’une femme ayant une relation avec Abou Baker al-Baghdadi. Aucune confirmation a été donnée par l’armée libanaise. La femme interpellée possédait de faux documents d'identité lors de son arrestation. Elle est actuellement interrogée au ministère de la Défense à Yarzé.

    L’épouse d'un chef du Front al-Nosra également arrêtée
    Le correspondant de la chaine Al-Mayadin a également rapporté que les forces de sécurité libanaises avaient arrêté la femme d’Anas Chirkas, alias Abou Ali Chichani (le Tchétchène), un responsable du Front Nosra originaire de Homs. Elle était accompagnée par l’un de ses enfants.

    Le général Ibrahim, commandant en chef de l’armée libanaise menace d’exécuter des jihadistes 
    Le directeur de la Sûreté générale, le général Abbas Ibrahim, a menacé d’exécuter deux Jihadistes détenus, Omar Atrache et Joumana Hmayyed, en cas de nouvelles décapitations visant les soldats otages détenus par le Front al-Nosra.
    Une trentaine de soldats et agents des Forces de sécurité intérieure sont actuellement retenus en otage par les jihadistes du Front Nosra et de Daech. Le Front Nosra a menacé, lundi 1er décembre, d’exécuter le soldat libanais Ali Bazzal qu’il tient en otage.

    Douze miradors érigés par les Britanniques pour repousser l’EI, al-Nosra et autres rebelles syriens
    Douze tours de surveillance ont été érigées par les Britanniques le long de la frontière libano-syrienne. Elles doivent servir de bouclier face à toute tentative d'infiltration de la part des islamistes en provenance de Syrie. Le programme a reçu le nom de Tango.
    L'édification de ces miradors aurait fait suite à une requête officielle formulée par Nagib Mikati, chef du gouvernement à l'époque, lors d'un tête-à-tête avec son homologue britannique David Cameron, en octobre 2011.
    Les tours ont été construites en 17 jours, dans le plus grand secret, par une équipe les militaires britanniques. Elles ont coûté aux contribuables britanniques 150 000.

    Tout le long de la frontière syro-libanaise
    Les tours d'observation s'étendent depuis le Akkar (au nord) jusqu'à Ersal (dans la Bekaa). Le projet s'inscrit dans le cadre
    D'autres tours sont actuellement en construction dans le cadre d'un programme conjoint entre Londres et l'armée libanaise destiné à donner à la troupe la possibilité de protéger sa frontière avec la Syrie, longue de 370km et actuellement menacée par le passage incessant dans un sens ou dans l’autre des rebelles et des Jihadistes.

    Une frontière très fragile
    Les affrontements d’Ersal entre l'armée et les combattants de l'EI et du Front al-Nosra, ont révélé la faiblesse de l’armée libanaise face au danger islamiste dans les régions frontalières. L'armée a dépêché deux régiments pour la surveillance des frontières, ce qui est insuffisant, d’autant plus qu’elle ne dispose pas, pour l’instant d’un matériel et d’un armement adapté à sa mission. C’est l’une des raisons pour laquelle on a accéléré le programme de réarmement de l’armée, un programme financé par l’Arabie saoudite et qui implique la fourniture d’armes par les Etats-Unis et la France.

    Les miradors ne vont pas résoudre tous les problèmes
    Le risque d'infiltration entre une tour et l'autre restera toujours possible, ce qui signifie que la construction des tours ne va pas résoudre le problème de l’insécurité aux frontières. Un autre est d’ordre logistique : Il n’a pas été prévu de coordination entre ces tours et une salle d'opération pour gérer l'ensemble du système.
    L’autre problème est que l’armée doit être sur le qui-vive un peu partout, aux frontières nord et sud, mais aussi à l'intérieur du pays. Il est clair que l’armée n’a pas les effectifs nécessaires pour remplir sa mission.  en jouant à la police, la troupe manque sérieusement d'effectifs

    Un troisième régiment en cours de formation et entraîné par les Britanniques
    Un troisième régiment est en cours de constitution. Il sera entraîné et équipé par les Britanniques.
    Le Parlement britannique vient également d'approuver un don de 5 millions de dollars additionnels dans le cadre de son soutien à l'armée libanaise. Ils serviront à l'édification d'autres postes de surveillance, ainsi qu'à couvrir l'acquisition de tout un ensemble d'équipements militaires, tels que des véhicules d'observation dotés de caméras.

    Dernière nouvelle : 7 soldats libanais tués à Ras Baalbek
    Sept soldats libanais ont été tués mardi 2 décembre dans l’après-midi dans une embuscade tendue par des hommes armés dans la région désertique aux environs de Ras Baalbek, à l’est du pays. Cette attaque a été suivie de violents combats dans la région entre l'armée et les auteurs de l'attaque.
    L'attaque a eu lieu près de la frontière avec la Syrie vers 17H15 (15H15 GMT) contre une patrouille motorisée. Les assaillants ont fait usage d'armes automatiques et de roquettes antichar. L'armée a dépêché des renforts dans le secteur et les combats se poursuivaient toujours deux heures après l'attaque.

    Front syrien

    Une délégation française au Kurdistan syrien– Pourquoi faire ?
    L’ex-ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner accompagné d’une délégation, a visité, mardi 25 novembre,  les zones kurdes en banlieue de Hassaka et Qamishli en Syrie. Cette visite affichait la volonté de Paris d’examiner la situation des chrétiens, habitants dans lesdites régions.
    Un journaliste d’Al-Alam, Hossein Morteza, donne une explication à cette visite de régions kurdes par les Français : « La France prête une attention toute particulière aux conditions dans lesquelles vivent les chrétiens dans les régions kurdes de la Syrie. De nombreux contacts ont été établis entre les Français et les Kurdes à ce propos car les Kurdes, étant très puissants, sont en mesure de défendre les chrétiens ».
    Il y a une autre explication possible : la France semble très favorable à l’aménagement d’une zone autonome kurde en Syrie et en Irak. Un objectif partagé, soit dit en passant, par Israël.

    Alep
    Alep serait pratiquement sur le point de tomber entre les mains des soldats de l’Armée Arabe Syrienne (AAS). Celles-ci l'encerclent presque totalement sauf un étroit passage qui permet encore aux combattants de l'opposition de se déplacer et de s'approvisionner en Syrie. Mais si ce dernier verrou tombe, les combattants de l'opposition n'auront plus qu'un seul choix, se rendre ou mourir. Et l’Etat syrien aura ainsi repris le contrôle de toutes les grandes villes syriennes, à part Raqqa.
    C'est pour cette raison que les rebelles tentent de desserrer l'étau autour d'Alep en lançant des assauts répétés contre deux enclaves chiites dans le rif nord d'Alep, Nouboul et Zahraa. Jusqu'à présent, les forces loyalistes et les forces populaires présentes dans ces deux enclaves ont réussi à repousser les assauts.

