Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) - Page 4

  • Cameroun : trois militaires tués et neuf blessés dans des attaques contre deux postes militaires

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    Des jihadistes de l'"Etat islamique dans la province d'Afrique de l'Ouest "(ISWAP) ont pris d'assaut samedi soir 20 mars deux bases militaires de la Force Mixte Multinationale (FMM) situées entre les localités de Gambaru et Wougo, près de la frontière avec le Nigéria.

    « Les terroristes ont surpris les quelques militaires qui étaient en poste, alors que la plupart des militaires étaient partis en mission de ravitaillement à Fotokol », dans l’Extrême-Nord du Cameroun, a  le commandant du secteur 1 de la FMM, le général de brigade Bouba Dobekréo.

    « Après des violents combats, nous avons malheureusement perdu trois de nos hommes et neuf autres ont été blessés », a souligné le commandant.

    D’après la même source, « trois véhicules de l’armée dont une ambulance » ont été incendiés par les assaillants.

    « Plusieurs terroristes » ont été neutralisé et « leurs corps emportés par les terroristes lors de leur repli vers le Nigéria », a souligné le Général.

    Cette attaque meurtrière de l'Etat islamique intervient après plusieurs mois d’accalmie dans l’Extrême-Nord du Cameroun, une région secouée depuis 2015 par des attaques du groupe jihadiste Boko Haram suite à sa proximité avec le Nord-est du Nigéria, fief de Boko Haram.

    Depuis 2015, les pays de la région du Lac Tchad luttent contre ces terroristes islamistes au sein de la Force Mixte Multinationale, une coalition militaire régionale engagée autour du lac Tchad avec l’aide de comités de vigilance composés d’habitants civils.

    Le groupe armé Boko Haram, dont le nom signifie approximativement « le libre est pêché », est basé dans le nord-est du Nigéria et a essaimé dans plusieurs pays voisins, dont le Tchad, le Niger et le nord du Cameroun.

    Depuis 2015, ce groupe a fait des ravages dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, commettant des attaques qui sont souvent menées sans discernement ou qui visent délibérément les civils.

    Ces attaques ont consisté en des attentats-suicide dans des lieux publics où des foules se rassemblent, tels que marchés, mosquées, églises, écoles, camps pour personnes déplacées et gares routières; des enlèvements, notamment de femmes et de filles; et des pillages et destructions systématiques de biens civils.

     

  • Nigeria : L'armée repousse une attaque de l'Etat islamique (ISWAP) à Damasak - Un chef de l'ISWAP éliminé avec des dizaines d'autres djihadistes

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    L'armée nigériane a repoussé jeudi 18 mars 2021 une attaque de l'Etat islamique de la Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP)  dans la zone de Damasak Mobbar, dans l'État de Yobe.

    Les djihadistes ont attaqué vers 18h00 mais ils ont été repoussés par une puissance de feu supérieure de l'armée nigériane. Des hélicoptère Mi35, 2 jets Alpha et un drone sont intervenus pour pilonner les djihadistes.

    Des dizaines d'islamistes ont perdu la vie, y compris un commandant de l'ISWAP. Trois véhicules ont été détruits, dont deux appartenant à une organisation non gouvernementale internationale.
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  • Nigeria : Plusieurs attaques de l'Etat islamique (ISWAP) tuent une vingtaine de soldats

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    Au moins 20 soldats ont été tués lors de multiples attaques de l'"Etat islamique de la province d'Afrique de l'Ouest" (ISWAP) dans la province de Borno, dans le nord-est du Nigéria.

    Les troupes du secteur 3, conjointement avec des éléments de soutien, notamment les forces spéciales et la CJTF, ont été attaquées entre le village de Lingir à Monguno et Kukawa dans la zone de gouvernement local de Kukawa.  

    La CJTF est une force civile qui soutient les forces de sécurité nigérianes contre  l'État islamique d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) et sa faction mère Boko Haram.

    En août 2020, l'ISWAP a pris des centaines de personnes en otage à Kukawa, à la suite d'escarmouches avec les troupes nigérianes dans la région.

    L' attaque a eu lieu après la réinstallation de centaines de personnes déplacées sous escorte militaire dans la ville, située près des rives du lac Tchad.

    De même, vendredi 12 mars 2021,  l'ISWAP avait tendu une embuscade aux troupes le long de Benisheikh et de Ngamdu, entraînant la mort de trois soldats tandis que huit membres de l'ISWAP étaient tués. Les deux localités se trouvent dans la zone du gouvernement local de Kaga, où le Super Camp One de l' armée est domicilié. 

  • Nigeria : L'Etat islamique (ISWAP) affirme avoir repoussé une offensive militaire dans le nord-est du pays

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    Judi 11 mars, l'Etat islamique avoir repoussé une offensive de l'armée nigériane (NAF) dans le nord-est du pays.

    L'opération, qui s'est déroulée du 4 février au  6 mars visait à neutraliser les cellules de l'Etat islamique dans les forêts de l'Algarno qui s'étendent entre les États de Borno et de Yobe.

