Fayez al-Sarraj - Page 2

  • Libye: les milices de Tripoli s'opposent aux résultats du Forum de dialogue politique

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    La «Force de protection de Tripoli» a publié une note dans laquelle elle rejetait les résultats obtenus par le Forum de dialogue politique concernant les mécanismes de nomination des futurs organes exécutifs temporaires.
     
    L'information a été donnée le 21 janvier par le quotidien al-Arab , faisant référence à une communication publiée la veille. La Force de protection de Tripoli est une coalition de groupes armés formée le 18 décembre 2018, à la suite de la fusion de quatre milices ralliées au gouvernement de Tripoli, également connu sous le nom de gouvernement d'accord national (GNA). La Force de protection de Tripoli est considérée parmi les plus importantes de la capitale libyenne et de la région de l'ouest. La dernière déclaration de cette coalition est intervenue après que la majorité des membres du Forum de dialogue politique ont voté en faveur du mécanisme proposé par l'ONU pour la formation du gouvernement et du Conseil présidentiel le 19 janvier. Ces deux organes temporaires devraient diriger la Libye pendant la période de transition, jusqu'aux élections du 24 décembre 2021.
     
    L'"attaque" de la Force de protection de Tripoli vise en particulier la Mission d'appui des Nations Unies (MANUL) et son envoyée intérimaire, Stephanie Williams, qu'elle accuse d'orienter la  politique libyenne vers des objectifs qui ne vont pas dans l'intérêt du pays, mais satisfont au contraire les intérêts d'un «petit cercle de partis qui ne pourront pas assurer la sécurité de la Libye». 
     
    La «déviation» commise, selon la Force de protection de Tripoli, est due à la «manière suspecte» dont les participants au Forum ont été choisis et à la manière dont les différentes propositions ont été présentées et votées. 
     
    L'ONU se défend en expliquant que son seul objectif est Pour le groupe de Tripoli,  d’instaurer la paix et la stabilité et de réaliser la transition démocratique souhaitée. 
     
    Selon certains analystes, l'opposition de la Force de protection de Tripoli au Forum de dialogue politique reflète une tentative plus large d'obstruer la voie politique et, surtout, d'empêcher la formation d'un gouvernement intérimaire qui aurait vraisemblablement son siège à Syrte et qui aurait la tâche conduire le pays aux élections. Les milices de Tripoli, rapporte al-Arab, craignent de perdre leur influence, notamment dans le cas d'un éventuel changement de siège du gouvernement.  
     
    Par ailleurs, selon les informations rapportées par le quotidien, la Turquie, alliée du GNA, jouerait également un rôle négatif, dû au fait qu'Ankara souhaite que l'actuel Premier ministre et chef du Conseil présidentiel, Fayez al-Sarraj, reste au pouvoir, afin de sauvegarder les accords signés le 27 novembre 2019 avec Tripoli, visant à intensifier la coopération dans le domaine de la sécurité et dans le secteur des activités maritimes dans la zone litigieuse de la Méditerranée orientale. Certains analystes émettent également l'hypothèse qu'Ankara chercherait à provoquer d'une manière ou d'une autre l'Armée Nationale Libyenne (ANL) dirigée par le général Khalifa Haftar, à entrer dans une nouvelle confrontation sur le terrain, afin d'élargir ou consolider les résultats obtenus pendant le précédent round.
     
    Stéphanie Williams, pour sa part, a déclaré que le consensus atteint d'abord le 16 janvier, à l'issue des pourparlers, puis le 19 janvier, date du vote sur le mécanisme, représentait une étape importante dans la voie politique libyenne vers la transition démocratique. Elle insiste pour que les parties poursuivent sur la feuille de route esquissée à Tunis en novembre 2020. La population libyenne  est face à une réelle opportunité de réunifier les institutions du pays, surmonter les divisions et les divergences internes. Cependant, selon le correspondant, il y a des "kleptocrates", des membres de la classe politique qui a dominé la scène libyenne pendant des années. Et ces "kleptocrates" tenteraient de préserver leur statu quo, ainsi que leurs intérêts personnels et c'est la raison pour laquelle ils tentent d'entraver le chemin vers les élections et, avant cela, le formation d'une autorité temporaire.