    La chute d’Alep serait un coup dur pour la Turquie
    La chute d’Alep serait un coup pour la Turquie qui considère la ville comme son arrière-cour, les Turcs avaient pris le contrôle de pratiquement tous les complexes industriels installés dans la ville et ses environs.

    Sur les autres fronts syriens
    A Deir ez-Zor, l’est du pays, les troupes de l’AAS qui contrôlent la ville ont marqué quelques points contre l’Etat Islamique depuis quelques semaines. Dans la zone de Kuneïtra, proche d’Israël, l’armée de Damas a perdu une colline stratégique au profit des combattants d'al-Nosra, suite à une trahison au sein de l'armée. L’AAS a lancé une contre-offensive qui n’a pas encore donné de résultats.

    L’AAS en meilleure posture
    Alors que la guerre en Syrie est sur le point de boucler sa quatrième année, les forces loyalistes sont en meilleure posture que celles de l'opposition qui, non seulement ne parviennent pas à gagner du terrain, mais sont aussi en train de perdre le contrôle de régions importantes, tout en restant désunies et en lutte ouverte entre elles.

    Jihadisme international

    Un « britannique » tué en Irak
    Un Jihadiste « britannique » combattant dans les rangs de l’Etat islamique a été tué dans un échange de tirs avec les forces Peshmergas kurdes en Irak.
    Abou Mousa al-Soumali aurait été tué au cours d’une fusillade dans la province de Kirkouk au nord du pays où l’Etat Islamique mène des attaques répétées au cours des dernières semaines.Abou Moussa al-Soumali.jpg


     

     

     

     

     

     

     

    Jean René Belliard

  • 30 novembre et 1er décembre 014 - Guerres contre l'Etat Islamique

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    Front irakien

    Milices chiites irakiennes
    Il s’agit de l’une des rares vidéos montrant les miliciens chiites s’entraînant au combat contre les jihadistes de l’EI en Irak. Remarquez les armes américaines : MP5 et M16.
    https://www.youtube.com/watch?v=grUCKODvbOQ&feature=player_embedded

    La coalition bombarde des miliciens chiites par erreur dans la province de Diyala
    Visiblement une absence de communication entre les milices chiites et la coalition internationale.
    Vidéo :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=00930afce01a

    Corruption
    Le Premier ministre irakien, Haïdar al-Abadi, a annoncé une intensification de la lutte contre la corruption après avoir découvert que le pays payait des salaires à 50 000 soldats fictifs, un chiffre équivalent à quatre divisions.
    Il y a trois sortes de Fadhaiyin (comme on les appelle en arabe). La première catégorie s’explique par le fait que chaque officier a droit à cinq gardes du corps. Il en prend deux et touche le salaire des trois autres. La deuxième catégorie est au niveau de la brigade, lorsqu’un commandant de brigade inscrit quarante à cinquante soldats supplémentaires qui n’existent que sur le papier. C’est de loin le nombre le plus important. La dernière catégorie remonte au mois de juin lorsque des milliers de soldats ont été tués, ont disparu ou déserté. Leurs commandants ont alors occulté leur disparition. Le problème est qu’un chef de brigade, pour conserver son poste, doit donner d’importants pots-de-vin à ses supérieurs, ce qui explique que la corruption est généralisée dans l'armée irakienne.

    Deux millions de déplacés en Irak
    Plus de 2 millions de personnes sont déplacées par les violences en Irak. C'est ce qu'ont annoncé des organisations humanitaires dimanche 30 novembre. Le problème nouveau est que la neige commence à tomber au Kurdistan irakien, qui accueille une grande partie d'entre elles. Et des milliers d'autres personnes continuent à fuir leurs foyers, en particulier dans la région de Kirkouk, a mis en garde la mission d'assistance des Nations unies.

    Front libyen

    400 morts en six semaines à Benghazi
    Environ 400 personnes ont été tuées en six semaines de combats intenses entre les forces pro-gouvernementales libyennes et les groupes islamistes à Benghazi.
    L’armée nouvellement formée par le gouvernement (celui reconnu par la communauté internationale), soutenue par les forces de l’ancien général Khalifa Haftar, avait débuté son offensive contre les Salafistes de Benghazi à la mi-octobre pour les expulser de la zone de l'aéroport et de plusieurs camps militaires que l'armée avait perdus pendant l'été.
    Les combats sont concentrés depuis trois semaines autour du port commercial de la ville. Le porte-parole du général Khalifa Haftar, Mohamed El Hejazi, a déclaré que ses forces avaient encerclé les islamistes dans la zone portuaire. "Tous les types d'armes, y compris des avions, sont utilisées en appui de l'infanterie pour traiter avec les Islamistes."
    Les Salafistes répondent selon leur tactique coutumière qui est de lancer des attaques-suicide. La dernière en date a eu lieu le 1er décembre contre le QG des forces de sécurité à Jdabiya, au sud-ouest de Benghazi.

    Un commandant de l’armée de l’air tué dans une embuscade à Ajdabiya le 28 novembre
    L’évènement n’est pas unique en soi, mais Ajdabiya n’était pas considérée jusqu’ici comme une localité en proie à la violence.  Le colonel Abdul Majid Kaseh al-Zwai commandait une des brigades impliquées dans les combats de Tripoli.

    Deux gouvernements
    Rappelons que deux gouvernements clament leur légitimité, avec chacun leur premier ministre et propre armée.
    En Août 2014, le Premier ministre Abdullah al-Thinni et son cabinet ont été forcés de quitter Tripoli pour trouver refuge à l'est de la Libye lorsque le groupe appelé l’Aube de la Libye (Fajr al-Libya) s’est emparé de la capitale.
    L’Aube de la Libye a mis en place son propre gouvernement et son parlement, mais ceux-ci n’ont pas été reconnus par les Nations Unies et les puissances mondiales.
    La situation s’est encore compliquée par les combats de Benghazi où l'ancien général Khalifa Haftar a fusionné sa force avec l'armée d’Abdullah al-Thinni, en vertu d'un mandat du Parlement élu, fidèle d’al-Thinni.