    L'Etat islamique a affirmé que ses combattants avaient déjoué l'offensive de la NAF après d'intenses combats, au cours desquels de nombreuses contre-attaques et raids ont été menés. Le groupe islamiste a affirmé que plus de 200 militaires avaient été tués ou blessés et que 37 véhicules de la NAF avaient été détruits dans la ville de Kafa.

    L'agence de presse du groupe jihadiste, Amaq, a partagé un certain nombre de photos des affrontements avec les troupes nigérianes dans les forêts de l'Algarno le 13 mars.

    L'Etat islamique a probablement exagéré le résultat de la bataille dans les forêts de l'Algarno. Cependant, il ne fait guère de doute que le groupe islamiste se renforce dans le nord-est du Nigéria, principalement dans l'Etat de Borno. Certaines des opérations récentes des cellules du groupe comprenaient:
    - Attaque contre une patrouille de la NAF dans la ville de Malm Futuri le 10 mars. Dix militaires ont été tués ou blessés lors de l'attaque, qui a été menée avec deux engins explosifs improvisés.
    - Une attaque contre les troupes de la NAF près de la ville de Munguno le 12 mars. 33 militaires ont été tués, 20 ont été blessés et un a été capturé. En outre, un véhicule a été détruit et sept autres ont été saisis par l'Etat islamique.

    Les récentes attaques mettent en évidence la situation dangereuse à Borno, où les forces gouvernementales nigérianes ne parviennent pas à contenir la menace des cellules de l'Etat islamique.

  • Nigeria : les factions de Boko Haram étendent la terreur dans Maiduguri, capitale de l'Etat du Borno

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    Maiduguri, la capitale de l'État de Borno au nord-est du Nigéria, a connu des vagues d'attaques de Boko Haram, signalant un retour de l'activité des islamistes armés dans la ville.

    Les  djihadistes de Boko Haram ont adapté leur tactique pour étendre leurs campagnes de terreur à la ville densément peuplée de Maiduguri, la ville principale de Borno au nord-est du Nigéria. 

    Depuis l'éviction du groupe d'insurrection de Maiduguri après le soulèvement de 2009, suivi d'une vague d'assassinats et de batailles dans la ville, Boko Haram et ses dissidents du groupe " Province de l'État islamique en Afrique de l'Ouest" (ISWAP) ont adopté au fil des ans de nouvelles tactiques pour terroriser les habitants.

    La ville métropolitaine, qui accueille une population diversifiée comprenant des résidents et des personnes déplacées de tout l'État, est entourée de tranchées et d'avant-postes militaires conçus pour la protéger des infiltrations et des attaques. 

    Les groupes terroristes utilisent diverses tactiques pour harceler la ville de garnison, allant de la mise en place de points de contrôle pour interrompre les approvisionnements, à l'enlèvement et au meurtre de voyageurs et à la pose d'engins explosifs improvisés (EEI) sur les routes menant à Maiduguri.

    Les jihadistes n'hésitent pas à s'affronter avec les militaires à la périphérie de la ville tout en ciblant également les tours électriques et en menant des attaques de saturation à l'aide de roquettes et d'obus de mortiers.

    Le 23 février, l'Abubakar Shekau, le leader de Boko Haram, a mené l'attaque la plus audacieuse et la plus meurtrière de ces dernières années contre Maiduguri en tirant une salve de mortiers et des roquettes artisanales qui ont entraîné la mort d'au moins 15 personnes et blessé des dizaines d'autres. Parmi les personnes décédées se trouvent neuf garçons qui jouaient au football sur un terrain dans le quartier de Gwange

    Une vidéo de cinq minutes et trente-deux secondes diffusée par Boko Haram, a montré une équipe tirant au mortier et des roquettes artisanales sans discernement sur Maiduguri. Le bombardement a été suivi par le lancement d'un assaut par un groupe de combattants arrivés à motos et au moins un camion chargé d'armes qui ont réussi à franchir la tranchée de protection.

    Cette attaque a causé plus de dégâts que celle lancée  le 23 février 2019 par l'Etat Islamique (ISWAP) qui avait tiré des roquettes Grad de qualité militaire contre des cibles militaires et gouvernementales.

    L'attaque de Boko Haram soulève également des inquiétudes quant à la capacité du groupe jihadiste à fabriquer des roquettes.

    L'incident de février s'est produit alors que les résidents faisaient déjà face à des  difficultés sociales et économiques après que l'ISWAP ait utilisé des explosifs pour détruire l'un des pylônes électriques alimentant Maiduguri. 

    D'autres pylônes ont par la suite été endommagés dans la région de Mainok le long de la route Maiduguri - Damaturu. 

    Au moins cinq électriciens ont été blessés par une mine posée par l'ISWAP et qui a frappé leur véhicule alors qu'il se rendait sur un chantier pour reconnecter la ligne de électrique. 