  • Libye : La Turquie menace de répondre à toute attaque de ses forces par l'Armée Nationale Libyenne de Haftar

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    La Turquie répondra à toute attaque de l'homme fort de l'Est de la Libye, le maréchal Khalifa Haftar, contre ses forces présentes dans ce pays en guerre, a déclaré le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, lors d'une visite à Tripoli.
     
    "Le criminel de guerre, le meurtrier qu'est Haftar et ses forces doivent savoir qu'ils seront considérés comme des cibles légitimes en cas d'attaque contre les forces turques" qui soutiennent le Gouvernement d'union nationale (GNA) dans le conflit en Libye, a indiqué tard samedi le ministre, deux jours après des déclarations belliqueuses du maréchal à l'encontre d'Ankara. "S'ils franchissent ce pas, ils ne pourront trouver aucun endroit pour fuir (...) tout le monde devrait revenir à la raison", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.
     
    Le soutien militaire turc a permis aux forces pro-GNA de repousser et de mettre en échec en juin 2020 une offensive des pro-Haftar lancée en avril 2019 pour s'emparer de la capitale libyenne Tripoli. Le GNA, basé à Tripoli et reconnu par l'ONU, contrôle depuis l'ensemble du nord-ouest du pays. Jeudi, Khalifa Haftar avait appelé à "chasser l'occupant" turc. Il n'y aura "pas de paix en présence d'un colonisateur sur nos terres", a dit le maréchal libyen soutenu lui par la Russie et les Emirats arabes unis.
     
    Le même jour et à l'occasion du 69e anniversaire de l'indépendance du pays, le chef du GNA, Fayez al-Sarraj, a appelé ses compatriotes à "tourner la page des désaccords pour aboutir à la stabilité".
     
    Malgré la multitude de séries de pourparlers interlibyens pour sortir le pays de la crise, rendues possibles par un cessez-le-feu signé en octobre sous l'égide de l'ONU et globalement respecté, les déclarations belliqueuses se multiplient. Au premier jour de sa visite à Tripoli samedi, le ministre turc a discuté avec des responsables libyens des moyens de riposter à une éventuelle nouvelle offensive de Haftar, selon un communiqué du Haut Conseil d'Etat (HCE, pro-GNA). "Ce qui compte c'est que tout le monde contribue à une solution politique. Toute autre action ne pourra qu'être mauvaise", a-t-il déclaré samedi soir.
     
    Le Parlement turc a adopté mardi une motion prolongeant de 18 mois l'autorisation de déployer des "militaires" en Libye.

  • Libye: Les représentants des deux chambres adverses promettent de mettre fin à leurs divisions

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    Les 123 députés des deux chambres des représentants de la Libye, qui ont participé au sommet de Tanger, au Maroc, ont prêté serment de mettre fin aux divisions à l'intérieur du pays, en commençant par la convocation d'une seule session parlementaire, le 28 novembre, pour créer un organe législatif unique.

    Les 123 participants ont également convenu de tenir des élections législatives pour achever la transition dans les meilleurs délais et de convoquer une seule session en présence de la Chambre des représentants dès leur retour en Libye depuis le Maroc. La session aura lieu à Ghadames, une ville oasis située près de la frontière libyenne avec l'Algérie et la Tunisie, loin des centres de pouvoir en Libye, mais la date officielle n'a pas encore été décidée.

    Lors de la réunion de Tanger, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a déclaré que le fait d'avoir 123 députés libyens assis à la même table était déjà un succès en soi. Pour Bourita, la Libye a besoin d'une Chambre des représentants pour jouer son rôle et une prochaine réunion en Libye aura un impact important sur le dialogue politique entre les parties.

    À l'heure actuelle, en Libye, il y a deux organes parlementaires, l'un à Tobrouk et l'autre à Tripoli. À l'origine, une seule Chambre des représentants avait été formée à la suite des dernières élections législatives en Libye, qui ont eu lieu le 25 juin 2014, pour remplacer le Congrès général national. Cependant, la Cour suprême constitutionnelle de Libye avait invalidé les élections, notamment en raison de la faible participation des électeurs et ordonné la dissolution de la chambre. De nombreux élus n'ont pas accepté cette décision et ont décidé de transférer la Chambre des représentants de Tripoli à Tobrouk. Un Congrès Général National a cependant été établi dans la capitale, puis dissous en 2016. Le 17 décembre 2015, les deux institutions concurrentes avaient signé les accords de Skhirat, au Maroc, se mettant d’accord pour établir le Gouvernement d’Accord National (GNA) et le Conseil présidentiel. Cependant, malgré plusieurs négociations successives, aucune solution n'a été trouvée pour organiser de nouvelles élections législatives et, à l'expiration des accords de Skhirat, le 17 décembre 2017, les positions sont restées figées et le pays s’est retrouvé divisé entre deux pouvoirs, l’un à Tobrouk et l’autre à Tripoli. 

