Erbil - Page 2

  • Irak : L'Etat islamique dresse un faux poste de contrôle dans le nord du pays et enlève 11 personnes

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    Tôt le samedi 7 août 2021, des membres de l'Etat islamique ont enlevé 11 personnes après avoir installé un faux poste de contrôle entre la province nord irakienne de Ninive et celle d'Erbil dans la région du Kurdistan.

    La Direction générale de la lutte contre le terrorisme dans la région du Kurdistan a déclaré que le faux poste de contrôle avait été installé par les jihadistes de Daech près du village de Kendal (Kandar), sur une route menant de Makhmour à Erbil.

    Ismael Hamad, un responsable du Parti démocratique du Kurdistan à Makhmour, a donné plus de détails sur l'incident aux médias kurdes.

    « Un groupe de l'Etat islamique, composé de six personnes, a installé un poste de contrôle près du village de Kendal… et a commencé à arrêter tous ceux qui passaient par là… En conséquence, 3 habitants kurdes du district de Makhmour … ont été grièvement blessés », a déclaré le Hamas. "Les militants de l'Etat islamique ont ensuite kidnappé 11 citoyens, certains d'entre eux sont des résidents de Makhmour, et deux d'entre eux sont arabes."

    Le sort des personnes enlevées n'a pas encore été révélé. Jusqu'à présent, l'Etat islamique n'a fait aucune déclaration à ce sujet.

    Au cours des derniers mois, l'Etat islamique a intensifié ses attaques le long des frontières administratives entre Ninive et la région du Kurdistan. Les forces de sécurité ne sont pas présentes dans la région en raison des désaccords entre Bagdad et le gouvernement de la région du Kurdistan.

    L'Etat islamique continuera probablement de profiter du vide sécuritaire dans le nord de l'Irak. Bagdad et le gouvernement de la région du Kurdistan devraient se coordonner pour faire face à cette dangereuse menace.

  • Iran : Un parti kurde iranien accuse Téhéran d'avoir tué l'un des siens au Kurdistan irakien

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    Le plus ancien parti autonomiste kurde d'Iran, installé au Kurdistan irakien et considéré comme "terroriste" par Téhéran, a accusé samedi 7 août 2021 l'Iran d'avoir orchestré l'assassinat de l'un de ses dirigeants dans la région autonome kurde d'Irak.

    Moussa Babakhani (photo ci-dessus), membre du comité central du Parti démocratique du Kurdistan d'Iran (PDKI), a été "assassiné par un terroriste affilié" à l'Iran, a affirmé ce parti dans un communiqué. Il a été "enlevé jeudi par deux terroristes et retrouvé mort aujourd'hui (samedi) avec des marques de torture dans une chambre de l'hôtel Kouli Souleimani d'Erbil", capitale du Kurdistan irakien, a-t-il ajouté. Les Assayish, forces de sécurité du Kurdistan irakien, ont ensuite confirmé la mort de Moussa Babakhani et annoncé l'ouverture d'une enquête.

    Selon le PDKI, qui accuse Téhéran d'avoir assassiné un certain nombre de ses dirigeants ces dernières années, Moussa Babakhani, né en 1981, avait rejoint ses rangs en 1999 avant d'être choisi comme membre de son comité central.

    L'Iran affronte depuis la Révolution islamique de 1979 des activistes kurdes qui utilisent des bases au Kurdistan irakien pour perpétrer des attaques contre les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, et des institutions sur le territoire iranien.

    Interdit après la Révolution, le PDKI semble avoir repris des opérations en territoire iranien depuis 2016, après une longue trêve. L'Iran avait frappé en septembre 2018 le quartier général du PDKI, tuant 15 personnes. En juillet 2019, les Gardiens de la Révolution avaient annoncé avoir frappé des "terroristes" présumés au Kurdistan irakien voisin, tuant et blessant plusieurs d'entre eux. Téhéran avait au préalable appelé les autorités du Kurdistan irakien à ne pas permettre à des "groupes terroristes" d'établir des camps d'opération et d'entraînement près de la frontière avec l'Iran.

  • Irak : Nouvelles attaques contre des forces américaines

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    Quatorze roquettes ont été tirées mercredi 7 juillet 2021 sur la base militaire aérienne d'Ain al-Assad dans l'ouest irakien, l'une des opérations les plus importantes de ces derniers mois contre les forces américaines en Irak, dans un contexte d'attaques quasi quotidiennes.