    L’Egypte et la Tunisie ont fermé leurs frontières
    La situation devient extrêmement chaotique en Libye, à tel point que l’Egypte et la Tunisie ont décidé de fermer leurs passages frontières.

    Les sociétés occidentales évacuent leurs employés
    La société coréenne Daewoo a évacué la plupart de ses employés de Libye. Un catamaran a pris 112 personnes à son bord, des employés coréens, du Bangladesh et de Thailande pour les amener à Malte, le 28 novembre 2014. En août, 289 personnes avaient déjà été évacuées de Libye.
    Des employés de l’entreprise italienne ENI ont été pris dans une embuscade par des voleurs de grands chemins alors qu’ils regagnaient en bus la ville de Tripoli à partir des champs pétroliers d’el-Fil.

    Front syrien

    Un plan américain pour armer des rebelles syriens contre l’EI
    Le ministre de la garde nationale saoudienne, le prince Metheb ben Abdallah ben Abdel Aziz a affirmé qu’un plan américain avait été conçu pour accélérer l’armement de rebelles syriens parallèlement à leurs entrainements.
    Dans une interview avec la chaine de télévision al-arabiya accordée depuis Washington, Metheb a indiqué que le plan américain est destiné à accentuer la lutte contre Daech (Etat islamique) et le terrorisme.
    « Nous, en Arabie, combattons le terrorisme et l’extrémisme dans la région. Ils sont très optimistes au sujet de  l’éradication du terrorisme et ils sont heureux du rôle de la coalition dans la région qui œuvre pour en finir avec Daech ».
    « Pour les Américains, l’Irak n’est pas une priorité, mais plutôt la Syrie. Il se peut qu’il y ait des divergences entre l’Arabie et les Etats-Unis au sujet de la Syrie. La priorité du roi saoudien était une intervention rapide en Syrie, pour ne pas permettre que des actes terroristes soient commis par Daech, le front al-nosra et autres. Je pense que s’ils avaient entendu le point de vue du roi dès le début, aucune force terroriste n’aurait existé dans la région », a-t-il dit lors de cette interview.
    A propos du lancement du processus d’entrainement des miliciens en Syrie dans quelques mois, Metheb a dit : « J’ai entendu de l’administration US que les entrainements dureront pour longtemps. Il nous faut deux plans qui vont de pair : le premier stipule un armement rapide de toute l’opposition syrienne, avec l’aide de commandants chargés de dresser des projets militaires et d’unifier les plans. L’armée Syrienne Libre était toujours confronté au problème du manque de munitions et d’armes après chaque avancée sur le terrain. Le deuxième plan consiste en un entrainement rapide des combattants ».
    Interrogé sur le conflit régional sur l’opposition syrienne, le ministre saoudien a souhaité que « tous les frères de l’opposition syrienne s’attachent à la sécurité et à la stabilité en Syrie. Mais s’ils commencent dès maintenant à s’entretuer pour le pouvoir, ceci dissipera la force de l’ASL ».
    Pour lui, les Américains ne doivent avoir aucune relation avec le régime syrien. Il rappelle les propos du président Obama qui a affirmé que la crise en Syrie ne pouvait être résolue en présence de Bachar el-Assad.
    Une affirmation qui pourrait avoir légèrement évoluée depuis qu’Américains et Syriens échangent des informations par l’entremise des Irakiens sur l’Etat Islamique en Syrie.

    Des responsables de la CIA en Syrie
    Une mission de la CIA s’est récemment rendue en Syrie, pour coordonner la lutte contre l’Etat Islamique.
    «Une mission américaine s’est rendue, récemment, via le Liban, en Syrie, ont annoncé, lundi, des sources bien informées au journal libanais "Al-Jumhurria". «Cette visite se fait, en raison de relations sécuritaires directes entre la Syrie et les Etats-Unis», toujours, d’après les mêmes sources. Cette mission, qui s’est rendue, via le Liban, en Syrie, comprend des responsables de la CIA, précisent les mêmes sources. «Cette visite est effectuée, dans le cadre de coordinations, dans la lutte  contre Daech.

    Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
    Le fait que les Jihadistes de l’Etat Islamique aient pu attaquer le poste frontière entre Kobané et la frontière turque à partir du territoire turc provoque des remous au sein de la classe politique turque.
    Le politicien kurde et ancien candidat à la présidentielle, Selahattin Demirtas exige une enquête pour déterminer comment des Jihadistes ont pu mener une attaque en Syrie à partir du territoire national turc, samedi 29 novembre 2014.
    Est-ce que les villages (turcs) évacués par l'État l'ont été pour faciliter le passage des gangs du groupe EI ? » s’est interrogé l’homme politique.
    Le PKK, le Parti démocratique kurde, a également accusé la Turquie d’abriter des Jihadistes de l’Etat Islamique sur son sol. Dans un communiqué publié samedi 29 novembre, le PKK a affirmé que les Jihadistes utilisaient des silos à blé en territoire turc comme base de départ pour leurs attaques contre Kobané. Il s’agirait selon lui d’un scandale des autorités sécuritaires turques.
    «  Comme nous l’affirmons depuis des mois, ceci prouve une fois de plus que l’EI est supporté (à partir de l’intérieur de la Turquie) » était-il écrit dans le communiqué.
    Ankara a démenti dans les termes les plus catégoriques ces accusations. Le bureau du premier ministre, Ahmet Davutoglu, affirme qu’Ankara a pris toutes les mesures nécessaires le long de la frontière syro-turque, niant le fait que l’attaque jihadiste contre le poste frontière ait eu lieu à partir du territoire turc.

    Les Jihadistes ont subi de lourdes pertes à Kobané
    La dernière attaque en date menée par les Jihadistes de l’Etat Islamique contre Kobané a été extrêmement coûteuse en hommes et matériel pour eux en raison des bombardements menés par les avions de la coalition internationale (une trentaine pour la seule journée du samedi 29 novembre), ainsi qu’en raison de la farouche résistance opposée par les Kurdes dans la ville et autour du poste frontière. On parle d’une cinquantaine de Jihadistes de l’EI mis hors de combat.
    En tout, ce sont cinq attaques-suicide qui ont été menées par les Jihadistes contre les positions de leurs adversaires, dont deux contre le poste-frontière contrôlé par les Kurdes. Des responsables du principal parti kurde syrien PYD et l'OSDH (Office Syrien des Droits de l’Homme) ont affirmé que les kamikazes de l'EI étaient venus « du côté turc » de la frontière.

