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  • Belgique : Cinq gardiens de prison blessés par un prisonnier tchétchène dans la prison de Hasselt

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    Mercredi 26 septembre, un tchétchène ayant combattu en Syrie, âgé de 37 ans, a blessé cinq gardiens de prison dans la prison de Hasselt. L’incident a eu lieu pendant la distribution des repas. Les cinq gardes impliqués ont été immédiatement transférés au service des urgences de l’hôpital. Aucun détail n’a été donné sur la nature de leurs blessures.. Le personnel exerce son droit de retrait et l’établissement fonctionne actuellement sous le régime du dimanche.
    Il y a trois jours, l’homme avait été transféré de la prison de Bruges – qui est pourtant plus strictement protégée – en raison de son comportement extrêmement agressif, confirme le syndicaliste ACOD Kristof Muyters : « L’homme a été transféré de Bruges. Il était connu pour être extrêmement agressif. »
    Inquiétude des gardiens
    L’incident a causé beaucoup d’émoi parmi les gardiens. Ceux-ci ont décidé de mener une action de grève qui durera au moins 24 heures : « Aujourd’hui, nous ne faisons que ce qui est absolument nécessaire ».
    Il n’y a pas d’activités pour les détenus et les visites ne sont pas autorisées. Même les avocats ne sont pas autorisés à entrer dans l’établissement pénitentiaire. Le personnel assure uniquement les soins médicaux et de la distribution des repas.
    Selon le syndicat, le prisonnier sera transféré à nouveau, mais on ne sait pas encore vers quelle prison.
    Service de déradicalisation
    L’agresseur était détenu à Bruges dans le département de sécurité renforcée où il avait provoqué des incidents. Dans l’établissement pénitentiaire de Hasselt, il devait normalement être placé dans le service de déradicalisation, mais il n’y avait pas encore été transféré. Il avait été placé dans une cellule dans la zone sécurisée à titre d’observation.

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  • Belgique: Deux Belges d’origine iranienne inculpés à Bruxelles pour tentative d’attentat en France

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    Un couple de Belges d’origine iranienne ont été arrêtés samedi 30 juin 2018 à Bruxelles pour avoir planifié un attentat à l’explosif contre un rassemblement de l’opposition iranienne en France, et inculpés, a annoncé lundi 2 juillet le parquet fédéral spécialisé dans les affaires de terrorisme.
    Le couple a été interpellé dans une commune de Bruxelles en possession de 500 grammes de peroxyde d’acétone explosif (TATP) et un fusible avec télécommande trouvé dans leur voiture. Le couple est soupçonné d’avoir voulu commettre un attentat à la bombe samedi à Villepinte, près de Paris, lors d’un rassemblement organisé par les Moudjahidines du Peuple Iranien (MEK), a précisé le parquet dans un communiqué. Il a été arrêté alors qu’il partait de Bruxelles pour gagner le site de Villepinte où s’est déroulé le rassemblement de l’opposition syrienne.
    Arrestations en France et en Allemagne
    Dans le cadre de l’enquête, des perquisitions ont également été effectuées à Wilrijk, Boom, Uccle, Bergen et Leuze-en-Hainaut. En France, trois personnes ont été interpellées et en Allemagne, un diplomate de l’ambassade iranienne en Autriche a également été appréhendé. Ce diplomate est soupçonné d’avoir fourni au couple belgo-iranien les explosifs trouvés dans leur véhicule
    Deux des trois personnes interpellées en France ont été libérées après avoir été interrogées.
    Le président iranien avait demandé au président français de prendre des mesures contre les « terroristes iraniens »
    En Janvier de cette année, le président iranien Hassan Ruhani, dans une conversation téléphonique avec le président français Emmanuel Macron, lui avait demandé de prendre des mesures contre les « terroristes iraniens », se référant aux « moudjahidin e-Khalk », une organisation hostile au régime des Ayatollahs et basée à Paris.  Ruhani a ensuite exprimé son mécontentement face au fait que « le groupe terroriste iranien qui fait la promotion de la violence et participe à la dernière agitation populaire en Iran » est installé en France.
    Les Moujahidines e-Khalk
    L’organisation des Mujahideen-ie-Khalk («l’organisation des moudjahidin du peuple iranien») a été officiellement créée en 1979, peu après la révolution islamique en Iran. Le siège de cette organisation était en Irak. L’organisation était dirigée par des militants du mouvement marxiste-islamique, établi en Iran dans les années 60. Initialement, ce groupe a combattu le régime du Shah, mais après la révolution islamique, il a dirigé ses armes contre le régime des Ayatollahs. En 2001, Mujahideen-e-Khalk a renoncé aux actions violentes. Selon les médias, cette organisation aurait réussi à recueillir, au cours ces dernières années, des informations sur les installations nucléaires et militaires de l’Iran.
    Les autorités iraniennes et irakiennes considèrent le Mujahidin-e-Khalk comme une organisation terroriste. Pendant longtemps, cette organisation a également été considérée comme terroriste aux États-Unis, au Canada et dans les pays de l’UE. Mais en 2009, l’Union européenne a exclu Mujahidin-e-Khalk de la liste des organisations terroristes et, en 2012, les autorités américaines et canadiennes ont fait le même pas.
    Un message de l’Iran à l’Occident ?
    Les autorités belges se félicitent d’avoir réussi à déjouer ce projet d’attentat. Toutefois, la facilité avec laquelle le projet a été mis à jour et le timing de l’arrestation du couple laissent planer le doute. Loin d’un réel succès des services belges, il pourrait plutôt s’agir d’un « avertissement sans frais » à l’Union européenne, et notamment à la France, à un moment où l’Union européenne doit choisir entre le boycott américain et de bonnes relations avec Téhéran.  Chacun se souvient de la querelle sur l’Eurodif et des attentats à Paris. L’Iran pourrait très bien avoir voulu rappeler aux Européens qu’il dispose d’une formidable capacité de nuisance.  C’est la raison pour laquelle, les services iraniens, plutôt que de faire exploser une bombe à Paris, se sont arrangés pour que le complot soit découvert. A chacun d’en tirer les enseignements.

