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  • Nagorny-Karabakh : L'Arménie exclut toute solution diplomatique

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    L'Arménie a exclu mercredi 21 octobre toute "solution diplomatique" au conflit du Nagorny Karabakh avec l'Azerbaïdjan.

    Le Premier ministre Nikol Pachinian s'est adressé sur Facebook aux Arméniens, alors que les ministres des Affaires étrangères arménien et azerbaïdjanais étaient à Moscou pour des pourparlers séparés avec la puissance régionale russe. Les deux ministres sont également attendus à Washington cette semaine. "Nous devons admettre que la question du Karabakh, en ce moment et pour encore longtemps, ne peut avoir de solution diplomatique", a-t-il dit, après presque quatre semaines de combats qui ont fait près de mille morts selon des bilans partiels.

    "Tout ce avec quoi nous serions d'accord est inacceptable pour l'Azerbaïdjan. Cela montre que cela n'a aucun sens, au moins actuellement, de parler de solution diplomatique", a-t-il renchéri. Il a demandé en conséquence à tous "les dirigeants des villes, des districts, des villages, des partis politiques, des organisations civiles, des cercles des affaires, d'organiser des unités de volontaires" pour combattre au côté des Arméniens du Nagorny Karabakh.

    Les autorités azerbaïdjanaises ne se sont pas montrées plus enclines au dialogue depuis le début des hostilités le 27 septembre, le président Ilham Aliev, galvanisé par des victoires sur le terrain, qualifiant ses adversaires de "chiens" ou de "bêtes sauvages", et jugeant que toute négociation devait être précédée d'un retrait des indépendantistes.

    "La victoire ou la défaite"
    Les forces azerbaïdjanaises ont conquis ces dernières semaines des territoires échappant au contrôle de Bakou depuis les années 1990 et une guerre, dans la foulée de la chute de l'URSS, qui avait fait 30.000 morts et abouti à la sécession de cette région aujourd'hui peuplée quasi-exclusivement d'Arméniens.

    Un conseiller du président Aliev, Hikmet Hajiyev, a réagi aux propos de M. Pachinian en dénonçant un discours "qui provoque une fois encore une escalade". Concernant les efforts diplomatiques en cours, "nous n'attendons aucune percée, en particulier dans le contexte de l'appel du Premier ministre arménien", a-t-il dit lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes.

    Selon M. Pachinian, la situation sur le front est "assez grave" pour les séparatistes, confrontés en particulier à l'avancée des troupes adverses dans le sud, en direction de l'Arménie et le long de la frontière avec l'Iran. "Il y a la victoire ou la défaite, rien d'autre. Pour gagner, nous devons tous former des unités de volontaires", a-t-il proclamé.

    Il a néanmoins estimé que son adversaire était en train de jeter ses "dernières ressources" dans la bataille, affirmant même que Bakou avait perdu 10.000 hommes, une affirmation invérifiable d'autant que l'Azerbaïdjan ne communique pas ses pertes militaires.

    L'appel de M. Pachinian intervient après l'échec consécutif de deux trêves humanitaires en octobre.

    Morts civils
    Russie, Etats-Unis et France sont les médiateurs historiques dans le conflit au Nagorny Karabakh et sont à la manoeuvre aussi cette fois-ci. Mais depuis le milieu des années 1990, tous les efforts diplomatiques ont échoué.

    Pour l'Azerbaïdjan, la solution passe par la réintégration du Karabakh, aujourd'hui de facto indépendant, à son territoire avec un haut degré d'autonomie. M. Pachinian revendique lui l'indépendance pour cette province, et a menacé de la reconnaître de manière unilatérale.

    La communauté internationale a appelé à maintes reprises à la cessation des hostilités depuis le 27 septembre, dénonçant aussi les bombardements des populations civiles des deux côtés du front, à l'instar de celui samedi de Ganja, en Azerbaïdjan, qui a fait 13 morts.

    Outre une potentielle crise humanitaire, la communauté internationale craint une internationalisation du conflit, Ankara soutenant Bakou. L'Arménie, qui soutient financièrement et militairement les séparatistes, fait elle partie d'une alliance militaire avec la Russie.

    L'Azerbaïdjan, fort de ses revenus pétroliers, s'est armé sans compter ces dernières années, notamment auprès de la Russie, de la Turquie et d'Israël. Ankara est par ailleurs accusé d'avoir déployé des combattants pro-turcs de Syrie dans le conflit en cours.