    Les roquettes auraient été tirées à partir d'un lanceur improvisé installé à l'arrière d'un camion stationné près d'une mosquée du district d'al-Baghdadi, au nord-est de la base aérienne d'Ain al-Assad. Le quartier aurait été bombardé par les forces américaines après l'attaque.

    Au même moment, des forces kurdes de Syrie ayant combattu l'Etat islamique (Daech) ont affirmé avoir déjoué une attaque de drone près d'une importante base de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis dans l'est de la Syrie, dans la zone du champ pétrolier d'Al-Omar.

    Ces opérations en Irak et en Syrie, qui semblent coordonnées, interviennent huit jours après des frappes américaines dans ces deux pays contre des positions du Hachd al-Chaabi, une puissante force paramilitaire pro-iranienne. Une dizaine de miliciens avaient été tués dans ces frappes américaines, et le Hachd al-Chaabi avait promis de "venger" ses morts.

    L'attaque contre la base aérienne irakienne d'Ain al-Assad, qui abrite des militaires américains de la coalition, s'est produite à la mi-journée. Pas moins de 14 roquettes "sont tombées sur la base et dans son périmètre. Les systèmes de défense ont été activés", a tweeté le porte-parole de la coalition internationale antiterroriste en Irak, le colonel Wayne Marotto.

    L'attaque a fait deux blessés légers, a-t-il précisé.

    Selon les forces de sécurité irakiennes, les roquettes ont été tirées depuis un camion.

    L'attaque en Irak a été revendiquée par un groupe se présentant comme les "Brigades de revanche de la mort d'Al-Mohandis", qui a promis "de forcer les Américains à quitter le territoire irakien". Ce groupe, non connu, porte le nom de l'ex n°2 de la force paramilitaire irakienne du Hachd al-Chaabi, Abou Mehdi al-Mohandis, tué avec le général iranien Qassem Soleimani dans un raid américain en janvier 2020 à Bagdad.

    Le Hachd al-Chaabi, coalition pro-iranienne incontournable en Irak, composée d'une myriade de factions, salue régulièrement le lancement de roquettes et drones piégés contre les Américains, mais n'en revendique jamais la responsabilité.

    Les milices du groupe "ont reçu l'ordre de multiplier les attaques contre les Américains en Irak", a récemment indiqué à l'AFP une source au sein de cette force paramilitaire. Selon elle, le patron des services secrets iraniens, Ismail Kaani, a effectué une visite secrète à Bagdad au début du mois.

     "Démonstration de force "
    "Chaque attaque mine l'autorité des institutions irakiennes, l'Etat de droit et la souveraineté nationale irakienne", a dénoncé dans un autre tweet le colonel Marotto.

    Depuis le début de l'année, une cinquantaine d'attaques ont été menées contre les intérêts américains, mais elles s'accélèrent ces derniers jours.

    La base d'Ain al-Assad, dans l'ouest désertique de la province d'Anbar, avait déjà été la cible de trois roquettes lundi, et quelques heures plus tard, l'ambassade américaine à Bagdad avait été menacée par un drone, qui a été abattu.

    Mardi soir, une attaque à l'aide de drones piégés a été perpétrée contre l'aéroport international d'Erbil, au Kurdistan irakien (nord), qui abrite également une base de la coalition internationale.

    Pour l'analyste irakien Ali Beder, interrogé par l'AFP, ces attaques sont avant tout une "démonstration de force", mais "n'ont pas d'effet sur la présence américaine en Irak", où quelque 2500 soldats américains sont déployés dans le cadre de la coalition antiterroriste internationale.

    Il n'en reste pas moins que l'utilisation des drones est un véritable casse-tête pour la coalition car ces engins volants peuvent échapper aux batteries de défense C-RAM, installées par l'armée américaine pour défendre ses troupes.

    Signe que les Etats-Unis s'inquiètent des nouvelles attaques au drone, ils ont récemment annoncé offrir jusqu'à trois millions de dollars pour des informations sur les attaques visant leurs intérêts en Irak.

  • Irak : 7 morts et 11 blessés au cours d'attaque de lignes de transport d'électricité

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    La cellule médiatique de la sécurité en Irak a annoncé que 7 personnes avaient été tuées et 11 autres blessées dans des attaques qui ont visé les réseaux électriques, et ont conduit au sabotage de 61 lignes à haute tension.