    Les routes principales telles que Damaturu-Maiduguri, Maiduguri-Monguno et Maiduguri-Damboa sont extrêmement dangereuses en raison de la fréquence des faux barrages sécuritaires installées par les jihadistes de l'ISWAP..

    Il y a quelques jours, le commandement du théâtre de l'opération de contre-insurrection du Nigéria avec son quartier général à Maiduguri a été attaqué dans le village de Garin Kuturu, entre les villes d'Auno et Jakana le long de la route Maiduguri-Damaturu. Deux soldats sont morts lors de la fusillade entre les troupes du convoi et les terroristes.

    Les attaques, en particulier sur la route Maiduguri-Damaturu, ont eu un impact sur les déplacements entre les deux capitales de Borno et de Yobe. La route relie également Maiduguri à d'autres régions du pays. 

    Ces faux barrages permettent aux factions islamistes radicales d'instaurer une campagne de terreur aen dépit des mesures de sécurité mises en place pour protéger Maiduguri.

  • Nigeria : Des membres de l'Etat Islamique (ISWAP) attaquent un centre de secours de l'ONU au Nigéria. 25 employés encerclés dans un abri

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    Lundi 1er mars, des djihadistes de l'Etat islamique de la province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) ont attaqué un centre de secours de l'ONU dans la ville de Dikwa, dans le nord-est du Nigéria, et ont encerclé un abri où 25 travailleurs humanitaires s'étaient réfugiés, selon des sources de sécurité et de secours.

    Une source militaire a déclaré à l'AFP que des dizaines de militants de l'ISWAP ont pris d'assaut la ville de Dikwa et occupé une base militaire après que les soldats se soient enfuis. Ils ont incendié un centre de secours des Nations Unies, le réduisant en cendres.

    Deux attaques ont été lancées simultanément contre la base militaire et contre le centre humanitaire des Nations Unies".

    Support aérien
    L'armée a envoyé des renforts depuis la ville de Marte, à 40 kilomètres de là, pour aider à dégager l'abri où se sont réfugiés les travailleurs humanitaires.

    Deux avions de guerre et un hélicoptère de combat ont fourni un soutien aérien pour chasser les terroristes du centre humanitaire en feu.

    Cette attaque intervient exactement trois ans après une attaque, le 1er mars 2018, par des militants de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest contre un centre humanitaire des Nations Unies dans la ville de Rann (nord-est), qui s'était soldé par la mort de trois travailleurs humanitaires et l'enlèvement d'un quatrième, en plus de la mort de huit soldats nigérians.

    Le nord-est du Nigéria est en proie à la violence djihadiste depuis que le groupe extrémiste islamiste Boko Haram a lancé une rébellion armée en 2009.

    En 2016, l'État islamique en Afrique de l'Ouest s'est séparé de Boko Haram et est devenu la plus grande menace djihadiste au Nigéria.

    Depuis son déclenchement en 2009, le conflit a tué plus de 36 000 personnes et en a déplacé deux millions d'autres.

    Vendredi 28 février déjà, des combattants de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest, arrivés à bord de camions équipés de mitrailleuses, aaient attaqué la ville de Dikwa, provoquant la fuite de ses habitants.

    La ville est située à 90 kilomètres de Maiduguri, la capitale de l'État de Borno, et abrite plus de 130.000 personnes, dont 75.000 personnes déplacées (IDP) qui ont fui d'autres parties de la région et vivent dans des camps où ils  dépendent de l'aide alimentaire fournie par les organisations humanitaires.
    EveOnMcXYAEsBWM.jpegL'armée a mis une semaine pour reprendre la base militaire de Marte à l'Etat islamique
    Le 15 février, des combattants de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest ont capturé Marte la ville stratégique à partir de laquelle, lundi soir, les renforts militaires envoyés à Dikwa ont été lancés. L'armée a repris le contrôle de la ville au bout d'une semaine.

    La même semaine, l'autre organisation djihadiste "Boko Haram" a lancé une attaque au mortier sur Maiduguri, tuant au moins 16 personnes, dont 9 enfants sur un terrain de foot, et en blessant des dizaines.

    Depuis fin 2020, les deux organisations djihadistes ont intensifié leurs attaques dans la région, ce qui a poussé le président Muhammad Bukhari, qui fait face à de vives critiques sur sa gestion de la situation sécuritaire dans le pays, à licencier. à la fin de janvier,  les quatre principaux commandants de l'armée et à nommer leurs remplaçants.

    Bukhari, un ancien général, avait juré lors de son élection à la présidence en 2015 d'écraser la rébellion djihadiste dans le nord-est, mais ses forces armées luttent sans succès  contre les djihadistes.

    Six ans après l'arrivée au pouvoir de Buhari, les deux organisations djihadistes contrôlent toujours de vastes zones rurales, en plus des nombreuses positions stratégiques qu'elles utilisent pour mener des attaques et mettre en place de faux points de contrôle dans le but d'enlever des militaires, des civils et des employés d'organisations non-gouvernementales.

  • Nigeria : nombre d'individus enlevés par lieu et par identité des kidnappeurs (Carte)

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