    Vidéo
    La vidéo suivante montre les combats de Kobane et les raids de la coalition internationale :
    https://www.youtube.com/watch?v=4Fl5X_D8IVU&feature=player_embedded

    La coalition internationale a bombardé Raqqa
    Les avions de la coalition ont également conduit samedi soir, 29 novembre, de nombreuses frappes sur Raqqa et dans les environs de cette ville du Nord devenue la « capitale » de l'EI. Une trentaine de positions jihadistes auraient été la cible des bombardiers. « Cela faisait longtemps qu'un nombre aussi élevé de cibles n'avaient pas été visé », a souligné Rami Abdel Rahmane, fondateur de l’OSDH.
    Les bombardements de la coalition internationale et de l’aviation syrienne auraient provoqué la mort de 200 personnes au moins en une semaine.
    En représailles, les Jihadistes de l’EI ont exécuté quatre militaires syriens et traînés leurs corps dans les rues de la ville.

    Damas
    Nouvelle russe sur les combats de Djobar (banlieue de Damas). Les films russes sont toujours aussi impressionnants :
    https://www.youtube.com/watch?list=UU3wZesPkjsxlnywLiT8IeNA&v=77HHYLjJxrc&feature=player_detailpage

    Ghouta orientale (est de Damas)
    L’assassinat de chefs rebelles se poursuit dans la Ghouta orientale sans qu’on sache actuellement s’ils ont été exécutés par l’Etat Islamique ou pour le compte du gouvernement syrien.
    L’un des dirigeants est Hassan Rahib, commandant de la brigade al-Ummah. Il a été tué à Harasta, domanche 30 novembre.
    L’autre est Yousef Abdul Wahhab, un commandant de Jeich al-Islam (l’armée de l’Islam) soutenue et armée par l’Arabie saoudite. Il a été assassiné dans le village d’al-Reihan, près de Douma. Il s’agit du troisième commandant de Jeich al-Islam assassiné dans la Ghouta orientale.

    Youssef Abdul Wahhab.jpgWahhab
     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    Province de Lattaquié
    Une vidéo (langue russe) sur les atrocités commises dans la province de Lattaquié par le Front al-Nosra :
    https://www.youtube.com/watch?list=UU3wZesPkjsxlnywLiT8IeNA&v=pCkCErtHobY&feature=player_detailpage

    Ailleurs en Syrie
    Dans les provinces de Deraa et d'Alep, des raids de l'armée syrienne ont fait hier 29 morts, dont sept femmes et trois enfants, a rapporté l'OSDH. La veille, toujours selon l'ONG, le Front al-Nosra, branche syrienne d'el-Qaëda, a exécuté 13 combattants de l'opposition, après que l'un d'entre eux ait tué un commandant jihadiste.

    Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) suspend son aide aux réfugiés syriens
    Le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM) a annoncé lundi 1er décembre qu'il était contraint de suspendre son aide à 1,7 million de réfugiés syriens du fait d'un manque de financements.
    Le PAM  précise qu'il n'est plus en mesure de fournir des coupons alimentaires à ces réfugiés syriens vivant en Jordanie, au Liban, en Turquie, en Irak et en Egypte.
    "Sans ces coupons du PAM, de nombreuses familles vont connaître la faim. Pour des réfugiés qui luttent déjà pour survivre à l'hiver, les conséquences de l'arrêt de cette assistance seront dévastatrices", poursuit le PAM.
    Les besoins de financement de l'agence de l'Onu sont de 64 millions de dollars pour le mois de décembre pour venir en aide aux réfugiés syriens.

    Tunisie

    La Tunisie fait face à l'essor d'une mouvance jihadiste armée depuis la révolution de janvier 2011. Les soldats, policiers et gendarmes sont régulièrement tués dans des embuscades, des explosions et des affrontements, notamment dans la région frontière entre la Tunisie et l'Algérie. Cette région frontalière est également une zone de trafics en tout genre.

    Jihadistes tunisiens avec l’Etat Islamique
    La Tunisie est l’un des principaux pays fournisseurs de combattants jihadistes à l’Etat Islamique. La photo ci-dessous montre un groupe d’entre eux. Le personnage au premier rang (le deuxième à partir de la gauche) est Kamel Zarrouk :

    Kamel Zarrouk.jpg
     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un gendarme tunisien décapité par des jihadistes en Tunisie
    Un gendarme tunisien qui n'était pas en service a été enlevé et décapité dimanche 30 novembre dans la région montagneuse du Kef (nord-ouest) par des Jihadistes.
    L'agent voyageait en voiture avec son frère lorsque leur véhicule a été immobilisé par des hommes armés qui cherchaient à voler les deux passagers. Les assaillants ont alors découvert que la victime était un agent des forces de l'ordre et l'ont enlevé et tué.
    Le frère du gendarme est sain et sauf.
    Les autorités ont aussitôt lancé une opération de "ratissage" dans cette région montagneuse non loin de la frontière algérienne.

    Israël

    Nouvel incident sécuritaire en Israël
    Une jeune Palestinienne de 20 ans a  attaqué un Israélien au couteau près de Gush Etzion, en Cisjordanie, le blessant légèrement. Les forces de sécurité ont tiré sur l’assaillante, la blessant sérieusement. Israël a connu une série d’attaques au couteau ou à la voiture bélier depuis l’automne 2014.

    Jean René Belliard

  • 27 et 28 novembre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

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    Front irakien

    L’Etat islamique n’occupe plus que la moitié du terrain conquis en juin 2014 en  Irak
    Partout, les opérations menées par l’armée irakienne ou les Peshmergas kurdes et les milices chiites, avec l’assistance de l’armée de l’air irakienne et la coalition internationale, finissent pas porter leurs fruits.  Après leur déroute au début de l'offensive jihadiste en juin 2014, les forces gouvernementales tentent depuis quelques mois de regagner du terrain avec l'aide des combattants kurdes, de milices chiites et de tribus sunnites, et avec le soutien aérien de la coalition internationale dirigée par les États-Unis. Elles ont réussi à reprendre Jurf al-Sakhr, au sud de Bagdad, Baïji, au nord de la capitale, et faire reculer l'EI dans des zones situées plus au nord. Mais trois des principales villes du pays – Mossoul, Tikrit et Falloujah – restent toujours aux mains des jihadistes.

