Caricatures de Mahomet - Page 3

  • Maroc : Macron aurait dû s'excuser et son discours de "malentendu" ne suffit pas, affirme Benkirane

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    Abdallah Benkirane (photo ci-dessus), l'ancien chef du gouvernement marocain, a déclaré samedi soir que "le président français Emmanuel Macron aurait dû s'excuser auprès des musulmans lors de son interview avec Al-Jazeera".

    Après l'interview du président français avec "Al-Jazeera Mubasher" (Al-Jazeera direct), Benkirane a déclaré: "Macron a parlé d'un malentendu. C'est une chose positive, mais ce n'est pas suffisant."

    Il a poursuivi: "J'ai appelé Macron hier pour une modération et des excuses, et comme il ne l'a pas fait, nous allons dans une autre direction, il aurait dû présenter des excuses, même si c'est peu pour les musulmans."

    Et il a poursuivi en disant: "Les pays européens et occidentaux devraient publier une loi internationale qui interdit d'insulter les religions et les prophètes, car les musulmans n'ont pas et n'accepteront pas toute nuisance à leurs choses sacrées."

    Plus tôt samedi, le président français Emmanuel Macron avait exprimé sa «compréhension» des sentiments des musulmans à propos des caricatures du prophète Mahomet.

    Macron a déclaré, au cours de l'interview à la chaîne satelitaire qatarlie Al-Jazeera, que "les caricatures ne sont pas un projet gouvernemental, mais proviennent plutôt de journaux libres et indépendants qui ne sont pas affiliés au gouvernement".

    Le président français n'a pas explicitement prononcé son rejet de ces caricatures qui insultent l'islam, quelques jours après avoir affirmé qu'il ne s'opposerait pas aux caricatures et à la liberté d'expression.

    Le 21 octobre, le président français Emmanuel Macron a déclaré que son pays n'abandonnerait pas les «caricatures», une déclaration qui a contribué à enfler la vague de colère dans le monde islamique, et des campagnes ont été lancées dans certains pays pour boycotter les produits français.

     

  • Russie : L'ambassade de France demande de renforcer la protection de toutes les missions françaises en Fédération de Russie

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    L'ambassade de France en Russie s'est déclarée préoccupée par les menaces contre la France et les Français. Elle a appelé les autorités russes à condamner officiellement ce qui se passe, rapporte RIA Novosti citant une déclaration de la mission diplomatique.

    A cet égard, les diplomates français ont également attiré l'attention sur la nécessité de renforcer les mesures de protection des représentations françaises en Russie.

    «Nous sommes profondément préoccupés par ces menaces, qui sont absolument inacceptables, et nous l'avons signalé aux autorités russes, les exhortant à prononcer une condamnation officielle ... Nous avons déjà informé les autorités russes de la menace terroriste accrue contre les intérêts français à la suite des rassemblements devant les ambassades françaises et de l'attentat à Djeddah." Nous vous adressons une demande de renforcement des mesures de protection pour toutes les missions françaises en Russie, déclare l'ambassade dans son message.

    Des manifestants se sont rassemblés devant l'ambassade de France à Moscou pour protesteer contre les caricatures de Mahomet publiées par le magazine Charlie Hebdo.

  • Espagne : Un marocain interpellé pour avoir loué la décapitation de Samuel Pati et appelé à d'autres attaques

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    Les forces de l'ordre catalanes, Mossos de Escuadra, ont arrêté un Marocain pour glorification du terrorisme et appel à de nouvelles attaques terroristes, a indiqué le ministère.
    Le Marocain aurait fait circuler sur les réseaux sociaux des publications justifiant le meurtre par décapitation à la mi-octobre du professeur d'histoire Samuel Pati, et appelé à des "actes de représailles" similaires contre ceux qui "ne respectent pas le prophète" Mahomet et à la proclamation d'un califat mondial ".

    L'islamiste marocain a été remis en liberté
    L'homme a été interpellé à Barcelone . Présenté devant un juge, celui-ci l'a aussitôt remis en liberté en attendant l'examen de l'affaire au fond. Le passeport du suspect a été saisi; il doit comparaître au tribunal tous les 15 jours.

