Brigade Ahrar el-Cham - Page 9

  • 16 décembre 2014 - Nouvelles des guerres du Moyen Orient

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    Front irakien

    Falloujah (province sunnite d'al-Anbar)
    Les Jihadistes poursuivent la destruction de tous les sites religieux autres que les mosquées sunnites, prétextant qu’ils sont des lieux idolâtres :
    Vidéo (langue arabe) de l’Etat islamique tournée à Falloujah :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=ca695033b010

    Province de Salaheddine
    L’armée irakienne est engagée dans de grandes opérations pour tenter de déloger les Jihadistes de l’Etat Islamique de la province de Salaheddine. Les forces de sécurité irakiennes, soutenues par des bataillons des comités populaires (milices chiites), ont réussi à reprendre les régions d’al-Makadima et Sheikh Jamil, au sud de Tikrit.
    Vidéo de langue anglaise :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=b9324ec7c987

    Les milices chiites inspirent méfiance aux Kurdes
    Les miliciens chiites qui se trouvent dans le nord, c'est-à-dire des «territoires contestés» entre Kurdes et Bagdad, apparaissent comme une menace pour les Kurdes. On note ici ou là la présence de tensions latentes et même d’affrontements mineurs entre Chiites et Peshmergas.
    Ces miliciens chiites sont arrivés dans ces régions pour affronter les Jihadistes de l’EI avec les encouragements de Bagdad et la bénédiction des autorités religieuses chiites irakiennes.  Ils ont participé aux batailles de Sadiya et Jalawla. Or, ces régions sont disputées entre Arabes et Kurdes. Et à présent que les Jihadistes sunnites en ont été chassés, on signale des affrontements de faible intensité entre Arabes chiites et Kurdes, les deux groupes revendiquant leur contrôle.
    Ahmad al-Askari, un membre du comité de sécurité de Kirkouk, rejette toutes les autres forces envoyées dans la région. "Nous rejetons toute force en dehors du cadre de la Constitution et de la loi dans la région, en particulier dans les zones qui n’ont pas besoin d'autres forces," a-t-il dit.
    Pour lui, le Kurdistan n’a pas besoin d’autres forces  car les forces kurdes sont là pour la protection. "Les zones qui sont sous le contrôle des forces Peshmergas n’ont pas besoin de troupes supplémentaires, sauf pour les contingents sur lesquels nous nous sommes mis d’accord « , a-t-il ajouté.
    Ahmad alt-Askari a expliqué qu’il y avait un accord entre les forces kurdes et le commandant des milices chiites, Hadi al-Amiri, sur la présence de forces étrangères au Kurdistan: "S’ils veulent envoyer leurs forces dans une région où il ya des forces Peshmergas, ils doivent d'abord consulter les responsables Peshmergas."

    Liban

    Un espion du Mossad au sein du Hezbollah
    Le Hezbollah a annoncé avoir arrêté un agent du Mossad.
    Cet espion du Mossad était chargé de l'unité des opérations étrangères de la Résistance islamique, appelée "Brigade 910".
    Le Hezbollah fait, depuis de nombreuses années, de gros efforts pour démasquer les agents d’Israël dans ses rangs.
    L’homme récemment arrêté est originaire d’un village du sud du Liban et il ne cessait de se déplacer à titre pour, soi-disant, se affaires. L’espion aurait été recruté par le Mossad dans un pays de l’Asie de l’est.

    Front libyen

    Bataille des terminaux pétroliers
    Les combattants de Fajr Libya, une coalition de milices islamistes qui contrôle la capitale Tripoli et plusieurs villes de l'ouest, cherchent à s'emparer depuis plusieurs jours de la région pétrolière d'al-Hilal (croissant de lune en arabe) qui comprend les terminaux d'al-Sedra, de Ras Lanouf et de Brega. Les forces  loyales au gouvernement reconnu par la communauté internationale veulent, naturellement, les en empêcher.
    Mardi 16 décembre, pour la première fois, Fajr Libya (l’Aubde de la Libye) a envoyé un avion militaire mener un raid contre le terminal pétrolier d’al-Sedra. L’avion n’a pu s’approcher de sa cible car la défense antiaérienne des forces loyalistes l’en ont empêché, obligeant le bombardier a tirer ses missiles dans une zone déserte sans faire ni victimes ni dégâts.
    Selon Ali Al-Hassi, le porte-parole des gardes de sécurité protégeant les sites pétroliers dans la région d'Al-Hilal, l’objectif du raid aérien pourrait avoir été les avions et les hélicoptères de l’armée de l’air libyenne stationnés sur une  piste d'atterrissage de la compagnie pétrolière de Ras Lanouf, à quelques kilomètres de là. L’armée avait en effet envoyé, lundi 14 décembre, des renforts à l'aéroport de Ras Lanouf pour défendre les installations de la région d'Al-Hilal.

