BURKINA FASO - Page 2

  • Burkina Faso : L’explosion d’un IED contre un bus tue quatorze civils

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  • Niger: Attaque sanglante contre la base militaire d’Inatès – 73 soldats tués, 12 blessés et plusieurs portés disparus

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    PAR JEAN-RENÉ BELLIARD  LE 

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    L’armée nigérienne a subi ses plus lourdes pertes depuis qu’elle est confrontée au défi jihadiste, lors de l’attaque mardi du camp d’Inates, localité située à quelques kilomètres de la frontière malienne, dans la région de Tillabéri.
    « Malheureusement, on déplore le bilan suivant: 73 militaires tués, 12 blessés, des portés disparus, et un nombre important de terroristes neutralisés », selon un communiqué du ministère de la Défense, lu à la télévision nationale.
    « Les combats », qui ont duré trois heures, ont été « d’une rare violence combinant des tirs d’artillerie et l’emploi de véhicules kamikaze par l’ennemi », a ajouté le ministère.
    Des centaines de « terroristes » sont arrivés, vraisemblablement du Mali, en plusieurs colonnes composées de plusieurs dizaines de motos et de véhicules, dont des blindés, a encore précisé le ministère
    Les jihadistes ont pilonné le camp à l’aide d’obus, et beaucoup de victimes sont décédées dans des explosions de dépôts de munitions et de carburant., a précisé le ministère.
    L’ampleur inédite des pertes subies a été ressentie jusqu’au sommet de l’Etat, alors que le président français Emmanuel Macron devait accueillir samedi ses homologues du Sahel pour « re-clarifier le cadre et les conditions politiques » de l’intervention militaire française dans la région.
    « Le président de la République, chef suprême des armées, Issoufou Mahamadou, a interrompu sa participation à la Conférence sur la paix durable, la sécurité et le développement en Afrique qui se tient à Assouan en Égypte, pour rentrer à Niamey suite au drame survenu à Inatès », a indiqué la présidence sur twitter. Il présidera jeudi une réunion du Conseil national de sécurité, a-t-elle ajouté.
    De son côté, le président français a annoncé reporter la conférence sur le Sahel à janvier 2020.
    Cette attaque est la plus meurtrière depuis le début de l’offensive jihadiste au Niger, en 2015. Au-delà de ce pays, c’est tout le Sahel – en particulier le Mali, le Niger et le Burkina -, qui est visé par les assauts de plus en plus audacieux de groupes islamistes armés, en dépit de la présence des militaires français de la force antiterroriste Barkhane. Pour rappel, le lundi 9 décembre, une autre attaque avait visé le poste militaire d’Angando, près de Tillia, dans la région voisine de Tahoua, toujours à la frontière malienne. Elle s’est soldée par la mort de 3 soldats et 14 terroristes selon un communiqué du gouvernement.
    Face à la dégradation de la situation, le gouvernement avait décidé, à l’issue d’un conseil des ministres le mardi 10 décembre, de proroger pour une période de trois mois, l’état d’urgence décrété en 2017 dans plusieurs départements des régions de Tillabéri et de Tahoua.
    Cette mesure accorde des pouvoirs supplémentaires aux forces de sécurité sur les théâtres des opérations, dont celui d’ordonner des perquisitions de nuit comme de jour dans un domicile. En outre, elle limite les déplacements dans les espaces concernés.
    Depuis octobre, il est aussi formellement interdit aux organisations humanitaires de se rendre dans certaines zones sans escorte militaire.
    De son côté, le Mali a été frappé par un automne sanglant, lors duquel plus de 140 soldats ont été tués, provoquant un véritable traumatisme.
    Le Burkina avait perdu 24 militaires en août, dans un assaut contre la base de , également près de la frontière malienne.
    Base d’Inatès
    Inates se situe au coeur d’une région en proie à la contrebande et aux trafics. La base militaire y avait déjà été ciblée le 1er juillet quand 18 soldats nigériens y avaient perdu la vie, dans une attaque revendiquée par l’Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS).
    Macron demande « davantage de clarté » sur le rôle de la France au Sahel
    Cette attaque survient alors que le président français Emmanuel Macron avait invité les présidents du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Tchad et de la Mauritanie à le retrouver le 16 décembre à Pau, dans le sud-ouest de la France.
    M. Macron souhaitait davantage de « clarté » de la part de ses homologues sahéliens sur la présence française au moment où celle-ci suscite une contestation grandissante, avec notamment des manifestations antifrançaises. Une partie de l’opinion publique sahélienne attribue la dégradation sécuritaire à la présence même des troupes étrangères.
    En novembre, l’état-major burkinabè avait même mis en garde les avions français qui survoleraient intempestivement son territoire.
    Le président français attend de ses hôtes qu’ils « assument » publiquement auprès de leurs opinions le fait que les soldats français sont au Sahel à la demande des pays concernés, et non pas pour des « visées néocoloniales ».
    C’est une « condition nécessaire » et il tirera les conséquences si elle n’est pas remplie, a-t-il ajouté.
    Mais l’invitation de l’ancienne puissance coloniale a sonné comme une « convocation », selon plusieurs experts, qui regrettent qu’Emmanuel Macron n’ait pas fait preuve de plus d’écoute et de partage.