    Ramadi et Kirkouk
    Les forces irakiennes et des tribus alliées ont pour l’instant réussi à repousser l’offensive de l'État islamique (EI) contre le centre de Ramadi, le chef-lieu de la province sunnite  d'al-Anbar.
    À Ramadi, « nous avons été en mesure de stopper (mercredi soir 26 novembre) l'avancée des combattants près du siège du gouvernement régional », qui était l'objectif de l'assaut de l'EI, a indiqué hier le colonel Haytham al-Daraji, des forces irakiennes. Il a précisé que plus de dix raids aériens avaient visé les troupes jihadistes et que des renforts avaient été envoyés par Bagdad.
    Dans le nord, les combattants kurdes font face à une attaque de l'EI dans la province pétrolière de Kirkouk. Les jihadistes « visent Kirkouk et veulent prendre les sites pétroliers », a précisé un commandant peshmerga Westa Rasul.

    Un commandant de l’Etat Islamique tué au cours d’un bombardement à Mossoul
    Et à Mossoul, plusieurs sources ont indiqué qu'un commandant de l'EI, Abou Chehab al-Souri, avait été tué hier dans cette ville contrôlée par le groupe. Ces mêmes sources ont aussi indiqué que le principal hôpital de la ville avait reçu une trentaine de corps de jihadistes, peu après des bombardements de la coalition internationale dans la région.

    Ne pas crier victoire
    Un peu comme en Syrie, il serait prématuré de crier « victoire » à chaque succès de l’armée irakienne ou des Peshmergas. Ceux-ci ont du mal, en effet, a conserver leurs acquis territoriaux dans les régions sunnites. Chacune de ces victoires est acquise au prix d’exactions et de drames humains qui exaspèrent un peu plus les populations sunnites locales. C’est un problème que connaissent toutes les armées du monde en lutte avec une insurrection populaire.

    La condamnation à mort d’un député sunnite enflamme la communauté sunnite
    La cour criminelle centrale a condamné Ahmad al-Alwani à mort ", a déclaré le porte-parole judiciaire Abdel-Sattar Bayraqdar.
    Le député était accusé de terrorisme par la justice irakienne et notamment tenu responsable pour la mort de deux soldats.
    Les Sunnites irakiens se sentent trahis par la condamnation à mort du député sunnite de Ramadi, Ahmed al-Alwani. Il avait été enlevé lors d'un raid contre son domicile à la fin de Décembre 2013, raid au cours duquel son frère Ali et 15 gardes du corps avaient été tués. Le député sunnite était l’une des grandes voix de la protestation sunnite contre le gouvernement du Chiite Nouri al-Maliki. On s’attendait à plus de clémence de la part du gouvernement de Haydar al-Abadi. Cette condamnation va poser un gros problème au pouvoir irakien car Ahmed al-Alwani est membre du clan Albu Alwan de la tribu Dulaim, la plus grande tribu de la province sunnite d’al-Anbar. Ce jugement va relancer la colère de la tribu contre le gouvernement chiite que beaucoup de sunnites considèrent comme génocidaire. L'enlèvement d’al-Alwani avait déjà été l'une des principales raisons qui avaient dressé les hommes armés des tribus sunnites contre les forces de sécurité dans la province d’al-Anbar, les poussant finalement à faire alliance avec l’Etat Islamique.
    Le condamné a un mois pour interjeter appel de la décision.
    Vidéo en anglais :
    https://www.youtube.com/watch?v=ZAh6x5bctbo&feature=player_embedded

    Les Jihadistes sont encore capables de lancer de violentes offensives
    La raffinerie de Baiji, dont on avait annoncé la libération des mains de l’EI à grands cris de victoire, est toujours menacée par les Jihadistes comme en témoigne cette vidéo. Les combattants de l’EI ont à nouveau réussi à prendre pied à l’intérieur du site industriel. L’opération a débuté par l’attaque kamikaze de deux camions bourrés d’explosifs. L’un des véhicules aurait été conduit par un Marocain, Abou Hamza al-Moughrabi. L’autre kamikaze, est un « Britannique » identifié sous le nom d’Abou Hajar al-Britani. L'explosion de son véhicule, chargé de 1800 kg d'explosifs, a détruit plusieurs chars et pièces d'artillerie.
    LiveLeak-dot-com-fb7_1417193951-B3idQMTCcAAzyId_1417194054_jpg_resized.jpg

    Abu Hajar al-Britani

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Une fois le périmètre de défense de l’armée irakienne anéanti par les deux énormes explosions, les Jihadistes se sont lancés à l’assaut et ont réussi à pénétrer dans l’enceinte. Remarquez l’air martial des Jihadistes comparé aux Peshmergas ou aux soldats irakiens.
    La vidéo a été tournée par l’Etat Islamique (exceptionnel) :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=d603cec4cd66

    Un Jihadiste tchétchène capturé par l’armée irakienne dans la région de Tikrit
    Surprise des soldats : Il sait à peine parler l’arabe :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=68a74318f0e6

    Le général iranien Qassem Soleimani à Jalawla
    souleimani.jpgLe général Qassem Soleimani (assis à droite)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La ville de Jalawlaa, dans la province de Diyala, au nord de l’Irak, a été libérée il y a quelques jours. A cette occasion, on a remarqué la présence du général iranien Qassem Soleimani, le commandant de la force al-Qods, les forces spéciales des Gardiens de la Révolution. Qassem Soleimani peut être considéré comme l’homme fort du Moyen Orient avec autorité sur l’Irak, le Liban et la Syrie.
    Les images de Qassem Soleimani, montrant sa présence physique à Jalawla et largement diffusées dans la presse, sont destinées à montrer le rôle joué par l’Iran dans la lutte contre Daech.