La nouvelle Chambre des représentants, résultat de l’accord de Tanger serait composée de 180 membres répartis en deux groupes, l'un basé à Tripoli, fief du et dirigé par le Premier ministre Fayez al-Sarraj, et l'autre basé à Tobrouk sous la direction d’Aguila Saleh.

    La rencontre de Tanger était l'une des initiatives en cours pour mettre fin au conflit et à la reconstruction de la Libye. 

Un cessez-le-feu est actuellement en cours. Il avait été annoncé le 21 août dernier par al-Sarraj et Saleh, puis officialisé par la signature d'un accord de cessez-le-feu permanent dans toute la Libye le 23 octobre. L'accord a été conclu à la suite d'une réunion entre les délégations libyennes rivales, à savoir l'Armée nationale libyenne (ANL) proche des institutions de Tobrouk et le GNA, qui se sont réunies à Genève dans le cadre du Comité militaire mixte 5 + 5 du 19 octobre précédent. Outre les négociations entre les parties pour une résolution politique du conflit en Libye, des dialogues sont également en cours pour donner au pays une nouvelle structure politique et c’est dans ce contexte que les parties sont parvenues à un accord pour organiser les prochaines élections dans le pays le 24 décembre 2021. L’accord a été conclu le 13 novembre 2020 à l'occasion du « Forum de dialogue politique», qui a débuté le 9 novembre précédent, à Tunis, entre 75 représentants des différentes composantes de la population libyenne, sous l'égide de l'ONU.

    Rappelons que la Libye est le théâtre d'une longue guerre civile qui a débuté le 15 février 2011, qui a été suivie, en octobre de la même année, par la chute du régime dictatorial de Mouammar Kadhafi. Depuis, le pays n'a jamais réussi à réaliser une transition démocratique et s’est retrouvé entre deux administrations rivales, celle de la Chambre des représentants de Tobrouk et celle du GNA de Tripoli et, au niveau militaire, un affrontement entre les milices liées au GNA et l’Armée Nationale Libyenne (ANL), dirigée par le général Khalifa Haftar.

    Le GNA d'al-Sarraj est le gouvernement libyen officiellement reconnu par l'ONU. Il est né le 17 décembre 2015 avec les accords de Skhirat et a été formellement soutenu par l'Italie, le Qatar et la Turquie. Les forces de l'ANL qui sont proches du gouvernement de Tobrouk, contrôlent l'est de la Libye. Au niveau international, elles sont soutenues par l'Égypte, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, la Jordanie, la France et la Russie.

  • Libye, le gouvernement de Tripoli (GNA) accuse Haftar : "Les mercenaires continuent de creuser des tranchées"

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    Le gouvernement de Tripoli, également connu sous le nom de gouvernement d'accord national (GNA), a accusé les forces de l'Armée nationale libyenne (ANL), dirigée par le général Khalifa Haftar de poursuivre des travaux défensifs. Il les accusent également d'atrocités après la découverte d'un nouveau charnier à Tarhuna. .

    Le porte-parole de la salle des opérations de Syrte et d'al-Jufra , Abdul Hadi Dara, a déclaré le 18 novembre que les forces de Tripoli continuaient à surveiller les mouvements de leur adversaire, l'ANL, ainsi que des groupes qui lui sont affiliés, et a noté que les mercenaires des milices soudanaises Janjawid et de la société privée russe Wagner continuaient de creuser des tranchées près de la ville côtière de Syrte et n'avaient pas encore quitté la base d'al-Jufra et la ville de Hun, dans le centre de la Libye . Par conséquent, a souligné le porte-parole Abdul Hadi Dara, l'accord de cessez-le-feu signé à Genève le 23 octobre par les délégations du Comité militaire mixte 5 + 5 ne peut pas encore être considéré comme mis en œuvre.