    Front syrien

    Province d’Edleb (Nord syrien)
    Le Front al-Nosra (el-Qaïda en Syrie) s’est emparé, dimanche 14 décembre 2014, de la base militaire de Wadi el-Deif, à proximité immédiate de la ville rebelle de Maaret el-Nouman. Quelques heures plus tard, les brigades islamistes rebelles Jund al-Aqsa et Ahrar ech-Cham prenaient le contrôle de la base militaire de Hamidiyé, située dans la même région. La base tombait après de violents combats et malgré les nombreux raids de l’armée de l’air syrienne. Un hélicoptère militaire réussissait à évacuer, dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 décembre, les officiers supérieurs de la base de Hamidiyé, juste avant la chute du camp.

    Des pertes d’une importance stratégique considérable pour l’Armée Arabe Syrienne
    La perte de ces deux bases est un coup dur pour l’AAS car elles servaient aux opérations aériennes et au ravitaillement des troupes stationnées dans le nord de la Syrie. Situées le long de l’autoroute reliant la province centrale de Hama à celle d’Alep, ces bases devaient jouer un rôle crucial pour reprendre le contrôle de cette voie stratégique nécessaire à l’acheminement des renforts de l’AAS pour la bataille d’Alep.
    La perte de ces bases met également en lumière l’épuisement de l’armée, engagée sur plusieurs centaines de fronts à travers le pays et surtout l’usure du matériel et l’appauvrissement des munitions.

    Le Front al-Nosra en sort renforcé
    Le Front al-Nosra, qui représente al-Qaïda en Syrie, est sorti renforcé de cette victoire. Il a pu lancer de nombreux combattants dans l’offensive. Il a surtout engagé du matériel militaire lourd, comme des tanks et des canons de gros calibre, qu’il avait saisis à l’issue de ses affrontements victorieux contre les rebelles du Front révolutionnaire syrien, un groupe rebelle soutenu par l'Occident.
    On peut dire à présent que la région frontalière au nord de la Syrie est entièrement contrôlée par le Front al-Nosra, la branche d’al-Qaïda en Syrie, et les brigades islamistes comme Ahrar ech-Cham, alors que cette région était dominée depuis deux ans par les rebelles dits modérés.
    Vidéo tournée par le Front al-Nosra à l’intérieur de la base de Wadi el-Deif :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=_4z4wb8_0c0
    Comme à chaque fois qu’une base est prise, un matériel militaire considérable est tombé aux mains des Jihadistes :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=BDc4uGmS-88
    et
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=232be81212a3
    Près de 200 soldats syriens et jihadistes ont péri ces dernières 24 heures lors de la prise des deux bases militaires par le Front al-Nosra et deux brigades islamistes. 120 soldats ont aussi été faits prisonniers par le Front Al-Nosra.
    Vidéo du Front al-Nosra :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=e1c8cac654bc

    Front yéménite

    Al-Qaïda dans la Péninsule Arabique attaque un leader d’Ansarullah
    Un terrible attentat a été perpétré, mardi 16 décembre, à Rada, dans la province de Baïda. La cible était le domicile d’Abdallah Idriss, un chef d’Ansarullah. L’attentat à la voiture piégée a fait 25 morts, contre 15 enfants. Leur bus scolaire se trouvait à proximité de la maison d’Abdallah Idriss lorsque le kamikaze s’est fait exploser dans son véhicule.
     
    Pakistan

    Peshawar
    Décidément, il ne faisait pas bon être un enfant dans les pays musulmans ce mardi 16 décembre. 141 personnes, dont 132 enfants, ont été tuées ce mardi dans l'attaque par un commando taliban de l'école pour enfants de militaires de Peshawar. C’est l’attaque terroriste la plus sanglante de l’histoire du Pakistan. 124 personnes, dont 121 enfants, ont également été blessées dans cette assaut commando achevé en fin d'après-midi. Tous les assaillants ont été tués par les forces de l’ordre.

    Jihadisme international

    Australie
    A présent que la prise d’otages a connu son épilogue sanglant à Sydney, le temps est venu de se poser un certain nombre de questions.

    Le preneur d’otages aurait dû attirer l’attention de la police australienne
    Tout d’abord parce qu’il utilisait plusieurs alias : Les médias ont affirmé qu’il s’appelait Man Haron Monis. Il utilisait également les noms de Manteghi Boroujerdi et Mohammad Hassan Mantegyi. Le gouvernement australien lui avait accordé l’asile politique. Au début, il passait pour un chiite religieux pro-occidental et critique de l’Iran.
    L’homme jouait en fait un rôle. Il s’est avéré être (ou être devenu) un Islamistes sunnite antioccidental et non pas un religieux chiite libéral.
    Un casier judiciaire
    L’homme n’était pas un inconnu de la justice australienne. A commencer par les raisons qui avaient servi à justifier son asile politique. Il aurait menti prétextant être en danger dans son propre pays.