    Lutte d’influence entre l’Iran et les Etats-Unis
    Preuve que l’Iran et les Etats-Unis sont en compétition au Moyen Orient, le  général de brigade Mohammad Reza Naghdi, commandant en chef des  forces de mobilisation, les Bassiji,  a une nouvelle fois menacé  les Etats-Unis. S’adressant directement aux  dirigeants américains, il a déclaré : «Si vous voulez prolonger la durée de vie de votre immonde système pendant un certain temps, vous devez supprimer vos bases militaires dans  les pays islamiques, et abandonner tout soutien à l'entité sioniste. »

    Les Chiites irakiens enjeux de la lutte d’influence entre Téhéran et Washington
    Lorsque l’administration Bush junior a lancé son armée à l’assaut de Bagdad, les Chiites irakiens ont vu dans cette offensive la fin du calvaire qu’ils subissaient de la part de Saddam Hussein et ses sbires. A l’époque peu d’entre eux sentaient une quelconque affinité envers l’Iran. Il y avait peut être une communauté confessionnelle mais les différences de mentalité, l’animosité séculaire entre Perses et Arabes, l’acceptation d’une autorité des chefs religieux dans la vie politique, comme en Iran, empêchaient les Chiites irakiens de se sentir proches de l’Iran, à part peut être quelques étudiants en religion.
    Cela ne veut pas dire que l'Iran n’exerçait pas une influence, mais elle n’avait pas réussi à gagner les cœurs et les esprits des Chiites irakiens et à faire de leur pays une succursale de la révolution islamique iranienne.
    Les choses vont brutalement changer avec l’invasion de larges portions de l’Irak par les Salafistes sunnites de l’EI (Daech). La débandade de l’armée irakienne, notamment des soldats sunnites, en juin 2014, avait laissé Mossoul tomber entre les mains de l’organisation jihadiste. Pire, les Salafistes n’étaient plus qu’à quelques dizaines de mètres du sanctuaire des deux Imams Askari à Samarra, au nord de Bagdad, un haut lieu de la religion chiite.
    L’Iran est alors apparu, aux yeux de beaucoup de Chiites irakiens, désespérés par la situation de leur pays après l’effondrement de l’armée, comme le seul pays capable de défendre l’Irak.
    Un responsable chiite irakien a déclaré : "Hajj Qassem Soleimani [le commandant de la Force al-Qods] et ses hommes ont montré que l'Iran se souciait de l'Irak en tant que nation. Le commandant emblématique est allé lui-même se battre avec les volontaires irakiens qui se sont réjoui de sa présence". Il poursuit : "Si Hajj Qassem et ses hommes n’avaient pas été présents, Daech aurait aujourd'hui détruit les sanctuaires de la maison du Prophète Muhammad, et c’est pourquoi aujourd'hui est un autre jour."
    C’est à partir de l’attaque de l’Etat Islamique contre l’Irak que l'Iran a entrepris un effort généralisé pour accroître son influence politique et religieuse en Irak. Les Iraniens ont été actifs sur le plan militaire, mais également sur le plan religieux. Un chef religieux chiite  irakien, Hashem al-Sayed Haidari, a fait son apparition sur la scène politique et militaire, un peu comme Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah au Liban. Haidari est un fidèle du  guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, et tout comme Nasrallah, il sait galvaniser les foules chiites par ses discours enflammés.
    Aujourd’hui, les Iraniens apparaissent comme ceux qui combattent sur le terrain alors que la coalition internationale, pour l’instant, se borne à exécuter des raids aériens sans aucune présence physique au sol.  Et les quelques militaires occidentaux présents sur le terrain se bornent, pour la plupart, à jouer un rôle de conseiller, bien à l’abri dans la zone verte de Bagdad ou à Kirkouk.
    Pour l’instant, l’implication des militaires iraniens sur le terrain est encore limitée en nnombre, mais l'Iran est prêt à renforcer sa présence si le gouvernement irakien lui demande.

    L’Iran ne cesse d’accuser les Etats-Unis de collusion avec l’Etat Islamique
    Hossein Amir-Abdollahian, le ministre des Affaires étrangères, n’y va pas par quatre chemins en ce qui concerne les Etats-Unis. Pour lui,  la coalition internationale conduite par les USA soutient l’Etat Islamique. Les pays occidentaux visent seulement, à son avis, à protéger leurs intérêts dans la région.
    "L'Iran à mis plusieurs fois en garde les Etats-Unis et les pays occidentaux contre les menaces de l’EI et la présence croissante des terroristes dans la région sensible du Moyen-Orient. Ces groupes terroristes poursuivront leurs opérations, sauf si les Etats-Unis et l'Occident adoptent une approche claire pour combattre le terrorisme, " a déclaré Amir-Abdollahian.
    Les responsables iraniens soupçonnent, en effet, la coalition de jouer un double jeu en Irak et en Syrie, même s’ils savent bien que seule une coopération avec la coalition pourra  mettre fin plus rapidement à la bataille avec l’EI.
    Washington s’abstient pour l’instant de répondre aux accusations iraniennes. Les Etats-Unis savent qu’ils ne peuvent se permettre le luxe de rompre le dialogue avec l’Iran en ce moment. Il y a trop d’enjeu actuellement. 
    Les deux pays ont négocié sur le dossier nucléaire avec les yeux rivés sur la Syrie et l'Irak.  C’est peut-être la raison pour laquelle ils ont décidé de continuer les négociations même s’ils n’ont pas réussi à s’entendre pour l’instant.

    Le Hezbollah libanais est présent en Irak
    On sait que des dizaines d'experts militaires hautement qualifiés du Hezbollah libanais sont arrivés en Irak pour aider à la gestion militaire de la bataille.
    "Ils ne se battent pas, mais ils aident avec les tactiques, car ils sont bien expérimentés dans ces batailles. Ils comprennent la mentalité des combattants mieux que quiconque sur le terrain », a révélé un dirigeant irakien. Pour autant, les combattants du Hezbollah ne sont pas directement impliqués dans la guerre.

    Front Syrien

    Batailles en cours
    Deux grandes batailles ont lieu actuellement. La première est celle d’Alep, dans le nord, et la seconde a lieu autour de la base de Cheikh Maskin, au Sud.

    Gouta orientale (à l’est de Damas)
    L’agence officielle SANA affirme que les soldats de l’Armée Arabe Syrienne, renforcés par des éléments du Hezbollah libanais, avaient tué 50 rebelles dans une embuscade mercredi soir 26 novembre, à l'est de Damas. Les rebelles avaient quitté le village de Medaa (dans la Ghouta orientale) pour gagner Dmeir », plus au nord-est.
     
    Alep
    Sur le plan militaire, il semble que les forces d’auto-défense des localités chiites encerclées de Noubboul et Zahra aient réussi à repousser le dernier assaut des Jihadistes de l’EI.
    Vidéo :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=0ebe17b72d69
    La brigade rebelle Hazm, armée et financée par les Etats-Unis, a mis en ligne une vidéo de son activité militaire dans le secteur d’Handarat, à Alep. Peu spectaculaire, mais remarquez le fusil du sniper :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=9211aa691ef9
    Sur le plan politique, Damas et Moscou ont affiché pour la première fois leur appui aux « efforts » de l'émissaire de l'ONU, Staffan De Mistura, de « geler » les combats en cours à Alep. C'est ce qu'a affirmé le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem, le 27 novembre 2014. En octobre, l'émissaire de l'ONU avait proposé d'instaurer des zones de cessez-le-feu pour permettre la distribution de l'aide humanitaire dans ce pays et estimé qu'Alep pourrait être « une bonne candidate » pour ce type de zone.