    L'un des points concerne le retrait des forces et des combattants de chacune des deux parties belligérantes, y compris des mercenaires étrangers, des fronts de combat et de Syrte et al-Jufra, deux endroits où une "bataille imminente" était attendue avant la trêve annoncée le 21 août. . De son côté, le gouvernement de Tripoli s'est déclaré prêt à respecter l'accord et le cessez-le-feu qui en a résulté, à condition que l'autre partie s'engage également à mettre en œuvre les dispositions. A cet égard, le GNA a souligné que l'ouverture de la route reliant Syrte et Misrata dépend du retrait des mercenaires et des opérations de déminage.

    En parallèle, l'Autorité générale de recherche et d'identification des personnes disparues en Libye a annoncé la découverte d'un nouveau charnier dans la ville de Tarhuna, ajoutant que des travaux sont actuellement en cours pour récupérer les corps dont le nombre n'est pas encore connu. . Le nombre de corps découverts à Tarhuna, depuis le 5 juin dernier, a atteint 27. L'une des dernières découvertes remonte au 15 novembre.

    La Mission d'appui des Nations Unies en Libye (MANUL) avait exprimé le 11 juin son "horreur" après la première découverte d'au moins 8 charniers dans la ville de Tarhuna, reprise par l'armée de Tripoli le 5 juin des forces de Haftar. La Mission a immédiatement appelé à des enquêtes rapides, efficaces et transparentes conformément au droit international,

    Au niveau politique, les acteurs libyens continuent de se mobiliser pour mettre en œuvre ce qui a été décidé lors des réunions de ces dernières semaines, notamment le Forum de dialogue politique accueilli à Tunis du 9 au 15 novembre. L'un des résultats est l'organisation des élections présidentielles et législatives pour le 24 décembre 2021. Il faudra tout d'abord désigner les membres des nouveaux organes exécutifs, à savoir une équipe gouvernementale et un conseil présidentiel.

    Le but ultime est de mettre fin à une situation d'instabilité persistante qui caractérise la Libye depuis le 15 février 2011, date qui a marqué le début de la révolution et de la guerre civile. En octobre de la même année, le régime du dictateur Mouammar Kadhafi est tombé, mais la Libye n'a jamais réussi à faire une transition démocratique, laissant deux camps s'affronter sur les fronts de bataille. D'une part, le gouvernement de Tripoli, né des accords de Skhirat du 17 décembre 2015, dirigé par le Premier ministre Fayez al-Sarraj et reconnu par l'ONU. De l'autre, le gouvernement Tobrouk, avec le général Haftar. Le gouvernement de Tobrouk a reçu le soutien de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, de l'Égypte, de la Russie et de la France. L'Italie, le Qatar et la Turquie, en revanche, soutiennent le gouvernement internationalement reconnu.

    Un premier cessez-le-feu remonte au 21 août et a été annoncé par le Premier Ministre al-Sarraj et la Présidente du Parlement de Tobrouk, Aguila Saleh. Cela a déclenché une forte mobilisation diplomatique aux niveaux régional et international qui a incité les délégations des deux parties belligérantes à se rencontrer à l'occasion de différentes conférences.

  • Libye: Les pourparlers de paix en Tunisie confirment des élections dans 18 mois

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    Les participants au Forum de dialogue politique de Tunis sont parvenus à un accord sur une feuille de route pour l'avenir politique de la Libye, qui prévoit l'organisation d'élections dans un délai maximum de 18 mois.

    Selon ce qui a été rapporté par l'envoyée spéciale par intérim de l'ONU, Stephanie Williams , dans la soirée du 11 novembre, les 75 participants au Forum tunisien ont fait des progrès significatifs sur la voie tant politique que militaire, marquant un tournant vers une résolution de la crise libyenne. Les pourparlers organisés en Tunisie, dans le district de Gammarth, ont débuté le 9 novembre. L'objectif principal était de mettre fin à la situation instable en Libye, par la formation de nouveaux organes exécutifs et l'organisation d'élections présidentielles et parlementaires, sur la base de la résolution 2510 du Conseil de sécurité des Nations unies et des résultats de la conférence de Berlin. du 19 janvier.