    Les autorités australiennes ont cru n’importe quoi
    En fait, les autorités australiennes, sans doute paralysées par une législation favorable à ce genre d’histoire, avaient cru n’importe quoi. Elles ont cru qu’il avait travaillé pour le service de Renseignement et de sécurité iranien (du Shah) avant de fuir l’Iran en 1996.  Il a affirmé avoir fourni à l'ONU des informations secrètes concernant le gouvernement iranien.
    Le gouvernement iranien veut me faire taire, parce que j’ai des informations secrètes sur le gouvernement et sur leurs opérations terroristes pendant la guerre, a-t-il affirmé. J’ai envoyé une lettre au Secrétaire général des Nations Unies et j’ai reçu une réponse de quelqu’un au nom de M. Kofi Annan affirmant qu’ils allaient faire quelque chose, a-t-il poursuivi. Et il terminait en jurant de son amour pour l’Occident.
    Si nous expliquons le sens du mot «islamique» comme société religieuse, et si nous disons que la société islamique est une société religieuse, une société qui a une relation avec Dieu, et veut être honnête, alors nous pouvons dire que l’Australie, le Canada, l’Angleterre, les États-Unis, et de nombreux pays occidentaux, sont des sociétés religieuses. Ils ne disent pas: «Nous sommes religieux», mais en fait nous pouvons voir l'esprit de la religion dans ces sociétés. Par contre, les pays du Moyen-Orient, ou d’Asie, qui affirment  «Nous sommes islamiques », ont un nom islamique, mais en fait ils ne sont pas des sociétés religieuses et des gouvernements religieux, a-t-il poursuivi.
    Les autorités australiennes n’ont vu que ce qu’elles voulaient voir, à savoir que ce réfugié politique était un Iranien libéral fuyant le régime iranien qui détenait sa famille en otage et qui professait son admiration pour la société occidentale.

    Le cheikh avait un autre visage et un autre langage
    Le Cheikh avait en fait un autre visage. Ou bien il s’était métamorphosé au fil des ans.  Il s’est mis à envoyer des lettres d’injures aux familles des soldats tombés au combat en Irak, puis en tenant des propos islamistes extrémistes. Au point qu’en fin de compte, les autorités sécuritaires australiennes, enfin conscientes de la dangerosité du personnage, lui avaient confisqué son passeport pour l’empêcher de partir faire le Jihad au Moyen Orient. Pas suffisant, cependant, puisqu’en fin de compte, cet islamiste s’est livré à un acte de terreur en plein centre de Sydney.

    Jean René Belliard

     


     

     

     

  • 12 décembre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

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    Cisjordanie
    Un Palestinien a attaqué à l'acide un groupe de civils israéliens, y compris des enfants, en Cisjordanie, non loin de Jérusalem ; Quatre personnes ont été blessées.
    L’agression a eu lieu dans l'après-midi du 12 Décembre près du point de contrôle "Minharot" au sud de Jérusalem. L’agresseur a pris une famille pour cible : les parents et leurs quatre filles. Seul le père souffrirait de brûlures chimiques de gravité moyenne. Les brûlures des quatre enfants seraient minimes.
    Des Israéliens qui se trouvaient près de la scène ont ouvert le feu et blessé l’assaillant.
    A signaler également : Le même jour, une voiture palestinienne s’est écrasée contre le mur de protection en béton d’un arrêt de bus près d'une base militaire à proximité de Naplouse. Le chauffeur palestinien a été légèrement blessé. 

    Front syrien

    Une réunion des services de renseignement de plusieurs pays à Amman
    Une réunion a eu lieu à l’ambassande des Etats-Unis à Amman en Jordanie. Elle réunissait des responsables de services de renseignement des Etats Unis, de Grande Bretagne, d'Arabie saoudite, du Qatar et de Jordanie. Le but de la réunion était d’examiner les modalités d'une offensive terrestre contre les positions de Daech en Syrie.
    Les participants auraient passé en revue les différentes stratégies offensives contre Daech et échangé des renseignements sécuritaires. Ils auraient également évoqué l'emploi des forces spéciales et des commandos sur le sol irakien et syrien dans le cadre d'une offensive terrestre. Rappelons que l’éventualité d’une offensive terrestre contre Daech par des forces étrangères sur le sol irakien a été rejetée à plusieurs reprises par le ministre irakien des AE : "pour l'Irak toute opération terrestre sur le sol irakien sous le prétexte de faire face à Daech est considérée comme une ligne rouge que l'Irak ne laissera jamais franchir".

    Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
    Onze Jihadistes de Daech ont péri, au cours d’une embuscade tendue par les forces de la défense populaire des Kurdes syriens (YPG), aux alentours d’Aïn al-Arab (Kobani).