    Bataille de Cheikh Maskin (province de Deraa - Sud)
    Une vidéo intéressante montre des missiles anti-chars américains aux mains des combattants rebelles :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=4d05ed4ae489

    Damas et sa banlieue
    J’ai souvent montré des vidéos (côté AAS), tournées par une équipe russe, montrant l’activité des chars contre les positions rebelles.
    Aujourd’hui, c’est une vidéo tournée par les rebelles filmant l’arrivée d’une relève de combattants dans les ruines de Jobar :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=75dd2b357188

    Vidéos de la Brigade rebelle Noureddine az-Zanki
    La brigade rebelle de Noureddine al-Zanki poursuit sa mise en ligne de vidéos impressionnantes mettant en scène l’utilisation de puissants mortiers et de missiles antichars TOWS :
    Vidéos :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=iauqtDMBw3s&list=UUtkgK9TNy-izDXpixqz_8Ng
    Combats dans le quartier d’al-Rashidin:
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=uvWqZZtKQC4&list=UUtkgK9TNy-izDXpixqz_8Ng

    Les autorités syriennes fournissent des renseignements sur Daech aux Américains
    L’institut Stratford, proche des services de renseignement américain, a fait une révélation surprenante. Il affirme que les autorités syriennes fourniraient des informations cruciales aux Américains, via les Irakiens.
    Ces informations se rapportent aux organisations jihadistes qui opèrent  sur le sol syrien, Daech (Etat Islamique), et le groupuscule Khorassan, proche d’Al-Qaïda et donc du front al-Nosra.
    Malgré la pression des alliés sunnites et de la Turquie, qui voudraient que les Etats-Unis élargissent leur mission contre Daech pour renverser le régime syrien de Bachar al-Assad, « l’administration américaine préfère éviter ce risque et reste attachée à sa mission principale qui consiste à frapper les groupuscules armés et en même temps à préserver ses liens avec l’Iran. Le gouvernement syrien a bien lu les priorités américaines dans ce conflit et profitent de l’occasion pour se rapprocher des Etats-Unis en s’échangeant les renseignements sensibles », écrit l’institut.
    Selon lui, il est question d’une quantité impressionnante d’informations qui parvient à Washington à travers le gouvernement irakien sur les dépôts d’armes de Daech, leurs centres d’entrainement et leurs sièges de commandement dans le gouvernorat d’Alep, Deir ez-Zhor et Raqqa.
    Toujours selon l’institut, les Américains ont rejeté une proposition de la part des responsables irakiens pour participer à des rencontres des membres des services de renseignement irakiens, américains et Syriens. « L’Iran et ses alliés à Bagdad et Damas pourraient profiter de l’augmentation de la prise de conscience dans la région que les USA ne sont plus liés à leurs partenaires arabes traditionnels et que la carte du renversement d’Assad n’est plus sur la table », estime Stratford.
     « Les USA exploitent leurs performances dans la collecte des informations des services de renseignement pour surveiller l’Etat Islamique et pour vérifier toute information qui lui est fournie d’une partie tierce. En géopolitique, il est préférable qu’ils utilisent leurs relations pour se concentrer sur leur mission et faire l’équilibre entre les différents acteurs du Proche-Orient, quoique la coopération publique avec le régime d’Assad puisse être considérée comme un facteur politique explosif pour l’administration américaine », conclut le centre américain.

    Front égyptien

    Des centaines de militaires et policiers tués par les Salafistes depuis juillet 2013
    Des centaines de policiers et militaires ont été tués au cours d’attaques terroristes depuis que l'armée a destitué et arrêté le président islamiste élu Mohamed Morsi, le 3 juillet 2013. Ces attentats sont revendiqués par des groupes d'insurgés islamistes qui disent agir en représailles à la sanglante répression menée par le nouveau gouvernement contre les partisans du président déchu.
    La dernière victime en date est un général de brigade de l'armée égyptienne tué vendredi 28 novembre au Caire par des inconnus qui ont ouvert le feu sur lui et les deux soldats qui l'accompagnaient.
    Le général sortait d'un hôtel accompagné de deux gardes du corps quand des hommes armés à bord d'une voiture ont ouvert le feu sur le petit groupe. L'officier supérieur a été tué et les deux soldats ont été blessés.
    Ce vendredi 28 novembre, les partisans du président déchu, Mohamed Morsi, sont à nouveau descendu dans la rue à l'appel des Frères Musulmans et d’autres mouvements salafistes. Le pouvoir, interdisant toute manifestation qui ne serait pas préalablement "autorisée" par le ministère de l'Intérieur, les forces de sécurité sont aussitôt intervenues, arrêtant plus d’une centaine de personnes qualifiées de « frères musulmans » par la police.
    Depuis le mois de juillet 2013, date à la quelle le président Morsi a été renversé, plus de 1 400 manifestants islamistes ont été tués par la police et l'armée, essentiellement au Caire, et plus de 15 000 Frères musulmans ou sympathisants ont été emprisonnés.

    Israël

    Israël se prépare à la guerre dans le Golan
    L’armée israélienne se prépare pour combattre à la frontière avec la Syrie, a révélé la Deuxième chaine de télévision israélienne.
    « L’armée est parfaitement consciente que la guerre en Syrie pourrait très bien se retourner ultérieurement contre Israël », rapporte la télévision. Et il est question d’une manœuvre qui a été entreprise par une brigade du Rassemblement pour le combat baptisé Ayt et qui est chargée de collecter des informations sur le terrain et de développer la banque de cibles. Durant cet exercice qui a eu lieu dimanche 23 novembre 2014, toutes les unités œuvrant dans le Golan ont participé à une manœuvre destinée à simuler une situation d’escalade et de combats contre l’armée syrienne et des opposants.
    Une partie de ces manœuvres simulaient des activités clandestines des unités israéliennes réalisées à partir de positions situées derrière les lignes de l’adversaire. Elles consistaient à collecter des renseignements, à « cuisiner des cibles » qui permettent à l’armée israélienne de disposer d’importantes performances, sans oublier les cibles collectées via des moyens électro-optiques qui prennent des photos en profondeur dans le territoire syrien.
    Pourtant, «  depuis que le front al-Nosra a pris le contrôle de cette région frontalière, la situation est très calme et l’Etat Islamique (Daech) est encore loin, voire il n’y a aucune hypothèse pratique chez l’armée sur une éventuelle arrivée de Daech à la frontière », a ajouté la télévision israélienne.
    Soucieux de protéger leur frontière avec la Syrie, il semble que les Israéliens aient pris contact avec les Jihadistes du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie).  Ils auraient autorisé le transport vers les hôpitaux israéliens de blessés du Front. Ils ont même, à plusieurs occasions, ouvert le feu sur des positions de l’armée syrienne proches du Golan, offrant ainsi un appui aux Jihadistes qui n’en demandaient sans doute pas tant.