  • Arménie: Des véhicules blindés de l'armée azerbaïdjanaise, produits en Israël détruits au combat

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    L'attaché de presse du ministère arménien de la Défense, Shushan Stepanyan, a publié sur la chaîne Telegram des images de la destruction d'un convoi azerbaïdjanais et de véhicules blindés par des systèmes de missiles antichar.

    Et environ une heure plus tard, il a ajouté : "Un point important. Les experts militaires en Arménie ont remarqué que la vidéo montre la destruction de véhicules blindés Sandcat fabriqués par Israël. Nous confirmons l'authenticité de ce qui a été dit."

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  • Nagorny-Karabakh : Arménie et Azerbaïdjan s'accusent d'avoir violé une nouvelle trêve

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    Samedi soir 17 octobre, les ministères arménien et azerbaïdjanais des Affaires étrangères ont annoncé, dans deux déclarations identiques, un accord pour "une trêve humanitaire à partir du 18 octobre à 00H00 heure locale" (20H00 GMT).

    Cette nouvelle trêve est intervenu après que le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se soit entretenu au téléphone dans la soirée avec ses homologues arménien et azerbaïdjanais et insisté avec force sur "la nécessité d'un respect strict" du cessez-le-feu conclu samedi dernier à Moscou, selon la diplomatie russe.

    A Stepanakert, la capitale séparatiste, la nuit a été très calme, selon un correspondant de l'AFP sur place. Dans la matinée, tout y était silencieux, alors que la plupart des habitants ont fui les bombardements depuis la reprise des combats le 27 septembre. "Notre pays veut respecter la trêve mais les autres (Azerbaïdjanais) ne la respecteront pas. Nous ne pouvons pas les croire, même s'il y a un accord, ils peuvent facilement ne pas le respecter", soutient Sveta Petrosian, 65 ans, interrogée dans les rues désertes. Ses deux fils sont au front.

    Et de fait, la trêve n'aura pas duré plus de quatre minutes. L'Azerbaïdjan et l'Arménie se sont accusés dimanche d'avoir violé la nouvelle "trêve humanitaire" entrée en vigueur à minuit heure locale dans le Nagorny Karabakh, une semaine après un premier cessez-le-feu conclu mais jamais respecté.

    Dans un communiqué, le ministère de la Défense azerbaïdjanais a affirmé que les forces arméniennes avaient rompu de "manière flagrante le nouvel accord", dénonçant des tirs d'artillerie ennemis et des attaques matinales le long du front.

    Plus tôt dans la nuit, la porte-parole du ministère arménien de la Défense, Shushan Stepanyan, avait elle rapporté des tirs d'artillerie et de roquettes azerbaïdjanais, au nord et au sud du front, durant les trois heures suivant le début de la trêve.

    Dans un communiqué, l'armée du Karabakh a également fait été d'une attaque ennemie le matin dans le sud, faisant part "de pertes et blessés des deux côtés". "Mais les infrastructures civiles et les habitations n'ont pas été visées par des tirs", ont précisé les services de secours du Karabakh.

    Le président azerbaïdjanais a appelé à la vengeance après le bombardement de Ganja, deuxième ville du pays
    La reprise des combats il y a trois semaines a fait des centaines de morts. Après une première tentative ratée de cessez-le-feu sous l'égide de Moscou, le conflit a connu une nouvelle escalade samedi.

    L'Azerbaïdjan a juré de "venger" la mort de treize civils, dont des enfants, ayant péri la nuit précédente dans le bombardement nocturne de Ganja, deuxième ville du pays. De nombreuses maisons ont été détruites par un pilonnage qui a aussi fait plus de 45 blessés, selon le procureur général.

    Samedi, à Ganja, des dizaines de secouristes ont cherché des survivants à mains nues et rassemblé des restes humains déchiquetés dans des housses mortuaires noires, rendant leur identification très difficile.

    Dans un discours, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a promis une vengeance "sur le champ de bataille", qualifiant son ennemi séparatiste et l'Arménie, tour à tour, de "chiens" et de "fascistes". La Turquie a de son côté accusé Erevan de "crimes de guerre".

    Ganja, ville d'environ 300.000 habitants, a été frappée à plusieurs reprises depuis le début du conflit. Les Arméniens ont affirmé samedi que Ganja abritait "des cibles légitimes", évoquant une base aérienne et des sites militaires. Quelques heures avant les frappes sur Ganja, des tirs avaient visé les villes de Stepanakert et Choucha dans le Karabakh.