    Alep et sa banlieue
    Les Aleppins ont vécu une nuit particulièrement violente en raison de l’escalade menée par les miliciens de l’opposition armée retranchés dans le quartier de Bani Zeid. Les quartiers résidentiels se trouvant aux confins de Bani Seid, dont Achrafiyyeh, Rue du Nil et rue Tichrine, ont reçus une quarantaine de projectiles, faisant 5 tués parmi la population et 40 blessés.
    De leur côté, l’AAS a bombardé les positions des rebelles à Cheikh Saïd, au sud d’Alep, causant des tués et des blessés dans leurs rangs.
    L’armée serait également en train d’opérer une avancée vers l’entrée nord d’Alep, ce qui pourrait lui permettre d’imposer un blocus aux régions contrôlées par les rebelles et vidées de leurs habitants.
    Dans le quartier Boustane al-Kacer, ligne de démarcation entre les quartiers de l’ouest d’Alep toujours entre les mains de l’Armée Arabe Syrienne (AAS) et les quartiers est tenus par les rebelles, un des dirigeants de la milice Hazm, soutenue par les Etats-Unis, a été grièvement blessé par l’explosion d’une voiture piégée.
    Selon le « Comité de réconciliation nationale d’Alep », tous les groupuscules armés des quartiers Halak et Haydariyyeh, proches des zones de combat, ont décidé de renoncer de participer aux combats. Exprimant leur volonté de profiter de la réconciliation et affichant leur soutien au plan de Di Mistura (l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie), elles disent « vouloir jouer un rôle de garant de la sécurité des quartiers pour empêcher les extrémistes de les utiliser pour combattre les troupes régulières », rapporte al-Akhbar.
    La situation est toujours aussi confuse en ce qui concerne le sort des villes chiites de Nobol et d'al-Zahra. Les rebelles sunnites ont tiré de nombreuses roquettes sur  ces deux localités tandis que les défenseurs lançaient une contre-attaque vers la ville de Mayer, infligeant des pertes à l’adversaire.

    Deraa (Sud syrien)
    De très violents combats ont opposé les Jihadistes de Daech et du Front al-Nosra aux soldats de l'Armée Arabe Syrienne (AAS) dans la localité de Jada al-Saad, proche de Deraa.
    La banlieue de Deraa est, également le théâtre de violents accrochages. L’AAS a pris pour cible des positions rebelles à Tal Chahab, Tafas, et al-Mazirab, ainsi qu’à Chekh Maskin, et une zone située entre les villages de Tafas et Atman, tous situés dans la banlieue de Deraa.
    Ci-dessous, plusieurs vidéos des combats de Sheikh Maskin. La localité défendue par la brigade 82 de l’AAS est en partie occupée par les rebelles du Front du Sud :
    Première vidéo (côté rebelles)
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=ba8314b6e6be
    et
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=b8ffef22b8d9
    Troisième vidéo (très courte) montrant un combat de rue :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=13b390769dd6

    Damas et sa banlieue
    Les combats, extrêmement intenses, se poursuivent à Douma et dans la Ghouta-orientale, où l'armée syrienne pilonne continuellement les positions de Jaïsh al-Islam (pro-saoudiens).
    Les affrontements entre soldats de l’AAS et rebelles se poursuivent, dans la localité de Jobar, à l’Est de Damas, où l’armée continue de progresser.
    Cette vidéo montre un bombardement au mortier des positions de l’AAS dans les environs de Jobar par les rebelles :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=13e0028fc5a1
    La video  (langue russe) suivante nous montre la localité de Htetet al-Turkman, ou ce qu’il en reste, après qu’elle ait été reprise par l’AAS. Htetet al-Tukman est située dans la banlieue de Damas :
    https://www.youtube.com/watch?v=68U_1dSgxac&list=UU3wZesPkjsxlnywLiT8IeNA&feature=player_detailpage
    Journal des combats autour de la base aérienne de Deir ez-Zhor
    Jeudi 11 décembre dans la soirée, Les Jihadistes de l’Etat Islamique ont lancé un tank suicide (BVIED) bourré de six tonnes d’explosifs contre l’enceinte de l’aéroport militaire de Deir ez-Zhor, au niveau de la localité d’al-Jafrat. L’explosion a endommagé en partie les fortifications de l’armée. L’objectif était d’ouvrir une brèche dans le système de défense à l’est de l’aéroport. Le kamikaze s’appelait Abou al-Farouq al-Libi. Il avait réussi à s’approcher de l’enceinte sans être repéré par les soldats, profitant de l’épais brouillard qui enveloppait la région. 

    Abou Farouq al-Libi.jpgAbou Farouq al-Libi

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un autre BVIED a été lancé contre l’enceinte orientale de l’aéroport, mais les défenseurs ont réussi à le détruire 40 mètres avant qu’il ne parvienne à sa destination, grâce au tir d’un missile à chaleur. Suite à ces attaques suicides, les Jihadistes ont tenté de lancer un assaut de loin (le quatrième en onze jours), mais ils ont été repoussés par un violent bombardement aérien de l’armée de l’air syrienne, un bombardement au mortier et les tirs des défenseurs.
    La situation est calme depuis.
     
    Cette video (côté jihadiste) donne une idée de l’intensité des combats nocturnes autour de la base aérienne de Deir ez-Zhor, le Dien Bien Phu syrien :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=d9384a779405
    A noter que les corps de plusieurs Jihadistes étrangers ont été retrouvés sur le terrain par l’armée. Parmi eux se trouvait le corps d’un Jihadiste belge, Abou Sa’id al-Belgiki. Il appartenait au groupe Sharia4Belgia.