  • Frontlive-Chrono – Lundi 24 juin 2019

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    Liste des articles publiés sur Frontlive-Chrono du lundi 24 juin 2019

    • Arabie saoudite : Les Houthis ont attaqué l’aéroport d’Abah – un civil syrien tué – Abonnés
    • Belgique : arrestation d’un homme suspecté de préparer un attentat contre l’ambassade des USA – Abonnés
    • Belgique : Une « revenante » de Daech libérée par le tribunal de Bruges – Abonnés
    • Burkina Faso : 15 morts dans deux attaques de jihadistes dans le nord – Abonnés
    • Etats-Unis – Iran: Donald Trump annonce des sanctions « dures » visant le Guide suprême – Abonnés
    • Yémen : 30 000 soldats soudanais combattent au Yémen : Officiel – Abonnés
  • Mali: Une centaine de tués dans un village dogon du centre du pays, « rasé » par des assaillants

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    Au moins 95 habitants ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi dans un village dogon du centre du Mali, « rasé » par des hommes armés non identifiés, deux mois et demi après un massacre de 160 Peuls dans cette région devenue la plus touchée du pays par cette vague de meurtres, ont annoncé lundi un élu local et une source sécuritaire.
    « Nous avons pour le moment 95 civils tués, les corps sont calcinés, nous continuons de chercher des corps », a déclaré sous le couvert de l’anonymat un élu de la commune où se situe le village de Sobane-Kou, 300 habitants, dans le cercle de Koro, non loin de la frontière avec le Burkina Fasso. « Selon les civils, ce sont des hommes armés qui sont venus tirer, piller et brûler. C’est vraiment la désolation ».
    « C’est un village dogon qui a été quasiment rasé », a expliqué une source sécuritaire malienne. « Nous sommes sur le terrain avec des élus, nous avons déjà compté 95 civils tués ».
    L’association de chasseurs dogons Dan Nan Ambassagou « a constaté (lundi) avec beaucoup d’indignation l’attaque barbare et ignoble commise sur le village de Sobane » et « condamne avec la dernière énergie cet acte terroriste et génocidaire intolérable ».
    « C’est un choc, une tragédie » qui se produit « alors qu’on discute du renouvellement du mandat », a déclaré lundi à l’AFP au siège des Nations unies à New York le chef de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), Mahamat Saleh Annadif, en regrettant que l’Etat malien ne soit pas assez présent dans centre pour empêcher les affrontements interethniques.
    Une réunion sur les pays contributeurs de troupes à la Minusma est prévue mercredi après-midi aux Nations unies, dont le Conseil de sécurité doit se prononcer le 27 juin sur le mandat de cette force. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, recommande qu’elle ne soit pas réduite, malgré les appels des Etats-Unis.
    Depuis l’apparition en 2015 dans le centre du Mali du groupe jihadiste du prédicateur Amadou Koufa, recrutant prioritairement parmi les Peuls, traditionnellement éleveurs, les affrontements se multiplient entre cette communauté et les ethnies bambara et dogon, pratiquant essentiellement l’agriculture, qui ont créé leurs « groupes d’autodéfense ».
    Elles ont culminé le 23 mars avec le massacre à Ogossagou, près de la frontière burkinabè, de quelque 160 villageois peuls par des membres présumés de groupes de chasseurs dogons. Au lendemain de cette tuerie, le gouvernement malien avait prononcé la dissolution de « Dan Nan Ambassagou ». Le groupe a démenti toute implication dans la tuerie mais son chef militaire, Youssouf Toloba, a rejeté cette dissolution et refusé de « déposer les armes ».
    Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit. Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, malgré la signature en 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.
    Depuis 2015, ces violences se sont propagées du Nord vers le centre du pays, voire parfois vers le sud. Elles se concentrent surtout dans le centre, se mêlant très souvent à des conflits intercommunautaires, un phénomène que connaissent également le Burkina Faso et le Niger voisins.
    Depuis janvier 2018, la Minusma a recensé 91 violations des droits humains commises par des chasseurs traditionnels contre des membres civils de la population peule, dans les régions de Mopti et de Ségou, ayant fait au moins 488 morts et 110 blessés. Inversement, des groupes armés d’autodéfense de la communauté peule ont commis 67 violations des droits humains contre la population civile de la région de Mopti dans la même période, ayant causé 63 morts et 19 blessés.