    L'Azerbaïdjan a obtenu des gains territoriaux ces trois dernières semaines sans pour autant remporter de bataille décisive. Bakou n'a pas jusqu'ici révélé le coût du conflit, ne publiant aucun bilan militaire, matériel ou humain.

    Les Arméniens affirment avoir tué des milliers d'hommes. Ils reconnaissent avoir dû reculer mais assurent "contrôler la situation". Officiellement, ils ont perdu environ 700 hommes, et la moitié des 140.000 habitants ont fui.

    Outre une potentielle crise humanitaire, la communauté internationale craint une internationalisation du conflit, la Turquie soutenant l'Azerbaïdjan. L'Arménie, qui soutient financièrement et militairement les séparatistes, est elle dans une alliance militaire avec la Russie.

    Le Nagorny Karabakh, majoritairement peuplé d'Arméniens chrétiens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan, musulman chiite turcophone, peu avant la dislocation de l'URSS en 1991, entraînant une guerre ayant fait 30.000 morts. Un cessez-le-feu, émaillé de heurts, était en vigueur depuis 1994.

    Les forces azerbaïdjanaises progressent au Nagorny Karabakh
    Dimanche 18 octobre, le ministère de la défense de l'Azerbaïdjan a publié une vidéo montrant une importante base qui a récemment été prise aux forces arméniennes. La base, qui se trouve dans le district de Fizuli, a été abandonnée à la hâte.

    Les troupes arméniennes ont laissé derrière elles des quantités d'armes et d'équipements, notamment des chars de combat, des véhicules blindés, des obusiers et des dizaines de missiles guidés antichars.

    Le ministère de la défense azerbaïdjanais a également diffusé une vidéo montrant les forces arméniennes fuyant leurs postes de combat dans une partie non spécifiée du Haut-Karabakh. Les postes ont été occupés par les troupes azerbaïdjanaises.


     

  • Nagorny-Karabakh : Poursuite des combats

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    Une frappe des Arméniens du Haut Karabakh tue treize civils en Azerbaïdjan
    Treize civils ont été tués dans le bombardement nocturne d'une zone résidentielle de Ganja, deuxième ville d'Azerbaïdjan, selon les autorités samedi.

    Quelques heures plus tôt, des frappes azerbaïdjanaises avaient visé la capitale des indépendantistes, Stepanakert, selon les journalistes de l'AFP présents dans la ville.

    La frappe meurtrière de la nuit de vendredi à samedi sur Ganja a été suivie d'une deuxième dans une autre partie de la cité puis d'un tir visant la ville voisine de Mingecevir.

    A Ganja, des journalistes de l'AFP ont vu des maisons détruites par le missile qui a frappé les habitants en plein sommeil vers 03H00 locales. Selon le procureur général, "13 civils ont été tués, 40 blessés". Des résidents en larmes fuyaient les lieux, certains en pyjamas et pantoufles.
    "Toutes les maisons autour ont été détruites. Beaucoup de personnes sont sous les décombres. Certains sont morts, d'autres sont blessés", se lamente Rubaba Zhafarova, 65 ans, devant sa maison détruite.

    Des dizaines de secouristes cherchaient dans la nuit des survivants et à mains nues, dans les décombres.

    Ville de plus de 300.000 habitants, Ganja a déjà été frappée à plusieurs reprises depuis le début du conflit, notamment dimanche lorsqu'un missile avait fait dix morts. Des journalistes de l'AFP ont indiqué avoir ressenti aussi dans la nuit une puissante explosion dans la ville voisine de Mingecevir. La cité est protégée par un système antimissiles car il abrite une digue stratégique. Il n'était pas clair si des missiles avaient été détruits en vol ou s'ils avaient touché des cibles.

    Du côté des séparatistes arméniens, aucun commentaire n'a été fait sur l'attaque sur Ganja, sinon que les infrastructures civiles des villes Stepanakert et Choucha ayant été visées par l'Azerbaïdja.