    Abou Sa'id al-Belgiki.jpgAbou Sa'id al-Belgki

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Edleb (Nord syrien)
    Hazm et Ahrar al-Cham contre le Front al-Nosra
    La milice Hazm, soutenue par les Etats-Unis, a décidé de soutenir la brigade Ahrar al-Cham et d’affronter dans la province d’Edleb les Jihadistes du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie). Les deux camps se sont livrés à une vague d’enlèvements.
    L’origine du conflit est du au fait que les Jihadistes du Front al-Nosra ont décidé d’établir leur califat dans le gouvernorat d’Edleb et d’en chasser les autres milices. Ils ont commencé par s’affronter avec les miliciens du Front des révolutionnaires dirigé par l’officier déserteur Jamal Maarouf.
    30 soldats de l’AAS ont profité de la confusion pour s’évader d’une prison tenue par un tribunal religieux dans la localité d’al-Dana dans la province nord d’Edleb.

    Lattaquié
    L’armée régulière a neutralisé les tentatives des rebelles sunnites visant à s’infiltrer dans la localité de Safkoun, en banlieue de Lattaquié, via le village de Ghamam. Un certain nombre de rebelles ont été tués ou blessés, au cours de cette opération

    Qalamoun (proche de la frontière libanaise)
    Le Qalamoun se trouve également au bord d’une guerre fratricide entre formations rebelles et jihadistes. L’Etat Islamique a adressé un ultimatum de 48 heures à tous les groupes armés qui combattent dans cette région, les sommant de prêter allégeance à son chef Abou Bakr al-Baghdadi. Faute de quoi, elle les éliminera.
    L’Etat Islamique compte en effet proclamer le Qalamoun comme « état du califat dans un délai de 54 jours ».
    Un site de l’opposition « Koullouna Chouraka » (Tous des partenaires) a assuré qu’il règne un consensus au sein des milices du Qalamoun de rejeter cette allégeance. Elles ont été rejointes dans ce refus par les Jihadistes du Front al-Nosra, malgré les bonne relations qu’il entretient avec Daech dans cette région.
    L’ultimatum et les offres qui l’accompagnaient ont cependant convaincu un certain nombre de petites milices, qui souffraient d’un manque d’approvisionnement et de financement, de faire allégeance à l’Etat Islamique. Ces petits groupes luttaient dans des conditions difficiles dans la région de Qousseir, dans la province de Homs. De même, des rumeurs font état du ralliement à Daech de la brigade Ossoud al-Cham (les Lions du Levant), l'une des milices les plus importantes dans la ville de Talbisseh.

    Turquie

    Des agents du MIT (services de renseignement turcs) tués en Irak et en Syrie
    La proximité des combats entre Jihadistes de l’Etat Islamique et armées syrienne et irakienne, ainsi qu’entre Jihadistes et forces kurdes ne pouvait laisser les Turcs indifférents. Ceux-ci ont dépêché un grand nombre d’agents et de forces spéciales pour observer ce qui se passait sur le terrain.
    L’agence de presse AhlulBayt (ABNA) a publié les noms de douze membres des services de renseignement et des forces spéciales turques tués en Syrie et en Irak.
    L’ABNA a indiqué que plusieurs membres des SR turcs avaient été tués par un tir de l’artillerie irakienne sur une planque du MIT au moment de l’affaire des otages turcs capturés par l’Etat Islamique. La planque du MIT avait été visée par erreur, affirme l’ABNA, mais explique que l’erreur était due au fait que les agents étaient habillés comme des Jihadistes de l’EI. Les noms des agents tués sont les suivants :
    1- İskender Demir
    2- Murat Tin
    3- Serdar Karaçam (or Karaçay)
    4- Hikmet Y. (trouvé avec un passeport jordanien au nom de  Muhammed Hammash)
    Par ailleurs, cinq membres des forces spéciales turques ont été tués alors qu’ils traversaient la ligne de chemin de fer pour entrer à Kobane. Selon l’ABNA « à voir l’équipement trouvé sur ces gens, il était évident qu’ils appartenaient aux services secrets et aux forces spéciales turcs même s’ils étaient habillés comme des Jihadistes de l’EI, portaient de longues barbes et des moustaches courtes. On a trouvé, par exemple, des systèmes de navigation GPS et des informations concernant des contacts à Kobane de personnes en relation avec le MIT. Et pourtant, ces agents étaient munis de cartes d’identité de l’Etat Islamique.
    Les noms des cinq agents sont :
    1- Mustafa Turan
    2- Halil İbrahim T.
    3- Hızır K.
    4- Murat Çolak (Cette personne utilisait également une carte d’identité au nom d’une organisation caritative pour se rendre en Syrie).
    5- Un autre corps a été retrouvé mais l’identité de la personne décédée n’a pu être repérée car sa dépouille a été enlevée par les soldats turcs.
    Trois autres agents turcs ont été tués en Irak
    L’ABNA a révélé que trois autres agents turcs avaient perdu la vie à diverses occasions en Irak. Ils appartenaient au MIT et au service de renseignement de l’armée. Leur appartenance aux services secrets turcs a été mis en évidence par le fait qu’ils avaient sur eux les adresses et les numéros de téléphone de personnes notoirement membres du MIT. Leurs dépouilles ont été ramenées en Turquie dès le lendemain de leur décès.
    Les noms sont :
    1- Necmettin Tuna (or Turna)
    2- Çağrı Ceyhan (Pilote et lieutenant. On a prétendu qu’il était mort à l’occasion d’un accident d’hélicoptère à Kocaeli. En fait, il a été tué au cours d’une mission clandestine en Irak).
    3-Deniz M.