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  • Paris et Bruxelles veulent coopérer sur les radicalisés sortant de prison

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    La France et la Belgique vont renforcer leur coopération en matière de suivi et de prise en charge des détenus radicalisés et envisagent une harmonisation entre leurs services respectifs sur les modalités de signalement de ceux qui sortent de prison, a déclaré lundi Edouard Philippe.
    « Nos deux pays doivent anticiper dès aujourd’hui et ensemble la sortie des détenus condamnés pour des infractions terroristes en lien avec l’islam radical ainsi que celles des détenus de droit commun » radicalisés, a dit le Premier ministre français à l’issue d’une réunion de coopération franco-belge sur la sécurité et lutte contre le terrorisme à Paris.
    « La perspective de cette fin de peine constitue un défi majeur et inédit pour nos administrations pénitentiaires, nos autorités judiciaires, et nos services de renseignement« , a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse aux côtés de son homologue belge Charles Michel.
    Pour relever ce défi, les administrations française et belge vont approfondir leur coopération pour renforcer le suivi et la prise en charge des détenus radicalisés, a-t-il dit. Paris et Bruxelles proposent également « de réfléchir à une harmonisation entre services français et belge des modalités de signalement des détenus radicalisés sortant de prison dans le système d’information Schengen« .
    450 détenus radicalisés et une cinquantaine de terroristes sortiront des prisons françaises d’ici fin 2019
    Selon les autorités françaises, près de 450 détenus de droit commun radicalisés et une cinquantaines de condamnés pour terrorisme sortiront de prison d’ici fin 2019.
    Face à l’inquiétude suscitée par la perspective de leur sortie, la ministre française de la Justice a assuré la semaine dernière que ces détenus feraient l’objet d’un suivi spécifique mettant notamment à contribution l’ensemble des services de renseignement pénitentiaire et intérieurs français. La question des sortants de prison radicalisés préoccupe également la Belgique où deux policières et un passant ont été tués le 29 mai à Liège par un délinquant qui venait de sortir de prison où il s’était apparemment radicalisé.

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    Jean René Belliard
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