    Les combats se poursuivent sur les divers fronts
    Ailleurs sur le front, les combats ont continué, l'Azerbaïdjan et l'Arménie s'accusant mutuellement de violer le cessez-le-feu. L'armée azerbaïdjanaise a annoncé samedi matin avoir, sur le front nord comme celui du sud, de nouveau "percé des lignes de fortifications en plusieurs endroits", détruisant équipements militaires, armements et faisant "beaucoup de morts". L'Azerbaïdjan a fait des gains territoriaux ces trois dernières semaines sans pour autant avoir remporté de bataille décisive. Bakou n'a pas jusqu'ici révélé le coût du conflit, ne publiant aucun bilan militaire, matériel ou humain, alors que les séparatistes affirment avoir tué des milliers d'hommes.

    La communauté internationale impuissante
    Ces bombardements, ainsi que les combats sur la ligne de front, témoignent de l'impuissance depuis trois semaines de la communauté internationale. Depuis une semaine, un accord de trêve humanitaire négocié sous l'égide de Moscou n'a jamais été appliqué. Le chef du Pentagone Mark Esper et la ministre française des Armées Florence Parly ont réinsisté vendredi soir de la nécessité d'arrêter les hostilités.

    Le Nagorny Karabakh, majoritairement peuplé d'Arméniens chrétiens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan, chiite turcophone, peu avant la dislocation de l'URSS en 1991, entraînant une guerre ayant fait 30.000 morts dans les années 1990. Un cessez-le-feu, émaillé de heurts, était en vigueur depuis 1994.

    Risque d'internationalisation en raison de l'engagement turc
    Outre une potentielle crise humanitaire, la crainte est de voir ce conflit s'internationaliser, la Turquie soutenant l'Azerbaïdjan. L'Arménie, qui soutient financièrement, politiquement et militairement les séparatistes, est elle dans une alliance militaire avec la Russie.

    - Vidéo côté arménien
    Destruction dans les localités du Haut Karabakh :

    Soldats arméniens du front de Mravi


    - Vidéo côté azerbaïdjanais

    Bombardement de Granja

  • L'Azerbaïdjan affirme que les forces arméniennes ont lancé un missile balistique sur l'enclave azérie du Nakihichevan

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    L'Azerbaïdjan a officiellement accusé les forces arméniennes du Haut-Karabakh d'avoir lancé un missile balistique tactique sur l'enclave du Nakhitchevan.

    Le Nakhitchevan, officiellement connu sous le nom de République autonome du Nakhitchevan, est une région enclavée de 5 500 km2 de l'Azerbaïdjan. La région se situe entre l'Arménie et l'Iran.

    Dans une brève déclaration, le ministère azerbaïdjanais de la défense a affirmé qu'un missile balistique tactique avait été lancé le 16 octobre par les forces arméniennes depuis Gubadli dans la région contestée du Haut-Karabakh. Le missile aurait frappé la région d'Ordubad au Nakhitchevan.

    Le ministère arménien de la défense a rapidement rejeté les allégations de l'Azerbaïdjan, accusant les dirigeants militaires et politiques de Bakou de mentir.

    "Nous déclarons qu'aucun missile n'a été tiré en direction de la région d'Ordubad au Nakhitchevan", a déclaré Shushan Stepanyan, secrétaire de presse du ministère arménien de la défense, "c'est un autre mensonge de la direction politico-militaire azerbaïdjanaise, qui vise à étendre la géographie du conflit".

    La frappe supposée de missiles sur le Nakhitchevan était probablement un accident de feu perdu. Depuis le début de la bataille du Haut-Karabakh, des dizaines de projectiles et même des drones ont atterri sur le territoire iranien par erreur.

    L'Azerbaïdjan envisage peut-être en effet d'étendre la géographie du conflit en cours au Haut-Karabakh pour couvrir les régions arméniennes qui séparent son territoire du Nakhitchevan.

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  • Nagorny-Karabakh : L'Arménie affirme que des combats acharnés se poursuivent

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    Le représentant du ministère arménien de la Défense, Artsrun Hovhannisyan, a déclaré que de violents combats se poursuivaient sur la ligne de contact au Karabakh.

    Plus tôt, le département militaire arménien avait annoncé la reprise dans la matinée des bombardements d'artillerie par l' Azerbaïdjan dans les directions nord et sud-est de la ligne de contact.

    "Pour le moment, des batailles tenaces dans les mêmes directions se poursuivent", a écrit Hovhannisyan sur Facebook.

    Jeudi soir : La capitale du Haut Karabakh à nouveau bombardée après plusieurs jours de calme
    La capitale de la région du Nagorny Karabakh a de nouveau été bombardée jeudi, selon les autorités locales et un correspondant de l'AFP, les premières frappes sur la ville depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu samedi. 