    Jihadisme international

    Grande Bretagne
    D’après l’International Centre for the Study of Radicalisation (ICSR), e second des trois Jihadistes « britanniques » originaire de Coventry a été tué au cours d’un raid de l’US air force. Il s’agit de Rashed Amani. Un autre des trois comparses, Al Kantar, avait été tué la semaine dernière. Un seul a survécu pour l’instant. Il s’agit de Mohammed Hadi.

    Rashid Amani.jpgRashed Amani

     

     

     

     

     

     

     

     

    Jean René Belliard

     

  • 10 décembre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

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    Les Iraniens de la force al-Qods, les forces spéciales iraniennes, les brigades chiites irakiennes et le Hezbollah libanais se retrouvent de plus en plus côte à côte sur les champs de bataille du Moyen Orient.

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  • 9 décembre 201 - Quel bazar en Syrie !

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    Mais Quel bazar en Syrie !
    Partout en Syrie, la situation ne cesse de se compliquer et les « frères d’armes » d’hier se retournent les uns contre les autres, se livrant à des affrontements de plus en plus sanguinaires et impitoyables.

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  • 26 novembre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient et d’Afrique du Nord

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    L’Etat islamique

    L’Etat islamique persécute les minorités religieuses
    A Mossoul, les Jihadistes ont détruit à l’explosif le monastère de la Victoire qui abritait des religieuses. Les Jihadistes avaient pris l’habitude de se servir du monastère comme résidence et comme base pour leurs véhicules.
    Vidéo :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=2f410359355e
    Les persécutions contre les Chrétiens d’Irak ne leur laissent pas d’autre choix que de prendre, eux aussi, les armes contre les Jihadistes de l’Etat Islamique. Il en est de même pour les Yazidis et les Turkmènes irakiens. Tous ont demandé aux Peshmergas de se joindre à la lutte.
    Vidéo en langue anglaise :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=bf33cdcbafc4
    Les Chrétiens du Nord de la Syrie ont également décidé de former leur propre milice comme l’affirme le site Weltspiegel (vidéo en allemand)
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=tTOgZ5vD4Pk
    Les Jihadistes détruisent aussi les bâtiments religieux de la communauté chiite.
    Vidéo (en langue arab) de la destruction d’autres sanctuaires religieux dans la province de Salah ed-Dine :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=bffb313973c4

    Un Ismaélien décapité pour apostasie en Syrie
    L’Etat Islamique (Daech) a annoncé mardi 25 novembre 2014 avoir décapité en Syrie un membre de la minorité ismaélienne, un courant de l'islam proche des musulmans chiites. ll était accusé d'apostasie".
    "Hier (lundi 24 novembre), la police islamique dans la province de Homs (centre de la Syrie) a appliqué la sentence pour apostasie contre un ismaélien", a annoncé le groupe salafiste dans un communiqué, indiquant que l'exécution avait eu lieu "devant un groupe de musulmans".
    "C'est ce qui attend tous les apostats", proclamait une pancarte manuscrite placée sur le corps de la victime.
    La communauté ismaélienne compte environ 200.000 personnes en Syrie, la plupart vivant à Salamiyeh, une ville de la province de Hama (centre).
    Aux yeux de Daech, tous les musulmans qui n'adhèrent pas à son interprétation de l'islam sont des apostats.

    Le Front al-Nosra exécute aussi pour blasphème
    L’Etat Islamique n’est pas le seul à exécuter des gens pour blasphème ou apostasie. Le Front Al-Nosra, la branche syrienne d'al-Qaïda, a exécuté mercredi 26 novembre, à Erbine, une localité située à l'est de Damas, un dénommé Mohammad al-Mir. Il était accusé "d'avoir insulté le prophète (Mahomet) et sa famille".
    On avait jusqu’ici tendance à considérer le Front Al-Nosra comme moins radical que l'Etat Islamique.

    Afrique du Nord
    L’Etat islamique s’étend en Afrique du Nord. Le dirigeant de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi, a récemment vanté dans un enregistrement audio l'expansion du « califat » annonçant avoir accepté les serments d'allégeance émis par des jihadistes de Libye, d'Égypte, du Yémen, d'Arabie saoudite et d'Algérie. Après Jund al-Khilafa en Algérie et Ansar Beit al-Maqdess en Égypte, l’Etat Islamique est maintenant implanté dans la ville libyenne de Derna.