    Liban

    Le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie et au Liban) menace d’exécuter un des soldats libanais qu’il détient en otage si la Jihadiste Jumana Hamid, actuellement emprisonnée au Liban, n’est pas libérée. Jumana Hamayyid est une Jihadiste capturée au volant d’une voiture piégée à proximité d’Ersal, dans la Bekaa.

    Yémen

    L’organisation chiite Ansarullah a repris son offensive
    La milice chiite armée d'Ansaruallah a repris son offensive vers le sud, se rapprochant de la ville d'Aden.
    Un convoi de 16 véhicules transportant quelque 200 miliciens armés de mitrailleuses a pénétré dans la nuit dans la banlieue est de la ville de Taëz, chef-lieu de la province de Taëz, où ils se sont déployés non loin de l'aéroport et de la radio locale. La ville a une population de 500 000 habitants et est située à 250 km au sud-ouest de la capitale.
    Les miliciens chiites, qui avaient pris la province d’Amrane en juillet 2014, ont occupé Sanaa, le 21 septembre, et se sont aussi emparés de nombreuses localités de l'ouest et du centre du Yémen et notamment du port stratégique de Hodeida, sur la mer Rouge, qui commande la voie vers le détroit de Bab al-Mendeb, à l'embouchure du Golfe d'Aden.
    Mais ils n’avaient pas poursuivi vers  Taëz en vertu d'un accord avec les autorités locales.
    "Cet accord ne tient plus car les autorités locales n'ont pas honoré leurs engagements d'arrêter 14 extrémistes dans la province de Taëz", a déclaré à l'AFP une source proche d'Ansarullah.
    Les partisans de l'ancien président Ali Abdallah Saleh auraient aidé les Houthis à parvenir jusqu'à Al-Janad", la banlieue de Taëz où se trouve une caserne de la Garde républicaine, dont plusieurs officiers sont restés fidèles au fils aîné de l'ex-président qui commandait ce corps d'élite.

    Etat Islamique et al-Qaïda

    L’Etat islamique poursuit son expansion planétaire
    L’organisation jihadiste al-Qaïda, dirigée par Ayman Zawahiri, sent qu’elle perd de terrain au profit de l’Etat islamique (Daech), qui s’étend de plus en plus et pose une menace existentielle pour le premier.
    L’Etat Islamique a clairement annoncé son intention de s’implanter dans la province syrienne de Deraa, voisine de la Jordanie. L’organisation salafiste a également reçu l’allégeance de deux importants groupes « jihadistes » du Caucase. Il s’agit du groupe « Awkhiya », dirigé par « le prince Souleimane » et « Rabani Qalaa » au Daghestan. Le ralliement de ces deux groupes à Daech provoque un état de confusion parmi les groupes jihadistes de la région. Une division avait déjà eu lieu en 2010 et les répercussions sont toujours sensibles aujourd’hui. 

    Al-Qaïda bien décidé, cette fois, à réagir
    Ayman Zawahiri a cette fois décidé de réagir. Il a chargé le dirigeant de la branche d’al-Qaïda au Yémen (AQPA), Nasser Wahichi, de s’opposer aux tentatives d’expansion de Daech dans plusieurs pays arabes.
    La branche d’al-Qaïda au Yémen s’est aussitôt mise en marche pour découvrir les dirigeants et les cellules ayant prêté allégeance à Abou Baker al-Baghdadi, le calife autoproclamé de l’Etat Islamique.
    A cette fin, Wahichi s’est réuni avec les « dirigeants » qui ont prêté allégeance à Daech pour les mettre en garde contre les risques de division que leur allégeance n’allait pas manquer de provoquer entre les « Jihadistes ».
    Cette rencontre ne va sans doute pas suffire pour convaincre les partisans de l’EI de revenir sur leur décision.  Un partisan de Daech,cheikh Maamoun Hatem, a même conseillé aux branches d’al-Qaïda au Yémen de prêter allégeance à « l’Etat islamique qui a imposé sa domination sur terre », selon un enregistrement sonore posté sur son compte Twitter.
    Il semble qu’al-Qaïda au Yémen ne se laissera pas intimider par les déclarations des partisans de l’Etat Islamique. Qassem Rimi, le commandant militaire d’al-Qaida au Yémen, est fermement déterminé à confronter l’expansion de l’EI. 
    Une lutte qui pourrait se révéler plus difficile que prévue, sachant que l’Etat islamique (Daech) est connu pour sa capacité à s’infiltrer dans les rangs des adversaires, enrôler les agents et former des cellules dormantes en attendant le moment décisif.

    Le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) craint pour sa survie en Syrie
    Le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) est de plus en plus inquiet de l’expansion à ses dépens de l’Etat Islamique.
    Après avoir  été chassé de toute la région de l’Est syrien, qui constitue une importante ressource pétrolière et gazière, al-Nosra est actuellement menacé dans la province de Deraa, la plus importante ville contrôlée par lui.
    Les dirigeants d’al-Nosra craignent des activités militaires et sécuritaires de Daech dans la région de Bir el-Qassab jusqu’à Lojat aux abords de Deraa. Plusieurs assassinats de dirigeants de groupes armés ont eu lieu récemment dans cette région, alors que des renseignements font état d’une mobilisation militaire en masse de Daech depuis quelques mois.

    L’Egypte également sous la menace de l’Etat Islamique
    Les prémices d’un conflit armé entre les deux branches jihadistes, al-Qaïda et Daech, apparaissent également dans ce pays le plus peuplé du monde arabe.
    On dispose d’informations révélant un rapprochement entre le groupe « les soldats de l’Egypte » (Ajnad Misr en arabe) et le commandement d’al-Qaïda international.
    Ce dernier fournirait le soutien nécessaire à Ajnad Misr pour freiner le groupe « Ansar beit el-Maqdess » qui a prêté récemment allégeance à Daech.

    Jean René Belliard