    La cellule a déclaré dans un communiqué que «les principales lignes de transport d'électricité ont été soumises à des attaques terroristes systématiques au cours des dix derniers jours, en conjonction avec la hausse des températures. Ces attaques, qui ont été menées à l'aide de missiles, d'engins explosifs ou par des tirs de snipers pour endommager les lignes électriques, a entraîné la mort et la blessure de 18 personnes parmi le personnel du génie. » et  la destruction de 61 lignes de à haute tension.

    La cellule a poursuivi : « La dernière attaque a été réalisée sur les lignes à haute tension entre Erbil et Makhmour, ce qui a contribué à une coupure électrique dans tout le pays. "

    Elle a souligné : « Le personnel d'ingénierie et technique du ministère de l'Électricité a quand même réussi à produire 16 000 mégawatts d'énergie pour répondre aux besoins des citoyens. 

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  • Irak : Un Peshmerga (combattant kurde) tué dans une zone tenue par le PKK

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    Un nouveau membre des Peshmergas, les combattants du Kurdistan irakien, a été tué mardi 8 juin 2021 dans le nord frontalier de la Turquie, a indiqué un responsable local, accusant le Parti des travailleurs kurdes (PKK), fortement implanté dans cette zone, de cette mort.

    Samedi 5 juin déjà, cinq Peshmergas avaient été tués dans une embuscade du PKK qui voulait "refuser l'entrée des Peshmergas dans les zones sous (son) contrôle". Mardi de nouveau, "un Peshmerga a été tué par des tirs du PKK alors que les Peshmergas et les garde-frontières irakiens patrouillaient dans la zone de Darkar", frontalière de la Turquie, a rapporté à l'AFP le maire de la commune, Adib Jaafar. Ali Tatar, le gouverneur de la province kurde de Dohouk, où ont eu lieu ces deux attaques, a qualifié ces actes de "terroristes".

    Ces violences entre rebelles kurdes de Turquie et forces du Kurdistan irakien, grand allié d'Ankara, interviennent alors que la Turquie mène depuis le 23 avril une nouvelle campagne militaire, aérienne et parfois terrestre, contre le PKK qu'elle considère comme "terroriste". Samedi, des drones turcs ont bombardé un camp de réfugiés kurdes de Turquie, tuant deux civils et un commandant du PKK.

    Le PKK, qui refuse de reconnaître le gouvernement kurde irakien et milite pour un Kurdistan unifié à cheval sur la Syrie, la Turquie, l'Irak et l'Iran, est autant l'ennemi d'Ankara que d'Erbil, capitale du Kurdistan irakien.

    La Turquie, qui a de facto installé une dizaine de bases militaires depuis 25 ans au Kurdistan irakien, bombarde régulièrement dans les montagnes du nord de l'Irak des bases arrières du PKK, qui livre depuis 1984 une sanglante guérilla sur le sol turc ayant fait plus de 40.000 morts.

    Le député Mohammed Reda Al Haydar, patron de la commission parlementaire de la Défense au Parlement irakien, a dénoncé la campagne militaire turque comme une "violation de la souveraineté irakienne", mettant en avant "le droit de riposte de l'Irak". "Ces problèmes entre la Turquie et le PKK doivent être réglés sur le sol turc et non le nôtre", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse avec M. Tatar.

  • Irak : Un soldat turc tué dans une attaque

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    Des milices soutenues par l'Iran ont attaqué à la roquette  la base militaire turque de Bashiqa située dans la province de Ninive, dans le nord de l'Irak.

    Les assaillants ont tiré 3 roquettes Grad de 122 mm tombent sur la base turque. Photo ci-dessus des rampes de lancement.

    Un responsable local a également mentionné que la base militaire turque située dans le district de Shekhan dans la région de Dohuk avait été la cible d'attaques à la roquette. Au moins cinq roquettes ont été tirées contre la base.

    A noter que la partie militaire de l'aéroport d'Erbil, où sont stationnés des soldats de la coalition internationale, a été visée par un drone kamikaze.

  • Irak : Drone kamikaze contre l'aéroport d'Erbil où sont stationnés des soldats américains

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    Une drone kamikaze a visé mercredi soir l'aéroport d'Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, où sont stationnés des soldats américains, a indiqué le contre-terrorisme kurde, après une forte explosion entendue dans toute la ville. Le  drone aurait visé un hangar de stockage dans la partie militarisée de l'aéroport utilisée par l'armée américaine et hollandaise. 

    L'attaque n'a jusqu'ici pas été revendiquée mais, le 15 février, les factions irakiennes pro-Iran avaient été pointées du doigt pour une attaque similaire qui avait fait un mort et plusieurs blessés irakiens et étrangers.

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