    Derna (Libye) est une place forte islamique
    Derna est une place forte islamiste qui fait peu de cas de la « démocratie à l’occidentale » que rêvaient d’imposer les Occidentaux en aidant au renversement de Mouammar Kadhafi. Cette ville portuaire de 150.000 habitants située dans l’est libyen est depuis longtemps un haut lieu du jihad international. Ce que les Islamistes de Derna réclament, c’est l’application de la Charia…et une part des revenus pétroliers. On estime leurs effectifs à plusieurs centaines de miliciens rompus à la lutte armée. Derna a été la plus grande pourvoyeuse d’hommes pour les guérillas afghane, irakienne et syrienne.
    L'idéologie de l'État Islamique (EI) ne pouvait qu’attirer des sympathisants dans les milieux radicaux en Libye. C’est pourquoi ce n’est pas une surprise d’apprendre que la ville de Derna, s’est transformée en «émirat islamique ».
    En avril 2014, une branche d'Ansar ach-Charia avait annoncé qu'elle allait instaurer la justice selon la loi islamique à Derna. Se faisant appeler « Majless Choura (Conseil consultatif) des jeunes de l'islam à Derna », elle y a instauré des tribunaux islamiques et une police religieuse.

    Lutte entre partisans d’al-Qaïda et partisans de l’Etat Islamique ?
    Il se pourrait qu’on assiste en Libye, comme cela est déjà le cas au Yémen à une lutte sourde entre les chefs traditionnels du Jihad, membres d’al-Qaïda et les partisans de l’Etat Islamique, ce qui ne manquerait pas de rajouter de la confusion à un pays qui n’en a pas besoin. Rappelons que le pays est en proie au chaos où deux Parlements et deux gouvernements se disputent le pouvoir sur fond de violences meurtrières. Pour l’instant, on a encore du mal à savoir quel est le poids de ceux qui se réfèrent à al-Qaïda et ceux qui ont fait allégeance à l’Etat Islamique. .
    Jeffrey Rathke, le porte-parole du département d'État américain s’est déclaré inquiet face aux «informations selon lesquelles des factions extrémistes violentes (en Libye) ont prêté allégeance à l'EI et cherché à s'associer à lui ».

    La vallée de Pankisi (Georgie)
    Les gorges de Pankisi sont situés en Géorgie. Les six villages de cette vallée sont peuplés de Kistes, des descendants de Tchétchènes ayant émigré en Géorgie.
    L’Orient-le-jour du 26 novembre 2014 rappelle que la vallée de Pankissi est apparue dans les médias géorgiens dès le début de la première guerre de Tchétchénie (1994-1996). Elle était devenue à l’époque le refuge des indépendantistes tchétchènes et plus de 10 000 civils s’y étaient réfugiés. Avec l'aide des États-Unis, le gouvernement pro-occidental géorgien de l'ancien président Mikheïl Saakachvili avait réussi en 2004 à chasser hors de son territoire les séparatistes, qui y organisaient encore des attaques contre l'armée russe.
    Mais leur présence prolongée a influencé la population, dont les traditions religieuses soufies ont été remplacées par des pratiques salafistes, une branche rigoriste de l'islam. « Le salafisme est désormais la forme dominante de l'islam en Pankissi », explique le journaliste Soulkhan Bordzikachvili, qui vit dans un des villages des gorges, Jokolo. Le salafisme menace, raconte un habitant de la vallée, « l'existence même de l'identité culturelle des Kistes ». Un autre témoigne : « La jeunesse kiste est majoritairement salafiste, les jeunes ne se considèrent plus désormais comme Kistes ou Géorgiens mais uniquement comme des musulmans. »
    Pour Khaso Khangochvili, membre du conseil des aînés de Pankissi, « c'est la pauvreté et le chômage qui font partir les jeunes Kistes de Pankissi. Ils cherchent du travail en Turquie et certains finissent à combattre en Syrie », à seulement une journée de voiture de la Géorgie.
    C’est d’ailleurs une raison économique que donne Temour Batirachvili, le père d’Omar al-Chichani (le Tchétchène en arabe), le célèbre jihadiste à la barbe rousse, l’un des chefs des Tchétchènes qui luttent dans les rangs de l’Etat Islamique en Syrie. Il explique : « Quand Tarkhan (Omar al-Chichani) a guéri (de sa tuberculose), il était prêt à rejoindre à nouveau l'armée (géorgienne). Ils lui ont promis un travail, mais ils n'ont jamais tenu leur promesse », il continue, « si mon fils avait eu ne serait-ce qu'un peu d'espoir de vivre une vie meilleure en Géorgie, il ne serait jamais parti ».
     