    Pour Williams, la Libye a actuellement la meilleure opportunité de mettre un terme aux divisions internes. Selon ce qui a émergé des discussions du 11 novembre, les parties sont parvenues à un accord préliminaire sur un plan qui conduira à des élections parlementaires et présidentielles, ainsi qu'à des élections "libres, justes et inclusives", ce qui devrait faciliter l'unification des différentes institutions libyennes. Les discussions doivent maintenant porter sur la formation d'un gouvernement de transition, dont la tâche sera de surveiller le processus électoral. Les 75 participants sont appelés, en particulier, à définir les rôles et compétences exigés des membres qui formeront les nouveaux organes exécutifs, à savoir le gouvernement et le Conseil présidentiel.

    Selon Williams, la mission principale du futur gouvernement sera de lutter contre le phénomène de la corruption et de restaurer la détérioration continue des services publics. Ces deux questions ont été à l’origine des mouvements de protestation ces derniers mois. L'envoyé spécial de l’ONU a également déclaré que la feuille de route prévoyait les étapes à suivre pour lancer un processus de « réconciliation nationale et de justice transitionnelle» et pour mettre fin aux difficultés des personnes déplacées. Concernant l’aspect militaire, Stephanie Williams a indiqué que les participants au Forum avaient confirmé les résultats positifs en ce qui concerne la mise en œuvre de l'accord de cessez-le-feu signé à Genève le 23 octobre.

    Comme l'a précisé l'envoyé de l'ONU, cette question était au centre des discussions qui ont eu lieu, à partir du 10 novembre, à Syrte, et qui ont impliqué les délégations du Comité militaire mixte 5 + 5. Pour Williams, les résultats obtenus jusqu'à présent par le Comité doivent être préservés et, en parallèle, on espère que les pourparlers de Tunis seront également couronnés de succès, sachant que la Libye a devant elle une occasion historique de créer un système de gouvernement unifié et la tenue d'élections démocratiques.

    Selon ce qui a fui d'un projet d'accord final éventuel, la nouvelle autorité exécutive en Libye sera composée d'un conseil présidentiel, à son tour formé d'un président et de deux vice-présidents qui refléteront l'équilibre géographique entre les régions du pays, et par un gouvernement unifié composé d'un Premier ministre, qui devra alors prendre en charge la formation du gouvernement. Contrairement à ce qui s'est passé jusqu'à présent, le premier ministre de l'exécutif sera différent du chef du conseil présidentiel.

    Le plus grand défi pour les 75 représentants de Tunis semble être la nomination de ceux qui participeront au nouveau gouvernement, ainsi que de surmonter les divisions internes persistantes. Jusqu'à présent, le nom de la Présidente du Parlement, Aguila Saleh, a circulé en tant que chef du nouveau Conseil présidentiel et représentant de la région orientale de la Cyrénaïque. Un de ses adjoints devrait donc venir du Sud, de la région du Fezzan, et l'ambassadeur de Libye au Maroc, Abd al-Majid Saif al-Nasr, du gouvernorat de Sabha est l'un des candidats favoris à ce poste. Le troisième adjoint devra venir de la région ouest de Tripoli, où plusieurs personnalités semblent se disputer le rôle.

    Quant aux candidats potentiels au poste de Premier ministre, on pense au ministre de l'Intérieur Fathi Bashagha, soutenu par des alliés extérieurs tels que les États-Unis, la Turquie, la Grande-Bretagne et l'Égypte. Cependant, Bashagha fera face à un concurrent tout aussi puissant, l'homme d'affaires Ahmed Maitiq, ancien premier ministre et vice-président du Conseil présidentiel. Maitiq semble être particulièrement favorisé dans l'est de la Libye, surtout après avoir conclu un accord avec les représentants de l'ANL (Armée Nationale Libyenne – fidèle au maréchal Haftar) pour reprendre les activités pétrolières.

    La Libye connaît une crise continue depuis le 15 février 2011, date du début de la révolution et de la guerre civile. Après le cessez-le-feu annoncé le 21 août par le Premier ministre de Tripoli, Fayez al-Sarraj, et par le président de la Chambre des représentants de Tobrouk, Aguila Saleh, le 23 octobre, les délégations du GNA et de l'Armée nationale libyenne (ANL), participants au Comité militaire mixte 5 + 5, ont signé un accord avec lequel ils s'engagent officiellement à garantir une trêve permanente dans le pays, sous les auspices des Nations Unies.

