Etat de Borno - Page 3

  • Nigeria : l'Etat islamique (ISWAP) lance une violente offensive contre la ville de Damasak

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    Les jihadistes de l'"Etat islamique de la province d'Afrique de l'Ouest" (ISWAP) ont lancé, samedi 10 avril 2021, une violente attaque contre la ville de garnison de Damasak dans l'État de Borno, au nord-est du Nigéria.

    L'attaque de Damasak, menée en plein jour, est particulièrement intense, les insurgés ont pénétré dans la ville. Damasak, près de la frontière nigériane avec la République du Niger, est à environ 180 kilomètres au nord-ouest de Maiduguri, capitale de l'État de Borno.

    L'offensive actuelle contre la ville de Damasak est la sixième attaque de l'ISWAP en quelques semaines visant la ville de garnison stratégique et le centre humanitaire de l'ONU. Les djihadistes ont envahi la localité de Damasak et incendié plusieurs installations appartenant à des organisations internationales humanitaires. Le centre de l'ONU a été évacué après que le feu air ravagé les locaux voisins d'un organisme de bienfaisance international et se soit propagé à l'installation de l'ONU. Les bureaux de trois autres ONG internationales ont également été incendiés par les insurgés qui ont pris le contrôle de la ville. C'est la deuxième fois que les djihadistes attaquent l'un des neuf centres logistiques de l'ONU au Nigeria.

    Les troupes du Super Camp de l'armée, avec le soutien de l'armée de l'air, auraient repoussé l'attaque, bien que l'ISWAP ait revendiqué avoir pénétré dans la ville. 

    Ces derniers mois, les djihadistes de l'ISWAP ont sans cesse attaqué Damasak, y compris plusieurs tentatives infructueuses pour envahir une base militaire à l'extérieur de la ville.

     

     

  • Nigeria : Plusieurs attaques de l'Etat islamique (ISWAP) tuent une vingtaine de soldats

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    Au moins 20 soldats ont été tués lors de multiples attaques de l'"Etat islamique de la province d'Afrique de l'Ouest" (ISWAP) dans la province de Borno, dans le nord-est du Nigéria.

    Les troupes du secteur 3, conjointement avec des éléments de soutien, notamment les forces spéciales et la CJTF, ont été attaquées entre le village de Lingir à Monguno et Kukawa dans la zone de gouvernement local de Kukawa.  

    La CJTF est une force civile qui soutient les forces de sécurité nigérianes contre  l'État islamique d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) et sa faction mère Boko Haram.

    En août 2020, l'ISWAP a pris des centaines de personnes en otage à Kukawa, à la suite d'escarmouches avec les troupes nigérianes dans la région.

    L' attaque a eu lieu après la réinstallation de centaines de personnes déplacées sous escorte militaire dans la ville, située près des rives du lac Tchad.

    De même, vendredi 12 mars 2021,  l'ISWAP avait tendu une embuscade aux troupes le long de Benisheikh et de Ngamdu, entraînant la mort de trois soldats tandis que huit membres de l'ISWAP étaient tués. Les deux localités se trouvent dans la zone du gouvernement local de Kaga, où le Super Camp One de l' armée est domicilié. 

  • Nigeria : L'Etat islamique (ISWAP) affirme avoir repoussé une offensive militaire dans le nord-est du pays

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    Judi 11 mars, l'Etat islamique avoir repoussé une offensive de l'armée nigériane (NAF) dans le nord-est du pays.

    L'opération, qui s'est déroulée du 4 février au  6 mars visait à neutraliser les cellules de l'Etat islamique dans les forêts de l'Algarno qui s'étendent entre les États de Borno et de Yobe.

    L'Etat islamique a affirmé que ses combattants avaient déjoué l'offensive de la NAF après d'intenses combats, au cours desquels de nombreuses contre-attaques et raids ont été menés. Le groupe islamiste a affirmé que plus de 200 militaires avaient été tués ou blessés et que 37 véhicules de la NAF avaient été détruits dans la ville de Kafa.