    Turquie

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé mercredi 26 novembre 2014, "l'impertinence" des Etats-Unis dans la crise syrienne. La visite de Joe Biden, le vice-président américain, n’a donc pas contribué à aplanir les divergences entre les deux alliés sur le dossiersyrien.
    "Je veux que vous sachiez que nous sommes contre l'impertinence et les demandes sans fin", a déclaré M. Erdogan en référence aux requêtes adressées par Washington à la Turquie dans la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).
    Malgré les pressions exercées par les Etats-Unis, le gouvernement islamo-conservateur turc, proche des Frères musulmans, refuse toujours d'intervenir militairement au profit des forces kurdes qui défendent la ville syrienne de Kobané assiégée par les jihadistes, à la frontière turque.
    Ankara oppose également une fin de non-recevoir à la demande américaine d'ouvrir sa base d'Incirlik aux avions qui bombardent les positions de l'EI en Irak et en Syrie.
    La Turquie juge ces raids inefficaces et plaide pour que le départ du président syrien Bachar al-Assad soit la priorité de la stratégie de la coalition dans la région.
    "Ils (les Américains) sont restés simples spectateurs lorsque le tyran (le président syrien) a massacré 300.000 personnes. Ils sont restés silencieux face à la barbarie d'Assad et maintenant ils jouent sur la mauvaise conscience (de l'opinion internationale) autour du sort de Kobané", a regretté M. Erdogan.
    "Nous ne résoudrons pas nos problèmes avec l'aide d'un « esprit supérieur » mais avec celle de notre propre peuple", a conclu le président turc.
    Lundi 24 novembre, M. Erdogan avait déjà accusé les Américains d’avoir une politique destinée uniquement à protéger leurs intérêts pétroliers dans la région.

    Front irakien

    Kirkouk
    Vidéo tournée par les Peshmergas sur la ligne de front dans la région de Kirkouk :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=ed2baf5e6106

    Front syrien

    Alep
    Vidéo de la brigade Noureddne al-Zanki montrant une attaque kamikaze contre une position de l’AAS à Alep :
    https://www.youtube.com/watch?v=ElbzzXfJqV4&feature=player_detailpage&list=UUtkgK9TNy-izDXpixqz_8Ng

    Damas et sa banlieue
    Une vidéo (langue russe) montre la destruction d’une position rebelle dans la localité de Zamalka, voisine de Jobar (Exceptionnel) :
    https://www.youtube.com/watch?v=2LhAIIsV1xk&feature=player_detailpage&list=UU3wZesPkjsxlnywLiT8IeNA

    Raqqa
    Le bilan des bombardements de la ville de Raqqa par l’aviation syrienne, le mardi 25 novembre, s’est encore alourdi. On parle maintenant de 95 morts, dont une majorité de civils. En représailles, l’Etat Islamique menacerait d’exécuter des soldats de l’AAS détenus prisonniers.

    Vidéo de la brigade rebelle Souqour esh-Sham (les faucons de Syrie)
    Cette brigade est armée par le Qatar et la Turquie. Elle fait partie du Front Islamique armé et financé par l’Arabie saoudite et les pays du Golfe :
    https://www.youtube.com/watch?v=2LhAIIsV1xk&feature=player_detailpage&list=UU3wZesPkjsxlnywLiT8IeNA

    Coalition internationale

    Des effets négatifs des raids de la coalition internationale en Syrie
    Les raids menés par la coalition internationale ont pour résultat de pousser de plus en plus d’Irakiens et de Syriens dans les bras de l’Etat Islamique. Le mouvement est particulièrement net en Syrie où plusieurs formations rebelles ont tout simplement rejoint l’EI (Daech) tandis que d’autres ont noué des alliances tactiques ou convenu une trêve avec l’organisation salafiste. C'est notamment le cas dans la région d’Edleb. Les brigades en question sont Jeich al-Mujahidin, la brigade al-Sham, la brigade Ahrar ash-Sham, et même le Front al-Nosra. Plus de mille combattants du Front al-Nosra auraient rejoint l’Etat Islamique en une seule semaine au mois d’août 2014, affirme Ali Sa’eed, un porte-parole du Commandement Révolutionnaire de l’Armée Syrienne Libre.
    « L’Etat Islamique est un aimant qui attire un grand nombre de Musulmans » a déclaré au Guardian Abou Talha, le chef de la brigade Ansar al-Haq qui combat dans la Ghouta orientale. Lui et 200 de ses hommes ont rejoint l’EI. Il serait actuellement en négociations avec des combattants d’autres unités rebelles, comme le Front al-Nosra pour qu’ils rejoignent, eux aussi, l’Etat Islamique.
    Un autre combattant de l’ASL dans la région de Homs a affirmé au journal britannique qu’il était hors de question pour lui de se battre contre l’EI à présent que l’aviation américaine bombardait l’organisation islamiste. Il affirme que 600 combattants de la brigade al-Ribat, de la province de Homs, auraient fait avec lui allégeance à l’EI. La brigade al-Ribat avait pourtant reçu une promesse de la part de la brigade Hazm, soutenue par les Etats-Unis, de recevoir des armes sophistiquées si la brigade acceptait de rejoindre la lutte contre l’Etat Islamique.
    Tous les gens en Syrie, affirme Abou Zeid, un commandant de l’ASL, basé dans la région d’Edleb, se demandent pourquoi l’aviation US bombarde des cibles de l’EI et n’est jamais intervenue contre les mitrailleuses et les canons de l’Armée Arabe Syrienne.
    « Les Américains ne nous ont jamais donné d’armes pour combattre l’armée de Bachar el-Assad, ajoute Abou Talha. Les armes arrivent seulement maintenant pour combattre l’EI ».
    Abou Talha affirme que de nombreux commandants de brigades rebelles ont en secret confirmé leur allégeance à l’EI.

    Jean René Belliard