  • Libye: les pourparlers se poursuivent à Genève

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    Les pourparlers du Comité militaire 5 + 5, qui ont débuté le 19 octobre sous l’égide des Nations Unies, se poursuivent toujours à Genève. Parmi les derniers points abordés, il y a aussi la question des gardes placés aux commandes des champs pétrolifères.

    Parallèlement, le mercredi 21 octobre, le Premier ministre du gouvernement d'accord national (GNA), Fayez al-Sarraj, et d'autres représentants de l'exécutif de Tripoli sont attendus à Rome.

    Le Comité militaire mixte est composé de cinq représentants de l'Armée nationale libyenne (ANL) et de cinq membres du gouvernement de Tripoli. C'est l'un des résultats de la conférence de Berlin du 19 janvier au cours de laquelle divers acteurs internationaux ont discuté des moyens possibles de résoudre le conflit et la crise en Libye. L'objectif principal est de parvenir à un cessez-le-feu permanent et de retirer tous les combattants non libyens de Libye. Celui en cours à Genève est le quatrième tour. Le dernier a eu lieu les 28 et 29 septembre en Egypte.

    Les Nations Unies ont proposé d'ajouter un point supplémentaire à l'ordre du jour des discussions, à savoir la "restructuration" des gardes placés aux commandes des champs pétrolifères libyens. Cet organisme est lié au ministère de la Défense et sa mission est de sauvegarder les puits, les champs, les stations de pompage, les structures, les entrepôts, les usines et tout ce qui touche au secteur pétrolier. Les discussions sur la "garde pétrolière" interviennent après la réouverture des principaux champs pétrolifères du pays, dont les activités avaient été bloquées, depuis le 18 janvier, par des groupes locaux fidèles au général de l'ANL, Khalifa Haftar, et après la demande de mettre en place un comité visant à gérer les activités de production et d'exportation, ainsi qu'à partager équitablement les revenus pétroliers.

    La réalisation d'un cessez-le-feu permanent et la possibilité de faire de la ville côtière de Syrte et de la base d'al-Jufra deux zones démilitarisées seront évaluées, entre autres questions au centre des discussions. L'envoyée spéciale intérimaire de l'ONU en Libye, Stephanie Williams, qui participe aux pourparlers en tant que superviseur, a demandé aux délégués des deux parties en guerre d'ouvrir les points de passage frontaliers et de libérer les détenus. Williams a ensuite déclaré à l'ouverture de la troisième journée de pourparlers le mercredi 21 octobre, que les délégations participantes sont déjà parvenues à un accord sur certaines questions pertinentes, notamment l'ouverture de routes maritimes et terrestres et la nécessité d'encourager la désescalade militaire. En outre, après la formation d'un «gouvernement unifié», les parties ont convenu que les milices étrangères devront quitter les territoires libyens dans les 90 jours. Selon le correspondant, l'ingérence étrangère dans les affaires intérieures de la Libye est devenue inacceptable. L'atmosphère des pourparlers, a-t-on enfin souligné, continue d'être marquée par l'optimisme et la positivité, et les parties pourraient bientôt parvenir à un cessez-le-feu permanent.

    Les réunions du Comité 5 + 5 constituent l'une des trois voies à suivre pour ramener la paix et la stabilité en Libye, qui concernent les aspects politiques, économiques et militaires. Selon Williams, les pourparlers en cours à Genève pourraient avoir un impact positif significatif sur les "voies" politiques et économiques restantes. En outre, le cycle entrepris le 19 octobre sera suivi d'un forum politique qui se tiendra vraisemblablement en Tunisie en novembre. Son objectif sera de trouver un accord sur un cadre politique mondial, puis de conduire à des élections nationales.

    DERNIERE MINUTE : L'envoyée spéciale intérimaire de l'ONU en Libye, Stephanie Williams, a annoncé à la mi-journée du 21 octobre que les deux parties du dialogue 5 + 5 étaient parvenues à un accord sur la réouverture des routes terrestres et des vols intérieurs et sur la formation de la Garde des installations pétrolières.