    L'agence de presse du groupe jihadiste, Amaq, a partagé un certain nombre de photos des affrontements avec les troupes nigérianes dans les forêts de l'Algarno le 13 mars.

    L'Etat islamique a probablement exagéré le résultat de la bataille dans les forêts de l'Algarno. Cependant, il ne fait guère de doute que le groupe islamiste se renforce dans le nord-est du Nigéria, principalement dans l'Etat de Borno. Certaines des opérations récentes des cellules du groupe comprenaient:
    - Attaque contre une patrouille de la NAF dans la ville de Malm Futuri le 10 mars. Dix militaires ont été tués ou blessés lors de l'attaque, qui a été menée avec deux engins explosifs improvisés.
    - Une attaque contre les troupes de la NAF près de la ville de Munguno le 12 mars. 33 militaires ont été tués, 20 ont été blessés et un a été capturé. En outre, un véhicule a été détruit et sept autres ont été saisis par l'Etat islamique.

    Les récentes attaques mettent en évidence la situation dangereuse à Borno, où les forces gouvernementales nigérianes ne parviennent pas à contenir la menace des cellules de l'Etat islamique.

  • Nigéria : Les forces nigérianes neutralisent 33 membres du groupe islamiste Boko Haram

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    Les forces spéciales nigérianes ont éliminé 33 combattants du groupe islamiste Boko Haram, lors d’affrontements dans le nord-est de l’État de Borno, ont annoncé mardi 9 mars 2021 des médias locaux.

    Les terroristes ont été tués lors d'affrontements dans la région de Chikingudu, où de nombreux autres éléments terroristes ont fui les lieux. D'après la même source, l'armée a saisi une importante quantité d'armes et de munitions.

    Le bilan du côté de l'armée fait ainsi état de deux soldats tués et sept autres  blessés au cours de cette opération.

    Le groupe islamiste Boko Haram a lancé une insurrection sanglante dans le nord-est du Nigeria en 2009, mais a ensuite étendu ses atrocités aux pays voisins, le Niger, le Tchad et le Cameroun, ce qui a entraîné une riposte militaire.

    Plus de 30 000 personnes ont été tuées et près de 2,6 millions déplacées au cours des dix années d'activités terroristes de Boko Haram au Nigeria, selon le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies.

    Selon l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés, les massacres commis par Boko Haram ont affecté environ 26 millions de personnes dans la région du lac Tchad et 2,6 millions autres ont été contraintes au déplacement.

  • Nigeria : les factions de Boko Haram étendent la terreur dans Maiduguri, capitale de l'Etat du Borno

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    Maiduguri, la capitale de l'État de Borno au nord-est du Nigéria, a connu des vagues d'attaques de Boko Haram, signalant un retour de l'activité des islamistes armés dans la ville.

    Les  djihadistes de Boko Haram ont adapté leur tactique pour étendre leurs campagnes de terreur à la ville densément peuplée de Maiduguri, la ville principale de Borno au nord-est du Nigéria. 

    Depuis l'éviction du groupe d'insurrection de Maiduguri après le soulèvement de 2009, suivi d'une vague d'assassinats et de batailles dans la ville, Boko Haram et ses dissidents du groupe " Province de l'État islamique en Afrique de l'Ouest" (ISWAP) ont adopté au fil des ans de nouvelles tactiques pour terroriser les habitants.

    La ville métropolitaine, qui accueille une population diversifiée comprenant des résidents et des personnes déplacées de tout l'État, est entourée de tranchées et d'avant-postes militaires conçus pour la protéger des infiltrations et des attaques. 

    Les groupes terroristes utilisent diverses tactiques pour harceler la ville de garnison, allant de la mise en place de points de contrôle pour interrompre les approvisionnements, à l'enlèvement et au meurtre de voyageurs et à la pose d'engins explosifs improvisés (EEI) sur les routes menant à Maiduguri.

    Les jihadistes n'hésitent pas à s'affronter avec les militaires à la périphérie de la ville tout en ciblant également les tours électriques et en menant des attaques de saturation à l'aide de roquettes et d'obus de mortiers.