  • Pakistan : Manifestation anti-Française houleuse

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    Quelque 2.000 islamistes ont manifesté vendredi contre la France à Islamabad, où la marche s'est terminée dans la violence, des protestataires ayant lancé des pierres contre la police, qui a riposté par des jets de gaz lacrymogène, a constaté l'AFP.

    Des groupes religieux, étudiants et autres petits commerçants, se sont dirigés vers l'ambassade de France en hurlant "expulsez le chien français" ou encore "décapitez le blasphèmateur".

    Les protestataires ont poussé des conteneurs qui avaient été déposés par les autorités pour bloquer les rues menant à l'enclave diplomatique, mais ils ont été empêchés d'atteindre la représentation française par d'autre barricades.

    Certains ont jeté des pierres contre les forces de l'ordre, qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes.

    "Comment osent-ils manquer de respect à notre prophète ? En tant que musulman, je suis prêt à sacrifier ma tête pour l'honneur du prophète. Un musulman peut sacrifier sa tête et peut aussi couper la tête du blasphémateur", a lancé un commerçant de 34 ans.

    Un autre manifestant a appelé à "expulser l'impur ambassadeur français du pays des purs".

    Environ 10 000 personnes ont défilé à Karachi (Sud), la plus grande ville du Pakistan, après la prière du vendredi. La procession devait initialement marquer l'anniversaire du prophète, mais elle était chargée d'une forte colère anti-française.

    A Lahore (Est), environ 3 000 personnes ont participé à une manifestation organisée par le parti religieux Tehreek-e-Labbaik, qui a fait de la lutte contre le blasphème son principal cheval de bataille.

    Le blasphème est une question incendiaire au Pakistan, où même des allégations non prouvées d'offense à l'islam peuvent entraîner assassinats et lynchages.

    Le Premier ministre Imran Khan a accusé Emmanuel Macron d'"attaquer l'Islam", après que le président français Emmanuel Macron a défendu la liberté de caricaturer lors de l'hommage à un enseignant tué pour avoir montré des caricatures de Mahomet.

    De petites manifestations ont également eu lieu dans l'Afghanistan voisin. Le plus grand rassemblement s'est tenu à Herat, la capitale de l'Ouest, où des milliers de personnes ont crié "Mort à la France ! Mort à Macron !".

  • Liban : Des manifestants islamistes ont tenté de pénétrer dans l'ambassade de France à Beyrouth

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    Des dizaines de manifestants islamistes, drapeaux islamiques à la main et criant des slogans en faveur du Prophète, se sont rassemblés vendredi en début d'après-midi à Corniche Mazraa à Beyrouth, près de la Résidence des Pins, la résidence officielle de l'ambassadrice de France, afin de protester contre les caricatures de Mahomet et les propos du président Emmanuel Macron qui les défendait.

    Selon les images de la chaîne LBCI, une foule de manifestants s'est élancée de la mosquée Abdel Nasser en direction de la Résidence des Pins, mais l'armée et la police sont déployées en masse sur les lieux, et on dressé des barbelés et des barrages métalliques afin d'empêcher les protestataires de s'approcher. Aucun incident n'a été signalé jusque-là. 

    Un peu plus tôt, un convoi de bus transportant des manifestants brandissant des drapeaux islamiques s'était dirigé de Tripoli, dans le Nord, vers la capitale. Ces protestataires semblent répondre à un appel lancé par le groupe pan-islamiste nommé Hezb al-Tahrir.

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  • France : Le gouvernement avertit ses ressortissants à l'étranger: "la menace est partout"

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    Le ministre français des Affaires étrangères a appelé les ressortissants français vivant à l'étranger à la prudence au lendemain de l'attentat de Nice, estimant que la menace contre les intérêts français était "partout".