    Depuis le 21 août, date à laquelle le Premier Ministre al-Sarraj et le Président du Parlement de Tobrouk, Aguila Saleh, ont annoncé un cessez-le-feu sur les fronts de combat libyens, la crise libyenne est au centre d'une large mobilisation diplomatique qui implique des acteurs nationaux, régionaux et internationaux. Les discussions déjà conclues ou en cours ont des objectifs spécifiques. En plus des réunions du Comité 5 + 5, Genève sera également le lieu choisi pour des discussions relatives à la voie «exécutive», visant à définir un nouveau gouvernement et de nouveaux organes exécutifs. Les dernières réunions à Bouznika, au Maroc, avaient pour objectif la nomination des soi-disant «positions souveraines», et enfin, lors des réunions du Caire, l'accent était et sera sur la voie constitutionnelle. La tâche des Nations Unies sera de combiner les résultats des différentes séances de dialogue et de formuler une seule déclaration finale.

    Parallèlement, le Premier ministre al-Sarraj, le ministre des Affaires étrangères du GNA, Mohamed Siala, et le ministre de l'Intérieur, Fathi Bashagha, sont attendus à Rome pour une visite qui durera vraisemblablement deux jours. et au cours de laquelle les représentants libyens rencontreront diverses personnalités de la scène politique italienne, dont le Premier ministre Giuseppe Conte et la ministre de l'Intérieur Luciana Lamorgese. Les parties devraient discuter de la gestion des flux migratoires, de la coopération économique bilatérale et des derniers développements de la crise libyenne.

     

  • Libye: pour l'Armée Nationale Libyenne (Haftar) le problème, ce sont les Frères musulmans

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    À un moment où le paysage libyen continue de connaître des développements positifs, notamment la reprise des activités sur le champ pétrolier d'al-Sharara, l'Armée nationale libyenne (ANL) a déclaré que l'un des obstacles à la conclusion d'un accord est représenté par les «Frères musulmans», en référence au gouvernement de Tripoli, également connu sous le nom de gouvernement d'accord national (GNA), et son allié turc.

    C'est ce qu'a déclaré le porte-parole de l'ANL, Ahmed al-Mismari , selon lequel le gouvernement de Tripoli et Ankara "plaisantent avec la région". Dans le même temps, l'ONU a été invitée à unifier les initiatives avancées jusqu'ici, par diverses parties, en une seule "proposition de paix" et il a été souligné comment l'Égypte a exprimé sa volonté de mettre fin à la crise libyenne en suivant les vision de l'ANL, qui se situe dans le contexte de la lutte contre le terrorisme.

    Les paroles d'al-Mismari interviennent à un moment où, une fois qu'une relative trêve a été conclue sur les fronts de combat libyens, divers acteurs régionaux et internationaux se sont engagés dans une série de dialogues et de pourparlers visant à trouver une solution politique en Libye. . Parmi les dernières initiatives, la capitale égyptienne accueille, à partir du dimanche 11 octobre et pour une durée de trois jours, une série de réunions au cours desquelles des délégations liées à la Chambre des représentants de Tobrouk et au Haut Conseil d'État discutent des moyens d'organiser des élections anticipées en Libye et avancer sur la voie du «processus constitutionnel», sous l'égide des Nations Unies.

    Tel que rapporté par al-Jazeera, sur la base de sources du Haut Conseil d'État, chaque délégation est composée d'une dizaine de membres, dont trois sont membres du comité chargé de rédiger une nouvelle Constitution, qui participent aux réunions en tant que conseillers . Un membre du Haut Conseil d'Etat, Nasser Matroud, a déclaré que les membres du comité de dialogue du Haut Conseil d'Etat étaient divisés selon trois «pistes». Cela signifie que chaque sous-commission est engagée dans différents pourparlers, avec des objectifs spécifiques, à savoir la voie "exécutive" à Genève, visant à définir un nouveau gouvernement et de nouveaux organes exécutifs, les réunions à Bouznika, au Maroc, qui visent à nommer les soi-disant " positions souveraines » et, enfin, les réunions du Caire, dont le thème central est le processus constitutionnel.