    Le service d'état d'urgence du Nagorny Karabakh a annoncé sur Facebook que les forces azerbaïdjanaises avaient visé des "cibles civiles" à Stepanakert. Un journaliste de l'AFP a par ailleurs rapporté avoir entendu neuf fortes détonations peu après 12H00 GMT en bordure des habitations de la ville, puis de la fumée s'élever.

    Stepankert a été bombardée à de nombreuses reprises depuis la reprise des hostilités entre forces arméniennes  et soldats azerbaïdjanais, le 27 septembre. Les bombardements ont quasiment vidé la ville de ses habitants. Depuis la conclusion d'une trêve "humanitaire" signée samedi sous la médiation de la Russie, censée permettre d'échanger les corps des soldats morts et des prisonniers, la situation était toutefois restée calme à Stepanakert.

    Les Arméniens reconnaissent avoir dû reculer
    Ailleurs sur le front, les combats ont rapidement repris, l'Azerbaïdjan et l'Arménie s'accusant mutuellement de violer le cessez-le-feu et de viser des zones civiles. Les soldats azerbaïdjanais ont avancé au nord et au sud de la ligne de front, prenant position au Karabakh et dans deux districts qui étaient sous contrôle arménien depuis la fin d'une première guerre en 1994.

    Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a reconnu jeudi que les combattants séparatistes avaient été contraints de se retirer de certaines positions, qualifiant la situation de "très sérieuse".

    - Vidéo côté arménien
    Attaque des forces azerbaïdjanaises repoussées :

    La vie à Stepanakert (capitale du Nagorny Karabakh) :

    - Vidéo côté azerbaïdjanais
    Les forces spéciales azéries font prisonniers deux Arméniens près de la ville de Hadrut - Malheureusement, les deux prisonniers ont été fusillés quelques instants plus tard. Une vidéo de l'exécution est disponible en ligne mais elle ne sera pas diffusée sur ce blog par respect pour les deux victimes. Le ministère azerbaïdjanais de la défense affirme que la vidéo est une "fake news" mais les deux victimes sont clairement identifiables sur la vidéo comme étant les deux Arméniens capturés par les Forces spéciales azerbaïdjanaises;

    Le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev et de hauts fonctionnaires turcs ont affirmé à plusieurs reprises que l'avancée azerbaïdjanaise sur le Haut-Karabakh ne constituait pas une menace pour la population arménienne de cette région. Néanmoins, la vidéo ainsi que la quasi absence de rapports sur des soldats arméniens capturés démontrent qu'en fait, des crimes de guerre sont bien commis dans la région et qu'un risque de nettoyage ethnique existe bel et bien. 

  • Arménie/Azerbaïdjan : Brusque risque d'extension du conflit

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    Le ministère de la Défense de l'Azerbaïdjan a annoncé mercredi avoir frappé deux sites de lancement de missiles en Arménie même, utilisés selon lui pour viser des zones civiles dans le conflit au Nagorny Karabakh.

    Le ministère de la Défense arménien a confirmé que des zones sur son territoire avaient été touchées, tout en niant avoir frappé l'Azerbaïdjan et affirmant se réserver désormais le droit de viser des cibles militaires en Azerbaïdjan.

    C'est la première fois depuis la reprise des hostilités dans cette région séparatiste que Bakou reconnaît avoir frappé sur le territoire de l'Arménie.

    Bakou affirme que ses forces armées avaient remarqué dans la nuit sur le sol arménien le déploiement de systèmes de lancements de missiles prêts à être utilisés, dans une zone proche de la région séparatiste du Nagorny Karabakh, et les avoir détruits car ils étaient destinés à viser des zones civiles en Azerbaïdjan.

    La porte-parole du ministère arménien de la Défense, Chouchan Stepanian, a confirmé les frappes sur son sol mais démenti toute volonté de viser des zones civiles en Azerbaïdjan.

    "L'attaque a été effectuée sur la simple hypothèse que l'équipement en question allait frapper des zones civiles en Azerbaïdjan. Il va sans dire que cette allégation est dénuée de tout fondement", a-t-elle indiqué sur Twitter. "Pas un seul missile, obus ou projectile n'a été tiré en direction de l'Azerbaïdjan", a-t-elle ajouté. En réponse, l'armée arménienne "se réserve maintenant le droit de cibler toute installation militaire et tout mouvement de combat sur le territoire de l'Azerbaïdjan", a-t-elle encore écrit.