    Liste des articles publiés sur Frontlive-Chrono du lundi 10 juin 2019

    • Burkina: au moins 19 morts dans une attaque dans le Nord – Abonnés
    • Mali: Une centaine de tués dans un village dogon du centre du pays, « rasé » par des assaillants – Lire l’article
    • Syrie: L’armée loyaliste déploie des renforts de troupes dans le nord de la province de Hama pour contrer la progression continue des djihadistes – Abonnés
    • Syrie : les Kurdes remettent à la France 12 orphelins de familles jihadistes – Abonnés
  • Irak : trois Français condamnés à mort pour appartenance à l’Etat islamique

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    Trois Français ont été condamnés à mort dimanche pour appartenance au groupe Etat islamique (EI), a indiqué à l’AFP un magistrat de la cour de Bagdad qui les a jugés, un verdict inédit pour des ressortissants de ce pays.
    Il s’agit de Kévin Gonot, Léonard Lopez et Salim Machou, arrêtés en Syrie par une alliance arabo-kurde anti-EI avant d’être transférés avec neuf autres Français en Irak en février. Selon la loi irakienne, ils ont 30 jours pour faire appel.
    Jusqu’ici, trois Français ont déjà été reconnus coupables d’avoir rejoint l’EI en Irak: Mélina Boughedir, 27 ans, Djamila Boutoutaou, 28 ans, et Lahcène Gueboudj, 58 ans, ont tous été condamnés à la prison à perpétuité, ce qui équivaut à 20 ans de détention en Irak.
    Kévin Gonot, 32 ans, est né à Figeac dans le sud-ouest de la France. Il a été arrêté en Syrie avec son demi-frère Thomas Collange, 31 ans, sa mère et son épouse, une nièce des frères Fabien et Jean-Michel Clain qui ont revendiqué les attentats de novembre 2015 avant d’être tués récemment en Syrie.
    Kévin Gonot affirme que son père, qui avait également rejoint l’EI selon ses « aveux » publiés par la justice irakienne, a été tué à Raqqa, ancienne « capitale » de l’EI en Syrie.
    Entré illégalement en Syrie via la Turquie selon ses dires, il a d’abord rejoint le Front al-Nosra (ex-branche d’Al-Qaïda en Syrie) avant de prêter allégeance au « calife » de l’EI Abou Bakr al-Baghdadi.
    Celui qui se faisait appeler Abou Sofiane au sein de l’EI a indiqué avoir été blessé au ventre lors de la bataille de Kobané, en Syrie, en 2015.
    Il a assuré au juge avoir ensuite été transféré à Mossoul, la « capitale » de l’EI en Irak de 2014 à 2017 pour y être hospitalisé et non pour y combattre.
    En France, il a déjà été condamné en son absence à neuf ans de prison, selon le Centre d’analyse du terrorisme (CAT) à Paris.

    Liste des articles publiés sur Frontlive-Chrono du dimanche 26 mai 2019

    • Burkina: 3 morts dans une nouvelle attaque contre une église – Abonnés
    • Irak : trois Français condamnés à mort pour appartenance à l’Etat islamique – Lire l’article
    • Irak : Derniers incidents de sécurité – Abonnés
    • Yémen : les houthis annoncent une attaque au drone contre l’aéroport saoudien de Jizane – Abonnés