    Entre-temps, il y a eu un autre résultat important, à savoir la réouverture du champ pétrolier d'al-Sharara , le plus grand champ pétrolier de Libye, situé dans le sud-ouest du pays. La nouvelle est arrivée le 11 octobre et c'est la National Oil Corporation (NOC) qui l'a annoncée, affirmant qu'elle avait "levé l'état de force majeure" après avoir conclu un accord "sur l'honneur" avec le général de l'armée nationale libyenne (ANL), Khalifa Haftar, et les forces qui lui sont fidèles, responsables de la fermeture du terrain et de l'interruption des activités, depuis le 18 janvier dernier. La NOC a indiqué avoir déjà donné des instructions à l'opérateur Acacus, responsable de la gestion d'al-Sharara, pour permettre une reprise des activités de production dans le respect des normes de sécurité.

    Comme l'a également souligné al-Mismari de l'Armée Nationale Libyenne, la réouverture d'al-Sharara représente une mesure significative et positive, également parce qu'elle pourrait permettre à la Libye de doubler sa production de pétrole brut et de relancer son économie. On estime que le champ contient environ 3 milliards de barils de pétrole, soit près d'un tiers de la production libyenne de pétrole brut.

    Depuis le 18 janvier dernier, des groupes alliés au général de l'ANL avaient bloqué les activités d'exportation à la fois à al-Sharara et sur d'autres champs, y compris al-Fil, dans le cadre d'un «mouvement de colère du Fezzan», dirigé avant tout contre l'ingérence continue de la Turquie. Cela a fait chuter la production pétrolière libyenne de 1,2 million de barils par jour à seulement 72000, tout en entraînant des pertes de plus de 8 milliards de dollars en 208 jours , selon les dernières données fournies par la compagnie pétrolière d'État libyenne, National Oil Corporation (NOC), le 15 août. Malgré une libération partielle le 10 juillet, le lendemain 11 juillet, les forces de Haftar avaient de nouveau ordonné l'arrêt des exportations, faute d'accord sur la répartition des revenus pétroliers. Puis, le 18 septembre, Haftar a ordonné la réouverture des champs pétrolifères et des ports, à la suite d'un nouvel accord. Cet accord prévoit la création d'un comité chargé de gérer les activités de production et d'exportation, ainsi que de partager équitablement les revenus pétroliers.

    Mitiq, signataire de l'accord au nom du gouvernement de Tripoli, a considéré la réouverture d'al-Sharara comme un geste positif qui devrait faciliter la réalisation d'une solution politique, visant à mettre fin à une situation de grave instabilité, qui caractérise la Libye depuis le 15 février 2011, date du début de la révolution et de la guerre civile. Après la chute du régime de Mouammar Kadhafi, en octobre de la même année, la Libye n'a jamais réussi à faire une transition démocratique. Depuis, deux côtés s'affrontent. D'une part, il y a le gouvernement de Tripoli, né avec les accords de Skhirat du 17 décembre 2015, et dirigé par le Premier ministre Fayez al-Sarraj, qui représente le seul exécutif reconnu par l'ONU. Ses principaux soutiens sont la Turquie, l'Italie et le Qatar. De l'autre côté, il y a le Parlement de Tobrouk (HoR) et l'Armée Nationale Libyenne commandée par le général Khalifa Haftar, soutenus par l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l'Égypte, la Russie et la France. La Jordanie est également considérée comme l'un de ses principaux exportateurs d'armes.

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    Lien permanent Catégories : Al Wefaq (nom arabe du Gouvernement d'Accord Natio, AL-Charara oil field, Armée Nationale Libyenne, Champ pétrolier al-Fil, Champ pétrolier de Sharara, Fayez al-Sarraj, FRÈRES MUSULMANS, Frères musulmans en Libye, Gouvernement d'unité nationale (GNA), Gouvernement de l'Est libyen, Haftar Khalifa, House of Representative (HoR), Intervention militaire turque en Libye, LIBYE, Mesmari Ahmed (porte-parole de l'ANL), Mitiq Ahmed, NOC (compagnie pétrolière libyenne), Politique de l'Egypte en Libye, Politique de la France en Libye, Politique de la Russie en Libye, Politique de la Turquie en Libye, Politique des Emirats Arabes Unis en Libye, Politique turque en Libye, Pourparlers de paix de Bouznika (Maroc), Tobrouk, Tripoli 0 commentaire