    Le 23 février, l'Abubakar Shekau, le leader de Boko Haram, a mené l'attaque la plus audacieuse et la plus meurtrière de ces dernières années contre Maiduguri en tirant une salve de mortiers et des roquettes artisanales qui ont entraîné la mort d'au moins 15 personnes et blessé des dizaines d'autres. Parmi les personnes décédées se trouvent neuf garçons qui jouaient au football sur un terrain dans le quartier de Gwange

    Une vidéo de cinq minutes et trente-deux secondes diffusée par Boko Haram, a montré une équipe tirant au mortier et des roquettes artisanales sans discernement sur Maiduguri. Le bombardement a été suivi par le lancement d'un assaut par un groupe de combattants arrivés à motos et au moins un camion chargé d'armes qui ont réussi à franchir la tranchée de protection.

    Cette attaque a causé plus de dégâts que celle lancée  le 23 février 2019 par l'Etat Islamique (ISWAP) qui avait tiré des roquettes Grad de qualité militaire contre des cibles militaires et gouvernementales.

    L'attaque de Boko Haram soulève également des inquiétudes quant à la capacité du groupe jihadiste à fabriquer des roquettes.

    L'incident de février s'est produit alors que les résidents faisaient déjà face à des  difficultés sociales et économiques après que l'ISWAP ait utilisé des explosifs pour détruire l'un des pylônes électriques alimentant Maiduguri. 

    D'autres pylônes ont par la suite été endommagés dans la région de Mainok le long de la route Maiduguri - Damaturu. 

    Au moins cinq électriciens ont été blessés par une mine posée par l'ISWAP et qui a frappé leur véhicule alors qu'il se rendait sur un chantier pour reconnecter la ligne de électrique. 

    Les routes principales telles que Damaturu-Maiduguri, Maiduguri-Monguno et Maiduguri-Damboa sont extrêmement dangereuses en raison de la fréquence des faux barrages sécuritaires installées par les jihadistes de l'ISWAP..

    Il y a quelques jours, le commandement du théâtre de l'opération de contre-insurrection du Nigéria avec son quartier général à Maiduguri a été attaqué dans le village de Garin Kuturu, entre les villes d'Auno et Jakana le long de la route Maiduguri-Damaturu. Deux soldats sont morts lors de la fusillade entre les troupes du convoi et les terroristes.

    Les attaques, en particulier sur la route Maiduguri-Damaturu, ont eu un impact sur les déplacements entre les deux capitales de Borno et de Yobe. La route relie également Maiduguri à d'autres régions du pays. 

    Ces faux barrages permettent aux factions islamistes radicales d'instaurer une campagne de terreur aen dépit des mesures de sécurité mises en place pour protéger Maiduguri.

  • Nigeria : Des membres de l'Etat Islamique (ISWAP) attaquent un centre de secours de l'ONU au Nigéria. 25 employés encerclés dans un abri

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    Lundi 1er mars, des djihadistes de l'Etat islamique de la province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) ont attaqué un centre de secours de l'ONU dans la ville de Dikwa, dans le nord-est du Nigéria, et ont encerclé un abri où 25 travailleurs humanitaires s'étaient réfugiés, selon des sources de sécurité et de secours.

    Une source militaire a déclaré à l'AFP que des dizaines de militants de l'ISWAP ont pris d'assaut la ville de Dikwa et occupé une base militaire après que les soldats se soient enfuis. Ils ont incendié un centre de secours des Nations Unies, le réduisant en cendres.

    Deux attaques ont été lancées simultanément contre la base militaire et contre le centre humanitaire des Nations Unies".

    Support aérien
    L'armée a envoyé des renforts depuis la ville de Marte, à 40 kilomètres de là, pour aider à dégager l'abri où se sont réfugiés les travailleurs humanitaires.

    Deux avions de guerre et un hélicoptère de combat ont fourni un soutien aérien pour chasser les terroristes du centre humanitaire en feu.