    "Le message d'urgence attentat (plus haut niveau du plan de sécurité "vigipirate", a été envoyé hier soir à l'ensemble de nos ressortissants à l'étranger, quels que soient les lieux, puisque la menace est partout", a déclaré Jean-Yves Le Drian à l'issue d'un Conseil de défense. "On passe vite de la haine virtuelle à la violence réelle, et nous avons décidé de prendre toutes les mesures pour assurer la sécurité de nos intérêts, de nos ressortissants", a poursuivi le ministre, précisant que des instructions avaient été données aux ambassadeurs "pour qu'ils renforcent les dispositifs de sécurité" autour des présences françaises dans le monde (ambassades, consulats mais aussi Alliances françaises ou établissements scolaires).

    Quelques semaines après l'assassinat de l'enseignant Samuel Paty, décapité pour avoir montré à ses élèves des caricatures du prophète Mahomet dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression, le chef de la diplomatie française a évoqué une vigilance toute particulière autour des écoles.

    "Nous avons aussi pris la décision de n'autoriser les ouvertures d'établissements scolaires qu'à partir du moment où la vigilance aura été accrue et une attention aura été portée à l'égard à la fois des parents, des enseignants et des élèves", a-t-il expliqué.

    M. Le Drian a relevé que ces mesures étaient prises "en relation avec les autorités locales qui, d'une manière générale, nous apportent leur concours".
    Des manifestations anti-françaises et des appels au boycott des produits français se sont multipliés depuis le week-end dernier dans le monde musulman pour dénoncer le soutien apporté par le président Emmanuel Macron à la liberté de caricaturer.

  • Bangladesh : Des milliers de manifestants anti-Macron après l'attentat de Nice

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    Des dizaines de milliers de musulmans ont manifesté vendredi au Bangladesh pour protester contre les déclarations d'Emmanuel Macron sur la liberté de culte et les valeurs après une nouvelle attaque d'inspiration islamiste contre une église à Nice. La France, qui abrite la plus grande communauté musulmane d'Europe, est engagée dans une guerre contre une "idéologie islamiste", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, estimant que de nouveaux attentats sur le sol français étaient probables.

    Dans les rues de Dacca, la capitale du Bangladesh, des manifestants ont scandé "Boycottez les produits français" et ont brandi des banderoles qualifiant Emmanuel Macron de "plus grand terroriste du monde". "Macron dirige l'islamophobie", a jugé un manifestant à Dacca. "Il ne connaît pas la puissance de l'Islam. Le monde musulman ne laissera pas cela se poursuivre en vain. Nous nous lèverons et nous unirons contre lui", a-t-il ajouté. Plusieurs dirigeants en Asie ont en revanche exprimé leur soutien à la France après les attentats de jeudi.

    Le plan Vigipirate en France a été porté jeudi au niveau "urgence attentat" sur l'ensemble du territoire national après qu'un ressortissant tunisien de 21 ans a décapité une femme et tué deux autres personnes à coups de couteau dans la Basilique Notre-Dame, en plein coeur de Nice.

    "Nous ne cèderons rien"
    Dénonçant une "attaque terroriste islamiste contre la France", Emmanuel Macron a déclaré sur les lieux du drame: "Nous ne céderons rien". Il a également annoncé un renforcement de l'opération Sentinelle, qui passera de 3.000 à 7.000 militaires mobilisés pour protéger notamment les lieux de cultes. "Si nous sommes attaqués, une fois encore, c'est pour les valeurs qui sont les nôtres, pour notre goût de la liberté, pour cette possibilité sur notre sol de croire librement et de ne céder à aucun esprit de terreur", a insisté le président français.

    Emmanuel Macron avait déjà provoqué la colère d'une partie du monde musulman en promettant lors de l'hommage national à Samuel Paty, un professeur de collège assassiné après avoir montré des caricatures de Mahomet dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression, que la France ne renoncerait jamais à ces caricatures.

    Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie et des Finances, a reconnu vendredi ne pas aimer les caricatures du prophète Mahomet publiées par Charlie Hebdo mais a assuré qu'il les défendait au nom du principe de la liberté d'expression. "Je suis Français, et quand on est Français on défend Charlie Hebdo même si on n'aime pas les caricatures de Charlie Hebdo. C'est exactement mon cas", a-t-il dit.