    Cette attaque intervient exactement trois ans après une attaque, le 1er mars 2018, par des militants de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest contre un centre humanitaire des Nations Unies dans la ville de Rann (nord-est), qui s'était soldé par la mort de trois travailleurs humanitaires et l'enlèvement d'un quatrième, en plus de la mort de huit soldats nigérians.

    Le nord-est du Nigéria est en proie à la violence djihadiste depuis que le groupe extrémiste islamiste Boko Haram a lancé une rébellion armée en 2009.

    En 2016, l'État islamique en Afrique de l'Ouest s'est séparé de Boko Haram et est devenu la plus grande menace djihadiste au Nigéria.

    Depuis son déclenchement en 2009, le conflit a tué plus de 36 000 personnes et en a déplacé deux millions d'autres.

    Vendredi 28 février déjà, des combattants de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest, arrivés à bord de camions équipés de mitrailleuses, aaient attaqué la ville de Dikwa, provoquant la fuite de ses habitants.

    La ville est située à 90 kilomètres de Maiduguri, la capitale de l'État de Borno, et abrite plus de 130.000 personnes, dont 75.000 personnes déplacées (IDP) qui ont fui d'autres parties de la région et vivent dans des camps où ils  dépendent de l'aide alimentaire fournie par les organisations humanitaires.
    EveOnMcXYAEsBWM.jpegL'armée a mis une semaine pour reprendre la base militaire de Marte à l'Etat islamique
    Le 15 février, des combattants de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest ont capturé Marte la ville stratégique à partir de laquelle, lundi soir, les renforts militaires envoyés à Dikwa ont été lancés. L'armée a repris le contrôle de la ville au bout d'une semaine.

    La même semaine, l'autre organisation djihadiste "Boko Haram" a lancé une attaque au mortier sur Maiduguri, tuant au moins 16 personnes, dont 9 enfants sur un terrain de foot, et en blessant des dizaines.

    Depuis fin 2020, les deux organisations djihadistes ont intensifié leurs attaques dans la région, ce qui a poussé le président Muhammad Bukhari, qui fait face à de vives critiques sur sa gestion de la situation sécuritaire dans le pays, à licencier. à la fin de janvier,  les quatre principaux commandants de l'armée et à nommer leurs remplaçants.

    Bukhari, un ancien général, avait juré lors de son élection à la présidence en 2015 d'écraser la rébellion djihadiste dans le nord-est, mais ses forces armées luttent sans succès  contre les djihadistes.

    Six ans après l'arrivée au pouvoir de Buhari, les deux organisations djihadistes contrôlent toujours de vastes zones rurales, en plus des nombreuses positions stratégiques qu'elles utilisent pour mener des attaques et mettre en place de faux points de contrôle dans le but d'enlever des militaires, des civils et des employés d'organisations non-gouvernementales.

  • Nigeria : L'Etat islamique (ISWAP) enlève des automobilistes voyageant entre Yobe, Borno

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    Des dizaines d'automobilistes et leurs passagers voyageant entre les États de Yobe et de Borno, dans le nord-est du Nigéria, ont été enlevés jeudi par les djihadistes de l' État islamique d'Afrique de l'Ouest (ISWAP), une faction dissidente du groupe islamiste radical Boko Haram.

    Les djihadistes ont intercepté les voyageurs à un point de contrôle qu'ils avaient installé sur la route principale menant à Maiduguri, la capitale de l'État de Borno.

    Le tronçon Jakana-Auno de la route est considéré comme dangereux en raison des fréquentes attaques des djihadistes de l'ISWAP.

    Les enlèvements ont eu lieu jeudi et vendredi. On ignore encore le nombre exact des personnes enlevées.

    Un témoin oculaire , qui a échappé de peu à l'attaque, a déclaré qu'ils étaient proches du barrage  lorsqu'ils ont soudainement entendu des sons forts. Leur chauffeur a fait demi-tour vers la ville de Benisheik.

    Les enlèvements, suivis parfois d'assassinats, sont fréquents le long des 130 kilomètres de l'autoroute Damaturu-Maiduguri.